XXX. TaBLEAI' des pniXClHALES LÉSIONS PI CORDON SPERMATiyiE
A. LÉSIONS TRArMATiQiKS. — Plttios ; coiitusions ; hématooMos funioulaircs par iiililtratiou oti par (•paiichcmont (ces ilcruitTcs cnkjsti't's (m non).
B. Ltsioxs DIVERSES. — Abcôs et inflaininalion du tissu ctOlulairo orchito funiculaire ; funieulitc aijfuc, chronique); lijdroctMe diffusi'
eu par inrittrution (œdème du cordon), communiquant a>oi! le péritoine, avec la tunique vaginale (liydrocèlc «n bissac), enkystée (liydropisii* •le kystes séreux funiculaires) (1), etc.; varicocèle; kjstcs hydatiques; liuneurs adipeuses, gommeuses (aypliilitiques) ; dégénérescences tuberculeuse, cancéreuse ; vieux sacs herniaires Taisant tumeur dans le «ordon; hydrocèlc du sac lierniAirc funiculaire; hernie funiculaire «lu tissu cellulo-graisseux qui double le péritoine (bernies graisseuses) ; lieruic de l'intestiu (entérocèle ruiliculaire) ; hernie de l'épiploon (épiplocèlc funiculaire).
Vésicules séminales. — Ces réservoirs coniques (fig. 52,6; Hg. 53,1 9 ; f]g. 57,7) se montrent obliques de haut en bas, de dehors en dedans, convergeant Tun vers l'autre. Ils sont situés entre le bas-fond de la vessie et la partie moyenne du rectum, en dehors des canaux déférents avec lesquels ils communiquent et dont ils paraissent n'être qu'un diverticulum. Leur sommet (ou col) est en arrière de la base de la prostate, que traverse leur conduit excréteur. Leurs faces (supérieure, inférieure) sont normalement boss "'
(1) Accolée à la partie verticale du cordon ou renfermée dans Tintérieur même de son trajet inguinal (Asti. Coopcr; Malgaigne, loc. cit.; Curling, loc. cit,), ou plus ou moins engagée dans l'anneau dn grand oblique. Ces tumeurs auront souvent été prises sur le vivant pour des licrnies, parce qu'elles sont réductibles comme le bubonocMe.
^ar ie^ f'.Har.^r- :»:Br ii£Lii£Of^DL. 1. «en kn de pfatiqo^ la r.»jB: .:!. Tniiar 'a^ DGBr QemTXE^aLàDio; dcruTelIffe (p. 195). ^ÏLfc /prsr -svir u: sur t-^j- h*? coiBtâiatkHis de rapports
Fig. 52 ^1 .
4. Lobe» Je la prostate. — 2. Sillon ^oa* la partie sns-montanale,ou sillon titans vei-sal. — 3. Portion membraneuse «le rnn'tlii-o. — 4. Bulbe Je l'urèthre. — 5. 5. Canaux Jéft^rents. — 6. G. Vésicules séminales.
qui paraîtraient à propos, on liera le rectum pour l'enlever avec la vessie, la prostate et Fenveloppe musculo-celiuieuse de la
Par erreur, In fipriire de lapnfçe 1 42 porte le n° 57 au lieu «le 51.
APPARLIL GÉNITAL DE L^UOMME. 189
prostate (dite aponévrose prostaio-péritonèale par M. Denonviiliers) qui est commune au\ deux vésicules. Le rectum sera disséqué avec grande attention, de haut en bas, par ses faces antérieure et latérale, sur lesquelles se présenteront les réservoirà spermatiques.
On sait que les spermatozoïdes ont conservé leur forme sur le cadavre, lors de Touverture dans les vingt-quatre heures réglemeniaires : aussi conseillerai-je, chaque fois qu*il s'agit d'un adulte cryplorchide (Godard, Curling, Follin; Legendre, Soc, de hiokgie, 4 859), monorcbide, ou ayant perdu un testicule par le fait, 8oil d'une maladie, soit d'une opération, de faire une ponction à la vésicule séïi.inale correspondante, ou d'en recueillir le liquide d'une manière quelconque, pour vériBer au microscope s il eiiste encore des filaments spermatiques (1).
Il n'est pas rare d'avoir à constater, à l'examen nécroscopique, une direction anormale, ou des variations dans les diamètres physiologiques des vésicules séminales (2); du tubercule remplissant les cellules séminales peut augmenter, par exemple, le volume de l'organe (Dufour).
1-es parois se montreront d'autres fois déformées, indurées, cartilagineuses, ossiformes, atrophiées, transformées en kystes. Dans leur intérieur, on a observé des productions cancéreuses, tuberculeuses, des calculs résultant quelquefois de transformation de la matière tuberculeuse, du pus concret, du sperme altéré (pertes séminales involontaires, etc.). Selon ces diverses affections , le liquide contenu sera terne, gris sale, rougeâtre, fétide, caséeux, etc.
Les vésicules séminales peuvent être creusées de cavernes communiquant en bas avec des foyers anfractueux du triangle ischio- rectal, ou avec lurèthre.
Nous avons observé un cas d'inversion de la \ésicule séminale droite.
Il sera quelquefois utile d'injecter le réservoir spermatiquo
(1) Ainsi, Ernest Godard, clans ses recherches microscopiques au sujet du sperme pris sur le cadafre ou pendant la vie, avait constaté l'atrophie des vésicules séminales chez certains phthisiques, et en général comme conséquence de l'arrêt sécrétoire du sperme ou des spermatozoïdes. — Le liquide de la vésicule séminale renferme toujours des spermatozoïdes, sauf dans les cas morbides, et dans la mit'ration imparfaite du testicule (Follin).
(2) A l'état sain, les dimensions moyennes sont : longueur, 6 cenli- ^ï^'Hres; largeur, 16 millimètres; épaisseur, 7 millimètres.
190 SPLANCHNOTOiMlE ET EXAMEN DhS ORGANES.
par le canal déférent, pour constater s'il communique encore avec le conduit excréteur du testicule et avec les canaux éjaculateurs.
linlin, on aura souvent à faire macérer la vésicule séminale, pour en examiner les parois ou le contenu au microscope.
Canaux éjaculateurs. — Ces conduits excréteurs, étendus obliquement d*arrière en avant et de haut en bas, du col de la vésicule séminale à la partie prostatique de la muqueuse uréthrale, sur les côtés du verumontanum (fig. 57,5), sont contenus dans l'épaisseur de la pariie postérieure de la prostate, creusée pour les recevoir.
Leurs allérations, peu connues, tant à cause de la faible longueur de ces organ» s (2 centimètres et demi), que du peu d'attention apporté généralement à l'examen cadavérique des voies génito-urinaires, semblent être à peu près les mêmes que pour les vésicules séminales et la proHate.
Dans les cas d'aspermie constatée sur le vivant, il faudra rechercher si l'anaphrodisie ou perte de la puissance génésique n'est pas due à une mauvaise direction prise par les canaux éjaculateurs, qui peuvent, par exemple, faire suivre à la liqueur séminale un cours rétrograde vers la vessie. L'hypertrophie de la prostate détermine parfois l'oblitération des canaux éjaculateurs par compression. Enfm, on a signalé rinflammation de ces conduits dans certaines spermatorrhées, et quelques vice5 de conformation les intéressant (I). (Voyez aussi fin delà p. 200.)
3° Verge ou pénis.
On examinera, s'il y a lieu, l'enveloppe légumentaire du pénis, généralement plus foncée que les parties environnantes (les bourses exceptées), môme dans la maladie d' A ddison (p. 45 et 4 57). L'attention se portera notamment sur le prépuce. Ce
(1) La science possède des exemples de canaux éjaculateurs supplémentaires. Quand les vésicules séminales n'existent pas (Yan der Wicl, Tenon, Portai, pour Vexstrophie de vessie, p. Ï66), les conduits déférents s'ouvrent sur l'urèthre même : dans le môme vice de conformation vesicalc, on a vu (Desault) la prostate manquer et les canaux éjaculateurs se porter directement au verumontanum (fig. 57,4), ou bien encore ces deux conduitu se perdre à l'abdomen, au sein i\c^ tissus environnants. Les canaux éjaculateui's peuvent encore avoir étt; déviés de leur axe {iVcfii aspermisme) par une cicatrice (après la cystnfmriip^ pnroxomplo), ou pnrdos tumeurs voisines.
repli Cylindrolde de l'extrémité anlérieare des enveloppes da pénis peut être atteint de phimosis, de paraphimosis ; sa face interne ou muqueuse montrera quelquefois des ulcérations syphilitiques ou autres, etc. Le tableau suivant nous dispense de citer d'autres exemples.