‹ Manuel de l'explorateur, procédés de levers rapides et de détail, détermination astronomique des positions géographiquesChapitre 19 sur 132 · Relèvements. — Lorsque l’on veut déterminer · texte numérisé non relu

Relèvements. — Lorsque l’on veut déterminer

l’orientement d’un objet éloigné, on se sert de la fente

et de la pinnule pour viser l’objet (is. 13). Lorsque l’objet est bien dans la direction de la ligne de visée et

que l'aiguille est amenée au repos par de petits mouve-

ments de pression sur le frein, on appuie fortement sur celui-ci avec le doigt et on lit la division du cercle à laquelle correspond l'extrémité bleue de l’uiguille.

On obtiendra ainsi l'angle en degrés que fait, au point À, la direction du point X visé avec celle de l'extrémité bleue de l'aiguille qui est celle du Nord magnétique, Complé à gauche de cette direction. Si nous opérons de même en un second point B de Ia route, l’intersection des deux orientements AX et BX nous donnera la position du point X,

Déterminer ainsi l’orientement d’un point s'appelle prendre le relèvement de ce point. Il est évident que si nous pouvons relever ce même point X d’un certain nombre de stations de la roule, tous les relèvements

devront se rencontrer au même point de la Carte et la

position du point sega ainsi bien déterminée,

31. 2° Clisimètre. —Ilest également nécessaire, pour compléter le dessin du terrain d’avoir les altitudes des points ainsi relevés.

Il suffit pour avoir la différence de hauteur entre le point où l’on se trouve el le point relevé de connaître sa distance et l’angle que fail avec l’horisontale la droite qui joint ces deux points. La position du point X s'obtient comme nous l'avons vu tout à l’heure, et l’on connaîtra par suite la distance horizontale AX'’. Si nous

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; ’ CAES ; RE De pouvons déterminer l’angle & on aura (43. 14)

XX'— AX'>%X tanga.

verte | RE Lee ES En ajoutant ce résultat à la hauteur du point À que l’on connaît par les indications du baromètre, ou en le retranchant suivant que le point X est au-dessus ou audessous du point À, on aura la valeur de l'altitude du point X. Remarquons que ce point ayant été également relevé d’autres stations de la route, si, en ces stations, on a aussi observé les angles tels que &, on aura une série de valeurs de la hauteur de X, dont on adoptera la moyenne.

[I nous faut donc connaître l'angle a. On l’obtient au

moyen d’un petit appareil adapté à la boussole que nous avons décrite.

Nous avons dit, en parlant de cet instrument, que, sur le même pivot que l'aiguille atmantée, tourne un petit perpendicule dont la pointe se meut sur une graduation spéciale tracée sur le fond de la boîte. Cette partie de l'instrument s'appelle clisimètre et sert à mesurer, très grossièrement d’ailleurs, l’angle &.

Si l’on retourne la boussole de manière à tenir la boîte verticalement de facon que le perpendicule marque la division o, la ligne de visée déterminée par les deux pinnules est horizontale. Si donc (/ig. 15), tenant tou-

jours la boîte verticalement, on amène la ligne de visée

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sur le point, l'angle du perpendicule avec la verticale, qu'on lira directement sur la graduation, est égal à l'angle cherché.

On voit que cet instrument ne peut donner qu'une très grossière approximation puisque l’on peut à peine lire les degrés sur la graduation.

Si l’on a relevé le point X de plusieurs stations de Îa

il 40 CHAPITRE I.

route et que l’on ait en même temps pris sa hauteur au clisimètre, on aura autant de valeurs de son altitude. On

en adoptera la moyenne.

32. Dans les levers de cours d’eau. — Nous avons vu que dans les levers de cours d’eau, lorsque l’on opère sur une embarcation ne contenant pas de grandes masses de fer pouvant agir sur l’aiguille aimantée, on faisait usage de la boussole. Dans ce cas, ce que nous venons de dire pour les levers d'itinéraire s'applique sans modifications.

Mais si l’embarcation est en fer ou contient des masses de fer, nous avons dit qu'il fallait remplacer la boussole par le compas de relèvement. Or, nous n’avons décrit

de ce compas que ce qui nous était nécessaire pour la

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détermination de la route suivie. Il se complète généralement par un cercle gradué de o° à 360° qui borde la glace supérieure et dont le zéro correspond à la ligne

de foi.

Sur le prolongement de l'axe vertical de Ja rose (/1g.16), au-dessus de la glace supérieure, est adapté un pivot qui supporte une alidade mobile. Cette alidade peut être mise en place ou retirée suivant les besoins.

Elle porte à ses extrémités deux pinnules déterminant

une direction de visée qui passe par l’axe de la rose.

Si nous supposons que la rose soit sraduée comme la

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rose normale (voir l'observation et la figure page 21),

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on voit ( fig. 17) que la lecture de la division de cette rose, correspondant à l’alidade dirigée vers le point À,

Fig. v7.

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donnera l’angle de la direction de ce point avec le Nord du compas. Pour avoir l’angle de cette direction avec le Nord magnétique il faut y ajouter l'angle NON’ du Nord du compas avec le Nord magnétique. Or cet angle est précisément l’angle M,, — M, écrit dans la colonne 5 rEt A p- = = . 1 2 du Tableau de régulation du compas en face du cap au compas C4 (p. 26),

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Donc, pour avoir { angle gûe pateda direction du RARES pd /

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point visé avec le Nord magnétique, compté de 0° à 360° à droite de ce Nord, on ajoutera avec son signe a la lecture faite, sur la rose normale, de la direction du point (qui est celle de l’alidade au moment de la visée) l'angle écrit dans la colonne 5, du Tableau de régula- Lion, en face du cap au moment où l’on prend ce relévement.

Pour avoir les hauteurs des points visés, on se servira, comme dans les levers d'itinéraire, du clisimètre. Enfin on relèvera de même les points intéressants, en autant de stations que possible de la route suivie sur la ri-

viere.

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