‹ Manuel de l'étudiant magnétiseurChapitre 19 sur 84 · MALADIES DE LA VESSIE · texte numérisé non relu

MALADIES DE LA VESSIE

La Bible l’a bien dit : In antiquis est sapientitty et multo tempore patientia. (Job, xii, 12.)

« Tout à vous, de cœur, »

E.-V. Léger.

§ VIII. Maladies de la vessie.

« J’habitais, nous écrit le docteur B..., une ville de province, lorsque je fus appelé pour donner des soins à une jeune fille âgée d’environ vingt ans , forte , et d’un tempérament sanguin bien prononcé. Elle se trouvait alors en qualité de domestique chez un de mes parents j j’appris de cette malade que depuis environ quatre mois ses règles s’étaient en partie arrêtées à la suite de l’imprudence qu’elle avait commise de semettre les pieds dans l’eau froide à l’époque menstruelle. Le premier jour que je la visitai, je la trouvai affectée d’une ophthalmie assez aiguë, accompagnée d’autres symptômes inflammatoires dans différentes régions de la tête ; l’épigastre était brûlant, et la pression y développait de la douleur; du reste, soif ardente, pouls dur, plein et fréquent ; appétit nul. Â ces symptômes, je crus reconnaître une gastro-céphalite accompagnée d’ophtbalmie aiguë, ce qui m’engagea à

pratiquer, le jour même, une saignée du bras de plus de trois palettes j je mis ensuite la malade à une diète sévère, ainsi qu’à l’usage des boissons et fomentations émollientes ; enfin , je fis appliquer des cataplasmes sur les yeux et à la région abdominale.

» Le lendemain , les symptômes avaient sensiblement diminué du côté du cerveau , l’opbthalmie était de beaucoup calmée , mais la gastrite faisait des progrès et se compliquait d’entérite. Le moindre mouvement réveillait des douleurs assez vives au creux de l’estomac; la bouche était sèche et la soif plus pressante. Je proposai une application de sangsues sur l’abdomen ; mais la malade, effrayée de la grande faiblesse que lui avait occasionnée, disait-elle, la saignée de la veille, ne voulut jamais y consentir. Je me bornai donc à prescrire la diète la plus sévère , à continuer l’usage des émollients, et j’ordonnai de plus des lavements de même nature pour remédier à une constipation opiniâtre. Ce traitement était trop peu énergique pour arrêter dans sa marche une phlegmasie aussi bien caractérisée ; la maladie continuait ses progrès ; l’irritation se porta spécialement sur les intestins grêles, où elle donna lieu à des coliques assez vives, et

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