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Projet développé d'une histoire complète de la philosophie leibnilienne , parC. Gttnther Zuiowa. Leips., 1737, 2 parties , in-8 (ail.)-
Voyez aussi les dissertations de Suabedissen , Schwab, Reinliold, Abicht, etc. (indiquées au §. 38).
Leibnitz eut un grand nombre de partisans et d'adversaires (i) : les uns laborieusement occupés
(i) Bajrle, dans son Dictionnaire. Leibnitz lui répondit par sa Lettre contenant un Éclaircissement- des difficultés que M. Bajle a trouvées dans le système nouveau de l'union de Tâme et du corps , Journ. des Savants , 1698, p. 329 ; en outre : Réplique aux réflexions dans la seconde édition de M. Bajle, article Rorarius , sur le système de l'harmonie préétablie , dans THistoire critique de la République des Lettres , t. ii ; et Recueil des diverses pièces > t. ii , p. 389. *— Sam. Clarke ($. 349), et Is. Newton (nous avons indiqué ci-dessus, au $. 355, les ouvrages qui renferment la dispute entre Leibnitz et Newton, ainn que ceux qui traitent des rapports de ces deux doctrines entre elles). — L'abbé Foucher, article contre lliarmonie préétablie, dans le Journal des Savants^ année 1695, p. 638 sqq., auquel Leibnitz répondit dans le même journal « 1696, p. 255- 259. -^ Fr, Lamy^ De la connaissance de soi-même , etc., t. n , p. 225 sqq. ; et de la part de Leibnitz : Réponse aux objections que le P. Lamy, bénédictin , a faites contre le système de l'harmonie préétablie , dans le Journ. des Sav., 1709, p. 593. — On peut aussi placer sur la même ligne tous ceux qui , plus tard, se portèrent pour antagonistes de ïVolfj particulièrement Pierre de Crouzaz (§. 366), dans sa Critique du poème de Pope sur l'Homme , dans ses Réflexions sur l'ouvrage intitulé : La Belle Wolfienne. Lausanne, 1743, in-8. De ^af<e/ opposa à ce der-
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pendant long-temps de développer et de fortifier ses {Hincipes dans leurs bases; les autres s'attachant pour la plupart à attaquer sa philosophie dans ses conséquences plutôt que dans ses principes; de là naquit un conflit animé qui rehaussa l'intérêt des recherches philosophiques^ et insensiblement une habitude plus forte et plus savante d'approfon* dir lès conditions fondamentales de la connaissance humaine* La philosophie de Leibnitz fut accueillie d'abord avec beaucoup de faveur^ même dans les écoles; mais n'ayant pas encore reçu une forme systématique ^ elle ne put se propager rapidement dans les universités ni devenir dominante en Allemagne. D'autres obstacles s'opposèrent Clément à son triomphe en France et en Angleterre. Parmi les successeurs de Leibnitz se distinguèrent Michel Gottlieb Sansch(i), né en i685^ près de Dantzick^ mort à Vienne en 1762^ et Christian FTolf, le plus célèbre soutien de cette école, et qui lui valut une grande influence dans le monde philosophique ; ensuite ses disciples, BUfir^er et Baumgarien (§• 569) •
nier une Défense du système leibnîtien contre les objections et les imputations de M. Crouzaz, contenues dans l'Examen de l'Essai sur l'Homme , de Pope. Lejde, 1741 , in-8.
(i) M. Gottl. Hansch, Principia pbilosopfaiae. Ci-dessus , en avant du §. 355,
Du même , Ârs inveniendi , s. sjnopsis regularum prascipuarum artis inTeniendi , etc., 1727» sans design, de lieu. ^^Selecta moralia. Hal. 1720, in-4.
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Autres coatemporains de LeibniU.
A la même époque , deux savants d'un mérite distingué tentèrent une réforme de la philosophie qui dominak en Allemagne, d'après des vues difiërentes. Ehrenfried Walther de Tschimhausen, né en i65i à Kieslingswald , dans l'Oberlausitz , mort en 1708^ célèbre physicien et mathématicien qui avait étudié à l'université de Leyde , et s'était de bonne heure attaché aux ouvrages de Descartes et de Spinoza , ti^availla à un art de faire des découvertes et à une méthode pour l'observation scientifique, en prenant sans cesse pour modèle les procédés des mathématiques (1). Christian Thomasius, né a Leipsick en i655, mort en 1728 à Halle, s'efforça de populariser la philosophie dans son rapport à la morale et au sens commun , et de la répandre par des ouvrages écrits en langue allemande (a). En morale, il
(1) (Ebr. Waltk. Tschimhattsen) j Medîcîna mentis, sîve ariis inveniendl pnecepta generalia. Amstelod., 1687. Lips., 1696-1705-1753, în-4. Une Biographie de l'auteur parut à part à GœrliU, 1709, in-8. Voyez Fontenelle , Éloges, p. 166. -— Sur le mérite de ses travaux philosophiques , voyez le Recueil de G. G. FûUebom , 5» cahier, p. 32 (ail.) , où l'on trouve des extraits de sa Medicina mentis.
(2) Voyez , dans la Biographie universelle de Schrœckh , l'article relatif à Christ. Thomasius (ail.).
Chr. Thomasius , sa Vie et ses ouvrages , par H. Luden. Beriin, 1805, in.8 (ail.).
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s'attacha d'abord à Pofendorf ^ qu'il défendit contre ses adversaires; ensuite il s'en éloigna (i), moins cependant pour le principe que pour les conséquences, par sa distinction des prœcepta justi, honesii et decori (justice^ générosité, convenance), et par sa réduction du droit naturel aux préceptes pure-
G. G. Fûllehom, Sur la philosophie de Qir. Thomasius, dans le 4* cahier de son Recueil (ail.).
Chr. Thomasii Introdtictio in philosophiam anlicam, seu primae lineae libri de prudentia «ogitandi atque raiiocinandi. Lips.y 1688, in-8. Hal., 1702. Introductio in philosophiam rationalem io qna omnibus hominibus via pkna et facilis panditur, sive sjllogistica , verum , yerisimile et falsum discernendî nova^que veritates inveniendi. Lips., 1601 , in-8. Introduction à la science de la raison. Halle , 1691, in-8y et plus, aulr. édît. (ail.). Exercice de la science de la raison. Halle, 1710, in-8 (ail.). Essai sur Texistence et la iiature de l'esprit, etc. Halle, 1699-1709, in-8 (ail.). Dîssert. de crimine magise. Hal., 1701, in-4.
(i) Chr. Thomasii Institutionum jurîspnidenttae divin» libri ui, in quibus fundàmenta juris nat. secundum hypothèses ill. Pufendorfii perspicue démonstrantur, etc. Francof. et Lips., 1688, in-4. Hal., 1717, in-4. En allem.. Halle, 1712, in-4. Fundamenta jurîs naturae et gentium j ex sensu coinmuni de-« ducta.Hal., 170d-1718, in-4. En allem., Halle, 1709. Introductio in philosophiam moralem eu m praxi. Hal., 1706. L'Art de vivre coïkformément à la raison et à la vertu y ou Introduction à la morale. Halle, 1692-1710, in-8 (ail.). — Remèdes contre l'amour déraisonnable ^ ou Exercice de morale. Halle, 1696- 1704, in-8 (ail.).
Fr. Schneider^ Philosophia moralis secundum principia thofliasiana. Hal. , 1723.
ment natifs qui se rapportent à notre conduite extérieure. Ces idées lui ont attiré, à une époque récente, de grands éloges et des censures non moins vives (i ) de la part de deux écoles rivales. Après Thomasius, elles furent soutenues^ d'une manière plus claire et plus rigoureuse par Ephraim Gerhard (3) , mort en 1 7 1 8; et surtout par Nie. Jér. Gundling (5), né à Nurembei^ en 1671, mort à Halle en 1739« Au reste , Tkomasius donna pour principe à la mo raie, Tamour raisonnable, qu'il distingue de l'amour de soi , mais qui n'en est, selon lui , qu'une transformation. Il donne, pour fin dernière de l'humanité , le bonheur, c'est-à-dire le repos de Fàme, qui est un résultat de l'amour raisonnable. Ses deux suocesseurs distinguèrent encore plus nettement le droit naturel de la morale, et le considérèrent comme une
(i) En particulier de la part de G. E. Scbulze : Explication du développement des principes pkilos. du droit civil et pénal. GoettÎDg., 1813, préfiice, p. 1 et 17 (aU.), ainsi que du câèbre juriste Hugo j qui appelle ce droit naturel distinct de la morale, une morale k Tusage de gens prêts à s'égorger mutuellement {eine TodiscUagsmoral).
(a) Ephr. Gerhard , Delîneatio juris naturalis sive de principiis )UBti libri m, quibus {îindamenta generalia doctrine de decoro accesserunt Jen., 1712, in-8.
(3) N. H. Gundling, Via ad veritatem moralem. Hal., 1714, in^. Jus natur» et gentium, etc. Hal., 171 4, in-8. Discours sur le droit de la nature et des gens. Francf. et Leips., 1734, in-4 (ail.). Yojez son article* dans le tome 11 de Schrœckh, Biographie des savants célèbres , etc. (ail.)
théorie de la partie de nos devoirs rigoureusemeut exigible aux termes de la raison et de l'équité^ autrement conmie la science du droit proprement dit^ et des obligations qu'il nous impose strictement dans rétat de nature; d'ailleurs ils s'en rapportèrent volontiers aux décisions du droit positif^ et en particulier à celles du droit romain , auquel on accordait en général une certaine autorité. C'est dans cet esprit que J. GottL HeinecciuSy Cocceius et Pùiter ont traité du droit naturel ; et les mêmes idées furent complètement perfectionnées par Godefr. Achenr- ^all (j), né à Elbingen en 1686^ mort en ij56y qui s'occupa en même temps du droit politique. Toutefois les philosophes s'attachèrent davantage à Christ. ifVolf{%. 364)* C'est ici que se place l'éclectique J. Fr. Buddeus (3), né à AnUam en Poméranie, en 1667^ mort en 172g*
(i) Géiaîr, Achenwall , Jus natnrae. Gott., 1750. Ed. vu, cum praeCeit. de Seîekow, 1781 , 2 vol. in-8. Okservationes )uris nat. et gent. Spec. i-iv. Gotting, 1754, ia*4. Prolegomena îuris nat. Gott., 1758. Ed. ▼, 1781.
(a) Buddei Elementa phllosopLi» practic». Hal., 1697, iii-8. ElemeDta pbil. instmmeDtalis , seu insdtiUionuiii phil. eclectica;, 3 vd. Hal., 1703, in-8; 6* éd., 1717. Elementa phil. theoreûcst^ Ibid. 1703 , in-8. Selecta juris nat et gent. Hal. , 1704- 1717, in-8. Thèses de atheismo et superstitione. Jen., 1717. Difficultés sur U philosophie de Wolf. Friburg, 1724 (aU.). Modeste réponse aux observations de Wolf. Jen.^ 1724, in-8 (aU.). Modeste démonstration pour prouver que les difficultés proposées par Buddeus subsistent. Ibid, (ail.).
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