‹ Manuel de l'histoire de la littérature grecqueChapitre 62 sur 129 · GRAMMAIRIENS D'ALEXANDRIE · texte numérisé non relu

GRAMMAIRIENS D'ALEXANDRIE

cents et de la ponctuation '. Aristophane et Aristarque s'occupèrent aussi de l'explication d'autres auteurs, tels que Alcée , Pindare , Aristophane. Aristarque forma un grand nombre d'élèves, dont plusieurs se rendirent'célèbres. On cite Alexandre et Ammonius, d'Alexandrie, qui lui succédèrent comme chefs de son école ; Demetrius, de Scepsis; Denys, de Thrace; Pamphile; et Bidyme, d'Alexandrie, etc. Cratès, de Malles, antagoniste d'Aristarque, avait établi une école à Pergame. Il a la gloire d'avoir fait connaître la littérature grecque et les sciences grammaticales à Rome, où Attale roi de Pergame l'avait envoyé. Ses disciples formèrent la secte des Craiéens opposés aux Aristarchéens, ou savans sortis de l'école d'Aristarque.

Après ces admirateurs d'Homère , il faut parler d'un homme qui, à cause de sa haine poussée jusqu'à l'extravagance contre le prince des poètes, fut flétri par l'antiquité du surnom de fléau d'Homère (O///3po/uaTTt|), c'est Zoïle le Macédonien, dont le nom désigne encore de nos jours un critique malveillant, comme celui d'Aristarque exprime un juge sévère, mais éclairé. Son ouvrage contre Homère, déjà mal reçu par ses contemporains, un autre qui était dirigé contre Isocrate, en général tout ce qui est sorti de sa plume a péri.

Outre ces grammairiens de profession , les siècles qui nous occupent produisirent encore quelques savans antiquaires. Tel fut le poète Callimaque , dont les ouvrages en prose sur des sujets d'histoire et de

'On croit posséder quelques f'ragm. de ses xtfjir, qui ont cfé publiés par J.F. Boissonade, (cum Herodiani Partitionib.) Lond.

littérature ont péri. Tel fut encore Asclépiade , de Tragile enThmce, qui composa un ouvrage en dix

livres sur les mythes traites par les poètes tragiques (zpa.yr,yhùu.zva) '. Paléphate , probablement on grammairien d'Alexandrie, d'une époque incertaine, publia un ouvrage en cinq livres des choses incroyables (moi àitinm) , dont nous n'avons que le premier. On a porté les jugemens les plus opposés sur le mérite de cette composition \ Heraclite appartient également à une époque qui ne peut être déterminée exactement; il est auteur d'un ouvrage peu important, publie sous le même titre que celui de Paléphate. Quelques sa vans regardent ce même Heraclite comme l'auteur des Allégories homériques, que d'autres attribuent à un nomme Héraclide . différent de celui qui porte le surnom de Pontique. Les Allégories homériques sont une composition ridicule, dans laquelle toutes les fictions du poète se trouvent expliquées allégoriquement, ou comme des phénomènes de la nature \

1 Les fragmens de cet ouvrage ont été recueillis par Werfer , flans les Acta Philologor. Monacensinni. T. II. p. 489. sqq.

2Edit. Aldus, (clans sa collection des fabulistes.) Venet. 1505. fol. Com. Tollius. Amstel. 1649. 12. M Brunner. Upsal. 1663. S. Th. Gale, Opusc. mvthol. phys. et etliic. éd. 2. Anistcl. 1688. 8. J. F.Fischer. Lips. 1761. cd.'e. ib. 1789. 8.

3 L'écrit De incredibilibus, ainsi qu'un autre d'un auteur anonyme, avant le même titre, ont été publiés par Léo AUatius : Excerpt. Sopbistar. et Rhet. Rom. 1641. 8. Th. Gale, Opusrul. mythol., etc. L. IL Teucher. Lemg. 1796. 8. — Allegoriœ Homericœ : Aldus. avec Palœphate). Venet. 1505. fol. Cour. Gesner. Bas. 1544. 8. Th. Gale, Opusc. inyth. Plie. Srhow et Heyne. Gott I7SJ. 8. \ o%. C. II. Hase, dans: Bredowii Epistolœ Parisîenses. Lips. 1S12. S. p. 243. sqq.

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