CONFÉR. SECT. XXIV. P. 122. SECT. XLIII. P
Nous avons vu dans la période précédente la Philosophie de Platon s'éteindre en quelque sorte, et faire place au scepticisme. Dans la période qui nous occupe maintenant , on revint à l'ancienne doctrine de Platon ; mais on y mêla ce que l'on crut trouver de bon et de vrai dans les systèmes de quelques autres écoles. Ce rapprochement ou ce Syncrétisme , comme on l'appela, ne se fit pas tout d'un coup ; il fut l'ouvrage du temps , et ne se montra sous une forme systématique qu'au commencement du troisième siècle , alors qu'il se fût complété par le mélange de la philosophie grecque avec celle de l'orient d'une part , et avec le christianisme de l'autre. Chez les Platoniciens des deux premiers siècles , on peut en observer le développement successif et les progrès. Nous parlerons d'abord de ces derniers.
Philon, le juif, né à Alexandrie d'une famille illustre, vers l'an 40 de notre ère, était membre de la secte des
1 Les sentences tic Secumlos , Dcmopliilc et Démocrate ont été publiées par Luc. Holstenius. Rom. 1G38. 12. Th. Galer ouv. c p. 611. sijcj. J. A. Schier. ï.ips. 1754. 8. ./. C. Orellius, ouv. c. p. 77. sqq. Ces auteurs ont aussi été imprimés séparément.
2 /. G. Fichte , De philosopbîae novae Platonièae origine, llcrol. 1818.4. F. Bouterweck , l'iiilosoplionim Alcxandrinorum et Ncol'Ialouicorum recensio. (Comment, soc. (îoelting. recentfc. vol. Vp. 227. sqq.
Pharisiens. Homme savant et spirituel, il avait a pprofondi les systèmes philosophiques des Grecs, mais aucun ne convint à ses vues aussi bien que le Platonisme, qu'il amalgama avec la doctrine des écritures sacrées. Ainsi Philon préluda à ce système qui plus tard se développa en Égypteet y produisit une philosophie monstrueuse. Son style est moulé sur celui de Platon, mais plein d' héllénismes, Philon a écrit un grand nombre d'ouvrages , entre autres : De la création du monde d'après Moïse , commentaire, partie littéral, partie mystique, du premier chapitre de la Genèse. Ce traité, ainsi que ceux sur 1 'Agriculture et sur Y Ivresse , appartiennent aux meilleurs ouvrages de cet auteur. La Biographie intitulée De la vie de Moïse , ou de la théologie et de la prop hélie , cslregiwâée comme son chef-d'œuvre. Il n'y a pas long-temps qu'on a découvert quelques nouveaux écrits de Philon, partie en grec, partie en arménien '.
1 Editions : Quelques traités de Philon parurent d'abord en latin. Texte grée de quelques écrits de cet auteur : éd. pr. A. Tvrnebus. Paris. 1552. fol. (/'". Woivlhts) avec addition d'autres écrits. Colon. Allohr. IG13. fol. nouv. éd augmentée de traités découverts depuis, et soignée par sept savans français. Paris. 1G40. fol. Th. DIangey. [également avec des traités inédits et nue collection de fragmens) Lond. 1742. 2 vol. f. Réimpression par /. F. Pféiffèr. Er. feng. 1785-92. 5 vol. 8. C. G. Jlichter. Li|.s. 1828-30. 8 vol. 12. — A. Mai, Pliilonis Judai de Cophino festo et de colendis parentilms . cuni brevi scrinto de Jona. Mediol. 1818. 8. J. 11. Aueher,
l'bilouis JudsBÎ sennones 111. hactenUS inediti ex Arincnà versîonc
antiqwssimâ nunc primutn in latinum Gdeliter translata Venet
1822.4. Idem, Pbtlonis Jndaoi paralipomena Armena: etc. Venel 1826. 4. J. C. G. Duhl, (Uirestoinatbia IMiiloniaiia seii b«j illustres ,.\ Pbilone exeerpii. Bamburg, 1800-02. 2 x«>l. 8. — ./. V,ii . d.> l'iiil. lad. et Eusebiï Pampbili soriptis ineditis. Ucdiol. 1816. 8. C G, l Grossmann. Qiuestt. Phikmeœ. Lips. IS'i'.t f.
Thrasylle , de Mondes, travailla avec beaucoup d'ardeur à expliquer les ouvrages de Platon , et à cet effet il les disposa par tétralogies. Il tenta d'éclaircir la doctrine de ce philosophe à l'aide de la philosophie de Pythagore, et fut ainsi un des précurseurs des Syncrétistes. Il commenta aussi les ouvrages de Démocrate, écrivit des traités sur la musique ainsi qu'un ouvrage sur l'Egypte. Tout cela est perdu à quelques citations près '.
Plutarque , le célèbre biographie, s'était formé un système particulier , composé des opinions de diverses écoles, mais de préférence de celles de Platon et des Académiciens, que pourtant il a quelquefois mal comprises. Il détestait les doctrines d'Epicure et du Portique. Ses ouvrages philosophiques qu'on appelle communément ses œuvres morales, quoiqu'ils embrassent diverses branches de la philosophie , sont à peu près au nombre de soixante. Parmi ces traités il en est qui ne sont probablement pas de Plutarque; tels sont ceux de Y Education des enfans , des Opinions des philosophes , etc. 11 en est d'autres dont l'authenticité est contestée , et qui sont peut-être des extraits d'ouvrages de Plutarque et d'autres écrivains, p. ex. Apophthàgmes et Usages des Lacédémoniens ; Maximes des rois et capitaines célèbres; Questions physiques , etc. On peut citer parmi les morceaux les plus intéressons et les plus instructifs , ceux qui sont intitulés : Comment un jeune homme doit lire les poètes ; De la signification du mot El , gravé sur la porte
1 Sévi'ii : Recherches sur la vie elles oùvr. de. Tliras>llr. Ifém. de P \<;k1. (h's Iiisc. vol. V p. 89. suiv.
•-ifiO PÉRIODE V. — SECTION L VIII.
du temple de Delphes: Des délais de la justico divine :
Du ijénie de Sacrale , etc. ' .
Les autres Platoniciens antérieurs au Syncrétisme sont : Phavorùms, d'Arles *,Sextns, dcChéronée, auquel on attribue cinq courtes dissertations contre le scepticisme 3; Cclsus, un des ennemis les plus acharnés du christianisme; il écrivit nu ouvrage intitulé : Dis- Cours véritable, qui est perdu, mais dont la substance nous a été conservée dans l'écrit d'Orijyéne, son adversaire; Alcînous , auteur d'une excellente introduction à la Philosophie de Platon ^ Albinus , qui a
1 Editions : Plusieurs traités (Je Plutarqtic furent publiés séparément avant la première édition du texte grec par Aldus, Plutarch1 ojinsetila 92 j}T. Venct. 1509. fol. Basil, ap. Erobcn. 1542. fol. G. Xijlauder. ib. 1574. fol. Dan. Uytfenbach. Oxon. 1795-1830. S vol. 4. (T. VIII. index grrecitatis.) 8 vol. 15 Partt. 8. — Séparément : De liberornm educationc : J. F. Heusinger. Lips. 1749. 8. ./. G. Schneider, Argent 1775. 8.; quomodo adolesccns poctas andirc debeat : J. T. Krebs. Lips. 1746. doua', éd. 1779. %.\ de superstitione: C. F. Matiha'i. Mosq. 1778. 8.: de sera iniminis \indictà: D. Jï ytlenbach. Lugd. Bat. 1772. 8.: de placitis pbilosopborum: C. D. lieck. Lips. 1787. 8. de discrimine amici et adula tons : C. A. Kriegel. Lips. 1775. 8. Consolatio ad Apollonium : L. Usténus. Turici. 1830. 8., etc. J. F. Farius. Excerpta ex opeîibus Plntar. qn;c ad artes speetaut. Cohurg. 1805. 8. — G. i'atliscnliss. eritt. in Plut, opéra moralia. Lips. 1820. 4.
11 nous reste à indiquer les éditions des œuvres complètes de
Plut, où les écrits historiques sont réunis aux écrits philosophiques. Ed. pr. //. Steph<tn>tx.{\uvc\. Allobr.) 1572. 13 vol. S. Ap. Wechel. (cum versione Cruserii et Xvlandri; Franc of. 1599. et 1(>20.2 vol. fui. J. Jiualdus.Yavh. 1624.2 vol. fol. J. ./. Feula-. Lips. 1774-82 12 vol. 8. J. G. Uuttcn. Tuhing. 1791-1804. 14 vol. 8. - J.F. Gregorii Gommentt. II de Phavorino. Laub. 1755. 4. 3 Th. Gale, Opusc. mytholog., etc. p. 704. sqq. Fabricii, Bibl gr. vol. Ml. p. 017. cd. 1. J. C. Orellius, Opuscul. grsecor. sen ti-ntiosa et uior. vol. II. Lips. 1821. p. 210. sqq,
» Éditions : éd. pr. [F. Asulanus) an. Aldtim. Voue!. 1-521. 8>
écrit une Introduction aux dialogues de Platon ' ; Calvisius Taurus y de Béryte; Maxime, de Tyr ; Athénagoras, d'Athènes , que son traité sur la Résurrection des Morts place parmi les précurseurs du syncrétisme a ; Numénius , d'Apamée, qui a écrit sur le Dissentiment entre les Académiciens et Platon : ouvrage dont l'historien de la Philosophie déplore vivement la perte -r un fragment seulement s'est conservé dans Eusèbe.
Tels sont les Platoniciens qui ont vécu avant le Syncrétisme, eu bien n'ont pas donné dans toutes ses extravagances, quoiqu'ils les aient préparées.
A partir de la fin du deuxième siècle, ce système se dessina toujours d'une manière plus, prononcée. Son berceau fut l'Egypte, où il surgit du mélange monstrueux delà mythologie et delà philosophie des Grecs, non seulement avec la religion et les idées magiques et astrologiques de ce pays,, mais encore avec les croyances religieuses des Juifs. Les Théosophes égyptiens rapportaient l'origine de toute sagesse à un être fabuleux, Hermès , Trismégisle , dont on plaçait l'existence en Egypte 1500 ans avant J.-C, et que l'on regardait comme l'inventeur de toutes les sciences. L'antiquité lui attribuait un grand nombre de livres: il en reste quelques-uns sur l'astrologie et l'alchimie; ou plutôt des païens convertis au christianisme ,
(avec Apulée). D. Lambinus. Paris. 1507. 4. J. F. Fischer, (avec PEutyphron dç Platon) Lips. 1783. 8. .
1 Editions : J. F. Fischer, (avec l'Eut yphron du Platon). Fabricn WM.gr. vol. II. p. 42. éd. 1.
2 Ed. pr. : P. ruimus. Lovai). 1511. 4. J. Fell. Oxon. 1682. 13. Ed. Déchoir. Oxon. 1 700. 8. — T. A. Clarisse , de Àtheiia{joiu' vitù. etc. Annales Acadcuiiu-. Lugd. Datavee. 1818-19. 4.
<k's Gnostiques et des i\éo-Platonieiens en oui fabriqué quelques-uns sous son nom. Le plus Célèbre de ces ouvrages est intitulé Pœmandcr ou de la nature dos choses et de la création du monde , en forme de dialogue. Parmi les autres écrits d'Hermès, nous «•itérons ses latromalhématiques el son Traité chimique en sept chapitres sur le secret de produire la fnerre philosophale. Jean Stobée nous a conservé des fragmens de plusieurs autres ouvrages '.
Asclépius , disciple d'Hermès, passait pour le petitfils d'Esculape. On a sous son nom un ouvrage intitulé : Définitions d Asclépius adressées au roi Ammon '.
Après avoir dit quelques mots de ces êtres fabuleux y nous passons aux Néo-Platoniciens, auteurs «lu Syncrétisme. Potamon, d'Alexandrie, lui donna Se premier une espèce de forme systématique j c'est sous ce rapport que les anciens l'appellent le fondateur de YEcole éclectique > dénomination par laquelle ils désignent le nouveau Plafcmisme. Mais ils ne nous disent rien ou bien peu de choses sur sa philosophie. Le système de Potamon fut renouvelé avec un succès brillant par Ammonius , surnommé Saccas , d'Alexan-
1 22. F. O. JiatiiHfiarteti-Crusriis , de lilnonim HcrmefUeortifM indole atque origine. Jeu. 1827. 4. — Editions : Poemander : éd. [>r. Ad. Turnebus. Paris. 1554. 4. Colon. Aérât, (cnm eommentar. Mannil). Rosseli) 1030. G vol. fol. Fabridtu Patrtctng, éd. 2. Venet. 1503. fol.; Iafro;na(!icinafiea : D. Jloexchel . Awjp Vindel. 151)7. 8. ; Traetatiis chemiens. Lips. ÎG10. 8. dans le Tliealrmn t liii.iicuin. Argent. 1 ti 13. vol. IV. 8.; de snCCfl plantarum : G. Roetker, avec .'dan. L\dns. de flensibus.) Harmsl. 1827. 8. - L'oii\ra<je dAsclépias se trouve dans tes «dit. du IWinandei de Turuebus et de Patricia».
NÉO-PLATONICIENS. '-if.:J
ifiie, qui florissait au commencement du troisième siècle. C'est lui qui doit être regardé comme le véritable fondateur de ce que l'on nomme Néo-Platonisme. Il n'a laissé aucun ouvrage, mais il a formé de nombreux et d'illustres disciples, parmi lesquels on compte Longin, dont nous avons parlé plus liant, un certain Hérennius , et Origène , différent du père de l'Eglise.
Mais le plus célèbre de ses disciples fut Plotin, né à Lycopolis en Egypte. Il passa son enfance et une grande partie de sa jeunesse dans l'inactivité; ce ne fut qu'à làge de vingt-huit ans qu'ayant connu Ammonius , il fréquenta pendant onze ans avec beaucoup d'assiduité les leçons de ee maître. Après s'être tenu quelque temps à Antioche , il vint à Rome où il enseigna la philosophie. Ses discours et la rigidité extrême avec laquelle il vécut, lui attirèrent une foule d'adhérens et une considération extraordinaire. Plotin avait beaucoup d'imagination et de profondeur dans ses vues; mais il manquait de jugement et de clarté dans ses idées. Pendant long-temps il n'écrivit point; mais n'ayant pu se dispenser de répondre par écrit aux questions qu'on lui adressait, il publia des fragmens nombreux et souvent contradictoires : l'accumulation de ces fragmens engendra une telle confusion , que son disciple Porphyre dut se charger de les mettre en ordre, de les réunir en forme de système et d'en corriger le style. D'après cet arrangeaient de Porphyre, les œuvres de Plotin se divisent en 54 livres ou six Ennéades. Elles traitent de la métaphysique, de la physique et de la morale; quoique remplies de spéculations mystiques et de rai- Mjnncmens obscurs, elles u'cn sont pas moins de la
264 TÊRIODi: V. — SECTION LVIII.
j)lus haute importance pour l'histoire de la philosophie ' .
Les plus célèbres disciples de Plotin furent Gentilianiis Améliuset Porphyre.
Amélius ,ou (ientilianus, né en Toscane, suivit les leçons de Plotin à Rome pendant vingt-quatre ans. 11 avait écrit un ouvrage sur la Différence qui se trouve entre la doctrine de Numénius et celle de Plotin.
Porphyre, né en Syrie, s'appelait originairement Malchus ( roi ), nom que son maître, Longin , traduisit par celui de Porphi/rius (revêtu de la pourpre). Ce fut sous ce sophiste, qui professait alors à Athènes, qu'il forma son style , dans lequel on trouve beaucoup de traces d'érudition et d'élégance classique. D'Athènes, Porphyre se rendit à Rome pour étudier sous Plotin ; il en devint le disciple favori et lui succéda dans l'enseignement du Néo-Platonisme. Porphyre, sans lien créer par lui-même, se contenta de commenter le système de Plotin. La vanité paraît avoir été sa passion dominante ; elle perce dans sa biographie de Plotin. D'un autre côté la richesse de ses connaissances positives, ne l'empêcha pas d'être encore plus enthousiaste et plus visionnaire que son maître. Il fut l'ennemi du christianisme qu'il attaqua dans ses écrits- Il a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont la plu-
' Editions : Latine cnm comment. Marsil. Ficlni. Vlorent. 1492. fol. Ed. pr. jjr. cfclat. Basil. 1580. fol. Plotini opéra oinnia. cnni M. Eicini interpr. etc. cd. et annoft. adjec. I'\ Creuser, O\ou 1835. 3 vol. 4. Idem, Plotiui lîb, de pulcritudine. Hcidelberg. 1814.8. ./. C. Orel- 'tus. Alcxaiulr. Aphrodis, Ammonii, l'iotini aliorom de Fato quœ supersunt. Tnrici. 182-4.8. Q.A.Heigl, Plot ad Gnosticos. liber, llatisb. 1833. 8. — C. II. A. Stvinhavdt, de dialrclicà l'iotini rationo. Fascic. I. Naumburg. 1821). 4.
part sont perdus. Voici les principaux de ceux qui nous restent : De V abstinence de In chair des animaux: De la grotte des Nymphes dans l'Odyssée : Recherches sur Homère; Les vies de Pythagore et de Plotin; Introduction ( aux catégories d'Aristote ) \
Porphyre et Anatolius, son contemporain, formèrent un célèbre disciple, Iamblique , de Chalcis en Cœlésyrie. Inférieur en talens e! en érudition à ses maîtres, il poussa plus loin l'exaltation superstitieuse , et, malgré sa médiocrité, il parvint à une célébrité auprès de laquelle pâlissait celle de tous ses devanciers. Il a mis le comble au système- néo-platonicien
1 11 n'existe pps encore d'édition des œuvres complètes de Porphyre. Pythagorae vita : éd. pr. C. Ritterhusius: Altd. 1G 10. 8. (elle est publiée sous le nom de Malchus.) L. Holstenius. Rom. 1630. 8. Cantabr. 1655. 8. (L'éditeur y a joint une excellente dissert, sur la vie de Porphyre.) L. Kuster (cum Jamblichi v.itâ Pythagorae) Amst. 1707. 4. Th. Kiesslina. (cum Jamblichi, item anonymi script, vit. Pythagor.) Lins. 18 î 5- 16. 2 vol. 8.; De Plotini vita, etc. publié en tète des Ennemies de cet auteur: De abstinehtia ab esu aiiimatîum : éd. pr. Pet. 1 ùtorhis. Florent, ap. Junt. 1518. fol. J . De Rhoer, Trnj. ad Rhcn. 1767. 4. titre noitv. (avec le traité de Antro. Nymph. éd. Van Goehs) Lugd. Bat. 1792. 4. ; senfenria? ad intelligibina dncentes : P. I iclorius. (avec la vie de Pythag.) ; qnaest. Homericae : (J. Lascaris) Rom. 1518. 8. et dans plusieurs édit. d'Homère, p. ex de Bornes. Cantabr. 1714.: de Antro Nympharuro : (avec la vie de Pythagor., etc.) Cantahrig. 1655. 8. A. W. Van Goens, Traject ad Rhcn. 1765. 4. réuni sous un titre commun avec le traité de Abstin. par de Rhoer. Lugd. Rat. 1792. 4. Introdiictio, seu de qirinqnc vocibus, publié avec les Catégories d'Aristote: De prosodie : J. H. C. Vil/oison. Anecdot. gf. vol. II p. 103. (Venet. 1781 4.): Epistola ad Marcellam et un fragment poétique : A. Mai, Mediol. IS16. 8. ./. C. Orellius, Opusc. grac. s<m(.. etc. vol. I. p. 277. sqq. 315. s<;q.; de Sfcygc : Andréas Svkultns , Obss. humaine, llauov. 1615. 4.
*■ PEKIODK V. — SECTION LVIII.
en y ajoulanl la magie el la théosophic. Son mérite comme écrivain est nul; compilateur peu judicieux, il ne sut mettre ni clarténi méthode dans ses compositions. Parmi ses ouvrages, il en est quelques-uns qui, comme la J ie de Pythayorc , sont importons à cause des morceaux d'écrivains antérieurs qu'ils renferment. Son traité Des mystères des Egyptiens , est un tissu d'idées tliéurgiques et extravagantes \
Terminons le recensement des Néo-Platoniciens de cette période , par un court aperçu de leur philosophie. Le Néo-Platonisme était bâti sur la doctrine de Y Emanation. Dans ce système , le but le plus sublime de la philosophie consiste dans Yintuition de la divinité, à laquelle le sage peut parvenir dans cette vie. Une conséquence de la doctrine de l'émanation fut l'existence supposée d'une classe de démons ou esprits d'un ordre inférieur, médiateurs entre Dieu et l'homme. Les Néo-Platoniciens admettent un Etre infini et parfait, l'essence même dont a émané l' Intelligence (Noy;) ; cette émanation s'est faite sans la volonté de Dieu, et par conséquent sans y opérer de changement. De celle intelligence, qui est la seconde essence divine et qu'ils appellent aussi Fils, a émané Y Ame. Telle est la fameuse trinité des Néo-Platoniciens.
1 Les ouvrages d'IamMiquc n'ont pas encore été réunie dans mie seule édition. \ îta Pythagorae : éd. pp. /. .ivicvius. Franequer. (d'autres exempl. Franco!', an. Comme!.) 17i)S. 4. L. kiiifcr et Tli. Kiessling , (avec la vie de Pvthag. de Porphyre.) \ hortatio ad pbilosopfaiam : J. Arcerius, (édit. précitée.) Th. Kiessling. Lips.
1813. 8. ; Ttifi xoir.ir fAu.fa(j.j.riy.vr tV(Tr»,uitr : ïilloisOII . Alicedot. ;JT.
vol. II. p. 188. sqq.; Thcologunaena arithmetîc. : F. .ist. I.i|>s. I S 1 7. 8.; de mysteriis Egyptiorum. éd. pr. Th. Gale. (hou. 1(>7S. loi. — ('. Meinei'Sf Jadioium de libro qui de Myst. /Egypt luscribitur. Comment. Soc. Se. Guclt. vol. IV. p. 50. sqq.
PIULOSOPIIIE CIIRÉTIE1NINE. 29*