X PRÉFACE
n’avez su ni empêcher ni guérir, n’éclaireront donc jamais vos esprits? Sont-celà les signes d’une vengeance divine , ou plutôt n’existez-vous que pour montrer aux hommes leur néant et l’impuissance de votre savoir?
Dieu ! prends enfin pitié de la race humaine que tu as formée à ton image ! Fais descendre un rayon de ta divine intelligence dans le cœur de tant d’hommes que le mauvais génie inspire. Entends ma voix suppliante , et si je ne puis les toucher et les rappeler à la vérité , ôte-moi-ce feu qui me dévore et le cri de ma conscience, sans cela je croirai que tu m’as fait le plus malheureux de tous les hommes !
Hélas ! j’appelle en vain de meilleurs jours , je ne dois point les voir ! Le temps viendra pourtant pour la vérité que j’enseigne: les germes en sont déposés dans le cœur de quelques hommes. L’avenir m’apparaît par la pensée, j’y pénètre, je vois une science plus brillante que celle qui nous éclaire ; car sa lumière se répandra sur l’immensité ; la destinée de l’homme ne sera plus un problème , et l’art de le conserver aura la sanction universelle.
Pari::, Ici*'' juillet 1850.
Baron DU POTET.