‹ Manuel de l'explorateur, procédés de levers rapides et de détail, détermination astronomique des positions géographiquesChapitre 56 sur 132 · TARN · texte numérisé non relu

TARN

mule donne l’angle du méridien de l’astre avec le méridien du lieu. Il faudra faire attention que, lorsque l’astre est dans l’est du méridien, on obtient ainsi une valeur qui est le complément à vingt-quatre heures de la valeur de l’angle horaire, compté comme nous l'avons supposé de o heure à 24 heures de l’Est vers l'Ouest, à partir

du méridien du lieu.

115. Moments auxquels il faut faire les observations. — Le calcul de P sera fait en employant une valeur approchée de la latitude. Le résultat sera d'autant meilleur que les observations auront été faites dans des conditions telles qu’une erreur sur la latitude ait moins d'influence sur ce résultat. Nous avons vu qu'il faut pour cela observer l’astre au moment où son azimut est voisin de 90°. Par suite, dans les latitudes moyennes, il faut observer le Soleil, trois heures environ avant ou après midi. À l'équateur, le Soleil n'ayant jamais un azimut de 00°, il faut l’observer le matin, le plus tôt possible, ou le soir, le plus tard possible, mais seulement lorsque sa distance zénithale sera plus petite que 80°, afin d'éviter les erreurs des Tables de réfraction qui deviennent trop grandes pour de plus grandes distances zénithales. On observera les é{oiles au moment où leur azimut est voisin de 90° et quand leur distance

zénithale est aussi plus petite que 80°,

116. Pratique des observations. — On devra avoir soin, avant les observations, de comparer toutes les montres avec celle qui doit servir pendant celles-ci; on fera de même après les observations. Ces comparaisons

seront écrites sur le cahier de comparaisons.

Observations du Soleil. — On se conformera, pour les observations de doubles distances zénithales de Soleil, aux règles données dans l’Aide-mémoire. On aura soin de noter sur le cahier si l’on opère le matin ou le soir. On observera toujours au moins deux séries de quatre ou six doubles distances. Il faut tàcher que les observations d’une distance zénithale double ne prennent pas plus de cinq minutes et espacer les séries aussi régulièrement que possible,

Observations d'étoiles. — Les étoiles étant assez difficiles à retrouver dans la lunette et les lectures étant pénibles la nuit, on pourra à la rigueur se contenter d'observer des distances zénithales simples, suivant la méthode donnée dans l’Aide-Mémoire.

Les observations d’étoiles nécessitent une certaine connaissance du Ciel. Leurs positions relatives s’apprennent pourtant très rapidement, surtout quand on reste dans la même région, auquel cas le Ciel a le même aspect toutes les nuits. La lunette du théodolite ne permettant d’ailleurs d'observer que les étoiles de grandeur supérieure à la troisième, le nombre des astres dont on a à s'occuper est relativement restreint. D'ailleurs, même dans le cas où, au moment de l’observation, on ne connaîtrait pas l'étoile que l’on a observée, 1l est facile de laretrouver ensuite, au moyen des données de la Connaissance des Temps, mais à la condition que l’on ait pris approximativement son azimut au moment de l’observation. On l’obtiendra suffisamment en prenant à la boussole le relèvement de cet astre et l’on corrigera ce relèvement de la déclinaison magnétique pour avoir

l’azimut vrai.

Page 1