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XXXI. Tableau des principales affections ou pénis et de sa

GAINE PRBPUTIALE.

Plaies et contusion ; étranglement par des corps étrangers (écrou^ anneau, etc.). Lymphite et infiltration séreuse du pénis ; érysipèle et cry thème; sphacèle et gangrène; ahcès et fistules urinaires; abcès péri-uréthraux ; excoriations de la verge; cancer et tumeurs perlées (p. 178); éléphantiasis; gale, éruption exunthéraateuse chez les ouvriers en chromâtes (1). Cicatrices chancreuses (2); chancres de la verge et du prépuce (infectants, et le plus souvent alors indurés, avec la pléiade ganglionnaire ; ou multiples et mous, avec ou sans bubons sup* pures) (3); posthite et balanitc; acné, aphthes et herpès du prépuce*

(1) Sur la peau de la verge et la face interne du prépuce (Hillairct, Acad. deméd., 15 janv. 1864).

(2) Les cicatrices fibreuses des chancres infectants, plus souvent blanches chez la femme, sont brunes chez Thomme. Quand le chancre est récent, on trouve fréquemment la cocarde chancreuac, c'est-à-dire une cicatrice arrondie, composée d'un centre brun entouré d'un mince anneau blanchâtre, extérieurement auquel se montre une large auréole rouge.

(3) bistinction peu importante au reste, en général, pour la nécropsie, mais qui, soit dit à l'occasion, ne nous fait pas plus admettre le dualisme chancreux de MM. Clerc et Bassereau que nous ne reconnaissons comme entité morbide le chancre mixte (surnommé hybride) de M. Rollet. La pluralité syphilitique, si chère à l'Ecole de Lyon, est pour nous un fait aussi inacceptable que la distinction entre le virus vaccin et le virus varioleux, si hautement proclamée rependant par les dernières discussions à l'Académie de médecine. Nous avons vu, comme nos maîtres, MM. Cullerier et Langlebcrt, le chancre mou ou simple [chancreîle)^ le mieux diagnostiqué (si tant est qu'on puisse toujours le reconnaître !), avec adénite suppuréc, être suivi d'accidents secondaires les plus caractéristiques, au bout de vingt à cinquante jours (surtout si l'évolution des symptômes {.'cnéraux n'avait pas été éloignée par un traitement mcrcuriel), et produire le chancre induré par coït ou par inoculation. Nous possédons de même quelques belles observations de chancre infectant, avec induration ou pléiaHc inguinale, ayant engendré le chancre mou et son adénite aiguë, mais sans manifestations constitutionnelles ullériourcs sur le fnjphilifère.

Pour n'ôlre pas constants, ces faits, bien connus aujourd'hui, n'iMi

inflammation des follicules préputiaux ; condylomes du pénis et du prépuce (1) ; déchirure du prépuce ; rétention d'urine dans le prépuce ;

établissent pas moins entre les deux variétés idiosynçrasiques du chancre une parenté incontestable et si vraie, que le trinitiste M. Rollet a dû jeter, comme trait d'union entre les deux prétendus principes virulents, son chancre hybride (non induré et accompagné cependant d'une réaction générale), bien créé réellement pour convertir à l'unitéisme. En un mot, la différence de manifestation nous parait due au terrain et non ù la graine : si l'économie est susceptible d'éliminer le principe morbide au moyen de cette longue suppuration du chancre mou et de son bubon, elle pourra ne pas être infectée, mais la même matière transportée sur un autre individu sera susceptible d'amener des effets tout différents. « In varietate unitas. De même que le virus variolenx produit la variole, la varioloïdc et la varicelle ; le virus morveux, la morve et le farcin ; le virus charbonneux, la pustule maligne, l'anthrax malin et la fièvre charbonneuse ; de même le virus vénérien peut produire, soit le chancre simple, soit l'infectant. De part et d'autre, unité dans la cause, variété dans les effets. Dans la transmission, l'une des deux variétés peut engendrer l'autre, et réciproquement, ce qui prouve l'unité d'origine et de nature. » (Langlcbert, Mal. syph.) — On sait l'ingénieuse thçorie que M. Bidenkap d'une part, M. Langlebert de l'autre, ont édifiée récemment, cherchant à distinguer entre l'absorption de la sérosité chancreuse, d'où résulterait l'infection, et Tabsorption du pus chancreux déterminant seulement sur place un chancre simple. M. Langlebert écrit {Unicisme et dual. chancreux, 186 A): « De cette diversité des produits virulents il est raisonnable de conclure à une diversité dans leur action;... du pus produit ce que n'a pu faire la sérosité. Et pourtant le virus est le même dans les deux expériences ; car pus et sérosité ont été puisés sur le même chancre : il faut donc tenir compte de la nature des produits qui le recèlent.» — Malheureusement, tout en admettant l'origine commune des deux variétés de chancre, nous ne comprenons guère comment, dans les deux cas supposés par M. Langlebert, le sérum n'est pas absorbé pour produire simultanément les deux chancres; cette distinction entre l'action d'un peu et de beaucoup de sérosité n'est guère scientifique. Les faits restent, mais leur interprétation ne parait pas plus avancée qu'au temps où Huuter faisait dépendre des idiosyucrasies les modalités variables de la syphilis. A voir la longueur de l'incubation, le temps que met la lésion locale à se manifester, on pourrait même se demander s'il y a absorption autrement que sur lieu, dans le territoire des organismes élémentaires, des cellules, comme dirait Virchow, tout comme on pourrait, lors do l'évolution des accidents nommes généraux, soutenir que le sang n'est pas plus absolument infecté qu'il Test don« les maladies de la peau proprement dites.

(1) Voy, p. 113 et ch. VII, Vagin. C'est une tumeur papillaire simple (papillome), offrant une trame de tissu Inmineux, de l'élément

calculs du prépuce (1). Vices de conformation : faible dévolopponicnt des organes génitaux externes (crétins, etc.), verge rudimentaire (2), duplicité du membre viril (3), bifidité du gland (4) ; sympbysis et adhérence du prépuce au gland chez les enfants par de fausses membranes; parapbimosis, phimosis congénital ou accidentel (élongation du prépuce chez les calculeux, etc.).

Corps caverneux. — Ces deux organes érectiles (fig. 53,13 ; fig. 59), destinés à soutenir Turèthre pendant l'orgasme vénérien, naissent isolément de la partie interne de la branche ischiopubienne (racines des corps caverneux), mais s'adossent à partir de la symphyse du pubis, — où la partie profonde, insérée sur celte symphyse, du ligament suspenseur de la verge (fig. 53 , 4 i), s^aitache à leur fourreau fibreux pour les maintenir solidement fixés. Ils sont essentiellement constitués par une enveloppe fibreuse protectrice, contenant une trame musculaire dont les mailles ou trabécules sont remplies de veinules el d'arlorioles, fréquemment anastomosées entre elles, d*où la couleur rouge, l'aspect spongieux de l'organe.

On examine trop rarement, dans les autopsies cadavériques, les corps caverneux : aussi leurs lésions sont- elles à peu près inconnues. Pour les étudier, il faudrait, la coupe du pubis étant

fibro-plastique et des capillaires; la surface des papilles est hypertrophiée, bourgeonnante, rameuse (grossissement de 10 à 15 diamètres; lig. 84 de la Paihoi. cellul, de Yirchow), Quelques auteurs pensent que ces tumeurs villeuses du pénis, vulgairement nommées fies y crMesdC'Coq^ ou choux-fleurs, peuvent devenir cancéreuses à leur surface : Virchow ne le croit pas {loc. cit., p. 395). On sait également que ces végétajtions sont loin d'avoir toujours une origine syphilitique : chez certains sujets, elles viendraient en vertu d'une disposition préexistante {diathèse sycosique des homœopathes), que favoriseraient d'ailleurs l'uréthrile et la vérole.

(1) Ces concrétions varient du volume d'une tête d'épingle à celui d'une noix : on en a cité de 225 grammes {Bull. Soc. anat., 1844, p. 10) ; on en a compté jusqu'à 106. Elles sont généralement gris sale et d'oxalate de chaux.

(2) Représentée par un tubercule, ou même manquant entièrement, ainsi que le prépuce : par exemple, dans l'exstrophie de vessie, p. 166 (Depaul, BuU. Soc. (mat., 1842, p. 213).

(3) Ei Siglo medico en cite un cas observé à Lisbonne en 1864 et dû îi une monstruosité parasitaire (doubles hétérotopiens de Geoffroy Saint-Hilaire) . Voyez Utérus , tableau des vices de conformation du nouveau-né.

(4) Voyez notamment Union médicale de la Seine-Inférieure, 15 octobre 1864, p. 198.

194 SPLANCHiNOTOMlE ET EXAMEN DES ORGANES.

praliquéo (p. \ 95), faire passer un courant d'eau desliné à chasser le sang qui inonde les sinus veineux des trabécules. On pourrait aussi les insuffler, pourvoir s'ils communiquent.

-;aiie« p:i'uito-iu'inairt's «le l'Iioinme à l'iHat sain (ctdipn anUTd-postcriem'e, d'opivs lilniiilin. — 1. Vossio sunnoiitéo de ronraquo. 2. Uioti're. 3. Coi de In wssic. 4. Fon<l oucul-di'-sno du bulbeuivtîiral. 5. FossiMiaviniluii-p. 0. Rulbe. 7. rdiiiid. 8. Vorumonlanuin. 9. (lonpc de la prostate (faee anltViouro ou ^tidiionnc, et faoc post.'iieure on n'ctnli'). iO. IM-olil du urnsol.' do Wilsou ((tul.in-un'-thral, Cniveiiliier). il. Li.ifomont p«''rin«ttl. 12. Lii;aiucnt puhio-prostatiquc ou pubio-vésii'nl. 43. Corps cavcnu'nx. 44. Ligament suspcnspur do la vor2;o (voy. aussi fig:. ifi.R). i5. UiM'lum. 16. Spliineter anal. 17. Fibres loniritudiuab's du rectum. 18. Amis.

sinile srniii

. — A. .Ail.rc liyp.

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