DIFFÉRENCES. TEMPERATURE
On opère de la façon suivante : Soit à comparer le chronomètre À avec le chronomètre ou la montre B. On suit des yeux l'aiguille des secondes de À jusqu’à ce qu’elle arrive à l’une des divisions 0, 10, 20, ..., DO. À ce moment, on applique l'oreille contre le chronomètre et l’on continue à compter mentalement les battements G.1, @4.2, &.3, ..., 4.10, en suivant des yeux l'aiguille des secondes de B. On note la seconde et la fraction de seconde qu’indique cette aiguille au moment où l'on a entendu le battement 10 de À et l’on écrit ensuite sur le cahier les minutes et l'heure de B. On écrit de même les secondes, minutes et heures de À qui correspondent au battement 10. On répète au moins deux ois cette opération:
Si l’on n’a pas de chronomètre et que l’on ait à comparer deux montres À et B, il faut avoir un aide qui suive B. On suit soi-même A et, au moment où l'ai-
euille arrive sur l’un des chiffres o, 10, ..., o0 du cadran des secondes, on crie : {op. À cet instant l’aide fait la lecture de B.
On tiendra un cahier de comparaisons que l’on pourra
disposer de la façon ci-dessus,
89. Choix des marches à employer. — Si l’on ne peut adopter absolument, comme marche d’une montre, une marche constante égale à la marche moyenne pendant la durée du voyage, il est d'autre part assez délicat de faire des modifications à cette marche. Il n'existe pas à cet égard de règles précises et l’on ne peut se baser que sur des indications plus ou moins valables. Il faudra donc être très réservé quant aux corrections à apporter à la marche moyenne. On pourra, si on le Juge utile, se baser pour le faire sur les remarques suivantes:
La marche d'une montre varie avec la température
10/ CHAPITRE Il.
d’une façon assez régulière. Si l’on a pu l’observer pendant un certain temps, avant le départ, à des températures variables, on en pourra conclure des indications sur. la variation de sa marche avec la température que l’on aura eu soin de noter chaque jour pendant le voyage. L'influence du temps écoulé depuis le départ sur la marche doit se faire sentir d’une facon analogue sur les marches en cours de transport et sur les marches au repos. 51 donc on a déterminé la marche pendant le séjour en un ou plusieurs points intermédiaires, on pourra se servir de ces marches pour avoir une idée du sens de la variation de la marche moyenne dans le cours du voyage.
Il faudra, lors de la détermination de la position géographique des points intermédiaires, les calculer séparément pour chaque montre. On aura ainsi autant de résultats que de montres. Les comparaisons serviront à savoir quelle importance il faudra attribuer à chaque résultat, en donnant une idée de la régularité de leur marche. Il est évident, en effet, que si deux montres ont des marches régulières leurs différences de marche seront régulières; si, au contraire, les différences À — B, par exemple, sont très irrégulières, les différences A — C étant régulières, c’est que là montre B a une mauvaise marche et les résultats qu’elle donnera, sans être complètement écartés, devront néanmoins être considérés comme n'ayant pas la valeur de ceux donnés par les autres montres.
M. Caspari, dans son Cours d’Astronomie pratique, a donné, dans le Chapitre relatif aux chronomètres et dans celui de la détermination des longitudes, tous les renseignements possibles sur le choix à faire de ces
marches. Nous y renvoyons pour le cas où l’on désirerait faire une étude plus approfondie de cette question très complexe.
On voit donc que le calcul de la position géographique des points intermédiaires ne pourra se faire, en toute connaissance de cause, qu’au retour du voyage. Néanmoins on pourra calculer approximativement ces posi- Uons au fur et à mesure des observations en employant une marche approchée de chaque montre, quitte à les
rectifier au retour.
LIT. — INSTRUMENT DONNANT LES DISTANCES ZÉNITHALES. 90. Mesure des distances zénithales. — Soit un axe
AZ dirigé suivant la verticale du lieu (/ig. 32) et portant un cercle divisé C dont le centre est sur cet axe.
Ce cercle est divisé en degrés et fractions de degré, le zéro de la graduation étant en O et la graduation crois-
sant dans le sens de la flèche. Une lunette LB peut tour-
3 DE = £ == pr me ee PR RESTES ess meet D MIT = =— EEE D a = . =
ner autour du centre C dans un plan parallèle à celui du cercle. Visons à l’aide de cette lunette l’astre S dont nous cherchons la distance zénithale et lisons, sur le cercle C, la division B qui correspond à la direction de la lunette.
Si nous connaissions la division Z qui correspond à la direction qu'aurait la lunette si elle était dirigée vers le zénith, la différence OZ — OB serait la distance zénithale de l’astre. Cette division Z peut être déterminée comme nous le verrons plus loin, mais on peut aussi s’en passer et déterminer la distance zénithale en opérant de la facon suivante :
91. Faisons tourner le cercle C et la lunette de 180° autour de l’axe AZ. Nous avons la fig. 33.
Faisons maintenant tourner la lunette autour de l’axe C, de facon à viser de nouveau l’astre S (fig. 34). Lisons la division B' à laquelle correspond la lunette. On voit que la différence des angles OCB’ et OCB, c'est-à-dire
la différence des deux lectures, donne le double de la distance zénithale cherchée.
Pour que cette conclusion soit exacte, il faut su pposer que, dans l'intervalle des deux observations, l’astre n'a pas bougé. Cela n’a jamais lieu, mais dans la pratique on admet que la position de l’astre dans le Ciel, qui correspond à la distance zénithale ainsi obtenue, est celle qui correspond à la moyenne des heures des deux observations.
92. Il résulte de cette méthode que si nous voulons avoir la division Z, qui correspondrait à la visée du zénith, 1l suffira de viser un point fixe dans les deux positions, comme nous l'avons fait pour l’astre, et de faire la demi-somme des lectures. En effet