‹ Manuel de l'educateur de vers a soieChapitre 23 sur 57 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Espacement:.

Une circonstance des plus importantes pour le succès d’une éducation est l'étendue de l’espace accordé aux vers à soie.

Cet espace doit s'étendre dans deux sens différents. 1! faut tenir compte, en premier lieu, de la place occupée sur les tables ou claies par une quantité donnée de vers

ET PROCÉDES. 457 à soie ; en second lieu, il convient d'apprécier le cube d'espace ou d’air dans lequel ils doivent vivre.

Quant au premier point, c'est-à-dire à la surface des tables que les vers doivent occuper pendant leur existence, on a beaucoup varié à cet égard. La raison en est simple ; ceux qui perdaient beaucoup de vers dans les premiers âges pouvaient {trouver que 45 à 20 mètres carrés suffisaient pour porter les vers de 50 grammes d'œufs arrivés à leur plus grand développement. Mais dans les éducations perfectionnées, on se trouverait dans un embarras eruel si l'on avait fait un pareil calcul.

L'expérience a démontré qu'il ne fallait pas moins de 54 à 55 mètres carrés de tables pour porter les vers à soie provenant de 51 grammes (une once) d'œufs. On voit que c’est un peu plus d’un mètre carré pour un oramme d'œufs.

Quand une éducation réussit, les vers se trouvent déjà assez pressés avec une étendue pareille ; il ÿ aurait les plus grands inconvénients à la réduire.

En effet, il est facile de comprendre toute l’importance d’un espacement suffisant ; il est indispensable pour que les vers puissent tous atteindre la feuille au même moment, respirer et transpirer à l'aise. S'ils étaient amoncelés, la litière, couverte d’une couche épaisse de vers, ne pourrait pas sécher et fermenterait promptement. Enfin, c’est pendant les mues surtout que beaucoup de place est nécessaire ; dans cette crise les vers doivent s’isoler, il faut qu'ils puissent faire sans difficulté toutes les dispositions qui favorisent leur dépouillement,

Il reste à déterminer le cube d'air dans lequel Les vers à soie devront accomplir toutes les phases de leur existence.

J'ai donné dans le chap. Il, p. 60, les plans et la description d'une magnanerie destinée à recevoir les vers de 500 grammes d'œufs. Cette magnanerie offre un cube de 750 mètres, ce qui fait 2 mètres 500 décimètres cubes d’air pour les vers d’un gramme d'œufs, ou 75 mètres cubes environ pour les vers de 51 grammes d'œufs. Les passages et autres vides de l'atelier sont compris dans ce calcul.

Ces conditions paraissent excellentes.

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