THÉORIES DES MAGNÉTISEURS. 3S
il y en avait d’efférents^ c’étaient ceux de la sensibilité.
Les travaux de Bogros semblent prouver matériellement ce que le raisonnement avait fait admettre-
■ Mais de quelle nature est cet agent? Les travaux de MM. Prévost et Dumas portent à croire que cet agent a la plus grande analogie avec le fluide électrique. Ces physiologistes ont démontré que la contraction musculaire était le résultat d’une véritable commotion électrique.
Le savant professeur Béclard assurait qu’ayant mis à nu et coupé un nerf d’un assez gros volume sur un animal vivant, il avait fait souvent dévier le pôle de l’aiguille aimantée , en mettant en rapport ce nerf et cette aiguille.
En 18/i2 , M. du Bois-Raymond avait énoncé la proposition suivante : « Toutes les fois qu’un arc conducteur est établi entre un point quelconque de la coupe longitudinale^ soit naturelle, soit artificielle d’un muscle , et un point également arbitraire de la coupe transversale, soit naturelle soit artificielle du même couple, il existe dans cet arc un courant dirigé de la coupe longitudinale à la coupe transversale du muscle. »
Tout le monde sait que le galvanisme, substitué à l’influence nerveuse, fait contracter les muscles qu’on soumet à son action. On sait comment Galvani et Volta virent et prouvèrent l’existence d’un fluide particulier, que plus tard on a reconnu être le même que l’électricité.
On sait aussi que certains animaux ont la singulière propriété de sécréter, au moyeu d’un appareil que la nature a disposé pour cela, une grande quantité de fluide électrique , avec lequel ils donnent de fortes commotions ; commotions quelquefois si violentes , qu’elles peuvent tuer, à une grande distance, d’autres poissons ou même des hommes.
Le gymnote électrique , le silurus eleclricus, le tétraodon , le torpédo unimaculata marmorata, et beaucoup d’autres, possèdent cettefaculté.
On est parvenu à apprécier la quantité et la qualité de leur fluide électrique au moyen d’électroscopes et d’électromètres très sensibles; on s’est assuré que ce fluide était sécrété par le cerveau de ces animaux, puisque , en enlevant celui-ci , ou les nerfs qui se rendent à l’appareil, on anéantissait les effets électriques , ce qui
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