X. — Les eommencements de la comédie
1° Lb« Sovbcgb. — Les frères Parraict, Histoire du théâtre français; — L'Ancien théâtre français, publié par VioUet-le-Duo ;
— Ch. Magnin : Les eommencements de la comédie italienne en France, dana la Bévue des Deux Mondes du 15 décembre 1S47;
— Ratbery : Influence de l'Italie sur les lettres françaises, Paris, 1853; — Armand Baschet, Les comédiens italiens à la cour de France, Paris, 1882; — Ad. Gaspary, Storia delta Utteratura italiana, trad. de l'allemand, Turin, 1891, t. II, seconde
2° LehAuTBUBS BT le OtVELOrPEHEKT DU THËAIRE COHIQUE. LeS
dernières aotiea. — Que l'origine de la comffdie en France n'est ni française ni purement latine , mais italienne. — La comédie ilalienne da eti* siècle; - — ses origines latines; — ses origines populaires et nationales : La Commedia deW Ârte. — Influence des s novellieri u. — Les personnages de la comcdie. — Traves' tisBements, quiproquos et reconnaissances. — Le valet comme cheville ouvrière de l'intrigue; — et qu'il doit le demeurer jusqu'au Mariage de Figaro. — Les cooK^diens italïena en France; — La
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Ï6 MANUEL DE l'histoire DE LA LITTÉilATrBE FRAKÇAISH
sance; et peut-èlre même en est-ce le plus important. Quand on essaie d'atteindre le principe même de leur opposition, il semble qu'on le trouve dans une de ces oppositions de races qui sont de toutes les plus irréductibles. Les contemporains s'y sont trompés d'abord. Mais ils ont promptement reconnu leur erreur, lis ont compris qu'il fallait choisir, devenir Allemands ou rester Latins, suivre dans ses voies l'humanisme ou donner le pas sur toutes les autres aux préoccupations morales ; et de ce conflit est résultée la différenciation des littératures du Nord et des littératures du Midi. [Cf. M"' de Staël, De l'Allemagne, et H. Taine, Littérature anglaise.} Elle coïncide exactement, on le voit, avec la division de l'Europe du Moyenâge en deux grandes u nations » désormais séparées et qui ne se rapprocheront plus, qui ne se rejoindront plus
troupe des premiers Gelosi; 1571 [Cf. Bascbet, op. cil.]; — les seconds Geiosi, 1577; — et ODt-ile effectivemeni joué les comédies de Pierre de Larrivey?
Pierre de Larrivey [1540-1612] ; — son origine italienne; — s« traduction des Facétieuses nuits de Slraparole, 1576 ; — ses comédies, 1579. — Il n'y en a pas une des neuf qui ne soit traduite ou s adaptée n de quelque comédie italienne. — Déclarations de Larrifey dans sa Dédicace à M. d'Amboise. — A noter également que ses comédies Bout toutes en prose. — Ce sont de pures comédies d'intrigue. — Le principal intérêt qu'elles oFTrent est d'avoir été plus tard imitées par Molière [Cf ootamment l'Avare d'une part, et de l'autre le Laquais, I, se. 1 ; — la Veui/e (dont l'original italien a pour auteur no Bonaparte), III, Bc. 2; — et les Esprits. III, se. 6]. — D'une curieuse différence de ton entre les premières et les dernières comédies de Larrivey : la Constance, le Fidèle, lea Tromperies; — et en quoi celles-ci sont plus romanesqnes.
De quelques autres auteurs de comédies : Jean Godard, Odet de Turnèbe, etc. — Le développement de la comédie est interrompu, comme celui de la tragédie, par le succès de la tragi-comédie. — La société française du temps de Charles IX el d'Henri III étaitelle mûre pour la comédie? — Raisons d'en douter; ~- dont la
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de longtemps mainteDant. Le passage est accompli de l'homogène à Vkécérogène. Et le travail de différenciation ne va plus s'interrompre. C'est ici que finit, avec l'histoire du Moyen-âge, l'histoire de la littérature a européenne » et que s'ouvre, avec l'histoire des nationalités, celle des littératures modernes.
Un des premiers effets de la transformation qui commence est ce que l'on a heureusement nommé la LaUnisation de la culture. [Cf. Burckhardt, Civilisation au temps de la Benaissance.] Peu à peu, sans presque s'en douter ni s'en apercevoir, tout en continuant d'affecter
principale est la liceoce qui régnait alori dans la satire. — On en peut tronver une leconde dans l'Jndë ter mi nation du caraclère national ; — ce qui fait rire nne race n'en faisant pas rire une autre, et le caractère TraDjais étant à peine formé.
3° Les Œbvbes:— de Jodelle, VEugène; — deTLuaijBtlieaa. la Reconnue; — de J. A. de Baïf, ses traductions de VEunuque et du Miles gloriosua; — de Grévin, la Trisorière, 1558, les Eshahis, 1560 ; — de Jean de la Taille, les Corrivaax. 15GZ ; — de Lou!a le Jars, Lucelle, 1576; — de Pierre Larriïcy, son premier recueil, contenant ; le Laquai», la Veuve, les Esprits, le Morfondu, les Jaloux, le* Escaliers, 1579 ; — d'Odet de Tnrnèhe, les Conlens, 1580.
Les comédies de P. Larrivey ont été réimprimées dans VAncien théâtre français de Viollet-le-Duc, I. V, VI et VII.