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XLII INTRODUCTION

microscope. Elle se termine par plusieurs chapitres consacrés, Tun aux piqûres anatomiques^ l'autre à la manière de prendre une observation nécroscopique et de la rédiger ( des modèles de rapport sont annexés à ce chapitre), un dernier à l'injection, h la préparation et à la conservation des pièces sèches ou humides.

On ne saurait demander au médecin d'être chimiste. Ce qui peut être exigé de lui, c'est qu'il possède des connaissances générales assez étendues pour être à même de comprendre facilement les ouvrages spéciaux de chimie (1), de toxicologie, de médecine légale, et de devenir en quelque lemps un expert intelligent, si besoin était. Aussi, pour l'examen chimique des liquides ou solides mis de côté dans un amphithéâtre d'hôpital, avons-nous pris seulement quelques exemples, en supposant que le médecin serait à même de s'adjoindre un chimiste, s'il

Page 207, note (5), lisez 1855.

Page 224, § à^, lisez 239. Consultez le travail de M. Àbel Frasier (1866) et la thèse de M. Paul (1866).

Page 233, ligne 1, lisez la /)r^^tfnc?Me coque fibreuse. 4® ligne de cette page et légende de la page 344, lisez hcematoîdtne.

Page 240, note (3), lisez p. 233. Ajoutez Hill, De utero déficiente, Prague, 1777.

Page 246, fin du § 2«. M. Batailhe {France médicale, 28 octobre 1865) veut que les phlébites et les angioleucites de' la fièvre puerpérale soient simplement métastatiques, consécutives à Tinfectioa putride.

Page 251, lisez tableau XLVIll, page 402, note (3).

Paqe 259, 6® ligne de la note, lisez gestateurs.

Page 307, note (4), lisez Lussana,

Page 314, 22^ ligne, lisez impressionnahilité,

Pagf 315, § l^ï. Telle est l'opinion de M. Seczenow, l'illustre physiologiste de Saint-Pétersbourg, combattue par Schiflf(p. 469).

Page 337, lisez tableau XLVI.

Page 340, ligne 7, lisez du. pseudo-pus (p. 393).

Page 356, supprimez (3).

Page 376, lisez Galien,

Page 390. Cette substance interposée aux éléments nerveux n'est pas conjonctive pour M. Robin (p. 436).

Page 479, § 3*. Cette opinion est combattue par Geigel {Wûrzburger medicin, Zeitschr.^ 7® vol., 2^1ivr., 1866).

(1) Outre les livres classiques de chimie, consultez l'ouvrage de MM. Robin et Verdeil, ainsi que celui de M. Schûtzenberger {Chimie appliquée à la physiologie^ h la pathologie et au diagnostic médical y Paris, 1864), travail estimable pour sa méthode au double point de vue théorique et pratique.

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lui fallait constater dans réconomie tel ou tel poison par les réactifs ou par Tanalyse spectrale, analyser les gaz recaeilli8(t ), ou certains liquides et solides» comme M. Baudrimout Ta fait pour les cholériques (2), ou, enfin, des substances non toxiques, telles que les taches de sperme ou de sang, les urines, etc.

À la suite de ce chapitre et s*y rattachant par les agents chimiques employés, vient la partie spécialement consacrée au microscope, une de celles qui doit certainement le plus appeler i'acteniion du lecteur; car aujourd'hui les préparations fines ne sont plus guère disséquées sous Teau (études hydrotomiques)*, mais sur le porte-objet.

Après avoir, dans le cours de la deuxième partie^ montré, à propos de la plupart des organes, quels immenses services le microscope rend ou est appelé à rendre comme complément indispensable de toute nécropsie (3) entre les mains de celui qui s'astreint à réserver pour un examen ultérieur et attentif toutes les pièces de l'autopsie cadavérique paraissant intéressantes à ce but, — nous donnons ici quelques indications générales sur l'emploi de ce met veilleux instrument (^), ses applications

(i) Pour recueiUlr les gaz^ du tliorax par exemple^ comme il n'y a pas d'appareil sous la main, qu'on ne saurait mettre le sujet dans l'eau^ faites une incision à la peau seule^ entre deux côtes ; introduisez-y un corps rond (un rond de serviette, je suppose), remplissez-le d'eau ; adaptez im tube ou une éprouvette, et faites une ponction.

MM. Demarquay et Lecomte {Acad. des se. y î! février 1863), ont montré que l'analysa des gaz pouvait, par la quantité d'oxygène, indiquer s'il y avait eu communication entre la cavité pleurale et l'atmosphère : ils ont trouvé :

Dans l'hydro-pneumothorax. Dans l'emphysème.

Oxygène 1,540 5,392

Acide carbonique. . . 10,820 8,823

Azote 87,640 85,785

(2) Académie des sciences ^ 23 oct. 1865.

(3) Voyez Dos Microscop und sein Gebrauch fur den Arzt^ par le docteur Hermann Reinhard, zweite Auflage, Leipzig, 1864.

(4) Voyez Du microscope, par Robin, ouvrage déjà un peu ancien ; V Étudiant micrographe , par Chevalier , livre trop élémentaire ; le traité de Hartwig, bien volumineux ; celui de Schacht, trop spécial à la botanique ; celui du conchyliologiste anglais Carpenter ; enfin celui de Frey (de Zurich). Ce dernier est recommandable pour les chapitres où il traite du choix des microscopes, du maniement, de la préparation et de la conservation des pièces, des réactifs appropriés à leur examen ; il donne encore aux élèves un bon résumé d'histologie normale, une sorte d'abrégé de l'œuvre de Kœlliker.

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à la reconnaissance des principaux éléments (globules de pus, leucocytes, sang, etcA et les précautions délicates que réclame l'interprétation ae ses données ; enfin, sur la classification histoiogique des tumeurs, particulièrement d'après le bel ouvrage de Yirchow, traduit enfin en français il y a quelques mois, et auquel nous avons emprunté quelques-unes de nos figurai supplémentaires.

Le microscope d'ailleurs se présente, avec le micro-spectroscope (1), comme le contrôle fidèle des recherches cadavériques et chimiques que doit, en toxicologie et en médecine légale (2), faire le médecin commis par la justice comme expert, ou requis par Taccusé comme défenseur, alors surtout qu'on ne dispose que de quantités minimes.

« Renforcer un des organes de nos sens revient à renforcer rintelligence, à étendre le cercle des idées, à ennoblir Thumanité. Parles instruments grossissants se sont agrandies presque à rinfini la sphère de nos recherches et la portée du coup d'œil qu'il nous est donné de jeter sur la création. « (De Humboldt. )

Mais, nous ne saurions trop le redire, pour nous limiter à la pratique des hôpitaux, le microscope est encore le souverain arbitre. « En médecine, au delà des lésions directement saisissables à nos sens, tels que la vue et le toucher, il y en a qui sont moléculaires, qui sont. caractérisées par une quantité normale de tels ou tels principes immédiats naturels, par la présence de principes accidentels, par des modifications isomériques de tels ou tels des principes naturels, et par des changements dans leur mode d'association moléculaire (3). »

Bichat distinguait la mort par le cœur, par le poumon^ par le cerveau : aujourd'hui, on va plus loin, et nous cherchons des modifications dans les éléments histologiques, au lieu de nous arrêter aux modifications des organes, aux caractères macroscopiques. C'est là que se trouve l'avenir de Tanatomie pathologique.

(1) Quand il y a du sang dans une liqueur, le spectre est altéré ; deux raies noires se produisent dans les rayons verts et sur la limite des radiations jaunes. Cette épreuve, corroborée par l'examen microscopique et chimique, est confirmative. — Voyez Gaz. hebd,, 1866, n° 19 : emploi du spectroscope à la constatation médico-légale des taches de sang.

(2) Das Microscop. in Toxicologie^ etc., par Helvvig (de Mayence), avec planches photographiques, analysé dans les Ann. cVhyg, et de méd. lég,, t. XXII, 1865, et t. XXV, 1866.

(3) Robin, Revue des cours scientifiques ^ 13 février 1864.

nrrRODucnoN. xlv

Quand on n'emploie pas le microscope, la partie anatomopathologîque d'une observation échappe à toute analyse. Si bien exercés que soient les sens d'observation, ils ne peuvent suppléer au microscope, seul susceptible d'apprendre si les éléments sont ou non altérés. « L'étude de la structure intime des produits morbides, faite à l'aide du microscope, devient le plus précieux des compléments qu'on puisse désirer de toute description attentive de leurs caractères extérieurs. Plus de précision dans les rapports existant entre les troubles fonctionnels et la lésion, plus de certitude sur la nature réelle de celle-ci : tel est le résultat général auquel conduit Tétude de la structure intime des organes malades (1). » (Robin.)

Mais si le microscoi)e seul peut nous montrer les parties élémentaires dont la réunion forme nos tissus, a en même temps ce mode d^examen nécessite un nouvel ordre d'interprétation, parce que les objets décelés par le microscope sont vus par transparence, h l'aide de la lumière transmise et réfractée au travers de leur épaisseur, et non à l'aide de la lumière réfléchie, comme les corps qui frappent habituellement nos yeux. De là ressort la nécessité d'une éducation expérimentale offrant quelque difTérence, selon qu'il s'agit de l'observation des éléments, des tissus, des principes cristallins, etc. (2). >» L'anatomie générale ne peut donc être entièrement apprise dans les livres, sans observer directement les éléments anatoiniques et les tissus, tellement est spécial l'aspect de ces corps dont nous n'avons aucune idée par les objets visibles à l'œil nu. Aussi ne saurions-nous trop conseiller à Paris de fréquenter les laboratoires de MM. Robin, Cornil, Ranvier, Ordoîiez, Villemin, etc.

Ces diflicullés d'interprétation expliquent les objections qu'on entend trop souvent encore, au moins à Paris, faire à ce qu'on nomme Vabt^ du microscope. Selon ces partisans de l'ancien régime , le microscope montrerait tout ce qu'on veut. Il n'y a pas un demi-siècle, les mêmes clameurs s'élevaient contre l'auscultation et la percussion. Il s'agit toujours de praticiens routiniers, ne sachant pas l'usage du microscope, et trouvant moins aisé d'apprendre que de dénigrer. Malheureusement, en concluant à l'inutilité du microscope, ils arrivent, par un jugement prématuré, à éloigner de ces saines recherches beaucoup d'esprits désireux de les poursuivre.

(1) Notice sur les travaux (Tanat, path. de M. Robin, p. 4.

(2) Cours de M. Robin, France médicale, 31 décembre 1864.

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