‹ Manuel de l'histoire de la littérature grecqueChapitre 32 sur 129 · SECTION XV · texte numérisé non relu

SECTION XV

A côté de ces trois sortes de drames réguliers, les Grecs possédaient un grand nombre de farces de dif-

1 Le Beau, mémoire sur le Plutus d'Aristoph. et sur les caractères assignés par les Grecs h la coméd. moyenne. (Mém. de l'Acad. des Insc. vol. XXX.) G. II. Grauert. de mediae Grsecor. comœd. naturà et forma. (Musée du Rhin. Philolog. 1828. vol. H. p. 50 suiv.). L. H. A. Roeder. De trium . quœ gra?ci coluerunt , comœdnv generum rationc ac proprictatibus Susat. 1831. 4. H. A. Stollc. de ('<>mœdiae gr. generibus. Berol. 1834. 8. P. II. Coppiers, obs. philolog. in locaqusd. Antiphanisctalior. Lngd. 15a(. 1771.8.

ferentes espèces. Dans les banquets, on faisait entrer des bouffons qui représentaient des pantomimes , souvent accompagnées d'un dialogue improvisé (kù-.ov.v.fôâloi). D'autres farces obscènes ou satiriques étaient représentées sur le théâtre par des acteurs qu'on nommait mimes. Les auteurs anciens parlent de ces pièces tantôt sous la dénomination de AenojXicrwâ*, tantôt sous celle de Avaaûfoi, ou de Mayw&t ; mais , comme le temps ne nous a conservé aucune de ces pièces, nous ne pouvons nous faire une idée ni du genre , ni des variétés que désignaient les termes, que nous venons de rapporter.

Le nom de mimes a été donné ensuite à de petits poèmes, destinés à mettre sous les yeux des lecteurs ou des spectateurs une aventure ou une fable qui n'était pas , comme celle de la tragédie , puisée dans la mythologie ou l'histoire héroïque , ni , comme dans la comédie, prise de la vie politique ou civile, mais que fournissaient les rapports sociaux et domestiques. En un mot, ces pièces peignaient des mœurs ou des caractères , mais sans contenir une fable complète dans toutes ses parties. Sophron de Syracuse, est cité comme auteur de mimes écrits dans le dialecte dorien ; Platon en faisait ses délices. Il ne nous en reste que quelques titres et des fragmens,quine sont pas sufrisans pour que nous puissions établir les caractères généraux de ces pièces , quoique nous sachions , que la quinzième idylle de Théocrite est une imitation d'un mime de Sophron. Philiston de Nicée, autre auteur de mimes, qui florissait dans les derniers temps de Socrate, est regardé comme le modèle des auteurs mimiques \

<S. Hermann, ad Aristotel. do art. poulie, p. 92. suiv.

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