‹ Manuel de l'art des autopsies cadavériquesChapitre 17 sur 84 · INTRODUCTION. XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXIX

et journaux scientifiques français, allemands, anglais, belges, dans lesquels je pouvais reacontrer des relations nécroscopiques, surtout quant aux détails sur le modus faciendi, J*ai fait de même pour les thèses (1) et pour les bulletins de la Société anatoniique. Tune des mines les plus riches que possède la médecine parisienne.

Pou^ais-je prétendre à un guide plus sûr que l'expérience de mes devanciers ? Véritable œuvre de Pénélope, la science serait à recommencer sans cesse, si les travailleurs de la veille n'avaient transmis leur tâche aux pionniers du lendemain.

Toutefois le juste sentiment du quid valeant humert, quid fei^re récusent y ne m'a pas laissé reproduire aveuglément toutes les idées d'autrui. J'ai cherché à porter un sage éclectisme dans ces recherches bibliographiques, à n'admettre pour vrai que ce qui est rigoureusement démontré, d'après le précepte de Descaries, auquel l'oi^anicisme doit sa certitude accessible cependant à tous les progrès.

fiien que les renvois de bas de pages interrompent désagréablement la lecture, j'ai cru, me conformant au vieux proverbe multa paucis, pouvoir les multiplier, à propos soit des remarques critiques, soit des données bibliographiques principales qui permettront à l'élève assez heureux pour rencontrer un fait rare de s'éviter bien des investigations. Ces cas rar^, uniques même, j'en ai mentionné à dessein çà et là un certain nombre, afin qu'on soit prévenu de la possibilité de les observer. L'indication des faits extraordinaires au premier examen sollicitera précisément, je pense, l'attention nécessaire à leur solution. Les faits exceptionnels ne sont pas plus dépourvus d'utilité que d'intérêt. La nature ne procède guère par des exceptions, et le médecin, en véritable savant, doit étudier ces prétendues exceptions avec le plus grand soin pour les rattacher à des lois générales. En agissant ainsi , il n'élargit pas seulement l'horizon scientifique, il sert aussi les intérêts de la pratique ; car un fait rencontré plusieurs fois seulement peut s'observer de nouveau au moment où l'on s'y attend le moins, et constituer une source de difficultés d'autant plus sérieuses, qu'on se trouve pris alors au dépourvu.

Entassons donc les observations particulières, surtout pour certaines maladies, çà et là indiquées dans cet ouvrage (pel-

(1) Ea général, quand on Ht thèse dans une de nos notes biblio- ^aphiques, ou quand un journal est désigné sans autre indication^ il s'agit d'une publication parisienne.

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