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100 CHAPITRE Ii.
prendre de remarquer que l’état d’une montre sur le temps moyen d’un lieu est égal à l’état sur le temps moyen d’un autre lieu, augmenté de la différence de longitude si le premier point est dans l'Est du second, diminué de cette différence s’il est dans l'Ouest. Cela résulte de suite de la considération de la différence des heures des deux points au même instant.
Il faudra avoir soin de ne déterminer les marches qu'avec des états déduits tous les deux d’angles horaires
observés du même côté du méridien.
87. Nécessité d’avoir plusieurs montres. — Dans un voyage d'exploration, on part d’un point de position géographique connue pour revenir à un autre point de position connue. Si, au départ et à l’arrivée, on détermine les états absolus de la montre, on en déduira la marche moyenne pendant la durée du voyage. La position géographique d’un point déterminée pendant le voyage dépend de l’état absolu de la montre au moment des observations et par suite de cette marche.
Malheureusement, cette marche n'est Jamais constante : elle varie avec la température et le temps, suivant des lois difficiles à déterminer sans faire une étude approfondie de la montre, et de plus elle est sujette à des variations brusques que l’on appelle des sauts, sous l'influence des chocs ou des mouvements de déplacement violents de l'instrument. La marche pendant le transport diffère toujours plus ou moins de la marche au repos, en sorte que l’on ne peut conclure, de l’observation de la marche pendant le séjour en un point, la marche pendant le voyage effectué pour arriver à ce point. Il est donc indispensable de se rendre compte,
autant que possible, des variations journalières de la marche et cela ne peut se faire qu’en comparant entre
elles les marches de plusieurs montres,
88. Comparaisons. — Comparer deux montres À et B. c'est chercher quelle est, à l'heure marquée par la montre À, l'heure marquée par la montre B. Soit E, l’état absolu de A à l'heure de la comparaison, Eg celui de la montre B; l’heure, temps moyen de Paris à cet instant, sera
CÉRIN CARS | IN 1 d’où A — B = Ep — En.
Faisons une nouvelle comparaison le lendemain, à peu près à la même heure. Soient A’ et B/ les heures marquées par les deux montres à cet instant. L'état absolu de la montre À sera E, + mx (m1 étant la marche de cette montre); celui de la montre B sera Ex + My. On a donc
ee E4 In = B'+ Ep + 79, d’où
A'— B'=— Ep — E4 + MB — MA, et, par suite,
(A —B')—(A—B) — mp — mA.
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donc on fait chaque jour les différences À — B, ÀA'— B', etc. et les différences successives de ces différences, on aura les valeurs des différences journalières des marches des deux montres.
Les comparaisons doivent se faire tous les Jours, autant que possible à la même heure, après le remontage
des montres,
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