TRAVAIL SUR LE TERRAIN
k7. Principe de la méthode. — On pourrait appliquer ici, Sauf quelques légères modifications, les procédés que nous venons de donner pour les levers d’'itinéraires. Nous allons examiner successivement les modifications à apporter aux méthodes précédentes, mais il nous faut de suite distinguer deux cas, suivant que l’on pourra faire usage de la boussole, l'embarcation ne contenant
pas de fer, ou que l'on se servira du compas de relève-
ment.
LS. Cas où l’on fait usage de la boussole. — Généralement, lorsque le voyage s'effectue avec une petite em barcation ou en pirogue, la place fait défaut,et, comme le travail, pour être soutenu longtemps, doit s exécuter avec le minimum de peine, nous donnerons ici quelques conseils pratiques, résultats de l'expérience.
L’explorateur devra être assis commodément devant une petite table carrée ou rectangulaire selon la forme qui épousera le mieux celle du bateau. Deux cordons en caoutchouc, tendus d’un bord à l’autre de la table, maintiendront le carnet et le crayon. \u-dessus du carnet se placera une boîte dans laquelle la montre sera solidement fixée : elle devra être inclinée du côté de l'observateur, de facon à rendre les lectures faciles. Enfin, si l’on dispose d’une place suffisante, on pourra également fixer une boîte sur la table dans laquelle on placera la boussole au repos.
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L9. 19 Aioute. — Pour commencer le lever, l'embarcation devra être amenée au milieu de la rivière et à une vingtaine de mètres en arrière du point de départ, de manière qu'elle ait acquis Sa pleine vitesse au moment où elle passe à la hauteur de ce point.
À cet instant, l'explorateur regarde la montre et note l'heure sur le carnet dans la colonne 1. Prenant ensuite en main la boussole, il vise, dans la direction que l’on va suivre, un point, objet remarquable, arbre, etc. qui se trouve sur le bord de Îa rivière dans cette direction
et paraît ainsi Se projeler au milieu de cette rivière. [|
lit le relèvement de ce point et l'inscrit sur le carnet à la colonne 4.
Lorsque l’embarcation a atteint ce changement de direction, on lit et inscrit l'heure : on prend ensuite la boussole et l’on détermine, comme tout à l'heure, la nouvelle direction de la rivière; on l’inscrit dans la colonne 4, comme la précédente, el l’on continue ainsi jusqu'à l'arrêt.
[Il sera bon de sonder de temps à autre, et en particulier aux changements de direction. Si l’on fait une sonde sur une partie droite de la rivière, on note l'heure de cette sonde et celle-ci en face dans la colonne 5. On pourra également noter, dans la colonne 10, si le fond est dur, ou de sable ou de vase, ainsi que la largeur de la
rivière.
50. 2° Points éloignés ou intéressants. — Lorsqu'au cours du lever une particularité digne d’être mentionnée se présentera sur l’une ou lautre des rives, on relèvera ce point à l’aide de la boussole, comme dans les levers d'itinéraire, et l’on prendra sa hauteur au clisimètre. On inscrira, en même temps que ces indications dans les colonnes 7 et 8, le nom ou la désignation du point dans la colonne 6 et l’heure dans la colonne 1.
Parmi les points intéressants à noter, nous signalerons les confluents de rivière, les villages, les maisons 1s0lées, les changements de nature du terrain, etc. Si ces particularités sont placées sur les bords mêmes du cours d’eau, on notera seulement l'heure au moment du pas-
sage à leur hauteur.
On aura soin d'indiquer dans la colonne 10 la rive sur
laquelle on les remarque.
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