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APPABËIL DE LA CIRCULATION

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la cloison interventriculaire, de sa partie médiane vers la pointe, en prolongeant sur la face postérieure celte incision unique com-

Ventricule droit.

^ Cavité du ventricule droit. — 2. Valvule iricuspide. — 3. Colonne cliarnuc dont les tendons 8*insèrent au bord libre de la valvule tricuspidc. — 4. Colonne charnue qui, de la cloison interventriculaire, se rend à la valvule iricuspide. — 5. Orifice auriculo-ventriculaîre droit. — 6. Cloison interventriculaire. — 7. Artère pulmonaire.— 8. Valvules sigmoïdes. — 9. Portion du cordon qui résulte de Toblitéralion du canal artériel. — 10. Aorte. — il. Extrémité de Pauricule gauche. — 12. Auricule droite. — 13. Veine cave supérieure.

76 SPLMNCHlSOTOMIE ET EXAMEN DES ORGANES.

mencée sur Tantérieure. Les caillots^ enlevés, on verse de l*eau dans le ventricule droit, qui vient d'être ouvert, pour s'assurer

Fig. 44. — Ve.siuicule gaucue.

. Cavité veniriculaire gauche. — 2. Valvule mitrale. — 3. Colunnâ charnue du côte gauche. — 4. Colonne charnue du côté droit. — 5. Orifice auriculo-ventriculaire

gauche. — 6. Orifice ventriculo-aortique. — 7,7. Valvules sigmoîdes. 8. Aorte.

— 9,9. Origine des artère» cardiaque». — 40. Cloison interventriculaire. ~ 11. Cavité du ventricule droit. — 12. Oreillette gauche. — 13,13. Veines mil- ^uches. — 1 4. Auricule du côté droit.

APPARbIL DE LA CIRCULAI ION.

deriotégrité de la valvule tricuspide. Le ventricule gauche est paiement sectionné le long de la cloiaon, pour refléter la même

épreuve.

Fig. A5. — Oreillette droite.

^' Vonlricule droit. — 2. Cloison intervenlriculaire. — 3. Colonnes charnues dont '«8 tendons s'insèrent au bord libre de la valvule tricuspide. — 4. Artère pulmonaire.— 5. Cavité de l'oreillelte droite. — 6. Veine cave inférieure. — 7. Valvule ^''Eustaclii. — 8. Orifice de la grande veine coronaire. — 9. Valvule dcTliébésius. ""-10. Fosse ovale. — 11. Anneau de Vieussens. — 42. Veine cave supérieure. — 13. Auriculo droite coupée. — \A. Aorle.

L'incision sera continnée ensuite sur la face antérieure comme sur ia postérieure, de manière à intéresser celte fois les valvules aortique et pulmonaire. Les oreillettes sont ensuite divisées crucialement.

Troisième méthode. — Souvent, dans nos hôpitaux, se dispensant de rexpérience des valvules auriculo-ventriculaires, et après avoir essayé les valvules sigmoïdes comme il a été dit dans la seconde méthode, on fait une première incision le long du bord de la cloison interventriculaire, en commençant par le sommet : de la pointe également, et avec les ciseaux, on pratique une nouvelle incision allant en s'écartant successivement de la première, et se dirigeant vers le niveau de l'orifice artériel. En relevant ce lambeau triangulaire en forme de V à base supérieure, on mettra à nu toute la cavité du ventricule, et du même coup les orifices artériel et auriculo-ventriculaire.

Après avoir procédé de même pour l'autre ventricule (fig. 42 et 43), il faut passer à la section des oreillettes (fig. 44).

M. Sappey {Anatomie, t. ï, 4 847) prescrit également les coupes suivantes : « Pour le ventricule droit, faites au cœur une incision en V, à base supérieure, dont une branche intéresse le bord droit de l'organe, tandis que l'autre suivra le sillon antérieur. Agissez de même pour le ventricule gauche. .Pour l'oreillette droite, pratiquez deux incisions Tune transversale, de l'auricule à la veine cave inférieure, l'autre verticale, partant de la veine cave supérieure et tombant sur la partie moyenne de la première (1). »

Ces trois méthodes suffisent à la constatation de toutes les

(1) Nous trouvons dans quelques Traités d'anatomie des modes d'ouverture du cœur qui ne diffèrent guère des précédents, mais qui ne sauraient s'appliquer entièrement à l'examen des lésions pathologiques.— Lauth, dans son Manuel de Vanatomiste (2« édition, p. 324, 1835), écrit : « On incise l'oreillette droite entre les deux veines caves et dans la direction des vaisseaux, la gauche entre les deux yemes pulmonaires. On ouvre le ventricule droit par deux incisions réunies en V, à base supérieure : pour ces incisions, on introduit d'abord un doigt dans ledit ventricule, à travers l'orifice auriculo-ventriculaire, et l'on incise le cœur le long de son bord aigu ou droit ; puis deux doigts dans le ventricule à travers rouvcrturc qu'on vient de pratiquer pour faire la seconde incision le long du côté droit de la cloison interventriculaire, en se guidant d'après le sillon longitudinal supérieur, a la djoite duquel on doit toujours rester. Le ventricule gauche sera de même ouvert par deux incisions en V se rejoignant à la pointe du cœur, la première le long du bord mousse ou gauche de l'organe, la

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altéralioos connueg. Nous ne décriroos pas dès lors les procédés de certains chefs de service, qui fendent d'abord le sillon înterauricQlaire, puis ouvrent isolément chacune des quatre cavités du cœur. D'autres incisent les deux cœurs par une portion quelconque des pourtours du sillon antérieur, ou bien divisent transversalement les cavités ventriculaires, etc. Quelques-uns enfin prescrivent d'introduire le doigt dans l'artère pulmonaire ; puis dansTaorte, pour sectionner les ventricules de haut en bas.

Examen intérieur. — Lés lésions les plus fréquentes du cœur siègent dans le ventricule gauche. Elles consistent dans la dilatation ou le rétrécissement des cavités, et les affections des orifices ou de leurs valvules [lésions cavitaires, valvulaires et des orifices)»

Pour les premières notamment, il sera bon de mesurer Tépaisseurdes parois ventriculaires ou auriculaires et de la cloison, ainsi que la distance des valvules sigmoSdes à la pointe du cœur. Le relevé des diamètres des quatre cavités permettra de conclure si le changement de volume est vertical, an téro -postérieur ou Iransversal. On devra constater, en outre, la couleur (rouge in« tense, violacée, pâle, jaune, etc.), la fermeté du tissu du cœur, sa friabilité, la facilité avec laquelle il se déchire, Tétat granuleux de ses fibres, leur transformation lardacée, fibreuse (1)i grais*

seconde du côté gaucbe du siUon loDgitudinal supérieur. Pour voir les valvules sigmoîdcs, on incise Taorte et l'artère pulmonaire. »

VAnatomie de Jamain (2® édition^ 1861^ p. 326) dit également : « Pour le ventricule droit, on fera une incision parallèle au siUon antérieur du cœur, ù un centimètre de ce sillon ; cette incision sera prolongée jusque sur l'artère pulmonaire, où elle joindra une seconde incision demi-circulaire pratiquée sur la face antérieure de ce vaisseau; enfin, de la pointe du cœur on pratiquera sur le bord droit de cet organe une autre incision qui joindra la seconde à sa partie moyenne. Le lambeau qui résultera de ces diverses incisions sera enlevé avec soin de la pointe du cœur vers la base, en ménageant les colonnes charnues dont les tendons se rendent à la valvule. Pour conserver les valvules sigmoïdes, on coupera le lambeau au niveau de la partie inférieure 'le rinfundibulum. Pour le ventricule gauche, on fera des incisions semblables, mais sur la face postérieure du cœur. Pour voir Voreilyte droite^ on fera sur la face antérieure du cœur une incision qui partira de la veine cave supérieure et sera conduite sur le milieu de la valvule auriculo-ventriculaire. L'incision faite à V oreillette gauche ^^a verticale et portera sur la face postérieure de l'oreillette, dans le niilieu de l'espace compris entre les veines pulmonaires du côté droit ('t les veines pulmonaires du côté gauche.

(1) Dans la myocardite gommeuse (syphilis tertiaire), la plupart des fibres musculaires sont remplacées par du tissu fibreux avec tumeur

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geuse, — cette dernière dans l'alcoolisme, dans quelques pleurésies (Stokes) et péricardites (Yircbow), dans Tempoisonnement par le phosphore, où les fibres musculaires ont perdu toute apparence de striation et sont remplacées par des gouttelettes huileuses (4 ). — Parfois, si Tune seulement des cavités est hypertrophiée, le ventricule gauche peut paraître indus dans le droit, à rinverse de ce qui a lieu à Tétat normal : il ne faudra pas négliger celte recherche.

Les allérations des valvules sont le plus souvent des indurations et des végétations. Elles commencent fréquemment par les tubercules de Morgagni et d'Arantius, surmontés, dans ce cas, de petites saillies inégales, empêchant le rapprochement complet des lèvres valvulaires (insuffisance). Elles envahissent ensuite le bord et la partie libre des valvules, qui, perdant leur transparence et leur élasticité, se montrent alors épaissies, racornies, garnies de dentelures fines comparées aux dents de certains poissons, rugueuses sur leurs deux faces, déformées, en un mot, par des aspérités, des incrustations ou végétations pierreuses, des plaques ossiformes (insuffisance). Le bord et la portion libre des valves peuvent même être soudés, détruits, perforés, rompus. Les muscles des valvules présenteront également des altérations diverses (rhumatisme, M.Monneret).

D'autres fois il existe plus spécialement un rétrécissement des orifices artériels ; induration, cartilaginification, ossification de la partie adhérente des valvules ; réduction de Torifice en un anneau dur, déchiqueté, ou en un perluis irrégulier, à bords crispés et chagrinés, affectant des formes diverses. Quelquefois le rétrécissement est porté au point de n'admettre qu'un petit pois, une plume de corbeau, un stylet, un crin.

Enfin, rinsuffisance peut ne pas dépendre de raliéralion des valvules : on les trouve saines, mobiles, ayant conservé leurs proportions normales. Mais Taorte étant fortement dilatée en sinus dès son origine, elles ne sont plus aptes à fermer complètement l'ouverture; il y a insuffisance par dilatation de f aorte.

gommeases disséminées. Pour étudier ces transformations, il sera bon d'étudier les parois du eœur au microscope, et, à cet effet, de le faire préalablement macérer dans l'acide azotique étendu ou dans l'alcool.

(1) Voyez sur la transformation graisseuse des organes, dans l'empoisonnement par le phosphore, le mémoire de M. Lancercaux, inséré dans les Mémoires de la Société de biologie, 7 mars 1863, et Rokitansky, Wochenblatt der Zeitschrift der L k. der Aet^tze in Kte«t 42 novembre 1862. Voyez aussi notre note au chapitre du Foie»

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