DÉCADENCE DE LA SCHOLASTIQUE
Nul n'a mieux, exprime que Pythagore, par ses rapports dés nombres ^ le mode de la production des ciioses par l'être infini , l'unité, à laquelle l'intelligence humaine aspire sans cesse. C'est en développant son unité que le principe engendre la multitude des êtres; mais en produisant des races et des espèces sans nombre, il ne se complique luincoéme ni de nombre, ni de mesure, ni de relation ; il reste un et indivisible en toutes choses , à la fois l'infiniment grand et l'infiniment petit. Puisque toutes choses sont animées par lui, l'univers peut être re^ présrâté comme un être vivant , un animal immense et infini dans lequel tout vit et agit de mille et mille manièreis diverses. •"— Bruno cherche à démontrer Tinfinitude du monde par plusieurs arguments tirés de là destination infinie de l'homme, de l'idée de l'espace infini , et de celle d'une force motrice infinie qui ne peut agir infiniment sans produire un effet infini ; de la grandeur et de la bonté de Dieu , et de l'impossibilité de trouver un point central. Ici il applique ingénieusement , et cherche à déduire , par la méthode philosophique, le système du monde de Copernic , et il réfute habilement les principes contraires , en particulier ceux des péripatéticiens. — ^ Le monde n'étant qu^une ombre de la forme du premier principe , il s'ensuit que toutes nos connaissances ne contiennent que des notions de ressemblance et' de relation. De même que le principe absolu descend et se développe dans la multiplicité des êtres , nous produisons à notre tour l'unité de l'idée
par la compréhension collective da omltiple. Le but de toute philosophie est de trouver l'unité de tous les contraires. — L'âme en général est dans chaque individu sous une forme particulière; comme sub*stance simple ^ elle est iitimortelle , infinie dttis sa tendance , et elle donne la forme au corps , par ex^ tension et contraction. La naissance est l'expansion du centre ^ la vie est la durée du développement sphérique, la meurt ^ la contraction ou retour au centra. Le but le plus élevé^ des actes libres est le but même de rintelligeiice divine, qui produit tout, c'est-à-dire la perfection du tout. — ^Le système de Bruno n'est autre chose que la doctrine, des Éléates et de Plot in, épurée et développée; c'est un pan* théisme qu'on a souvent donné à tort pour athéisme» exposé avec une force entraînante de persuasion et une grande richesse d'imagination y et où se rencon-* tre une foule d'idées fortes , grandes et profondes. Long-temps il fut peu remarqué , ou même nullement compris , jusqu'à une époque i^cente , où ' il attira de nouveau l'attention à^ l'occasion du spino* zisme et du système de Schelling, appelé la philosophie de la nature.
Sceptiques.
Le choc de lant d'opinions et de systèmes enfantés par l'étude de l'antiquité, par la reproduction » les combinaisons et les modifications de toutes les anciennes écoles; en même temps, le besoin de.pen-