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" CHAPITRE de verre, se coupant à angle droit, dont l'un est hori zontal et l’autre vertical. L'ensemble de ces fils et l1mage de l’objet sont regardés par l’observateur au moyen d'une loupe O que l’on appelle l’'oculaire. L'axe optique d’une lunette esl la droite qui Joint le centre optique D de l'objectif x la croisée F des fils du réticule. Lorsque l’image d’un point visé se fait sur la croisée des fils du réticule, le point est sur l’axe optique de la lunette et la direction de ce point est ainsi bien
définie.
105. Mise au point de la lunette. — Pour arriver à placer exactement l’image d’un point sur la croisée des fils du réticule, il faut que cette image se fasse dans le plan du réticule et que l’observateur voie nettement les fils et cette image. Pour ; parvenir, on commence par chercher à voir nettement les fils, ce qui se fait en rapprochant ou éloignant l’oculaire O du réticule F(/7ig. 48),
le tube qui porte l’oculare se déplaçant à frottement
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doux dans celui qui porte le réticulei on vise ensuite un point bien net et l’on déplace l'ensemble des tubes O et B, à l’aide de la vis à crémaillère V, par rapport au tube K, qui porte l'objectif, jusqu'à ce que l’on voie
nettement l’image de ce point. On l’amène, en déplaçant
[la lunette sur la croisée des fils du réticule, Si la mise au point est bien réalisée, en déplaçant légèrement Pœil devant l’oculaire, l’image du point ne paraît pas bouger
par rapport aux (ils.
106. Rectification de la lunette. — Dans l’exposé de la méthode de mesure des distances zénithales, nous avons supposé que la lunette, dans son mouvement de rotation autour du centre C, décrivait un plan parallèle au grand axe du théodolite. Les conclusions auxquelles nous sommes arrivés ne seraient pas rigoureusement exactes s1l en était autrement. Il faut entendre par « la lunette », son axe optique, puisque c’est cet axe qui détermine la direction du point visé. Z{ faut donc que l’axe optique de la lunette décrive dans sa rotation un plan parallèle au grand axe. Or, cette condition est réalisée quand, l’axe de rotation de la lunette étant perpendiculaire au grand axe, l’axe optique de la lunetle est perpendiculaire à son axe de rotation.
La rectification de l’axe de rotation de la lunette est en général réalisée par les constructeurs : d’ailleurs, la plupart des instruments ne portent pas de disposition qui permette de rendre cet axe perpendiculaire au grand axe lorsqu'il ne l’est pas rigoureusement. De plus l’erreur qui pourrait de ce fait entacher les observations disparaît par suite de la méthode des distances zénithales doubles que nous avons décrite. Nous n’insisterons donc pas sur cette rectification.
On appelle collimation l'angle que fait l'axe optique de la lunette avec la perpendiculaire à son axe de rotation. Bien que la méthodé des distancés zénithales
doubles élimine également cette erreur, elle aurait une
certaine influence sur la mesure des distances zénithales simples et, comme les instruments sont disposés de façon à pouvoir la faire disparaître, nous allons donner la méthode qu'il faut employer pour y parvenir.
Soit KP l’axe de rotation de la lunette que nous supposerons horizontal (fig. 49). Visons un point $ dans
le voisinage de l'horizon et le plus éloigné possible. Ce
Fig. 19.
an
point vient former son image en O sur la croisée des fils du réticule. Faisons tourner la lunette de r80° sur elle-même. Si la lunette est centrale (nous ferons la figure dans ce cas pour plus de simplicité), 1l faut pour cela l'enlever de ses tourillons et la reposer en mettant sur le tourillon de droite le bout de l’axe de rotation qui était sur le tourillon de gauche et réciproquement.
Si la lunette est excentrique on la fait tourner de 180° autour de son axe de rotation.
Il faut avoir soin de faire tourner la lunette exactement de 180°, ce qui se fait en lisant sur le cercle hori-
zontal. L'axe optique est alors dirigé suivant AO’. L’axe
de rotation est resté en KP. Amenons alors l’image du point S sur la croisée des fils en faisant tourner la lunette autour du grand axe: pour cela 1l faudra la faire tourner de l’angle OKO' que nous lirons sur le cercle horizontal. Si nous faisons maintenant tournerla lunette,
mails en sens contraire du mouvement précédent, d’un
OK O0” he: | angle — nous l’'améènerons suivant À,, O,, l’axe de : ; eu : OKO rotation suivant KP;, et l'angle PKP, sera aussi ———. | 2 à
L'image du point S ne se fera plus sur la croisée des fils. Alors nous amènerons la croisée des fils sur cette image en déplaçant seulement le réticule : l'axe optique viendra ainsi en AO et sera par suite perpendiculaire à l’axe de rotation KP,.On voit que cette méthode suppose que le point S est assez éloigné pour que les droites qui le Joignent aux différentes positions de l'objectif puissent être considérées comme parallèles. Cette condition est surtout nécessaire dans le cas d’une lunette excentrique.
Le déplacement transversal des fils du réticule se fait
Fig. 5o.
à l’aide de la vis V,(f£g. 5o) qui fait mouvoir la partie FG portant les fils, entre les mâchoires KH qui restent fixes.
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107. Rectification du réticule. Les visées des points ne se font pas toujours exactement à la croisée des fils du réticule. Pour les distances zénithales en particulier, il peut arriver que l'on vise le point sur le fil horizontal à une petite distance de cette croisée. Cela n’aura pas d’inconvénient si ce fil est horizontal, puisque alors tous les points de ce fil auront la même distance zénithale que la croisée des fils. Il faut donc rendre le fil horizontal rigoureusement horizontal ou, ce qui revient au même, les deux fils étant perpendiculaires par construction et les instruments ne portant pas de dispositionqui permette de modifier leurs positions relatives. le fil vertical exactement vertical. Pour } parvenir, le théodolite étant réglé, on amène un point sur le fil horizontal, et, après avoir fixé la lunette de facon qu’elle ne tourne pas autour de son axe de rotation, on s'assure, en la faisant tourner lentement autour du grand axe, que le
point reste toujours sur ce fil. S'il en est autrement on
fait tourner le tube B qui porte le réticule dans le tube K de l'objectif (J£g. 51). Pour cela on desserre légèrement la vis V qui, en olissant dans la rainure CD,
maintenait le réticule, quelle que soit sa distance de
l'objectif, dans la même orientation. On peut alors faire tourner le tube B et par suite le réticule autour de l’axe de ce tube. Quand on l’a mis dans la position convenable on serre la vis V. Si l’on veut rectifier le rétieule en rendant exactement vertical le fil vertical, on amène un point bien net sur le fil vertical et après avoir fixé la lunette, de facon qu'elle ne tourne pas autour du grand axe, on s'assure. en la faisant tourner lentement autour de son axe de rotation, que le point reste bien derrière le fil vertical. S’il n'en est pas ainsi on modifie l'orientation du réticule comme nous venons de le dire.
Quelques instruments présentent une disposition un peu différente pour permettre le réglage du réticule,
mais le principe en est le même.
108. Détermination de la valeur d’une division du niveau. — Nous avons supposé que le niveau avait son axe longitudinal parallèle à Ia lunette. Cela étant, il faut amener la lunette dans la direction de l’une des vis du pied, après avoir rendu le grand axe aussi vertical que possible; on cherche dans cette direction un point bien net que lon vise et l’on fait la lecture du cercle divisé et du niveau, puis on fait tourner lévcèrement la vis du pied; la bulle se déplace dans le niveau, on fait la nouvelle lecture de la bulle: la différence avec la première donne le nombre de divisions » dont elle s’est. déplacée. La lunette n’est plus alors sur le point; on l'y ramène en la faisant tourner autour de son axe de rotation et l’on fait ensuite la lecture du cercle divisé : la différence de cette lecture et de la première donne l'angle dont ont tourné la lunette et le niveau par suite
du mouvement donné à la vis du pied. Soit », Le quo-
ti.
à SEE { :
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ent — donne évidemment la valeur angulaire d'une ñ ù
division du niveau. On répète plusieurs fois cette Opé-
ration et l’on adopte la movenne des résultats.
109. Visée d’un astra. — Nous avons dit que pour viser un astre 1l fallait amener son image sur la croisée des fils du réticule. Cela ne peut se faire que lorsque le mouvement de l’astre est très lent, Si le mouvement est rapide, on amène l’image un peu au-dessous ou un peu au-dessus du fil horizontal le plus près possible du hil vertical, s’il s’agit d’une étoile, pour qu’elle ne soit pas masquée par ce fil et l’on note l'instant où elle passe derrière le fil.
Dans le cas du Soleil, on ne peut observer le centre de l’imace qu'il est difficile d'apprécier, d'autant plus
qu'on ne voit jamais dans la lunette le disque entier de l’astre ; on observe alors, dans le cas où l’on mesure des distances zénithales simples, l’un des bords et l’on a la distance zénithale du centre en corrigeant cette distance de la grandeur du + diamètre donnée par la Connaissance des Temps (Tables du Soleil) et dans le cas où l’on observe les doubles distances zénithales en déterminant, dans la première observation, la distance zénithale de l’un des bords et celle de l’autre dans la seconde. En en déduisant, d’après les règles données, la distance zénithale simple on a évidemment celle du centre du Soleil.
Pour reconnaître le bord que l’on observe, il faut se rappeler que la lunette renverse les images et que par suite le bord inférieur de l’astre paraît être le bord supérieur dans la lunette et réciproquement. Mais il existe
un moyen simple d'éviter toute erreur à cet égard. Sup-
POSITION GÉOGRAPHIQUE D'UN POINT. 133 posons que nous observions le soir, et soient AB l’image du Soleil et V, H les fils du réticule (fig. 52). Le Soleil baissant dans la réalité paraît monter dans la lunette ; le bord À qui est le bord inférieur, puisque l’image est
renversée, va se rapprocher peu à peu du fil H et mordre
Fig. 50. Fig. 53.
sur ce fil: on dit que c’est le bord qui mord; le bord supérieur B, le mouvement continuant, arrivera audessous de ce fil puis passera sur lui et le quittera : on dit que c’est le bord qui démord (fig. 53), et ce déplacement différent des deux bords par rapport aux fils permet de les distinguer. St donc, le soir,on a observé le bord qui mord, on saura que c’est le bord inférieur ; st l’on a observé le bord qui démord, c’est le bord supérieur. On démontrerait de méme que le matin le bord qui mord est le bord supérieur, le bord qui démord le bord inférieur. suffira donc de noter si l'observation a lieu avant ou après le passage du Soleil au méridien, c'est-à-dire le matin ou le soir, et si l’on a observé le