POÉSIE ÉPIQUE OU ÉPOPÉE HISTORIQUE
CONIÉU. SECT. IV. P. 12.
Pendant que la poésie lyrique et le drame étaient cultivés avec succès , l'épopée seule perdit de l'éclat , dont elle avait brillé dans l'enfance de la littérature grecque. Dans les productions épiques des poètes cycliques de cette période l'élément historique domine tellement l'élément poétique , qu'il l'obscurcit presque entièrement: ces poésies forment la transition de l'épopée à l'histoire. Il y eut cependant quelques poètes cycliques qui se rapprochèrent davantage de l'épopée homérique. De ce nombre fut Aristeas de Proconèse, auteur d'une théogonie et d'un poème épique sur la guerre des Arimaspes. Les autres furent de véritables ïogographes en vers. Chœrilus de Samos , qui florissait entre les années 460 et 461 avant J.-C. , publia un poème sur la victoire de Salamine '.
Les auteurs anciens citent comme classiques le poème de Panyasis sur Hercule , dont Théocrite nous a conservé deux fragmens , et la Thébaïde à'Antimaque de Colophon , qu'ils comparent à Homère , moins pour l'élégance et la grâce , que pour la grandeur des idées et l'énergie du style. Le même auteur avait composé une élégie intitulée la Lydienne , dont les anciens faisaient aussi le plus grand cas. De ces deux ouvrages , il ne nous reste que des fragmens
C. O. Miillcr, Doriens. IL p. 390. suiv. C. J. Blomfield, fragm. de Sophron. dans le Mus. Cantab. 1821. N. VII. Fragmens de Philiston dans J. F. Boùsonade, Anecdot. gr. vol. I. Paris. 1829. 1 A. F. jyiile. Ghœrilî samiï qua* supersunt. Lins. 1S17. S àddiU-
inenta. Lins. 1827. 4L