‹ Manuel de l'explorateur, procédés de levers rapides et de détail, détermination astronomique des positions géographiquesChapitre 87 sur 132 · IV. — NiIVELLEMENT · texte numérisé non relu

IV. — NiIVELLEMENT

148. Le nivellement des sommets de la triangulation et, en général, de tous les points intéressants renfermés dans le canevas, s'exécutera au moyen de la mesure des distances zénithales en apphquant une‘méthode analogue à celle que nous avons donnée pour les astres (be 777

Fagor.

Soient À une station au théodolite dont la hauteur est

connue, CG un point remarquable ou un sommet du

canevas dont il s’agit d'établir la différence de niveau par rapport à À.

On commencera par viser une première fois le point C, la lunette à droite, puis, faisant opérer une demi-révolution à linstrument autour de son axe vertical, on visera une seconde fois Le point GC, la lunette à gauche.

La différence des lectures du cercle vertical donnera le double de Ia distance zénithale.

Comme la distance des deux points n’est jamais bien orande, il sera inutile dans ces opérations d'employer toutes les précautions qui ont été prescrites pour les visées d’un astre. On réglera seulement le théodolite très exactement, on se contentera de lire un seul vernier et l’on négligera les lectures du niveau.

Pour obtenir la différence de niveau Ce, il restera à résoudre le triangle ACc. Les opérations précédentes de la triangulation font connaître la distance A c, on déter-

minera donc la hauteur inconnue par la formule Ce— Accotz:

ou bien on se servira de l’abaque dont nous avons donné la construction et l'emploi lorsque nous avons parlé du chisimètre. Il suffit de remarquer que la distance zénithale est le complément à 90° de la hauteur angulaire.

Si, au lieu d’être plus élevé que la station, le point C est au-dessous, on voit aisément que la manière de procéder sera la même; la distance zénithale, au lieu de se traduire par un angle aigu, se présentera avec la valeur d’un angle obtus. |

Dans le premier cas, c’est par une addition de la dif-

férence de niveau et de la cote du point À que l’on

obtiendra celle du sommet visé; dans le second cas,

c est par une coustraction.

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