‹ Manuel de l'histoire de la littérature grecqueChapitre 113 sur 129 · SECTION LXXV · texte numérisé non relu

SECTION LXXV

Apres Procope commence ce qu'on appelle la série des historiens Byzantins , qui n'ont presque pas d'au-

dans les éditions cîc Dion Cassîus, de Henri-Etienne, de F. Sylburrj. et de lie i mai:

' F. Sylbitrg . Hist. Bomanre script, minores, vol. III. p. 62. sqq. Francof. 1590. fol.

- P. Labbé, De Byzantins; historiée scriptoribus publicam in lueem emittendis ad omnes per orbem cruditos Protrepticon. Paris. 1648. f. M. Hankii liber de Byzant. rer. scriptoribus Gra?c. Lips. 1G77. 4. C. Du Fresne du Cànge. Ilistoria Byzant. duplici commentarîo illustrata, etc. Paris. 1680.' 'Idëni, Glossarium ad serintores médise et intima; Grœcitatis. Lugd. 1688. 2 vol. fol. PU. h rit g, Essai critique, pour servir à éclaircir la chronologie Byzantine. Fétersb. 1810. 8. (enallem.). — Collections des historiens Byzantins : Scriptores Historiae Byzantins;, éd. a. Phil. Labba-o , Claud. Maltreto, Car. Annib. Fabroto, C. Du Fresne, Jacob. Goar, Franc. Combelis, Pet. Possino , D. Tetavio, L. Allatio , Ism. Bouillaud, Joan. Boivin. Ans. Banduri. Paris. 1645-1711. environ 40 Part. gr. in-fol. L'ordre chronologique n'a pas été observé dans cette édition : on trouve souvent dans un même volume des écrivains appartenant à des époques différentes; il n'y a pas non pins d uniformité dans l'arrangement et dans le nombre des volumes. Lorsque plusieurs écrivains se trouvent publiés dans un seid volume nous nous bornerons à en indiquer une fois le titre en entier.

Une réimpression de celte grande collection, avec des addilions. fut faite a Venise. 1729. sniv. 23 vol. fol.; nombre qui peut s'élever jusqu'à 35, lorsque les diverses parties dont plusieurs des volumes se composent sont reliées séparément.

Nouvelle édition : Corpus scriptorum historié Byzantina' . edilio emendatior et copiosior, consilio B. 6. Mr/>itlirii C. F. institut:»

tre mérite que celui d'être l'unique source de l'histoire du moyen-âge, tant pour l'empire de Byzauce que pour les pays limitrophes, et de nous avoir conservé sur l'histoire des temps antérieurs des extraits d'ouvrages perdus. Un petit nombre de ces compilations se distinguent par la pureté du style et par une certaine élégance , presque toutes sont faites sans plan et sans goût : leurs auteurs manquent de critique et souvent de jugement , ils ajoutent foi aux fables les plus absurdes; la partialité et la flatterie dénaturent tous leurs récits et leur superstition rend la lecture de leurs ouvrages fastidieuse et dégoûtante. Ceux qui ont ces défauts à un moindre degré, sont, : Zonaras, Agatliias, Constantin Porphyrogénèle , Nicéphore Bryenne, Anne Comnène , et Jean Cinnamus.

On divise les historiens Byzantins en plusieurs classes : Quatre d'entre eux, Zonaras, Nicélas Acominatus, Nicéphore Grégoras et Laonicus Chalcondylas constituent la première classe , ou ce qu'on appelle le corps des historiens Byzantins proprement dits. En effet leur réunion forme une histoire complète de la période qui s'est écoulée depuis Constantin-le-;Grand jusqu'à la prise de Constantinople , de manière que l'un reprend le fil des événemens au point où son devancier l'a laissé.

Jean Zonaras , de Constantinople , d'abord Grand- Drungarius (chef militaire) et premier secrétaire du cabinet impérial , se fil ensuite moine au monastère du Mont-Athos où il mourut. Ses Annales vont depuis la création du monde jusqu'en 1118. Elles ont un double

(auctoritate Acarlemiœ Littcrarum Regiac Borussicœ continuataj, operâ cjusdcm lïiebuhrii, Ira. Behheri,L. Schopcni, G.Dindorfu, aliorumcnu; philologorum parata. Boiincc. 1828. srjq. 8.

inféré! : pour les temps anciens Zouaras a suivi, entre .mires auteurs, Polybc. Appien, et principalement Dion Cassius; il a poussé la fidélité jusqu'à reproduire ses sources presque mot pour mot. Par rapport aux derniers temps il raconte des événemens dont il a été témoin. Si l'on peut blâmer chez lui l'absence de critique, on doit du moins rendre justice à son impartialité '.

Nicétas Acominotus , surnommé Chômâtes , remplit à la cour de Gonstanlinople plusieurs charges éminentes. Il mourut en 1216 à Nicée, où il s'était réfugié après la prise de Constantinople par les Latins. Son histoire des empereurs de Byzance, en vingt-un livres, commence en 11 18 et va jusqu'en 1206. Nicétas avait des connaissances et du talent, mais il se livre trop à des déclamations et à son penchant pour la satire, il montre en outre trop de prétention au style poétique. Il existe de lui. plusieurs écrits inédits 2.

Nicéphore Gré g or as , d'Héraclée, après avoir été revêtu d'emplois importans, fut condamné et enfermé

1 Éditions : //. Wolf. Bas. 1557. 3 vol. fol. C. Du Fresne du Cange , 1686. 2 vol. f. (Corp. Script. Byz. vol. XI et XII éd. de Venise vol. X). Les éditeurs ont distribué les Annales en 18 livres.

- I! caste une vie de Nicétas par son frère Michel dcominatns, publiée seulement en latin dans : Bibliothcc. patrum maxima. Luçd. vol. XXII. p. 180. — Éditions : Hier. Wolf. Bas. 1557. f. [Simm, Goulart) Gencv. 1593. 4. Fahrotus. Paris. 1647. f.(C. S. B.vol. XIV. édit. de Venise vol. XII. t. II.) Un fragment de Statnis aeneis post captant a Latinis Constantinop. ijyni traditis : Ans. Banduri, Imperinm orientale, t. I. P. 3. p. 107-117. F. Wilhen, de statnis qnas ffîàhci post captam ahii. 1204 Constantin, destrtixel-ant bip*. 1830. 8. — f. P. Coin. Landatio Wiclandii. \ccedif sermo de Niceta et Cinnamo. Tiib. 1818. 8.

HISTORIENS BYZANTINS. 35;î

dans un monastère où il mourut. Grégoras possédait des connaissances étendues et variées et composa des ouvrages dans plusieurs genres. Son Histoire Byzantine ou , comme il l'appelle , Romaine , en trente-huit livres, va de 1204 à 1359. C'est une histoire passionnée et partiale : le style en est affecté, surchargé de figures et plein de répétitions '.

Laonicus Chalcondylas, d'Athènes, composa une histoire des Turcs et de la destruction de l'empire grec , depuis 1297 jusqu'à 1462, en dix livres. Le récit est riche en faits, mais l'auteur montre quelquefois trop de crédulité \

Dans la deuxième classe des historiens byzantins nous plaçons une suite d'écrivains qui méritent à peine le titre d'historiens, et qui sont ordinairement désignés sous celui de chroniqueurs , parce qu'ils donnent des histoires générales , depuis la création du monde jusqu'à l'époque où ils ont vécu. Leurs ouvrages sont d'un bout à l'autre des compilations, qui ne nous intéressent qu'autant qu'elles sont puisées quelquefois à des sources qui n'existent plus pour nous.

George, surnommé le Syncelle , mourut vers l'an 800. Sa chronique , intitulée : èyj.oyr\ xpovoypxyïa- , la première de ce genre, commence à la création du monde, mais ne va que jusqu'au règne de Dioclétien ,

1 Éditions : Hier. Jf'olf. Basil. 1562. f. J. Boivin. Paris. 1702. 2 vol. f. contenant les 24 premiers livres, le volume 111. qui devait contenir le reste de l'ouvrage, n'a pas paru. (C. S. B. vol. XXI en 2 tomes. Dans la réimpression de Venise, où Grégoras forme le vol. XX , ces 1 4 livres n'ont pas non plus été ajoutés. L. Schnpoi. vol. I et 11. Bonn. 1829-30. 8. (Mebuhr, C. S. U. B.)

2 Éditions : C. A. Fabroffus. Paris. 1650. fol. (Ç. S. B. vol. XV 11. éd. fie Venise vol. XVI.'

la mort l'ayant empêché de la conduire jusqu'à son temps. Cet ouvrage manque de critique ; cependant , malgré ses défauts , il est d'une grande utilité pour l'étude de la chronologie ancienne : l'auteur a fait un fréquent usage de la chronique d'Eusèbe qu'il a souvent copiée r.

La chronique du Syncelle fut continuée depuis 285 jusqu'à 803 par Théophane, d'Isaurie, surnommé le Confesseur : il embrassa dans son ouvrage les affaires tant ecclésiastiques que politiques \

Jean d'Antioche , surnommé Malalas , qui vivait dans le neuvième siècle , a écrit une chronique qui s'étend depuis Adam jusqu'à 566. Nous ne l'avons pas entière, mais ce qui en reste contient des détails précieux qu'on chercherait vainement ailleurs 3.

Jean Scylitza, surnommé tantôt Thracesius , tantôt Curopalata , continuateur de Théophane, remplit plusieurs emplois à la cour de Byzance. Il composa d'abord un Abrégé historique, depuis 811 jusqu'à 1057 , dont a fait usage George Cedrenus. Par la suite il retoucha cet ouvrage et le continua jusqu'à l'année 1081; il n'a été imprimé que dans une traduction latine *.

1 Éditions : J. Goar, Paris. 1652. fol. (C. S. B. vol. VI. éd. de Vcn. vol. V). G. Dindorf, (avec Nicéphore) Bonn. 1829. 2 vol. 8. (Niebuhr. C. S. H. B.) — G. G. Bredow, de Georg. Syncelli Chronograph. dans : Epistol. Paris. Lips. 1812. 8.

2 Éditions: Goar et Combefis, Paris. 1G55. fol. (C. S. B. vol. VII. éd. de Vcn. vol. VI.)

3 Editions: Clnimead, Oxon. 1691. 8. (Cet auteur manque dans leC. S. B. éd. de Paris, éd. de Vcn. vol. XXII.) L. Dindorf. Bonn. 1831. 8. (Niebuhr. C. S. H. B.)

4 Editions : Traduction latine de J. Scylitza publiée par J . B. Gabius. Venct. 1510. fol. — Texte grec de la 2' éd. Fabrottitt Goar,

Un autre continuateur de Théophane fut Léon , le Grammairien. Son ouvrage qui va depuis 813 jusqu'à 439 est intitulé : Chronique des derniers empereurs '. La chronique de George , surnommé Le Moine , embrasse la même époque que celle de Léon3 .

Nous avons réuni au Syncelle ses différens continuateurs, qui nous ont conduits au dixième siècle ; nous allons parler maintenant d'une chronique dont une partie au moins est antérieure à cette époque. Elle est connue sous le nom de Chronique pascale , parce qu'elle a été rédigée et compilée sur les canons de plusieurs villes et provinces , lesquels avaient pour objet la célébration de Pâques ; on l'a nomme aussi Chronique d'Alexandrie, parce que quelques savans l'ont attribuée à George , évèque d'Alexandrie dans le septième siècle ; enfin elle est appelée Fasti Siculi , parce que le manuscrit a été trouvé en Sicile. Cet ouvrage est le travail de trois auteurs, qui y ont successivement mis la main ; le premier l'a porté depuis l'origine du monde jusqu'à l'an 354 après J.-C; l'autre jusqu'à 360; enfin le troisième y a ajouté le catalogue des empereurs jusqu'en 1042 3.

Deux chroniques, l'une allant jusqu'à 842 et l'autre jusqu'à 866, n'ont pas encore été imprimées;la première

Paris. 1647. avec Cedrenus 2 vol. fol. (C. S. B. vol. IX. éd. de Ven. vol. IX.) La préface qui manque dans ces deux éditions se trouve dans la bibl. Coislin. de Montfaucon. p. 202.

' Éditions : Combe fis, Paris. 1655. fol (C. S. B. vol. VII. éd. de Ven. vol. VI.)

2 Éditions : Combe fis. Paris. 1685. fol. (C. S. B. vol. XVIII. éd. de Ven. vol. XVI. P. II.)

» Éd. : Ducange, Paris. 1688. fol. (C. S. B. vol. V. éd. de Ven. vol. IV.) L. Dinâorf. Bonn. 1832. 2 vol. 8. (Niebuhr. C. S. II. B.)

est de George Hamartolus , la seconde de Jean le Sicilien; à la bibliothèque de Vienne il existe un exemplaire de celte dernière avec une continuation anonyme qui finit en 1222.

St. Nicéphore , patriarche de Constanlinople , destitué comme un des défenseurs du culte des images , se retira dans un couvent, où il mourut en 828. Il a laissé deux ouvrages , dont l'un est une Chronique , qui va depuis Adam jusqu'à l'époque de la mort de l'auteur et même un peu plus loin, ayant été continuée par un anonyme. Elle a été traduite en latin, vers Tan 872, par Anastase , le bibliothécaire. Le second ouvrage, qu'on cite ordinairement sous le titre de Breviarium historicum, embrasse les événemens qui se sont passés depuis 602 jusqu'à 720. C'est un des meilleurs ouvrages qui entrent dans la collection byzantine; son grand défaut, c'est d'être trop court '.

Nous plaçons ici Jnlius Pollux , écrivain chrétien. II a composé, sous le titre & Histoire physique , une chronique qui , dans la partie publiée , commence à l'origine du monde et se termine au règne de l'empereur Valens; la continuation jusqu'en 963 se trouve dans un manuscrit de la bibliothèque de Paris2.

George Cedrenus , moine du onzième siècle , a com-

1 Ed. : Traduction latine de la chronographie publiée par J. Scaliger, Thcsaur. ïempor. L. B. 1G06. toi. l'original grec par Gour. Paris. 1652. fol. (C. S. B. vol. VI. éd. de Yen. vol. V.) — Breviariuni historicum : Diotnj.t. Pelaiius. Sans. 1(148. fol. (C S. B. vol. VIII. éd. de Ven. vol. VII. t. II.) G. Dindorf lavcc G. Svncell.) Bonn. 1829. 8.

2 Ed. : J. B. Biancotit. Anonjmi scriptoris liistoria saura, etc. Bonon. 1779. fol. (Le commencement de l'ouvrage et le nom do l'auteur manquaient dans le mst.) J. Hardt. Julii Pollncis his'or. pliys. Monach. 1792. 8.

pilé , d'après d'autres ouvrages et surtout d'après Jean Scvlitza, une chronique (tableau historique) qui va depuis l'originedu monde jusqu'à 1057. Elle renferme beaucoup de fables et est un des ouvrages les moins estimables de la collection byzantine '.

La chronique de Siméon , surnommé Métaphraste ou Logothète, a un peu plus de mérite que quelquesunes des précédentes, parce qu'elle est tirée de dix auteurs perdus , qui ont vécu entre Léon le grammairien et Michel Psellus ; elle s'arrête à 963 , mais elle a été continuée jusqu'à l'époque de Constantin Ducas, qui monta sur le trône l'an 1059 2.

Hippolyte , de Thèbes, qui vivait au commencement du onzième siècle , a laissé une chronique , commençant à la naissance de J.-C. et allant jusqu'à son temps 3.

Michel Glycas , dont l'époque est incertaine, a laissé une chronique qui finit à l'an 1 1 18 ; ellen'esl pas sans mérite , parce qu'elle nous a conservé non-seulement plusieurs faits historiques, mais aussi des notions qiù servent à l'intelligence de la bible et ont été recueillies avec soin dans des auteurs que nous n'avons plus *.

Constantin Manassès , du milieu du douzième siècle, écrivit une chronique en vers politiques, qui va jusqu'à 1081 5.

1 Ed. : G. Xylander. Bas. 1566. fol. Fabrotti et Goar, Paris. 1647. fol. (C. S. B. vol. II. éd. de Ven. vol. II.)

2 Éd. : F. Combefis, Paris. 1685. fol. (C. S. B. vol. XVIII. éd. de Ven. vol. XII. T. II.)

» Ed. : Env. Schelstraten , Antiquitas ecclcs. ill. Bom. 1692. fol. J. A. Fabricius. Opéra Hypolyt. Episf., etc. Hamb. 1716. vol. I.

* Éd. : Ph. Labbœus, Paris. 1660. fol. (C. S. B. vol. X. éd. de A en. vol. IX.)

■ Éd. : Fabrottus. Paris. 1655. fol. (C. S. B. vol. XIII. éd. de Ven. vol XII.)

Une autre chronique, en vers ïambiques, rédigée par un certain Ephraemius , comprend l'histoire des empereurs depuis Jules César jusqu'au rétablissement de l'empire grec à Constantinople et en outre une histoire des patriarches de cette ville jusqu'à 1313 \

La chronique très-abrégée de Joël s'étend jusqu'à l'an 1204, où Constantinople fut pris par les Latins2.

Une autre chronique par Théodose, de Mélite, est encore inédite.

Dans la troisième classe des historiens byzantins nous comprenons ceux qui ont pris à tâche de ne donner que l'histoire d'une époque peu étendue, ou d'un événement isolé, ou bien la biographie de quelques empereurs. Comme fort souvent ils racontent des événemens arrivés de leur temps , ils ont pour nous plus d'intérêt que les simples chroniqueurs. Nous avons déjà nommé quelques-uns d'entre eux , notamment Malchus, Pierre Patricius, Gandidus et Nonnosus. Nous rangerons les autres par ordre chronologique.

Jean, d'Epiphanie, qui probablement vivait quelque temps avant Théophylacte Simocalta , a donné une histoire de la guerre des Perses de l'an 591. La première partie seulement s'est conservée 3.

Agathias , de Myrine en Êolide , fut un des littérateurs distingués des sixième et septième siècles. Son histoire du Règne de Justinien, divisée en cinq livres, n'embrasse que les années 553 à 559 et fait suite à

1 Ed. : A. Mai, Scriptor. veter. nova collcct. vol. III. p. 1-245. Rom. 1828. 4.

2 Éd. : Léo Allât tus. Paris. 1651. fol. (C. S. B. vol. XIV. éd. de Vcn. vol. XII. P. III.)

* Éd. : C. B. Hase (avec Léo Diac.) Paris. 1819. fol. Vo\cv Id,m. Piolegom. in lib. Joannis Lvdi de magistrat, rom. p. XVII.

celle de Proçope. Une digression d'Agathias sur les usages et les institutions des Perses, puisée dans les archives mêmes de cette nation et des détails sur les mœurs des Francs , des Goths , etc. , donnent du mérite à son ouvrage , qui tient un rang distingué parmi les Byzantins. Le style néanmoins en est prolixe , incorrect et rempli de termes poétiques \ Cet Agathias est le même qui a fait , comme nous l'avons vu, un recueil d'épigrammes grecques. ;

Un écrivain qui paraît avoir été fort supérieur à la plupart de ses contemporains, est Ménandre, de Constantinople, continuateur de l'histoire d'Agathias. Son ouvrage, en huit livres, allait jusqu'à 582. Il n'en reste que des fragmens , parmi lesquels se trouve un document des plus remarquables; c'est le traité conclu entre Justinien et Chosroës avec la description de toutes les formalités dont cet acte fut accompagné 2.

Théophylacte Simocatta, d'origine, égyptienne, à ce qu'il paraît, florissait vers l'an 629. Son Histoire universelle, en huit livres, commence à la mort de Tibère II, en 582, et va jusqu'au meurtre de Maurice, tué par Phocas eu 602. Cet écrivain a un style oratoire et plein de sentences , lorsqu'il mêle des discours à son récit , mais dans beaucoup d'endroits il est froid et manque de tact 3.

1 Ed. : Bonav. Vulcanius , Lugfd. Bat. 1594. 4. réimprimé à Paris. 1660. fol. (C. S. B. vol. III. éd. de Ven. vol. I.) B. G. IViebuhr. Bonn. 1828. 8.

2 Les fragm. de Ménandre se trouvent dans les Excerpta de Legationibus et dans le livre de Sentcntiis. Imm. Bekker et B. G. Niebuhr, avec Dexippe, Eunape,ctc. Voyez ei-dessus.

3 Édit. : Jac. Pontanus, Ingolstad. 1604. 8. Fabrottus, Paris. 1648. (C. S. B. vol. IV. éd. de Ven. vol. IV.) Imm. Bekker ( avec Gènes.) Bonn. 1834. 8. (Nicbuhr. C. S. H. B.)

3fi(» PÊIUUDK VI. — SLCT10N LXXV.

Jean , moine de Jérusalem dans le huitième siècle , paraît être l'auteur d'une histoire des Iconoclastes '.

Théodose, moine et membre du clergé de Syracuse au neuvième siècle, a écrit sous forme de lettre l'histoire du siège de cette ville par les Arabes d'Espagne '\

L'empereur Constantin VI Porphyrogénète , un des grands protecteurs des lettres dans le dixième siècle, est auteur lui-même de différens ouvrages dont nous aurons occasion de parler ailleurs. Ici nous faisons mention de sa Vie de l'empereur Basile-le-Macédonien, son aïeul, allant de 867 à 880. C'est un bon ouvrage pour le siècle où il a été composé et surtout pour un prince né dans la pourpre, quoiqu'on puisse lui reprocher d'être plutôt du genre oratoire qu'écrit dans le style historique. Quelques-uns pensent que cette composition historique n'est pas de ce prince , mais qu'elle a été rédigée par un autre, d'après son ordre 3.

L'empereur Constantin, après avoir achevé la biographie du chef de sa dynastie, désira qu'elle fût précédée d'un ouvrage renfermant la vie des prédécesseurs de ce prince à commencer par Léon l'Arménien (de 813 à 867). Deux écrivains furent chargés séparément de ce même travail ,savoir , Joseph Genesius , de Byzance, et Léonce, de, Byzance , dit le Jeune. Leurs ouvrages sont distribués en quatre livres*.

1 Éd : Combe fis. Ilistor. Bvz. Scriptor. post Theoph. Paris. HÎ85. fol. (C. S. B. vol. XVIII. éd. de Vcn. vol. XII.)

2 Ed. : C. B. Hase, avec Léo Diaconus.

3 Éd. : Combe/is. Paris. 1685. fol. (C. S. B. vol. XVIII. éd. de Vin. vol. XVI. T. IL)

I L'ouvrage de Geftcsius manque dans le C. S. B. éd. d» Pfris; il a été imprimé mais d'une manière extrêmement fautive dans ledit, de Ven. vol. W11I. Car. J.achinunn a\ Bfc Theoph. Simo-

Constantin Porphyrogénète eut aussi un continuateur : c'est un anonyme qui a écrit la vie de Léon VI, fils de Basile-le-Macédonien , celles d'Alexandre son frère, de Constantin VI lui-même , et de Romain II le jeune , son fils ; il embrassa donc l'espace de temps compris entre les années 896 et 903 .

Jean Cameniata, de Thessalonique, auteur du commencement du dixième siècle, écrivit l'histoire de la destruction de sa ville natale par les Arabes 2.

Léon , le Diacre , natif de Caloe , au pied du mont Tmolus , se fixa à Constanlinople. Il a écrit l'histoire des empereurs romains depuis 959 jusqu'à 975, en dix livres. Témoin desévénemens qu'il raconte, il les expose avec franchise et véracité , sans toutefois les apprécier convenablement. Au lieu de former son style sur les meilleurs historiens de l'antiquité , il aima mieux emprunter la plupart de ses expressions à Homère, aux Septante et à Agalhias. Il a servi de source à Zonaras 3.

Michel Constantin Psellus , dont il a déjà été question plusieurs fois, a laissé une histoire qui s'étend de 975 à 1039 : elle n'a pas encore été publiée.

Nicéphore Bryenne } né à Orestias en Macédoine , j;endre de l'empereur Alexis Comnène , avait entrepris par ordre de l'impératrice Irène, sa belle-mère, une histoire de la maison des Comnène, qu'il intitula Matériaux historiques , et qu'il distribua en quatre livres.

catta) Bonn. 1834. 8. (Niebuhr C. S. H. B.) — Léonce de Byzance publié par Combefis dans la collection précitée.

1 Ed. : Combefis dans la collection citée ci-dessus.

2 Ed. : L. Allatius, ~2.iixiJ.ixTa.. Colon. Ajjrip. 1653. 8. P. II. C Combefis , Collect. citée.

3 Éd. : C. B. Hase. Paris. 1819. fol. réimprimé à Bonn. 1828. 8. Niebuhr. C. S. H. B.)

La morl l'empêcha d'achever cet ouvrage , qui s'arrête au règne de son beau-père. L'auteur a eu à sa disposition d'excellens matériaux ; mais on pense bien qu'on ne peut pas faire fond sur son impartialité. Sous le rapport de la diction, il se distingue parmi les écrivains du Bas-Empire1.

L'ouvrage de Nicéphore fut continué par son épouse, Anne Comnène, fille de l'empereur Alexis lcrComnène. Après la mort de son mari, elle se retira dans un couvent, où à l'âge de soixante ans elle chercha à faire distraction à sa douleur en écrivant la vie de son père. Son ouvrage, divisé en quinze livres, porte le titre d'AIexias. Anne possédait des talens et une érudition au-dessus de son siècle, elle avait fait une étude suivie des anciens auteurs classiques; son style est recherché et élégant ; mais on désirerait chez, cet auteur moins de vanité et parfois moins de superstition. Quant à la partialité , elle n'a rien qui étonne dans une fille (jui écrit les actions d'un père chéri. Malgré ces défauts, son ouvrage mérite d'être placé parmi les bonnes productions de la littérature grecque 2

Jean Cinnamus fut notaire à la cour de Byzance , et accompagna l'empereur Manuel Comnène dans ses campagnes. Il écrivit la vie de ce prince et celle de son père Calo-Jean, depuis 11 18 jusqu'en 1176. Son ouvrage fait suite par conséquentà ceux de Nicéphore et d'Anne Comnène. Le style de Cinnamus, formé sur celui

« Éd. : Possinus. Paris. 1661. fol. (C. S. B. vol. VIII. éd. de Ven. vol. VII. T. I.) A. Meineh. Bonn. 1836. 8. (Niebuhr. C. S. H. B.)

2 Éd. : Dav. Hoeschel (VIII premiers livres) Aug. Vind. 1610. 4. P. Possinus. Paris. 1651. fol. (C. S. B. vol. X11I. i-d «le \,n. vol. XI. 1. 1.) Lud. Schopenns , vol. I. Bonn. 1 836. 8. — J. C. Fwqtly , de Alcxiadc Annae Conin. Turici. 1766. 4.

de Xénophon, n'est pas sans mérite : mais'eet historien est partial, quelquefois même injuste \

George Acropolita , naquit, en 1220, à Constantinople , de parens alliés aux empereurs et fut chargé de fonctions importantes à la cour de Nicée et ensuite à celle de Constantinople : il existe sous son nom deux chroniques, qui s'étendent l'une et l'autre depuis 1204 jusqu'à 1261. Celui de ces ouvrages qui est intitulé Chronique ou Précis des événemens des derniers temps , paraît être l'abrégé de l'autre î;

George Pachymère , né à Nicée en 1242, pendant que Byzance était au pouvoir des Latins , se rendit dans cette ville après que les Paléologues s'en furent emparés et y exerça des emplois élevés, tant civils qu'ecclésiastiques. Nous parlerons plus bas de ses ouvrages philosophiques. Son histoire byzantine, en treize livres , s'étend de 1258 à 1308. Pachymère aime la vérité; il ne manque ni de jugement, ni de sagacité; on désirerait seulement qu'il eût plus de critique et de goût. Son style est obscur et difficile 3.

Jean Cantacuzène , allié par sa mère à la famille des Paléologues, gouverna l'empire d'abord comme tuteur, ensuite comme collègue de l'empereur Jean I, quoiqu'il eût refusé antérieurement de partager le commandement avec l'empereur Andronic III, père de celui-ci. Renversé

'Ed. : C. Tollius. Traj. ad Rhcn. 1652. 4. incomplet. Ducange. Paris. 1670. fol. A. Meùieke. Bonn. 1836. 8. (Niebuhr. C. S. H. B.)

2 L'abrégé fut publié séparément par Th. Douza, Lugd. Bat. 1614. 8. Les deux ouvrages ensemble par L. Allatius, Paris. 1651. fol. (C. S. B. vol. XIV. éd. de Vcn. vol. XII. P. III.)

» Ed. : Possinus, Rom. 1669. (C. S. B. vol. XV et XVI. éd. de Vcn. vol. XIV.) fmm. Bekker, Bonn. 1834. vol. I. 8. Wicbubr. C. S. II. B.)

du troue en 1355, il se retira clans un couvent, où il composa , entre autres ouvrages, une Histoire byzantine, en quatre livres, commençant en 1320 et finissant en 1357. Cet ouvrage est mal écrit, mais il porte un caractère de franchise qui lui donne de l'intérêt '.

Jean Ducas, d'une famille qui avait donné des empereurs aux Grecs, se retira dans l'île de Lesbos après la prise de Constantinople par les Turcs. Son Histoire byzantine commence a Adam et finit en 1462; mais les événemens antérieurs à 1341 y sont rapportés très-brièvement. Le style en est barbare'.

Jean Cananus est auteur d 'une Histoire de la guerre de Constantinople de 1422 contre Amurat II empereur des Turcs.

Jean } surnommé Anagnostes ou lecteur , a laissé une Histoire de la prise de Thessalonique , sa ville natale , que les Turcs enlevèrent aux Vénitiens ' , en 1430 3.

George Phranzès ou Phranza naquit en 1401 de parens alliés à la famille des empereurs. Après avoir rempli les dignités les plus éminenles tant civiles que militaires, il tomba entre les mains des Turcs et fut vendu comme esclave. Ayant recouvré la

' Éd. : Cum not. Pontani. Paris. 1645. fol. (C. S. B. vol. XVII. éd. de Ven. vol. XV.) Lud. Schopen, Bonn. 1828-1831. 2 vol. 8. (Niebuhr. C. S. H. B.)

2 Éd. : Bullialdus. Par. 1649. fol.(C. S. B. vol. XX. éd. de Ven. vol. XV.) /mm. BeMer. Dncœ, Michaelis Ducae nepotis Hist. Byz. rec. et, interprète italo addito, supplevit, Bonn. 1834. 8. (Niebuhr. C. S. H. B.)

3 Ces deux ouvrages de Cananus et de l'Anagnostc ne se trouvent pas dans le C. S. B. éd. de Paris. Allât tus les a publiés dans ses Zvftuixr* ; ils ont été réimprimés dans 1 éd. de Ven. vol. WUl.

liberté, il se retira dans le Péloponèse , puis en Italie et finit par prendre l'habit de moine à Corcyre. C'est là qu'il écrivit son histoire, en quatre livres, sous le titre de Chronique: elle va de 1260 à 1477 %

Théodore Gaza, de Thessalonique, est auteur d'une lettre à François Philelphe sur Y Origine des Turcs a.

Tels sont les biographes dont nous avons formé la troisième classe des historiens byzantins. Dans la quatrième , nous plaçons ceux qui se sont occupés des antiquités et de ce que nous appelons aujourd'hui statistique.

De ce genre est l'ouvrage mentionné de Procope sur les bàtimens élevés ou restaurés par ordre de Justinien. Telle est encore la Description , en vers , de l'église de Ste-Sophie, par Paulus Silenliarius , dont il a également été parlé à l'article des poètes.

Jean, Laurentius , communément appelé Lydus . parce qu'il était natif de Philadelphie en Asie-Mineure, remplit diverses fonctions civiles dans le palais des empereurs. Il passa pour un homme savant et pour un bon écrivain en prose et en vers : il composa entre autres un livre sur les Magistrats romains ; ouvrage qui n'est pas sans importance pour la connaissance des antiquités romaines , mais qui est rédigé avec une extrême négligence 3.

1 La chronique de Pliranzes ne se trouve pas dans le C. S. B. an moins en grec, car la traduction latine ou l'abrégé de Pontanus a été ajouté par les éditeurs de Venise. L"original a été publié pour la première lois par ./. F, Alter, ^ iudob. 171)6. fol.

2 Ed.: Leo.Allatius. o-u/x/jlixto., cfc.(C. S. B. éd. de Ven. vol. XXIII.)

3 Ed. pr. J. 1). Fus*. Paris. 1812.8. Vovez Heure n s Collcctanea Littor. L. B. 1818. 8. p. 20-87. ./. I). Fus», ad C. B. Hase Epist. in qiiâ J. Laur. Lydi de magistr. imp. Boni, opusc. textus et versio

Hiéroclès, surnomme le Grammairien, que l'on croit contemporain de Justinien , a publié sous le titre de Compagnon de voyage } ou, comme nous dirions, Guide du voyageur, une description des soixante-quatre provinces formant l'empire de Byzance et des neuf cent trente-cinq villes qui y étaient situées '.

Hésychius , de Milet, surnommé Illustris ou Illustrius , vivait probablement sous les empereurs Justin et Justinien. Il a composé une chronique depuis Bélus, roi des Assyriens, jusqu'à la mort de l'empereur Anastase 1er. Cet ouvrage était divisé en six sections , dont la dernière commençait au règne de Constantin-le- Grand. Un fragment intitulé De l'origine de Conslantinople , a servi à George Codinuspour sa description de cette ville, et lui a été d'abord attribué a.

L'empereur Constantin VI (VII) Porphyrogenète composa plusieurs ouvrages qui appartiennent à cette classe : l'un est intitulé De l'administration de l'empire, et adressé à son fils Romain ; l'autre Des cérémonies de la cour de Byzance, en deux livres. Un troisième qui traite de la Distribution des forces militaires dans l'empire ; et un quatrième sur la Tactique, assignent à ce prince une place parmi les écrivains sur l'art militaire 3,

cmendatur, etc. Bonn. 1821. 8. Voy. Creuzer, Précis des antiquités romaines, p. 219. suiv. Leips. 1829. 8. (en ail.).

« Éd. : Banduri. Paris. 1711. fol. (C. S. B. vol. XXIII. éd. de Ven. vol. XX.) Pet. If ' esseling , Vetera Boman. itinerar. Anistel. 1735. 4.

2 Ed. : G. Donza (sous le nom de Codinus) Heidelb. 1596. 8. J. Meursius, Hesychii Milesii opuscula Lugd. Bat. 1613. 8. P. Lalbœus, Eclog. Hist. de reb. Byz. Paris. 1648. (C. S. B. vol. I.) J . C. Orellius . Hcsycli. Miles, opusc. duo. Lips. 1820. 8.

a Ed. : de ndniinistraiido iinpeiiorJ. Mriirsius. L. Bat. 1611. 8. /. liaxduri. Paris. 1711 fol. (G* S. B. vol. XXIII. éd. de Ven.

Si Conslantin s'occupa peu des affaires de son gouvernement, il montra d'autant plus d'ardeur pour favoriser la culture des sciences. Diverses grandes compilations scientifiques furent entreprises par ses ordres. Il fit rédiger, entre autres, par plusieurs savans un grand ouvrage encyclopédique, en cinquante-troisparties , qui devait renfermer un choix de passages d'auteurs classiques, pris dans le domaine entier de l'histoire, et tenir ainsi lieu d'une bibliothèque historique complète. Malheureusement cette encyclopédie , qui aurait pu nous offrir un léger dédommagement pour beaucoup d'ouvrages classiques sur l'histoire dont elle a peut-être hâté la perte, s'est aussi presque entièrement perdue. Nous ne connaissons les titres que de vingt-six livres, et trois de ces livres seulement sont arrivés jusqu'à nous, plus ou moins incomplets. Ce sont :\° les Extraits des Ambassade s que les Romains envoyèrent ou reçurent ; ils sont tirés en partie de Polybe, Denys d'Halicarnasse , Diodore de Sicile, Appien,Dion Cassius , et servent à remplir un grand nombre de lacunes dans ces auteurs; l'autre partie est empruntée à des auteurs perdus, tels que Dexippe , Eunape, Priscus, etc. 2° le livre Des vertus et des vices ; 3° le livre Des maximes, tirés l'un et l'autre des auteursque nous venons de nommer et d'autres encore ' .

vol. XX.). — DeCscremoniisaulaeByzant. :J. H. Leich et J. J. Beisle, Lips. 1754. 2 vol. fol. B. G. iïiebuhr, Bonn. 1829-30. (C. S. H. B.) 2 vol. 8. — De prsefecttiris imperii orientalis : J . Meursius . Opéra Constant. Porphyrog. Lugd. Bat. 1617. 8. A. Banduri à l'endroit cité ci-dessus. — Tacticon : Banduri , ibid. Meursius, opéra Const. l'orph., etc. réimprimé dans : Meursii opéra vol. VI., où on trouve un cinquième ouvrage de Constantin : sur les usages stratégiques de différentes nations.

' Exeerpta de Legationibus : La première partie de ces extraits

L'empereur Alexis 1 Comnène , qui monta sur le troue en 1081 , composa , à l'exemple d'Auguste, un Tableau des revenus de l'Etat '.

Un moine anonyme du temps d'Alexis Comnène a donné les Antiquités de Gonstantinople, enquatrc livres '.

George Codinus, surnommé Curopalate , a écrit sur les Offices et Officiers de la cour de l'empereur et de l'église de Constantinople : il a aussi fait un extrait de la chronique d'flésychius de Milet , intitulé : Extrait d'une chronique sur les origines de Constandnople. Nous possédons en outre une chronique de Codinus lui-même 3.

Manuel Paléologue , qui fut empereur de 1391 à 1425, adressa à son fils Jean III des Préceptes sur l'éducation d'un prince, en cent chapitres. Ce même prince, très-versé dans la littérature de son siècle, a

fut publiée par Fuir. Ursinus. Sclecta de legationibus es Polyb.. etc. Autv. 1582. 4. et ensuite^imprimée séparément dans les éditions de chaque auteur particulier. La seconde partie fut donnée par David Ifœscliel Excerpta llœscbcliana) Aug. X ind. 1603. A.Fabrotus. cuin H. Yalesii notis, Paris. 1648. fol. (C. S. B. vol. I). Ces extraits ont été réimprimés en partie dans : 1mm. Bekker et B. G. IViehuhr . Dexippi, etc. quae supersunt, etc. — Excerpta de virtutibus et vitiis (fragmenta Peireseiana) : llenric. Talesius. Paris. 1634. 4. — Excerpta de sententiis : A. Mai. Script, vet. nov. collect. vol. II. Rom. 1827. 4.

1 Publié sous le titre de M or uni rationarium dans la collection des Bénédictins. Paris. 1688. 4. p. 367. sqq.

2 Ed. : Banduri . ouvr. cité.

3 Le premier ouvrage a été publié par JunùtS, Lugd. 158S. 8. Goar, Paris. 1648. fol. (C. S. B. vol. XIX. éd. de Yen. vol. XVII. t. 1.) Le second par J. Memrsùtf, Aur. Allobr. 1607. 8. P. .I.amorci/ts. Paris. 1655. fol. (C. S. B. éd. de Vcn. vol., XV1II.H. ' V, Le troisième De annis ab orbe condito usque ad nrbem air Agarcnis caplam 1153. par l.amberius ibid.

laissé beaucoup d'autres ouvrages de théologie et de morale. Soixante-six lettres et des dialogues encore inédits sont intéressans pour la connaissance de l'histoire de ce temps ' .

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