CONFÉR. SECT. IX. P. 42. SECT. XXXIII. P
La chronologie, la géographie, les diverses espèces dédiasses, l'influence des astres et d'autres sujets scientifiques exercèrent principalement la verve des poètes de cette période. Parmi les poètes didactiques les uns adoptèrent le mètre épique, les autres écrivirent en vers ïambiques. A celte dernière catégorie appartiennent Apolloclore d'Athènes , et Scymnus de Chios. Apollodore, célèbre grammairien, sur lequel nous reviendrons, rédigea sous le titre de Chronique, Xpovmtk, des tablettes chronologiques en vers : elles renfermaient tous les événemens remarquables et la vie des hommes illustres depuis l'année 1184 jusqu'à 144 avant J.-C. On doit à Apollodore la connaissance de quelques époques précises, et l'importance de ces notions nous fait vivement regretter celles qui nous ont échappé par la perle de son ouvrage. Il avait aussi composé en vers une Description de la terre, fj)ç neplofoç. C'est de lui que
> F. Passow, De vestigiis coronarum Meleagri et Philippi in Anthologia Constantini Ceplialœ. Vratisl. 1827. 4.
2 Une partie de la collection de Straton a été publiée séparément par C. A. Klolz. Altenburg. 1768. 8.
Scymnus de Chios, et Dcnys, surnommé Je Periégètc, natif de Charax ou d'Alexandrie, peut-être bien de Byzance , ont pris l'idée de leurs Periégèses. Ces deux poèmes n'ont aucun mérite comme ouvrages d'imagination , et sont d'un faible intérêt pour le géographe; cependant le commentaire d'Eustatlic donne quclqu'importance à celui de Dcnys. Cet auteur avait écrit en vers hexamètres. Ce fut également de ce mètre que se servirent les poètes que nous allons mentionner '.
Oppien vivait du temps de Caracalla, et était originaire d'Asie, d'où il vint à Rome. Nous avons sous son nom deux poèmes didactiques , l'un en cinq livres sur la pèche , l'autre sur la chasse , également en cinq livres, mais dont il ne reste plus que quatre. On lui attribue encore un troisième poème sur la chasse aux oiseaux , dont il n'existe plus qu'une paraphrase en prose, faite par un sophiste nommé Eutecnius. Ces ouvrages ne présentent aucunes marques qui décèlent un auteur commun : on pense que le second inférieur
1 Editions . Scymnus : D. Iloeschel, Geograpliica Marciani (le véritable nom de Scymnus demeura inconnu jusqu'à ls. Vossins ) Scylacis, etc. Aug. Vindelie. 1600. 8. F. Morelius, Lutet. 1606. 8! J. Hudson , Geogr. gr. min. t. II. (ibid. Dissert, de Scymno par Dodwell.) Fr. Gail , Geogr. gr. minores. Paris. 1828. 8. t. II. — Dionysius Pcr. : ap. Aldum (cum Pindaro etc.) Veuet. 1513. 8. Rob. Stephanus. (cum Eustatbio. ) Lutet. 1547. 4. //. Stephanus. Poé't. gr. lier. c. t. II. p. 360-90. Idem, (cum Pompon. Mêla , etc.) Paris. 1577. 4. G. JIM. Londin. 1658. 8. J. Hudson. geogr. gr. minor. vol. IV. et séparément Oxon. 1710. (1712) et 1717. avec une dissert, de Dodwell. F. C. Matthiœ (cum Arato). Francof. 1817. 8* Fr. Passow , cum annot. crit. Lips. 1825. 8. G. Bernhardy . gr. et lat. cum comment, scbol. etc. Lips. 1828. (vol. I. Geogr. gr. minor.) — C. F. Matthœi, de Dionys. Perieg. Misn. 1788. 4. Schir!>/: , sur l'âge et la patrie de Denys le Periégète dans : Srebodr . Nonv. Archives, etc. 1. 111. p. 32. sqq. (cnallem.).
au premier pour le mérite est dû à un Oppien, d'un âge postérieur ; pour ce qui est du troisième , ou ne peut rien préciser *.
Stobée cite du poêle Hcliodore , seize hexamètres renfermant la description d'un district delà Campanie, et traitant principalement des eaux minérales du Mont- Gaurus , découvertes quelque temps après la mort de Gicéron 2. Il nous reste aussi un fragment d'un poème en 42 livres sur la médecine , composé par Marcellus , de Sidé en Pamphylie, médecin du temps des Antonins3.
Le vers élégiaque fut aussi employé par les poêles didactiques, notamment par Andromaque , de Crète, médecin de Néron. Andromaque inventa la thérinque (âvn'^bTo; ya).y; v/j), et en publia la recette dans un poème, que Galien nous a conservé 4.