SECTION XXX
POSSI3 LYRIQUE ET ÉLÉGL&QUE.
ii;r. SECT. Y. P. 25. SECT. X. P. 45. SECT. VIII. P. 38.
Dans ce genre nous n'avons que peu d'auteurs à nommer : les principaux sont Philétas, Lycophron et
1 Sur la Phlyacographie et ses diverses espèces, voir A. Cupell. mu u h , Alexandri OEtoli fragmenta. Bonn. 1830. 8. p. 22. sqq. — Une bonne édit. des fragm. de Sotade se trouve dans G. Ihimanni, Elementa doctrinse metriese. Lips. 1 8 1 (». 8. p. 4ii. si[<(.
Callimaque, qui tous trois vécurent à la cour de Ptolémée II, Philadclphe. On pourrait y ajouter Alexandre FEtolien; car, quoique placé dans la Pléiade trafique, il est cependant plus connu comme poète élégiaque ; la plupart de ses élégies roulaient sur des sujets héroïques ' . Stobée nous a conservé une élégie de Phanoclès sur l'amour d'Orphée pour Calais; c'est un des plus beaux morceaux de poésie erotique qui reste de l'antiquité. Enfin Ilermésianax , deColophon, avait publié un recueil d'élégies en trois livres ; parmi les fragmens que nous possédons, l'un surtout se recommande par son élégance et sa correction a .
Philétas , de Cos , a composé des élégies et des poésies légères lyriques, dont il ne reste que de faibles fragmens. La manière nouvelle dont il peignit les tourmens et les joies de l'amour a donné un caractère particulier à ses élégies; Properce les a prises pour modèles 3 .
Lycophron , de Chalcis en Eubée, qui florissait vers l'année *2&0 av. J.-C, fut l'inventeur de l'anagramme, et l'auteur d'un grand nombre de tragédies perdues. Le seul ouvrage de ce poète qui soit parvenu jusqu'à nous est un poème singulier, intitulé Cassandre ou Alexandra : c'est un monologue dans lequel la prin-
1 A. Capellmann , Alexandri OEtoli fragmen. coll. et illnstrata. Bonn. 1830. 8.
2 Dav. Ruhnken, Append. ad. Epist. crit. II. F. A. Riglrr et C. A. M. Axt. Leontii carininis Hermesianactei fragm. Colon, ad Rhen. 1828. 16. G. lia manu. Hennesianaetis elcyi. Eips. 1828. 4.7V. Bach. Nevincs. et l'hanoclis rcliq. 'avec Philétas : \oyv. plus bas.
* C. P. Kaijxer, PhilefSB coi fragm. Profixa est epistola C. G. Ueynii. Goett'mg. 1793. 8. N. Bach. l'hilctjc , Hennesianaetis, l'hanoclis reliijniir. access. Lenncpii et llulmki-uii observationes intégra?. Hal. Saxon. 1829.8.
cesse troyenne prédit à Priam la destruction d'Ilion et les malheurs des personnes qui ont joué un rôle dans la guerre de Troie. Cet ouvrage , rempli d'érudition, est d'une telle obscurité qu'on l'avait surnommé le poème ténébreux: il serait presque inintelligible pour nous sans les scolies de Tzetzès. Un ouvrage où l'érudition de Lycophron peut avoir été bien placée , c'est son Traité sur la Comédie , dont Athénée cite le neuvième livre ' .
Callimaque , de Cyrène , (vers l'an 260 av. J.-C.) issu d'une famille illustre, enseigna d'abord les belleslettres à Alexandrie , où il fut ensuite placé au Musée. De huit cents pièces de poésie qu'on lui attribuait anciennement, il ne nous reste que cinq ou six hymnes, une soixantaine d'épigrammes, que l'on peut compter parmi les meilleures de l'antiquité , et quelques fragmens d'élégies, qui étaient regardées comme son principal titre à la gloire. Callimaque tenta en vain de remplacer par l'érudition le génie que la nature lui avait refusé. Outre ces poésies, Callimaque avait laissé plusieurs traités en prose, dont nous ne saurions trop regretter la perte ' .
1 B. G. Piiebuhr. sur lépoque de Lycophron le ténébreux (dans le Musée du Rhin. 1827. cah. II. p. 102. suiv.) (en ail.) — Édit. Aldus, avec Pindare, Callimaque, etc.) Venet. 1513. 8. J. Meursius. Lugd. Bat. éd. 2. 1599. 8. J. Potier, cum Tzetzse scholiis, etc. Oxon. 1697-1702. fol. llenr. G. Reichard. Lips. 1788. 8. L. Sebastiani . cum scholiis. Rom. 1803. 4. L. Bachmann , cum paraphr. ined. schol. min. incd. etc. vol. I. Iips. 1830. 8. Idem, Lexicon Lycophron. sive scholia in Lyc. Alex, antiq. (dans ses Anecdot. gr t. IL Lips. 1828. 8.)
2 Editions : éd. p. J. Lascaris. Florent. 4. (probablement entre les années 1494 et 1500.) F. Robortellus. Venet. 1555. 8. H. Stephamu, dans ses : Poëtac principes horoïci carm. t. II. p. 153-181.
Nous possédons encore quelques hymnes d'an ailleurs, parmi lesquels un hymne à Jupiter par le philosophe stoïcien Clëanthe '.