II. — Jean-Baptiste Poquelin de Molière [Paris
f 1673, Paris].
1° Les Sources1. — Bayle , dans son Dictionnaire, article
1. Conférez, — mais avec précaution, - - la Bibliographie moliéresquc de M. Paul Lacroix, Paris, 1875, Auguste Fontaine
sa?- Madame de Sévigné, t. II, Paris, 1844]. Ce n'était que festins, collations, promenades, carrousels, divertissements sur l'eau, « bains en rivière », mascarades, concerts, comédies et ballets, d'où naissait et se dégageait, non sans quelque dommage des mœurs, une politesse nouvelle, moins apprêtée, plus libre que l'ancienne, également éloignée
De la grande raideur des vertus des vieux âges
Poquelin, 1695; — Grimarest, La Vie de M. de Molière, 1705; — Baillet, Jugements des savants, n° 1520, t. V de l'édition de 1722; — les frères Parfaict, Histoire du théâtre français, t. X, 1747; — J. Taschereau, Histoire de la vie et des ouvrages de Molière, 1825, — et 5e édition, 1863; — Bazin, Notes historiques sur la vie de Molière, 1847, 1848, 1849, 1851 ; — Soulié, Recherches sur Molière et sur sa famille, Paris, 1863; — Jal, dans son Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, articles Béjart et Molière, 1864, et 2e édition, Paris, 1872; — J. Loiseleur, les Points obscurs de la vie de Molière, Paris, 1877; — L. Molaud, Molière, sa vie et ses ouvrages, 2e édition, Paris, 1885; — Henri Chardon, Monsieur de Modène... et Madeleine Béjart, Paris, 1886; — G. Larroumet, la Comédie de Molière, l'auteur et le milieu, Paris, 1887; — Paul Mesnard, Notice, formant le tome X du Molière de la collection des Grands Écrivains de la France, 1889; — G. Monval, Le Moliériste, 10 volumes, de 1879 à 1889. [Les brochures relatives au passage de Molière dans telle ou telle ville de province, trop nombreuses pour qu'on puisse ici les énumérer, sont presque toutes visées dans ces six derniers ouvrages.]
Vauvenargues, Réflexions critiques sur quelques poètes, 1746; — Diderot, Entretiens sur le Fils naturel, et Essai sur la poésie dramatique, 1758; — Rousseau, Lettre sur les spectacles, 1758; — Chamfort, Éloge de Molière, 1769; — Schlegel, Cours de littérature dramatique, 1809-1814; — N. Lemercier, Cours analytique de littérature, 1810-1816, t. II; — Sainte-Beuve, dans ses Portraits littéraires, 1835; dans son Port-Royal [livre III, ch. 15 et 16]; et dans ses Nouveaux Lundis, 1864; — P. Stapfer, La Petite Comédie de la critique littéraire, Paris, 1866; — Louis Veuillot, Molière et Bourdaloue, Paris, 1863 et 1875; — F. Brunetière, La Philosophie de Molière [Études critiques, t. IV] et Les Époques du théâtre français; — J. Lemaître, Impressions de théâtre, 1886-1896.
et des cérémonies de la préciosité, qu'elle rendait les unes et les autres diversement, mais également ridicules. Elle s'insinuait rapidement, dans les manières d'abord, qui devenaient à la fois plus élégantes et plus naturelles; dans le langage, qu'elle achevait d'épurer; dans les sentiments, qui devenaient plus subtils et plus compliqués. Le succès du Misanthrope en 1666, celui d' ' Andromaque en 1667, celui à' Amphitryon en 1668 en célébraient le
F. Génin, Lexique comparé de Molière, Paris, 1845; — Paringault, De la langue du droit dans le théâtre de Molière, Paris, 1861 ;
— Alexandre Dumas fils, dans la préface d'Un père prodigue, 1868;
— Edmond Scherer, Une hérésie littéraire, 1882; — Ch. Livet, Lexique comparé de la langue de Molière, Paris, 1895-1897.