CHAPITRE III
OUVfiBTUBE DU CANAL RACHIOIBN.
L'ouverture du canal rachidien est la partie sinon la plus difficile, du moins la plus désagréable des nécropsies. Aussi la pratique-t-on trop rarement Quoique nous ayons posé en principe (p. 25) qu'il serait bon d'examiner tous les organes dans chaque autopsie cadavérique, néanmoins on n'a coutume de fendre le rachis que dans certaines affections déterminées où quelque altération de la moelle est soupçonnée, myélite, tétanos, ataxie locomotrice, atrophie musculaire progressive, etc. (4), ou bien si, n'ayant pas trouvé de lésions graves dans les autres parties du corps, on ne sait encore comment expliquer la mort,
(1^ Voy. cbap. YIU.
OUYERTDRE DU CANAL RAGHIDIEN.
Dans une autopsie portant sur toutes les portions du cadavre, on ne procédera à Vouverture du rachis quaprèi avoir examiné succesHÎvement tous les autres organes.
Instruments. — Indépendamment des instruments communs à toutes les nécropsies, ciseaux et scalpels, il faut, pour ouvrir le rachis, quelques instruments spéciaux. Les suivants ont élé proposés : le dernier nous parait le meilleur.
Cisailles de Magendie. — Elles présentent une double articulation, C : leur lame mousse, A, courbe et plus longue, s'engagera
Fig. 30. Fig. 31. Fig. 32. Fig. 33.
Fig. U.
dans le canal; tandis que Tautre, B, plus courte, sectionnera les lames vertébrales de dehors en dedans (fig. 29). On les a délaissées aujourd'hui.
Gouge, burin^ maillet» — La gouge est une espèce de ciseau
OU de burin d'acier, taillée en lime, d'une largeur de 4 à 42 millimètres, avec manche d'ébène quadrillé (fig. 30, 31, 32, 33). Cet instrument, peu commode, et le maillet de plomb ou de bois cerclé de métal (fig. 35), qui sert à frapper dessus, ne sont guère employés de nos jours. — Quant au rachitomeAranchant, mentionné par M. Sappey [Anaiomie^ t. II, p. 44), il ne
Sc'ie-racbitonie simple, à dos mobile.
Fig. 35.
Fig. 36.
sert pas dans nos salles de nécropsie. Nous en dirons autant du rachitome-burin, à épaulement, taillé en lime, que conseille M. Cruveilhier [Anatomie, 4 854, t. IV, p. 4 77) (fig. 35) : il exige d'ailleurs un marteau très-lourd.