PREMIERS 3IÉDECIN3 DE LA GRÈCE. IIIPPOCRATE, ETC
Les premières connaissances en médecine furent portées en Grèce avec le culte ftAsclépius ou Esculope. Elles demeurèrent pendant une longue suite de siècles la possession exclusive des prêtres de ce Dieu , appelés Asclépiades. On aitriîme aussi à Pylhagore de grandes connaissances eu médecine, surtout en diétéiique, connaissances qu'il aurait rapportées d'Egypte. Son disciple Àlcméon est cité comme le premier qui ail disséqué des corps d'animaux. Jusque là cependant cette science ne fut guère qu'un empirisme. Ifippocrate, de Cos, fils et élève d'Héraclide , est regardé avec raison comme le père de la médecine. Cet homme de génie en fit une science méthodique, l'éclaira du flambeau de la philosophie et rassembla en un corps de doctrine toutes les
1 Ed. : De spherœ motu, C. Dasypodius. Argent. 1572. 8. De ortu et occasu astrornm : traduit eu latin par J. Auria. Rom. 1588. 4. — ./. B. C'a rpz ovins, de Autohco Pitaneo. Lijis. 1744. 4.
2 I). Leclerc. Histoire de la'; médecine jusqu'à Galerie, éd. 2. Lahaye. 1729. 4. J. F. Blumenbach, Introductio in Iiist. medie. littéral-.Gott. 1786. 8. Curf. Sprenyel, Essai d'une histoire pragmatique de la médecine, éd. 3. Halle. 1828. 5 vol. 8. (en allem.). Le même. Histoire de la chirurgie, vol. I. Halle. 1805. 8. C. G. Kiihn, De Philosophis ante Hippocr. medicina? cultorihus, dans ses Opusc. acad. vol I. Lips. 1827. 8. C. G. Fiekel, Bibl. gr. Medica. voL I. (Prodromns) r-tiani sub titulo, Hippocratis oper. novo ordine digesta, Prœmissus est conspectus medicina; veteris ad Hippocr. usque aetatem.Zwiccav. 1833.8.
notions médicales éparses avant lui, en y joignant ses propres observations.
On attribue à Hippocrate | lus de quatre-vingts ouvrages, écrits dans le dialecte ionien, mêlé d'atticismes, mais une douzaine tout au plus sont authentiques. Voici les titres des principaux : Des Epidémies ; Des Prog- 7iostiques; Aphorismes, ou courtes propositions, contenant le résultat de longues observations, et regardées encore de nos jours comme d'excellens préceptes ; De l'Air, des Eaux et des Climats : ouvrage classique, qui n'intéresse pas moins les amateurs de la littérature que les médecins ; De la diète dans les maladies aiguës, etc. Le style d'Hippocrate est très-concis et par cette cause souvent obscur ; mais une grande partie de ce manque de clarté doit être attribuée aux fautes innombrables qui défigurent le texte de ses ouvrages '.
Les fils d'Hippocrate , Thessalus et Dracon et son
1 C. G. Gruner, Censura libror. Hippocr. Vralisl. 1775. 8. ./. //. Fischer, de Hippocr. ejusque scriptis et editt. Cob. 1774. 4 C. Sprenyel, Apologie d'Hippocrate et de ses principes. Leips. 1792. 2 vol. 8. (en allem.).//. E. Link, Sur les théories renfermées dans les écrits d'Hippocrate et sur l'authenticité de ces écr. (Mém.dei'Acaddes Sciences de Berlin. 1814-15.) (en allem.). T. C. Schmtdt, Epistolar. quae Hippocr. tribuuntur censura. Jen. 1813. 8. — A. Foesii . Oeconomia Hippocratis alphabeti série distincta. éd. 3. Genev. 1662. fol. — Editions : Hippocr. opéra éd. pr. ap. Aldiint. Vcnet. 1526. fol Jan. Cornarius. Basil. 1538. fol. Hier. Mercurialis. Venet ap. Juntam. 1588. fol. Â. Foesius. I'rancof. 1595. fol. lien. Chattier, Hippocratis et Galeni oper. Paris. 1679. 9 vol. 13 tom. ) fol. C. G. Kiihn . . (Medicor. Gra-eor. opéra) I.ips. 1825. 3 vol. encore n complet. — Séparément : Aphorismi : F. M. l'osquilhn. Paris. 1784. 2 vol. 12. éd. 2. 1814. D. Mercy. Paris. 1811. De aëre, arpiis et locis; D. Coray. (avec tradnet. franc, et comment. I Paris. 1S00. 2 vol. 8. nouv. éd. (sans comment.') ib. 1816. 8. ('In: l'chrscit. Hambnrg. 1833.8. F. Diète, de morbo sacro. Lips. 1827. S.
gendre Polybe fondèrent ce qu'on appelle X ancienne école dogmatique , qui réunissait les théories des philosophes et les principes d'Hippocrate. Plusieurs écrits, qui se trouvent parmi ceux d'Hippocrate, proviennent probablement des médecins de cette école. Les plus célèbres de ces médecins furent Bioclès, de Caryste , sous le nom duquel il reste une lettre, probablement apocryphe , sur les moyens de conserver la santé , et des fragmens d'autres ouvrages ; Chrysippe , de Cnide , qui florissait vers l'an 547 av. J.-C. ; et son contemporain Praxagore , de Cos, descendant des Asclépiades. Ce Praxagore fit de très-belles découvertes en astronomie, mais il est surtout fameux pour avoir fait dériver toutes les maladies des humeurs du corps humain '. Un de ses disciples nommé Xénophon ne nous est connu que par la mention qu'en fait Rufin; du reste, il ne doit pas être confondu avec un autre médecin du même nom , qui appartient à l'école d'Erasistrate \