COSFÉR. SECT. XLVI. P. 195. SECT. LXVIII. P
Les sciences naturelles étaient dans une décadence absolue et nous n'avons pas un seul auteur marquant à citer dans cette longue période.
Sl-Epiphane , dont nous avons déjà mentionné les ouvrages de mathématiques, est auteur d'un traité théologique intitulé : Des douze pierres précieuses ; à savoir, celles que le grand prêtre des Juifs portait sur lapoitrine.il y fait preuved'ignorance en minéralogie. On lui attribue aussi un traité de Physiologie des animaux, qui paraît cependant être plus ancien \
1 Éd. : De XII Gemmis : Covr. Gesner, De omnium fossilinm génère, ïuric. 1565. 8.: rinsiolojjie : Itom. 1587. 4. Anvcrp. nn. Plantin. 1588.8.
Il existe, sous le nom d'Adamantius, des Physionomiques en deux livres, tirés en grande partie d'Aristote et de Polémon. Un petit écrit anonyme sur le même sujet est intitulé : Physionomique de l homme '.
Théophylacte Simocatta , historien byzantin, a laissé , sous le titre de Questions naturelles , un traité d'histoire naturelle , qui est un tissu d'absurdités, écrit dans un style déclamatoire. Un traité sur les Pierres est attribué à Michel Psellus, dit l'aîné , disciple de Photius, vers 860 3.
Un auteur entièrement inconnu nommé Geminus a laissé un petit écrit Sur le vert, ùnkp r.paoivwj 5.
Cassianus Bassus ( vers l'an 950 ) ht par ordre de l'empereur Constantin VI Porphyrogènète un recueil d'extraits de différens auteurs, pour la plupart Grecs, des deuxième, troisième et quatrième siècles après J.-C. . qui avaient écrit sur l'agriculture , et ajouta ses propres observations. Ce recueil est intitulé Géoponiques et divisé en vingt livres 4.
De l'agriculture nous passons à la chasse.
Il existe en grec plusieurs ouvrages sur la manière de traiter et de dresser les chiens, les faucons et les oiseaux en général. Un écrit de ce genre sur \'Edu-
1 Le premier de ces écrits a paru h Paris, 1540. 12 Basil. 1546. 8.; le second a été publié par J . F. Boissonade (avec Marinus).
2 Ed. : Quaestiones naturales : Lugd. Bat. 1696. 12. And. Birirtus, Lips. 1653. 4.; De lapidum virtutibus : Pli. Jac. Maussacus avec Plutarque de Fluviis Tolos. 1615. 8. J. S. Bernard , Lugd. lat. 1745. 8.
3 J. Iriarte, Catal. mst.bibl. re{j. Matrir. p. 429.
4 Ed. : Les Géoponiques furent premièrement publiées en latin >ar J. Cornarius. Ycnet. 1538. 8. texte grec : J. A. Brussicanus . iasil. 1539. 8. P. Neeedham, Cantabr. 1704. 8. J. N. Mclas, ,ips. 1781. 4 vol. 8.
cation des Faucons est attribué à Démélrius Pépagomenus , médecin de Michel VIII Paléologue. Un second écrit est intitulé : de l'Education des oiseaux les plus sauvages. Un troisième ayant simplement pour titre de l'Education des Oiseaux ôpveoaèytov doit avoir été composé par ordre de l'empereur Michel. Un livre Sur la manière de dresser les chiens porte le nom du philosophe Phœmon , inconnu d'ailleurs \
La chimie fut cultivée avec ardeur à Alexandrie et à Constanlinople ; mais sous ce nom on entendait l'alchimie ou l'art de faire de l'or. Nous avons d'un médecin du septième siècle, Etienne , d'Athènes ou d'Alexandrie, un ouvrage en neuf livres Sur l'art de faire de l'or. Outre un traité de Psellus-le- Jeune , il existe sur le même sujet un poème qui porte le nom d'fféliodore. D'autres ouvrages inédits sur l'alchimie se trouvent dans les bihliothèques 2.
Un certain Zosime. de Panopolis dans la Thébaïde, avait composé un grand ouvrage de chimie en 28 livres. Nous possédons quelques traités détachés qui en faisaient peut-être partie ; ils sont intitulés : de la Manière de faire la bière ; de la Teinture du cuivre; de la Teinture du fer ; de la Fabrication des cristaux ; du Lavage de la camiane \
1 On trouve ces écrits dans TV. i?»<7aWM.î,Ilciaccipitaria5 BCriptores mine primum edititi. accessit liber de cura canum, Lutet. Paris. 1612. 3 vol. 4.; Le traité de cura canum : Andr. Au ri faite r. Yitteberg. 1545. 8.
2 Les ouvrages d'Etienne et de Psellus traduits en latin d'après le texte original par D. Pizimenti (avec Democrit. d'Abd.) Patav. 1573. 8.: le poème d'fléliodnre dans : Fabricii Bibl. grsec. vol. VI11. p. 119. éd. Harless.
:! Les cinq petils écrits ont été publiés par C. G. Grutier So-
Il reste aussi quelques traités sur la préparation et sur l'emploi de l'encre d'or, dont un seulement a été publié '.
C'est à Callinicus, d'Héliopolis, qui vivait vers la fin du septième siècle, qu'on attribue l'invention du feu Grégeois. La recette de ce moyen de destruction se trouve dans l'ouvrage d'un certain Marcus, du onzième ou du douzième siècle : nous ne le possédons que dans une traduction latine 2.