‹ Manuel de l'histoire de la littérature grecqueChapitre 58 sur 129 · SECTION XXXIII · texte numérisé non relu

SECTION XXXIII

CONFÉR. SECT. IX. P. 42.

Après que la prose eut commencé à être cultivée ,

Hafn. 1792. 8. — Sur les auteurs qui ont traité le même sujet avant Apollon. : G. F Groddeck. Bibl. de la littérat. et de l'art anc. t. II. p. 61. (en ail.) Additamenta ad disputât, de argon. Apoll. R. fontibus. (Progr.) Viln. 1823. f. — Pet. Burmannî (E. F. Krause.) Catalogus Argonautarum. Halo:. 1798. 8. E. F. II. Spitzner, de indice Argonaut. Vitteberg. 1819. 8. — Sur les particularités de la métrique d'Apollon. : 6V/7iarc/,Lectiones Apollonianas.Lips. 1816. 8. — Editions : éd. pr. [J. Lascaris .) ap. de Alopa. Florent. 1496. 4. cum seboliis. Aldus. (F. Asulanus?) Venet. 1521. 8. //. Stephattut, Aurel. Allobr. 1574. 4. R. F. P. Brunch Argent. 1780. 8. (sans scolies.) Flangini. Rom. 1791-94. 2 vol. 4. avec une traduct. italienne. C. D. Beck. vol. I. Lips. 1797. 8. (texte et traduct. lat. l'ouvrage est demeuré incomplet. ) G. II. Schœfer, (cum scholiis inédit.) Lips. 1810-13.2 vol. 8. A. Ifellauer, recens. etc. sobolia aucta et emend. addidit. Lips. 1828. 2 vol. 8.

1 A. Meine&e , de Eupborionis Cbalcidii vità et script, disser. et frngm. colleg. Gcdani. 1823. 8.

* Les Iragmens de Rliianus ont été publiés dans les collections de

on avait abandonné l'usage de tracer des préceptes en vers ; ce ne fut que parmi les poètes d'Alexandrie que la poésie didactique reprit faveur : elle leur fournit l'occasion de faire parade de l'érudition qui était leur apanage. Le premier de ces poètes dans l'ordre chronologique est Dicéarque , de Messana en Sicile, disciple d'Aristote et auteur d'une Description de la Grèce , dont il ne nous reste qu'un fragment ' ; mais sous le rapport du mérite il est surpassé de beaucoup par Aratus , de Soles en Cilicie ( 270 ans av. J.-C. ), qui mit en vers le livre d'Eudoxe sur le cours et l'influence des astres. Cet ouvrage bien versifié et enrichi d'heureux épisodes a eu la gloire d'être trois fois traduit en vers latins par Cicéron , par Germanicus César, et par Rufus Festus Avienus. Un autre ouvrage d'Aratus sur la médecine ne nous est connu que par des fragmens. Il était aussi auteur d'élégies , d'hymnes et d'autres poésies lyriques a.

Brimck, p. 479 482. Gaisford, v. III. p. 272. sqq. Boissonade, v. III. C. G. Siebelis , de Rhiano. Budissœ. 1829.4.7V. Saal, Bhiani quasupersunt. Bonn. 1831. 8. Meineke, sur le poète Rhianus de Crète (Mémoire de l'académie de Berlin. 1832.) (en ail.).

1 A. Buttmann, de Dica;archo ejusque operibus, quai inscribuntur Bicr 'Exxi^or et 'A ra^papj cExx. Norimb. 1833. 4.

2 G. Grauert, sur les ouvrages du poète Aratus. (Musée du Rhin. 1. 1. cah. 4. p. 33G.) (en ail.) Voy. Delambrc , hist.de l'astronomie anc. t. I. p. 74. — Editions, cd. pr. Aldus. Venet. 1499. fol. avec d'autres écrits sur l'astronomie; dans la suite Aratus fut encore souvent publié avec d'autres auteurs, par exemple avec Dionys. Perieget. Basil. 1523. 8. H. Stephamis, Poë't. gr. lier. c. t. II. p. 288-317. Hugo Grotius. (syntagma Arateorum) Lugd. Bat. 1600. 4. Joh. Fell. Oxon. 1672. 8. nouv. éd. 1801. 8./. Th. Buhle, cum schol. vers. Germanici et Avieni etc. Lips. 1793-1801. 2 vol. 8. /'". Ch. Matihiœ. Francof. 1817. 8. Halma (avec la trad. française les scolies de Théon , les catastérismes d'Eratosth. , la sphère de

168 PÊB10BÎ IV. — BECTIOfl X.W1I1.

Nicandre de Coloplion , médecin , grammairien , poète, et prêtre d'Apollon de Clarus, chaula en deux livres les Remèdes contre les morsures des bêtes vénéneuses ( $Y}pia.v.d ), et ceux contre les poisons qui se rencontrent dans les alimens et les boissons (à).e%if<y.pu.xy.a) ; ces ouvrages ont peu de mérite poétique , et sont sans importance pour la science elle-même , mais ils contribuent, surtout à cause de leurs scolies, à en éclaircir l'histoire chez les Grecs. Nicandre avait aussi composé des Géorgiqucs, qui ont quelquefois servi à Virgile ; des Métamorphoses (èr£potcvp.evx), où Ovide a puisé la première idée de son immortel ouvrage ; et divers autres poèmes, qui n'existent plus1.

Ces deux derniers poètes avaient choisi la forme épi* que ; Dicéarque écrivit en vers iambiques.

Page 1