‹ Manuel de l'educateur de vers a soieChapitre 10 sur 57 · LT LL · texte numérisé non relu

LT LL

Figure 15.

(er) Da

Le rez-de-chaussée comprendra : 4° la chambre d’ineubation, N (/ig.15); 2 le magasin aux feuilles, B; 5° Ja chambre d'air, avec les poëles et le tarare, C.

Le premier élage formera la magnanerie proprement dite.

Le bâtiment aura dans œuvre ou intérieurement 450,60 de longueur et 8 mètres de largeur.

Les murs de face auront 9 mètres, ct les pignons de la base à la pointe 412",80.

L’épaisseur des murs sera proportionnelle à cette hauteur et aux matériaux dont on fera usage.

Le rez-de-chaussée aura 5m,50 de hauteur ; le plafond 0",50 d'épaisseur.

Le premier étage, formant magnancrie, aura 7 métres d’élévation, entre plancher et plafond.

L'épaisseur du plafond dépendra de la force des solives dont il sera composé ; il aura environ 0w,20.

Le comble aura 2 mètres sous la faitière. On remarquera une disposition particulière à ce bâtiment et qui n'existe pas dans une construction ordinaire (fig. 46).

Les murs de face n’ont que 9 mètres de hauteur, et cependant le plafond (H,H) de la magnanerie est à 40%,60 du sol. Ceci provient de la suppression des tirants, pièces de charpente qui s'appuient ordinairement sur les murs de face et forment plafond pour l'étage et plancher pour le comble.

Par la suppression de ces tirants on reporte le plafond à la moitié environ du comble, et on donne à la magnanerie 4,60 de plus, sans exhausser les murs. On obtient un autre avantage. Le plafond de l'atelier, au lieu d'être carré comme celui d’un appartement, est en forme de pyramide tronquée; il est mansardé. Cette forme est bien préférable à l’autre pour l'écoulement de l’air, qui marche de bas en haut dans l'atelier, et finit par s'échapper par le comble. On voit aussi que nous avons, avec une seule toiture, une magnanerie de7 mètres de hauteur, au lieu de 4 à 5 mètres, dimension ordinaire. Or, on sait que la toiture d’un bâtiment entre pour une très forte part dans la dépense de sa construction. Si l’on ne donnait que 4 mètres à l'atelier, il faudrait pour le même espace faire les frais de deux toitures au lieu d’une. :

Reste la question de savoir si un bâtiment dans lequel on supprime les tirants offre la solidité nécessaire. II n'en serait pas ainsi sans les dispositions que je vais indiquer. On remarquera (fig. 46, Z,Z) qu'on a eu

MAGNANERIE. 65 soin de passer sous l’un des planchers qui composent l’'ameublement de l'atelier des tirants en fer plat, dit queue de vache, qui relient solidement par des S les murs de face, sans occasionner aucun embarras dans l'atelier.

De plus, la toiture se trouve portée surabondamment par les nombreux poteaux qui supportent les tables, Les poteaux s'appuient sur le plancher et vont joindre le plafond (H, H) qui fait partie de la charpente.

Quand ont veut se réserver la possibilité de démonter l'ameublement de l'atelier, c'est-à-dire les tables, on a soin d'établir six poteaux plus forts que les autres, quirestent en place dans tous les cas et suffisent pour soutenir la toiture. Ces poteaux, qui figurentsix colonnettes, n’'empêchent pas de tirer de l'atelier tout le parti possible.

$ 2. Rez-de-chayssée.

Le rez-de-chaussée sera divisé en quatre pièces : 4° la chambre d'air, C; 2° la chambre d'incubation, N; 5° le magasin de feuilles, B ; 4° un passage, 2 (fig. 17.)

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