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miné la valeur sous la machine pneumatique, sont exactes pour une température moyenne (20° généralement). La variation de pression est influencée par Ja température el il est impossible de tenir compte de cette dernière pendant la marche.
Une seconde cause d'erreur est due à la paresse de l'aiguille qui fait que celle-ci, pour une pression donnée, ne prend sa position d'équilibre qu'au bout d’un certain temps variable avec chaque instrument. Enfin les irré-
es qui transmettent les mouve-
oularités des engrena;
AA ments de la boîte à l'aiguille faussent encore ses indications.
Ces causes d'erreur, dont les influences ont été déterminées par un grand nombre d'expériences, ne permettent d'obtenir, avec de bons instruments, Îles différences de niveau entre deux stations qu'avec une approximation qui à été trouvée égale à 3" plus 4 ou
5 centièmes de la différence de niveau vrale.
96. Mais ce degré d’exactitude ne peut être atteint qu’à la condition de prendre quelques précautions essentielles. |
Les lectures devront toujours être faites en tenant le baromètre de la même manière, car les indications sont différentes suivant que l’on tient l'instrument à plat ou verticalement.
On devra de préférence le tenir à plat et, avant de faire la lecture, donner quelques coups d’ongle sur la boîte, pour vaincre en partie la paresse de l’aiguille.
En second lieu, il faudra tenir compte des variations
égulières qu'éprouve la pression barométrique pendant
À le cours d’une journée.
Si, à des intervalles régulièrement espacés, on enregistre les indications d’un baromètre, on obtient des quantités qui, toutes perturbations mises à part, suivent une loi assez régulière. On reconnaît que ces variations oscillent, pendant une durée de vingt-quatre heure entre deux maxima et deux minima et l’on donne le nom de marée bärométrique à ces mouvements périodiques
Dans nos climats le premier minimum a lieu vers 4" du matin; la pression remonte jusque vers 9} puis redescend jusqu'aux environs de 4*du soir pour remonter jusqu’à 9} et décroître de nouveau jusqu’à 4° du matin du jour suivant.
L'amplitude du mouvement ne dépasse généralement pas 3m, On peut donc dire que, suivant le moment de la journée auquel on observe le baromètre, l’altitude du point où l’on se trouve, lue au baromètre, peut différer de 4o® environ de l'altitude vraie.
On voit par là que, pour que ce procédé donne une très grande précision, il faut que ‘deux observateurs, placés chacun en l’un des points dont on veut connaître la différence de hauteur, lisent le baromètre au même instant. En exploration, HAT manière de procéder n’est pas pratiquement réalisable ; aussi, pour atteindre un degré de précision suffisant, se servira-t-on de l’étude des variations régulières de la pression dont nous avons parlé.
On commencera par tracer la courbe de ces variauons. Pour cela, on observera, pendant une journée de beau temps, les indications du baromètre de demi-heure en demi-heure, de 5 du matin à 6» du soir. On aura soin de lire ces indications sur la graduation altimétrique. On aura ainsi les variations des chiffres qui re-
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présentent l’altitude observée du point pendant le cours de la journée.
Pour construire la courbe de ces variations, on prendra une feuille de papier quadriilé. On indiquera sur une ligne horizontale OA des divisions équidistantes représentant les heures des observations. Sur chacune des verticales passant par ces points on portera une longueur représentant la lecture faite sur la division altimétrique au même instant (/Îg. 12). On aura une courbe
analogue à celle de la figure en joignant par un trait
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continu les extrémités de ces verticales. En faisant les mêmes observations pendant plusieurs Jours de suite, on aura une série de courbes et l’on tracera enfin une moyenne entre celles-ci.
Supposons que nous adoptions, comme véritables valeurs des altitudes observées, celles que l’on aurait partout observées à 6: du matin. À cet effet, à la station de
départ, dont l'altitude vraie est connue, nous placerons
à 6 du matin, au moyen de la vis de réglage, l'aiguille sur la division altimétrique Correspondant à cette altitude, et à partir de ce moment nous ne toucherons plus à la vis pendant le reste du voyage. Traçcons la ligne horizontale qui passe par l’intersection de la courbe avec la verticale de 6" du matin, soit CB. Si, en un point, nous avons fait une observation à roP du matin, par exemple, la hauteur lue différera de celle que nous y aurions faite à 6° du matin de la hauteur ED. Pour ramener cette lecture à ce qu’elle doit être il faut donc y ajouter cette hauteur ED. Au contraire, si nous avons fait l’observation à 4r du soir, il faudra en retrancher la hauteur GF. Done, pour ramener une observation à sa valeur véritable adoptée, il faut La corriger de la distance de la courbe à BC, mesurée sur l'échelle des hauteurs, en ajoutant cette distance si le point de la courbe qui se trouve sur la verticale de l'heure de l’observalion est au-dessous de CD et en la retranchant s’ul est au-dessus. On remplacera donc les chiffres de la oraduation qui a servi à tracer la courbe par d’autres partant de o sur la ligne CD et allant en croissant vers le haut et vers le bas.
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27. Dans un lever d'itinéraire on partage lement la route, au point de vue altimétrique, en une série de sections ayant chacune pour origine une station de cette route. Toutes les altitudes de chaque section sont ainsi rapportées à celle de la station origine ; on les corrigera comme nous venons de le dire, cette correction s'appliquant également à l’origine.
Si, après avoir parcouru un certain nombre de ces
sections, on arrive en un point dont l'altitude est connue,
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on comparera cette altitude à celle déduite du baromètre. Il y aura généralement divergence. On répartira alors cette différence sur les altitudes des origines intermédiaires, proportionnellement au temps écoulé entre les heures des stations à ces origines, ce qui conduira x modifier ensuite de quantités constantes les altitudes
rapportées à ces origines.
98. Il est essentiel de ne pas faire d'observations pendant les mauvais temps, Car on s’exposerait à donner des renseignements erronés. Généralement, d’ailleurs, pendant ces périodes de troubles atmosphériques le travail est suspendu. Dans les pays tropicaux, où les ouragans sont fréquents durant la saison pluvieuse, les baisses énormes qu’enregistre le baromètre ne subsistent pas longtemps après la fin du phénomène. On peut admettre qu’une heure après la pluie qui accompagne tou-
jours les orages l'aiguille est revenue à sa position nor-
male.
[V. — MESURE DES DISTANCES ET DES ALTITUDES DES POINTS VISIBLES DE LA ROUTE PARCOURUE.