MANUEL DB L*H1ST01RB DB LA UTTBRATUBB PI
vie, qui est une tragédie pour ceux qui sentent, comédie pour ceux qui pensent? » Cela fait aussi! genres bien tranchés, parce que cela fait deux « d'esprits », on pourrait presque dire deux sexes ; eti quelle femme ne préférera de tout temps Androrm Misanthrope^ Zaïre au Barbier de Séyille (j'entei de Beaumarchais) ; et Hernani à Tragaldabas? Msiit des familles d*esprits, s'il y a des genres, des esp< ces genres, des rangs dans ces espèces, nos impressi sont donc plus rien en critique, ni même nos jugei Que Ton blâme ou qu*on loue, que Ton approuve Ton condamne, ce n'est pas la sentence qui impoi n'est pas même le juge ; les <c considérants » sont t<
en est sans doute née du désir de passer en popularité les du « roraan » feuilleton; — l'auteur des Mémoires du Dia celui des Mystères de Paris. — De l'esprit du roman ; — de avec lequel y sont flattés les pires préjugés populaires; — ce propos, que si Victor Hug^ n'est pas ce qu'on appelle un a seur », — ses idées ont cependant plus de portée qu'on ne le attribue. — William Shakespeare, 1864; — et qu'en plus d'un la critique n'a rien trouvé de mieux que quelques jugement quelques intuitions littéraires d'Hugo. — Les Travailleurs dé\ Mer, 1866 ; — et qu'il s'y trouve des choses « profondes » ; — ^ qui d'ailleurs est assez naturel ; — si, quand on possède au de|| où il Ta possédé le don de l'a invention verbale », — on ne saan associer diversement les mots, — sans associer diversement aua les idées qu'ils expriment. — On ne saurait non plus traiter « lieu commun » — sans toucher aux questions les plus général qui intéressent l'humanité; — et par exemple, on ne saurait dévt lopper le contenu des mots à' indépendance , — de liberté, — < pairie, avec les moyens d'Hugo, — sans mettre en lumière quelqui aspects nouveaux des choses [Cf. Quatre-vingt- Treize]. — Et en£ quand on ne pense que dans la direction de l'opinion générale, les pensées qu'on exprime s'appuient alors de l'autorité de toi ceux qui les ont approfondies. — C'est ce que l'on voit bien dar le poème de Religions et Religion, 1880; — qui n'est au tôt; qu'une expression populaire; — et moins raffinée, mais exact suffîsamment de l'opinion des Schleiermacher et des Renan; -
LA. littSbaturbmodbrub
a valeur de ces u considérants », d'où dépend-elle à eod tour, sinon de la connaissance que nous avons — ou que nous pouvons avoir — des lois qui gouvernent l'esprit bumain? La gloire de Sainte-Beuve est d'avoir près- ' senti cette vérité si simple, que d'ailleurs il n'a pas toujours eu le courage d'appliquer. Mais il suffit ici du pressentiment, puisque aussi bien d'autres que Sainte- Beuve en allaient tirer bientôt toute une conception nou-
'elie de la critique; — el c'est ainsi qu'après avoir été l'un Jes plus solides appuis du romantisme naissiint, nul n'a plus fait contre lui que l'auteur des Confessions de Joseph Oelorme, eu devenant, dans sa maturité, l'auteur des Causeries du lundi.
cdes
iBijiielle cat que toutes les i
limilatioas; — ou des dérorinatioDSi — ou des corruptions de lu
li^ligion UDiversetle,
Il cat I Mais nul cri d'nn^e ou d'hammc, nul cITrm, NkI amour, nulle boui^hc, bumhle, ou teixlr'! ou «upirbe. Ne peut distinctement balbutier co rcrbc t Il eitl II est! Il eatt U esl «perdumcul.
Celle observation uous rHtuèae à la comparaisou du l'dli! de
iclor Hugo avec celui de Voltiilre; — et, sans insister sur i:c
di'isne >: -^ dont iU ont cru l'un et l'oulre assurer d'auiauL
plus Bolidemcnl la fortune, — qu'ils traitaient l'un et l'autre plus
injuriou sèment les religions positives. — an voit apporaitre trois
grandes diCTéreiices. — La prcnaière e«t tout à l'avantage d'Hugo,
qui est comme poAte le plus o extraordinaire» de nos lyrique?; —
•t, dans ses chefs-d'œuvre, le plus grand écrivain que nous ayons
; — tandis que de nombreux prosateurs sont au-dessus de
■. — Mais en revanche Voltaire n possédé deui choses qui i
it manqué à Victor Hugo. c'est n savoir: — une culture iHenduf,
'ïée, solide, voîsiDe en quelques points de l'érudilion m^me; —
Ire part, il ue bl-sI désintéreasé d'aucune des ujanife stations j l'esprit de son temps; ^ tandis que la curioailé de Victor Hug eurée entièrement étrang^Te au mouTemcnt " Bcienllflque et philosophique de son temps. — El que c'est peut-être eu cl'I
4/0 MANUEL OB l'hISTOIRB DE LA LITTERATURE FRAKÇi
Ce serait peut-être exagérer que de vouloir mon encore des adversaires du romantisme dans l'aul des Destinées, 1843-1863, ou dans celui d^Emaux Camées, 1852. Mais on peut du moins avec vérité les appeler les transfuges. Pour être le plus grand de i poètes, il n*a manqué au premier des deux que d'av quelques-uns des défauts du second : son inépuisal abondance d'invention verbale, sa préoccupation ^ « pittoresque », et sa virtuosité. Aussi, et presque à s débuts, de bons juges ne s'y étaient-ils pas mépris
qu'il est poète; — si tous les grands poètes ont eu en génér. leurs regards tournés vers le passé; — mais c'est aussi pour cel qu'ayant joué en apparence le même rôle que Voltaire, — il n'es cependant pas au même degré que Voltaire la « représentation ; de son temps.
3** Les Œuvres. — Les Œuvres de Victor Hugo, faciles à classer, et en négligeant les Œuvres de début, qu'il a lui-même oubliées, sont :
Ses Poésies, qui comprennent : les Odes et Ballades, 1822, 1824, 1826, 1828 ; — les Orientales, 1829 ; — les Feuilles d'automne, 1831 ;
— les Chants du crépuscule, 1835; — les Voix intérieures, 1837;
— les Bayons et les Ombres, 1840; — les Châtiments, 1852; — les Contemplations, 1856 ; — la Légende des siècles [trois parties], 1859, 1877, 1883; — les Chansons des Bues et des Bois, 1865; — i Année terrible, 1871;— PArt d'être grand-père, 1877;— le Pape, 1878;
— la Pitié suprême, 1879;— lAne, 1880; — Beligions et Beligion, 1880; — les Quatre Vents de Vesprit, 1881; — le Théâtre en liberté, 1884.
Sou Théâtre [Cf. ci-dessus : le Théâtre RoMAiSTiQUE].
Ses Bomans, qui sont : Bug Jargal, 1818, 1826; — Han d'Islande, 1823; — le Dernier jour d'un condamné, iS29; — Notre-Dame de Paris, 1831 ; — Claude Gueux, 1834; — les Misérables, 1862; les Travailleurs de la mer, 1866; — l'Homme qui rit, 1869; — et Quatre-vingt-Treize , 1874.
Ajoutons les OEuvres politiques, c'est à savoir : Étude sur Mira^
si
tu
LA. LlTTÉHATnHB UOfiBRHE Ut -1
Bûchez et ses amis, raconte Sainte-Beuve, avnient remarqué au sein de l'école romantique la haute pei
lalité de M. de Vigny et avaient tenté de l'acquérir n; et
lista, continue le critique, — ayant trop d'orgueil, et
de juste orgueil, pour être jamais d'une autre école que la
sienne, — h mais il fut amené dès lors a s'occuper de cer-
taines questions si
ialesplu
il ne l'avait fait
jusque-
Cf. Nouveaux lundis, t. VI, p. 420]. Et, on le sait, à dater 1830, s'il y a du romantisme encore dans Stella, dans Challerton, il y en a bien moins dans Grandeur et Servitude miiitaîrea', et on u'en trouve plus guère que des traces dans la Sauvage, la Mort du loup, 1843, la Maison
lu herger, 1844; la Bouteille à la mer, 1854, Est-ce pour
1834; — Napoléon le Petit, 1852; — Histoire d'un Crime, 1652-1677 : — et les quatre Tolumes intitulés Avant l'Exil; Pendant l'Exil, et Depuis l'Exil;
Enfin ; Littérature et philosophie mêlées, iS3i; — le Rhin. 1842: — ffilliam Shakespeare, 1864; — V Archipel de ta Manche,
a encore publié, depuis a Œuvres posthumes et i 1 OËurres complètes ~
poète, cinq ou six volume* de Correspondance, "orrespondancc — onl été 85-1888. Hetlei.
^H IV. — George Sand (Amantine-Luclle- Aurore Dupin, ^B,tiaroiuie Dudevant], [NohuDl, 1804 ;t 1876, Nohaal].
1" Les Soukces. — GeorfjH Sand, Histoire de ma vie, 1854-1855;
et Correspondance, 1882-1884 [Cf. ses premiers romuns, Indiana,
Valenline; et plua tard. Elle et £ui].
» Sainte-Beuve, Portraits contemporains, t. 1, 1832, 1833; et Caufgries du lundi, t. I, 1850; — Gustave Planche, dans la Bévue des Deux Mondes de décembre 1832. iioût 1833, et octobre 1834; — Comte T. Walsb, George Sand, Paris. 1837; — A, Vinet, Éludes sur la littérature française au xtx* siècle, article écrit à l'occasion da livre précédent; — Lermimer. dans la Jtevue des Deux Mondes, ^ avril 1844-, — Charles d« Maïade, ibid.. mai 1857; — O. d'Hauss biographiques et tillérairei
Meorge Sand, dtii
mdsÉcr
472 MÂNCBL OB L*HIST01BB DB Là LITTERATURE FRAKÇ^
cela que Sainte-Beuve y a, lui, signalé « du décli Mais cVst exactement le contraire qu'il eût fallu Vigny n'a pas laissé de plus beaux vers, qui lui semblent davantage, ni qui donnent de ce qu'il fui plus noble idée. C'est de la Mort du loup :
Seul le silence est gprand, tout le reste est faiblesse;
c'est de la Maison du berger :
J'aime la majesté des souffrances humaines;
c'est de la Bouteille à la mer :
Le vrai Dieu, le Dieu fort est le Dieu des idées;
que se sont comme envolés tous les vers de lui qui cha
— Emile Faguet, XIX* siècle, Paris, 1887; — F. Brunetière, Év lution de la poésie lyrique, 1893.
29 L'Ecrivain ; — et, avant tout, du triple contraste de la réguli rite de la production avec le désordre de son existence ; — des fraîcheur et de sa légèreté d'imagination avec la violence de quel ques-unes de ses « revendications » ; — et du caractère d'imper sonnnlité de son style avec l'inspiration individualiste de ses premiers romans.
Origine, famille, éducation d'Aurore Dupin [Cf. Histoire de ma s'ie\ ; — son mariage ; — ses premières Lettres [Cf. notamment la lettre de Bagnères, 28 août 1825]. — Sa séparation [Cf. Lettre du 3 décembre 1830, et Indianà] ; — son installation à Paris et ses débuts littéraires. — Henri de Latouche et Jules Sandeau. — Rose et Blanche, 1831; — Indiana, 1831; — Valentine, 1832; — Lélia, 1833; — Jacques j 1834; — et qu'au moyen de leurs autres mérites [il faut excepter Rose et Blanche^, fraîcheur et vérité poétique du paysage; — caractère bourgeois et réel surtout de l'intrigue; — fluidité et abondance du style; — l'originalité n'en est pas tant d'avoir proclamé le « droit divin » de la passion, — que d'avoir achevé de rendre le roman, comme genre, « capable de porter la pensée », — C'est ce qu'on n'avait pas fait depuis la Nouvelle Héloïsej 1762, et depuis Corinne, 1807. — Mais, tandis que Corinne était placée dans des conditions singulières, — et qu'il n'y a pas d' « intérêt » proprement romanesque dans le roman de Rousseau,
— il y en a un dans Valentine, comme dans Indiana; — et quelle
tcnt dans
iv, plei
Lk. LITTÉRATURB MODBRMS
On a surtout entendu le '
égaleoienl li'iclie,
qu'il opposait aux lunieutatîuns dont les romantiques 1 avaient assourdi les oieillea de leurs contemporains. Et ^ finalement, par riotermédiaire du symbole, dont il a r saisi la destination première, — qui est d'exprimer lu ^ parenté non moins certaine que confuse de l'idée pure et j de la forme plastique, — toutes ces pièces, ou plutt^t tous ' ;s poèmes, ont ramené la poésie à la conscience de son ] objet el de sa fonction sociale, n Je ne suis qu'une so de moraliste épique », a-t-il dit lui-même [Cf. Journal j
soîl la condilioQ des héroïnes de d'orge Sand. Ii-i moins ne Borteat pas de l'ordiDaire. — Peut-on en dire ax leurs sentiments i — et surtoul de ceux qu'on Irouve cipri s Jacques ou dans Lélia ? — Que si l'on ne peut pus le din i l'on doit au contraire les appeler des romans perBOnael: Tiques «. — ■ c'est dooo en cela qu'ils sont l'omantiques, — ne byronieus. - Il convient d'ajouter que. comme ils le s décor exotique; — ai recul faiatorique; ^ ils le sont d Cinq-Mars ou Notre-Dame de Paris; — et lo Fëunies expliquent assex. — pour ne rien de l'auteur. — que deux romans : fiidîniia et Valtniine, 1 fB pour rendre illustre en deux ans le noin de George j - qo'uu an plus tard Lélia rendait fameux; — et plus '. l'année suivante, ce que Ton pourrait appeler l'nvcn'
I de Vei
D'un mol de la ducliesso de Bourgogne, que o sous le règne i des femmes ce sont les hommes qui gouTemenl i vie liUcrairc de George Sand en vérifie la justesse; — si de Mauprat, 1837. jusqu'à In publication de l'Bistoire de ma vie, 1854-1835, — ce Bont ses amitié!) masculines qui éclairent rhisloîi'e de son œuvre. — En effet, pendant quinze ou seize ans, sa i virtuosité u, — Irk» J dlirOrenle de celle d'Hugo. — ne s'eal guère employée qu'A revêtir d'une forme d'art, — des idées qu*on lui suggérait. — L'inf^ience Lettres à Uarcie; Spiridion;
de la lyre, 18U',i,
- L'inll.»
:• de Pic
■ I.ci
1 \pi
47ï MANt*BL DE l'hISTOIIIB DB LA LITTÉBATURB FRANÇ^
d'un poète, 1834]. Et on ne saurait mieux dire, ni n marquer comment et par où son action a divergé d'à de relie des romantiques, pour finir par en triomphe Il avait dit aussi : « Un livre tel que je le conçois être composé, sculpté, doré, taillé, fini et limé et comme une statue de marbre de Paros », et a cet égar faut bien convenir qu*il est demeuré, dans ses plus be poèmes, trop au-dessous de cette ambition d'art. L'ht ncur de la réaliser devait appartenir à l'homme que 1 considère encore quelquefois comme le plus intransiget des romantiques, qui Ta été en 1830, mais qui ne l'est ji resté, et qui, au contraire, rien que de la manière dont il transformé l'art de décrire, aurait pu lui tout seul dégag
socialistes ou hamaoitaires : le Compagnon du tour de France, 184 le Péché de Monsieur Antoine, 1845, — L'influence de Chopin < de Liszl : Consuelo, 1842-1843. — L'influence de la franc-maçon neric : la Comtesse de Budolstadt, 1844. — L'influence de Barbe et le rôle de George Sand dans la révolution de 1848. — Mais ell n'en conserve pas moins, — sous l'action entre-croisée de toute; CCS influeuccs, — un coin de Berri dans son cœur; — l'amour de Is nature ; — et le goût des paysanneries [Cf. la Mare au diable, 1846 ;
— la Petite Fadette, 1849; — François le Champi, 1850]. — Et le succès de ces romans, — au lendemain des aventures de la Révolution, — opère un double effet; — qui est de la réconcilier ellemême avec le grand public; — dont elle avait semblé vouloir se séparer pour ne s'adresser qu' « au populaire ; » — et le grand public avec elle; — comme ne voyant plus en elle qu'un grand talent reconquis sur l'esprit de parti.
Elle a gagne de son côté deux choses à traverser le socialisme,
— dont la première est d'avoir aperçu le danger de 1' « individualisme ; — et en second lieu, elle a compris que le monde est plus vaste que le peu qu'en saisit notre expérience personnelle. — Nous ne sommes pas les seuls hommes, et nos maux ne sont pas tous les maux; — il y en a d'autres, et de plus cruels, que de s'être mariée sans amour, comme Valentine; — ou d'avoir, comme Lélia, trouvé le dégoût au fond de la volupté. — Et de là le caractère nouveau des romans de la dernière période; — à l'exception à' Elle et Lui, 1859, — qui est sa réponse, un peu tardive, à la Confession d'un
t* UTTÉBATDFB MODBRNE 17B
du romantisme ce que les doctrines en contenaient de niituralisTue encore inconscient : n Je suis allé a Constiintinople, disait Théophile Gautier, pour être musulman il mon aise; en Grèce, pour le Parth<;noii et Phidias; en Russie, pour la neige et l'art byzantin; à Venise, pour Saint- Marc et le palais des Doges ii [Cf. Bergeral, Théophile Gautier, p. 126, 127]. Et qui ne voit ici que, de voyageur, lU, comme on dît, de touriste, en se faisant l'historieD ou e peintre des contrées qu'il parcourt, c'est comme s'il eût iolu de s'absenter de hii-même, pour y laisser se graver ■'image de la nature, des monuments, et des lieux? Ni les ffusset, ni les Hugo n'eussent été capables de ce désintépessement. Comme d'ailleurs aucun cerveau ne saurait
infant da siècle. — Jean de la Roche. 1860; — te Maniiiis de
^Viltemer, 1861: — Tamaris. 1862; — M"» de la Quintinig, 1863
[cdui-ci est une réponse è VHisloire de Sibylle. d'Octave PeiiiUol],
— Elle n'abjure point ses idées; — et elle plaide toujours volonliers ce qu'elle croit être la cau^c de la n liberté i ; — elle ue veut point
trainle morale ni politique; — - mais l'ardeur d'apostolnl ;, — et surtout l'ardeur de la révolte, — AiUonia. 1863; — f Cùnfeision d'une jeune fille. 1865; — Monsieur Silvestre. 1866; - le Dernier amour. 1867, — Jtf"" Merquem. 1868. — Si son iroapnution ae B'upplîque point à se « aoumettre t k sca modèles, >■ elle mMe pourtant beaucoup moins d'elle-iuème aux peinlurts en fait; — et le grand intérêt en eït pour elle dans l'air , — sinou de réalité qu'elle leur communique [Cf. sa Correapondanee avec Flaubert, et plus loin l'article Flàobïht]. — Elle subit vaguement l'inQueaae rétrospective de la popularité d« Balzac tous les jours grandissante ; — et du o réalisme > qu'elle n aidé n naître.— Les d e m ièrea œuvres : Francia, 1871; — JVanon, 1872; — Ftamarande. 1875; ^ ta Tour de Pereemont. 1876. — Pourquoi BOUS ne parlons pus de son o ihénlre »; — s'il ne lui appartient qu'à peine; — et que les rnres succès qu'elle y a obtenus
— ne soient dus qu'à l'habileté techuique de ses collaborateurs. Du grand défaut des romans de George Saiid . — et. l'immuralîté
uaïve de quelques-uns d'entre eux mise à part, — qu'il cousislc '. qu'ils partent bien de la réalité; — a> ' "
. tous dans le '
«guc.
t;S MANDBI. DE L'HltTOIIIK DK LA UTTÂBATUIIB I
faire ainsi, de lui-même, ntitiirellement, spoi œuvre ou « métier de chambre noire », une co résulte du principe, laquelle est que noas comi par nous mettre en état de ne mêler à nos impre le moins que nous pourrons nons-mêmes de noi Autre contradiction encore, autre point de divisi romantisme! Et comme il n'y a d'autre chance < qu'une attention perpétuelle au choix des m« nous emploierons pour traduire ces impressîc viifin un scrupule, un souci constant de la forme lance inquiète que n'avaient pas eue non plus 1 tiques, dont ils s'étaient même un peu moqués [< tine. Lettre à M. Léon Bruyt d'OuiUg; et Mus
exprimer d'aoe auire maDiire; — et d'une formule où el les défauts (e compensent ; — en disant que, depuis J qu'au Marquis de Villemer, — ils tiennent tous du poèi
— bien plus que de l'étude des moeurs; — et il faut . poùme en prose ■ improrisë ■.
3" Lf.b Œuvres. — Nous avons ënuméré, chemin principaux ramans de George Sand. Ses Œuvres compli un peu plus d une centaine de volumes [édition Miche non compris les quatre volumes de l'Histoire de ma v, six volumes ntluelloment parus de la Correspondance.
V. ~ Chsrles-Aagastin Sainte-Benve [Boulog 180'i; J: 1869, Paris].
r Le» Soubceb. — Sainte-Beuve, d'abord ; Portraiti rains, l. H. — Portraits Ulléraires, t. II ; Causeries du et le volume de Table des Causeries; — - Nouveaux luni
— Lettres à la Princesse ; — et sa Correspondance. Gustave Planche, dans la Revue des Deux Mondes
1851 ; — Covillier-FIeury, Études historiques et littér
— Alfred Michiels, Histoire des idées littéraires en mx" siècle. 1813, 18'i8, 1861, 1864.
J. Levallois, Sainte-Beuve, 1872; — Pons, Satnte-S inconnues. 1879; — J. Troubat, Souvenir* du derniers Sainte-Beuve, 1890,
O. d'IIuuBsonvillc, Sainte-Beuve, sa vie et ses œi
une lecliirc] ; el dont Tabsence, par un juste retour, duan< même à leurs chefs-d'œuvre, on ne sait quel air de négli-j gcnce ou d'improvisation. Avec l'auteur A'Emaux Camées une génération d'artistes succède à une généralion d'improvisateurs. On joindrait volontiers à son nom celui de Tliéodore de Banville, — pour ses Cariatides, 1842. ses Stalactites, 1846, ses Odelettes, 1856, — si l'art
gageure; et puis si trop souvent, dans ses œuvres, l'auteur des Odes funambulesques, 1857, ne semblait se railler de son sujet, de son public, et de lui-même.
Considérons maintenant ensemble toutes ces inilucnces, et nous ne nous étonnerons pas qu'aux enviions de 1850,
— F. Brunelière, l'Évolution des genres, t. I, 1BB9; et l'Évolution de la poésie lyrique, l. 1, 1894; — Emile Fagucl, Sainte-Beuve, dans la Revue de Paris, février 1897.
2° L'Écrivain. — Sou origine; — et qu'il serait d'ailleura inutile de noter le lieu de sa naissance, Boulogne-sur-Mer, — s'il ne lui avait dû le patronage de Daunou, - — qui i<lait égnlcnienl de Boulogne ; — dont les ronversatiouB limburent Je l'esprit du xviii* sièclo; — qui peut-(li*L- favorisa ses débuts d.ins le Globe. 182i; — ol en tout cas qui lui donna le conseil d'écrire son premier ouvrage i le Talileau de la poésie française au xti» siècle. 1827-1828.
A. Le Poète; — et son rôle dans la rérolutioa romauliqut a trouvé le iDoyen, en rattachant le romantisme i la Pléiade et André Chénier, — de donuer aux novateurs toute une longue ligut d'ancêtres; — moins illustres, mais plus « anciens u. que ceux do se l'é cl a niaient les pseu do -classiques. — Ayant reconnu dans Ro Bard[Cf. ci-dessus l'article RonsxROJ. — le pluR grand inrentour leplushubile ouvrier de rythmes qu'il y ait eu dans la langue frai çaise, — il u enseigné aux a romaaiiques n en général, Violor Hugo, particulièrement, — le pouvoir ou la ver forme [Cf. 1» pii'ee célèbre :
Hîmi!, qui donnai leurs sons
is les Pensées d'août. VEptiri î Coiifessivns de Joseph Dilorm
■ Villemain]. ■
F — entre 1848 et 1855, — U r^ction drijtt i cantr*^ le rtimanliimi* »f poarAuive cl s'achf>ve dans tou genres k la Tois. On ) 'attaque Ritr su fmli tique, dont les iifinpnts d« 1648 unt i-x^ la lianqueronte ; on l'attaqtiR sti murale; on l'iittnqut^ sur Boncstlif'tiquf . On nppUaditI] aux Châtiments, parce qu'en effet, ils contiennent, mi h des prossi^rftHs suim nutii, quelques-uns des plus bel ven d'ilugo; mais on n'n garde de les imiter, pt diverse* misons, parmi lesquelles il y en a de pulitiqu* mais de litti^raires aussi, ot en plus grand nombre, i prodigieuse Tacilité du poète ressemble à de l'iocoiil nence et le torrent de son invention roule décidt^ment pn de mots nu de sons que d'idées ! A la » femme incomprisej
sea Conâolationit, t83l, — îl a poussû le lyrisme. prcisiAD liu mai du poêle, — jusqu'à U limite ofi cette hypertn phic de la pcrsannaliti^ devient positive ment « morbide d cet jgard. c'est de lui que proc<>dera en partie Baudelai enlin, dnns les Pensées d'août. 1837, — et comme conTaio lyrisme ainsi conçu ne saurait avoir qu'iiu temps, — n'ayant plfl rien Ini-mSme d'inli'rcsBanl n dire en vers, — il a Tait des ne sont que d'usset mauvaise prose; — mais qui n'ont ;: iiaclimalé dans la po<^sîe ri-nncuiso contemporaine le goût de l'ia gnilinnl; — cl la symp.ithie pour la mildioorilé. B. U Critique.
I" Du 1824 à i837. — C'est la période des Portraits littéra et des Portraits contemporains; — période militante et active, où, quand sa critique ne lui sert pas d'un moyen pour aolisfaire dd L-ancunes ; — et difilnhuer les rangs par rapport â celui qu'il ■ luf même la prétention d'occuper comme poète; — elle n'ei que le journal de ses impressions personnelles; — cl en purement romantique. — Mais il semble déjà que, dans 1 de sea impressions peraonuellea, — la curiosité de connaît» les conditions des oeuvres, — tienne pins de place que la s faction d'en dénoncer les défauts; — que le besoin de les jugerl — ou que le plaisir même d'eu jouir; — et ainsi, d'une critiqua purement subjective, — se dégage et déjà se dêtaclie, tique psychologique. ^ dont la leudaiice eat de subordonirt ^Jt'étnd* oa l'emnen des « oeuTres ■ à la coBnalsaiaee dt» >
des romans de George Sand, ou de ses imitateurs, et tandis
qu'elle-même fait succéder les hci-oînes paysannes de la \
Mare an Diabh. et de la Petite Fadelle, l'école « du bon
sens Ji oppose les comédies bourgeoises de Camille Doucet
f et d'Augier. On dépouille la courtisane de l'uuréole poé-
1 tique dont le romantisme l'avait couronnée, et au Heu
' de Marian Delorme ou de Lélia, elle s'appelle Marguerite
Gautier [Cf. la Dame aux Camélias, 1852] ; Suzanne
d'Ange [Cf. le Demi-Monde, 1855), ou Olympe Taverny
I [Cf. le Mariage d'Olympe, 1855]. Un exemple non moins
Isignifîcattf est celui d'un jeune écrivain qui, après avoir débuté, vers 1845, sons les auspices du romantisme, se retire insensiblement de ses maîtres, discrètement, sans. !
■Buté de
> B^nra I
il aurtout e
(loril ilH ont ï-icu. — Nom date; ^ et qu'il nVlait pas s SBlig.iliODS que Balzac donnait pour objet A l'ai ' ce qui explique peut-être l'acharuemeot de U 1 ^erre qu'ils se sont faite l'un à l'auire — Kara coacordia fralri littérature qu'où voit d^a frères ennemis; c plus profondémeut que de Icndrc nu mi hobjet par des moyens opposés. — Mais, en dépit dca dilTéreni le romaa de Bakac et la critique de Salale-Beuve n'en comportaient 1
s la niftne sorte d' n indiscrélion o ; — la m<}mc r anato mie n des modèles od 1» môme « dissection g; — la mènie Iranquille audace; — et Qnaleroent ils reuduleiit le même elFcl de vie. — CoraparniBOu i cet égard de la critique de Villemuin avec U critique de SainLe-BeuTC; — et combien la première est plus abMrulte, plus décharnée, moins pénétrante et moîas aiguë qut^ In
2' De 1837 à ÎS50;—oa. du cours de Lausanne sur /'or/-Wo,.w/ I BU cours de Lif^ge sur Chateaubriand et son groupe littéra C'est la période vraiment féconde; — celle où s'opère dans tique de Sainte-Beuve, dégagée du romantisme, — le rapprucl critique qui <t seul g et de la critique
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■. — Du livre de Port-Bojal, et de i
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hho MANUKL DR l'uISTOIRB DB LA LITtArATURB VBAS
rclat ni friicas, en galant homme; et, dans /e Vi 1.S.V2, dans Dalila^ 1853, dans la Petite Comtesse, (Mitrrprrnd non plus seulement contre la courtisane, contre « la passion », une guerre qu*il soutiendra ju son dcM'nicr jour.
dépendant, du fond de sa solitude, où il peine si plus laLorieux des chefs-d'œuvre, un autre encore p en revue les gloires du romantisme; n'en recon aucune, sauf Hugo; se plaint que Lamartine écrit o reproche à Musset de n'avoir cru <x ni à lui, ni à art, mais à ses passions », le raille de son a dandysm< s'irrite de V « emphase avec laquelle il a célébré le sei ment, le cœur, Vamour » [Cf. Flaubert, Correspondariy
ruppréciation ou le jugement des idées [Cf. notamment les chapiti consacrés à Pascal\. — Comment trois qualités s'y unissent et i forliiient l'une l'autre : — la précision de l'historien; — la subi liic du psychologie; — la décision du juge [Cf. notamment L chapitres sur Montaigne; — Saint François de Sales; — Corneillt — Boileau]. — Et comment enfin, de l'exemple ainsi donné, troi obligations définies en sont résultées pour la critique : — l'obli gation d'expliquer; — l'obligation de classer; — et l'obligatioi enfin de tendre par le moyen de l'interprétation des œuvres à un< connaissance a philosophique u de l'esprit humain. — QuH n'est pas douteux que, pour toutes ces raisons, Port-Royal soit l'un des grands livres de ce siècle; — et l'œuvre de Sainte-Beuve, en général, l'une des plus originales de notre temps; — comme enfin lune des plus fécondes en conséquences.
\l^ De 1S50 à 1870. — C'est la période des Causeries du lundi et dus Nouveaux lundis; — la partie la plus vantée de l'œuvre de Sainte-Beuve ; — mais non pas cependant la meilleure ; — si trop de liaines a actuelles » s'y mêlent constamment à l'appréciation dos œuvres, mais surtout des hommes ; — s'il ne meurt pas un des contemporains du critique [Balzac, 1850; Musset, 1857; Vigny, 1863], qu'il n'en profite ou qu'il n'en abuse pour régler avec eux le compte de ses anciennes rancunes; — et si l'exagération même de la méthode l'entraîne à ne se soucier presque plus des œuvres, mais uniquement des hommes. — Qu'à la vérité, aux cnvircms de 1860, la nécessité de défendre sa propre originalité
Là LlTTERATtRË MODERNE 48t
t. H, p. 110, 1852]. La voix d'un poète répond à la
sienne :
Tel qu'un morne animal, meurtri, plein de poussière, La chaîne au cou, hurlant au chaud soleil d'été, Promène qui voudra son cœur ensanglanté, Sur ton pavé cynique, ô plèbe carnassière...
Et tous les deux, c'est comme s'ils disaient qu'on ne veut plus désormais de « confessions » ni de « conG* dences ». Sortons de nous-mêmes, et ouvrons les yeux! La nature et la société, l'art et la vie, la vérité, la beauté sont là qui invitent le poète, et le romancier, et l'auteur dramatique. Tout est « matière à littérature », excepté précisément ce qui l'a été pour le romantisme. Et tandis
contre quelques disciples qui se réclament de lui, — tels qu'Edmond Scherer, Ernest Renan, et Taine, — l'oblige à préciser deux points qu'il ne veut pas abandonner. — Il établit donc victorieusement que, ce qu'il y a d'intéressant dans l'œuvre littéraire, c'est d'abord cette œuvre elle-même. — Il n'établit pas moins fortement que rien de général ne réussit à expliquer ce qu'il y a d'individuel dans un chef-d'œuvre; — et qu'étant donné «la race», a le milieu», a le moment », qui sont les mêmes pour tous, — le grand problème est d'expliquer comment il se fait qu'on n'ait vu qu'un Tartufe et qu'une Phèdre; — qu'un Voltaire et qu'un Rousseau; — qu'une Eugénie Grandet et qu'une Valentine. — Mais, après cela, lui-même se désintéresse de ses propres principes; — comme des plus chers de ses anciens goûts; — l'histoire proprement dite l'attire de plus en plus; — il prend au sérieux son titre de « sénateur de l'Empire » ; — et il n'y a presque plus rien de l'auteur de Port-Royal dans son Étude sur Joniini, par exemple, ou dans son Essai sur Proudhon,
C. Le Philosophe; — et d'abord si cette appellation n'est pas bien ambitieuse pour lui ; — en tant du moins qu'avoir une « philosophie » c'est avoir un système lié; — une vue générale des choses, ou seulement une « doctrine » [Cf. plus loin l'article Taine]. — Qu'en ce sens non seulement Sainte-Beuve n'a pas eu de « philosophie » ; — mais son grand défaut, comme critique et comme historien de la littérature, — a été de ne pouvoir pas s'élever audessus de la a monographie ». — * Ses contradictions théoriques
482 MANUEL DB L^lllSTolRK DE LA LITTBRATURB FI
(((10, pour les Lecontc de Lisle, pour les Flaol Fouillrt, les Dumas, les Augier cette conviction 8( (Ir Tctucle ou do robscrvation, se forme en eux pi leur insu, les Taino et los Ronan paraissent poui riser, ralTermir, et la fondrr en principe.
On ne se rond pas toujours compte à soi-niênieî{ nature de son œuvre, ni de ses vraies origines. C'ei que Kenan n'a jamais voulu convenir, ne s^est jamais^ peut-être a quel point il était pénétré de Tesprit d'Âi Comte; et Taine, qui se faisait gloire au contraire positiviste, a travers la philosophie de Stuart Mil s'étonnait pas seulement, on TafOigeait, quand on lui trait quelles œuvres sont sorties de son Essai sur Bi
el sa versatilité uaturellc d'humeur. — Mais que cette versi inùinc et ces contradictions impliquent une espèce de phîloso]
— dont le principe est de perfectionner son goût par la vi dos disciplines qu'on lui impose; — et que c'est même là ce appelle du nom de dilettantisme. — Sainte-Bouve a été le taule de la critique; — et c'est en cette qualité qu'il semble al surtout agi sur ses contemporains.
3** Les Œuvres.
Les OEuvres de Sainte-Beuve comprennent : 1° ses Poésie Joseph Delornie, 1829; les Consolations, 1830; et les Peruà (l'août, 1837 ; — 2" son roman de Volupté, 1834, — et 3° ses QEufê criliquos, ainsi divisées :
Portraits littéraires, 3 volumes ;
Portraits de femmes, \ volume;
Portraits contemporains, 5 volumos ;
Port-Royal, 5 volumes in-8° ou 7 volumes in-18 ;
Chateaubriand et son groupe littéraire, 2 volumes;
Causeries du lundi, 15 volumes;
Nouveaux lundis, 13 volumes.
Il y faut ajouter : Tableau de la Poésie française au xvi^ siècl
— SCS Premiers lundis, trois volumes qu'on a formés après sa me des articles qu'il n'avait pas lui-même réunis; — son Étude s Virgile; — et deux ou trois a nouvelles » assez insignifiantes.
Il n'a encore paru que trois volumes de sa Correspondance presque n'eu de ses fameux Carnets.
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1858, et de son Histoire de la Littérature anglaise y 1863. II faut assurément distinguer! Le « naturalisme » de Taine, aussi bien que celui de Flaubert, était plus large ; — il était surtout plus intelligent que ne l'était le réalisme des Courbet et des Champfleury; — et, par exemple, il n'excluait de ses « représentations » ni la beauté, ni le passé [Cf. Salammbô^ HérodiaSy la Légende de saint Julien], sachant bien qu'il ne l'aurait pu faire sans exclure de l'art la notion même de l'art. Et, de son côté, l'auteur de V Histoire des langues sémitiques , 1848, et du célèbre Essai sur les Religions de Fantiquité, 1853, pouvait bien croire et pouvait bien dire que « M. Comte, n'étant pas philologue, n'entendait rien aux sciences de
Troisième Epoque Le Naturalisme.