SECTION XXXIV
La poésie bucolique, qui chante les plaisirs de la vie innocente des peuples pasteurs, devint un genre parti-
Léontius). Paris. 1823. 4. Ph. Buttmann , Arali Phamomena et Diosemeia, cum annot. crit. Berol. 1826. 8. 1m. Belkcr. cum scholiis. Berol. 1828. 8. Th. l'orstci-, Diosemea. Lond. 1813.8. J. C. Schuuhach, de Arali Solcns. interprett. Rom. Meining. 1818. 4.
1 Editions : éd. pr. Aldus (avec Dioscoride) Vcnet. 141)9. fol. Aldus, Nicandri ïheriaca etc. Venet. 1522. 4. les scolies à part, ib. 1523. G. Jlorellius. alexipharmaca, theriaca. scholia in Nicand. Paris. 1557. 3 vol. 4. //. Stephumis . Poêla- {yraci princ. heroici rarm. t. 11. p. 318-359. Paris. 1576. fol. A M. liandinius. Flor. 1754. 8. le principal mérite de cette édition est de renfermer la paraphrase alors inédite d'un certain sophiste nommé Eutecnius. J. G. Schneider, alexiph. liai. 1792. 8. ïheriac. cum scholiis. paraphras. etc. Lips. 1816. 8.
culier dans cette période : les chansons rustiques des bergers Siciliens en donnèrent l'idée. Après les premiers essais de Stésichore d'fîimère, et d'autres poètes, Théocrite , de Syracuse (vers 270 av. J.-C), dont le beau génie avait été cultivé par une éducation soignée (il avait été disciple d'Asclépiade de Samos et de Philétas de Cos) , perfectionna ce genre de composition, et surpassa en simplicité , en naïveté et en grâce, tous ses imitateurs soit anciens soit modernes. Ses Bucoliques, écrites en dialecte Dorien , mêlé par fois d'Ionismes, sont des tableaux de caractères et de mœurs. Nous avons sous son nom trente poèmes nommés Idy lles , c'est-à-dire petits poèmes (car chez les anciens ce mot ne désignait pas nécessairement un poème bucolique), et vingt et un autres morceaux moins étendus , sous le titre iXEpigrammes. Les trente Idylles ne sont pas toutes de ce poète , mais paraissent être un recueil fait par quelque grammairien d'Alexandrie. Elles n'appartiennent pas même toutes au genre bucolique : quelques-unes sont des fragmens de poèmes épiques ; deux sont du genre des Mimes ; plusieurs peuvent être mises dans la catégorie des poésies lyriques. Parmi ces poèmes on distingue surtout Y Epithalame d'Hélène et de Ménélas , un des morceaux les plus gracieux de poésie lyrique que l'antiquité nous ait transmis, et celui qui est intitulé : Les Syracusaines ou les femmes célébrant la fête d'Adonis , composition dramatique , dont la scène est à Alexandrie '.
1 Fr. L. C. de Finkenstein, àréthusc ou les poètes bucoliques de l'antiquité. Part. I. Berlin. 1781). nouv. éd. 1806. P. II. 1810. (all.l //. Ce A.Eichstaedt. Adumbcatio quœst. de carminum Theocr. ad gênera sua revocator. indole ac vit-f.utibus. Lins. 1793. 4 Mania. Vddilioiis à Sulzer, etc. t. I. p. 89. suiv. (eu ail. ï C. F. firdfv.
H ion, de Smyrne, et Moschus, de Syracuse, postérieurs de plus d'un siècle à Théocrite, quoique quelques commentateurs les regardent comme contemporains, sont ordinairement placés parmi les poètes bucoliques, moins pour les sujets de leurs compositions, qui, pour la plupart, sont lyriques ou mythologiques, qua cause de la manière dont ils les ont traités. Nous avons de Bion une grande idylle entière', savoir : un chant funèbre en l'honneur d'Adonis (imxâyioç, 'A&>v«3b;), en 98 vers ; les 31 premiers vers d'un Epithalame
eplst. crit. in Bncol. gr. Petropol. 1815. 4. E. Reinhold, de genuinisTheocr. carm. etsupposititiis. Jen. 1819. ft.A. Jf issowa. Theocritus Tlieocriteus s. idylliorum Theocr. suspector. vindiciœ. Vratislav. 1828. 8. (1 auteur à la p. 14 s'étend longuement sur fétymologic et la signification du mot tiiiwnt). G. F. I\uke , de Theocrito principe etinventore poës. bucol. Bonn. 1828. 4. — C. G. Âhlwart, Eclaircissemens sur les Idylles de Théocrite. Rostock 1792. 8. (en ail.) //. Voss, nota; in Theocr. Heidelb. 1813. F. A. G. Spohn. Lectionum Theocrit. Spec. I. Lips. 1823. 4. C. Hepner, de variis Theocrit. idyllior. generibus. Berolini. 1836. 4. — Editions : éd. pr. (Demetrius Chalcoiidylas) (avec Isocrate) 18 Idyll. Mediol. 1493. fol. Aldus. (30 idyll. dont 6 sont attribuées maintenant à Bion et Moschus.) 1495. fol. nouv. récension par //. Stephanus , Poët. pr. lier. c. t. II. p. 183-266. Ce texte fut la hase de toutes les édit. jusqu'à J . J . Reiske. Viennae. 1764-66. 2 vol. 4. nouvelle récension par L. C. Valchetmvr. 10 Idyll. Lugd. Bat. 1773. 8. et plus tard Théocrite en entier (avec Bion et Moschus) Lugd. Bat. 1779. 8. Presque simultanément autre récension'dans les Analectes de Brunck, vol. I. p. 263-375. Voyez aussi vol. III. p. 58. sqq. J. B. Gail. Paris. 1792.2 vol. 8. J. C. G.Dahl. Lips. 1804. 8. G. II. Schàfcr. Lips. 1810. fol. (édition de luxe). L. F. Ihindorf. Borol. 1810. 2 vol. 8. d'après Valcken. (le vol. II contient plusieurs écrite de Tonp et de Vulckenaer sur Théocrite). Th. Kiessliiu/. Lips. 1819. 8. J. GetL Amstel. 1820.8. J. F. Boissonade. Puis 1823. 12. J. A.Jmohs. Theocr. Bionis et Moschi qu;<e supers, ciim schol. etc. t. 1. liai 189 î 8. C. F. Hvstemunn. Goth. et Erford, 1830. 8.
d'Achille et de Déïdamie , et quelques petites idylles. Parmi les poésies de Moschus, la plus belle est son EûocÔ7;/7 ou Y Enlèvement d'Europe. La simplicité et la naïveté de Théoerite, ainsi que la teinte satirique qui domine dans ses écrits, manquent à ces deux poêles. Ils sont trop ornés et font quelquefois parade d'esprit '.