XXII. — PRWCIPALES ALTÉRATIONS DU FOIE
A. GoLORATiox. — a. Tissu propre : rouge uniforme, ponctué, brique (asphyxie par le gaz d'éclairage) (2) ; taches ecchymotiques et
(l)-De même l'albuminurie n'est souvent qu'un symptôme de maladies fort diverses (ch. iv). — D'après le mémoire que vient de publier M. Gallois (voy. notre troisième partie y examen chimique), l'inosurio n'est également qu'un épiphénomène. La formation de l'inosite dans r économie paraît cependant étroitement liée à la fonction glycogénique du foie; « l'inosite, ordinairement produite par la désassimilation des tissus, semble, comme la dextrine et la glycose, pouvoir résulter de transformation de la matière glycogène : ce qui le prouve, c'est qu'on la peut, dans certains cas, en piquant le plancher du quatrième ventricule de l'encéphale, déterminer artificiellement l'inosurie , comme on détermine artificiellement la glycosurie » (M . Gallois, Acad» des sciences^ 23 mars 1864).
Il est certains cas de diabète dans lesquels il nous paraîtrait surtout intéressant de constater s'il existe quelque lésion hépatique, ainsi quand il se manifeste dans l'affection furonculcuse (Prout, On the nature and treatment ofstomach and urinary diseases ; British médical Hewiew, 1841 ; Gheseden, Anatomie, p. 139, 5« édit.), et l'on sait qu'il coïncide assez souvent avec l'anthrax du visage, sans doute par suite de phlébite purulente des sinus de la dure-mère, une des complications les plus terribles de ces anthrax (Fischer, diabète traumatique, Archiv. génér. de méd., 1«' septembre 1862; Fritz, Gaz. heb.y 13 mai 1859).
(2) Devergie, Annales d'hygiène, 1850, t. III, p. 457.
130 SPLANCHIfOTOMIB BT BXAMBN DBS OB(}ANES.
ftugiUations; jaune sirié de traînées blanches (syphilis tertiait^e), jaUhe opaque (foie gras)^ jaune d'ocre (ictère ^aTe), Tert jaune TerdAtfe ou brun (cirrhose^ etc.); livide^ gris terreux , ardoisé^ bronzé; chair d'anguille ; noix muscade (maladies du cœur^ fièvre jaune)^ café au lait clair, gomme-gutte, moutarde^ orange, olive (ces dernières teintes dans la fièvre jaune (Louis). — b. Pus : blanc, verdàtre, rouge lie de vin.
B. Consistance. — a. Enveloppes fibreuse et péritonéale : ramollies, adhérentes aux parties voisines (périhépatite), cartilaginifiées, bosselées, ridées; granulations disséminées dans le péritoine hépatique. — 6. Tissu propre : homogène, grumeleux, friable, dense, sec et non saignant, induré, fibreux, œdémateux, flasqiie, ramolli, spîénisé (consistance de la boue spléhique), facile à déchirer à la pression, putrilagineux et tombant en delic}uium.
G. LÉSIONS DIVERSES. — Gougestiou (asphyxie, etc.) ; inflammation (hépatite); hyperttophie (pretnier degté de la cirrhose, peste, ictère, etc.); atrophie d'un des lobes ou du foie tout entier (cirrhose au deuxième degré, ictère grave, etc.) ; induration syphilitique (cirrhose lobulairc ou à gros grain), et dégénérescence lardacée ; induration granulée des ivrognes (cirrhose acineuse) ; abcès (pus collecté en foyers ou infiltré); tubercule, granulations miliaires (brunes, jaunes, etc.); cattcer, epitheliofiia, squirrhe, encéphaloïde (le plus commun de bcaucout))i fottgus; gommes syphilitiques; tumeurs érectiles veineuses à forme caverneuse; dégénérescence graisseuse (foie gras), amyloïde ou cireuse, pigmentaire ; kystes hydatiques^ profonds ou superficiels ; douves ; ulcérations ; perforations (communication avec le péritoine, la plèvre, etc.); déchirure et rupture (le plus souvent sur la surface convexe) ; emphysème ; déplacement, hernies (1) et transposition. — Ramifications de la veine porte : enflammées, pleines de caillots, de pus (phlébite hépatique) , oblitérées partiellement ; augmentation des veines portes accessoires.