II. Wolf et t école leibnitienna , ses adversaires ^ et
autres sai^anis contemporains.
Yita, fata, et script^Chr. Wolfii, Lips. eCBreslav. , 1739, in-S.
Ghr. Gottsched, Éloge historique de Christian fnron de Woir. Halle, 1755, in-4 (aU.).
Vie de Wolf, dans les Mémoires pour la biographie des hommes célèfms, de Bûscfdng, 1. 1 , p. 3-138 (ail.).
Ghr. Wo^U Dissertât, inaugoralls : Philosophia practica uniYersalis methodo matbematica conscripta. Lips. , 1701 , 10-4.
Du même : Pensées raisonnables sur les facultés de Tentendement humain. Halle, 1710, in-8, et autr. édit. (ail.). Le même ouvrage trad. en latin. — Pensées raisonnables sur Dieu , le monde et TAme humaine , et sur toutes les choses qui existent en général. Francf. et Leips., 1710, in-8 ; 6* édit. 1736 (ail.). Remarques sur le même sujet. Francf., 1724, 1727, 1733, in-8 (alL). Essais pour la connaissance de la nature et de rart, 3 vol. Halle, 1721-23, in-8 (ail.). Pensées raisonnables sur les opérations de la nature. Halle , 1723, in-8 (ail.). Des fins des choses naturelles. Francf. , 1724 , in-8 (ail.)* ^ l'action et de l'omission dans la conduite de Thomme. Halle, 1720 (ail.). De la Yie sociale et de la chose publique. HaHe, 1721, in-8 (ail.). InstituUonës juris natur» et gentium. Hal. , 1750, u>8 ; en allem., 1754 , itt-8. Notice sur ses propres ouvrages, publiés en langue allemande sur les diverses parties de la philosophie. Francfort, 1726, in^ (ali ). Recueil de. ses petits écrits philosophiques. Halle , 1740 , ly part,, in-8 (ail.).
Écrite latins : Oratio de Sinarum philosophia. Hal. , 1726, in-4. Philosophia ralionalis , s. logica méthode scienlifica periractata. Francof. el Lîps , 1728, in-4 ^ 2' éd. 1732. Philoso*
PHILOSOPHIE MODBRDIB. PRBMIBBB fiPOQUB. CH. IV. 169
pbia prima, si?e Ontologia. Ib., 173<K Gosoidogia geoeralig. Ib.y 1731. P^yctaologia empirica. Ibid.^ 1732. Psychologia rationalis. Francof. et Lips., 1734. Theologia naturalis. 1736, 1737, 2 Yol. in-4. Philosophia practîca universalis. Ib^, 1738, 1739, 2 Yol. ln-4. Jus nalara. 1740, 8 Yol. in-4. Philosophia moralis siYe ethica. Hal., 1750, 4 Yol. in-4. Philosophia ciYilis siYepoUUca, eontinnéeparMich. Chr. Hano%dus. Hal., 1746, 4 YOl. in-4. lus gentium., HaL, 1750, in-4.
G. Gttnther Ludovid, Projet déYeloppé d'une histoire complète de la philosophie wolflenne, 2« édii. Lelps., 1737, m part., in-8 (alK). — NouYeaux déYeloppemenls de la philosophie leibnitienne-w(^fienne. Leips., 1738, in-8 (ail.). Recueil et extraits de tous les ouYrages polémiques publiés au sujet de la philosophie wolflenne. Leips., 1737, ii part., in-8 (ail.).
Ge. Ydkmar Hartmann y Introduction à Thistoire de la philosophie leibnitienne-Y^olfienne , et de la controverse provoquée au sii^et de cette philosophie par le professeur Lange, Francr..et Leips., 1737, in-8 (ail.).
A. Meissner, Lexique philosophique pour Texplicalion du système de Ghr. Wolf , composé à Taide des ouYrages publiés en allemand par ce célèbre philosophe. Bayreuth et Hof, 1737, in-8 (ail.).
Christian ^o^ naquit à Breslau en 167g. Ce fut par rétude des mathématiques, de la philosophie cartésienne et de la Medicîna mentis de Tschlmausen y qu'il se prépara à devenir Tun des philosophes les plus profonds de l'école dogmatique* Il possédait moins le don de l'invention que celui de Tanalyse et de l'écrit systématique, joint à un certain talent de popularité, il sut mettre à profit ces avantages pour assurer, pendant un assez long temps, l'empire de
la philosophie leibnitienne^ qu'il compléta dans plusieurs de ses parties. Par ses ouvrages élémentaires^ publiés en allemand , il détermina la chute complète de la scholastique dans les universités allemandes, résultat auquel Thomasius contribua Clément; enfin il rendit à l'esprit allemand un service durable en hâtant les progrès de sa culture scientifique et de ses habitudes d'ordre , de liaison et de méthode. La dissertation qui lui valut son premier grade universitaire annonça la tendance de son talent. En 1707 il devint professeur de mathématiques à Halle. Après de longues disputes avec ses envieux collègues (entre autres J. Joach. Lange, §• 565), qui l'accusaient d'athéisme , il se vit chassé de son emploi par leurs cabales en 17^5, et alla enseigner, à Marbourg, comme professeur de philosophie; on le rappela ensuite avec honneur à Halle en 1740^ et il mourut en cette ville le 9 avril 1764; après avoir survécu à sa renommée.
Wolf est le premier philosophe qui ait tracé une encyclopédie complète des sciences philosophiques, et qui l'ait en grande partie réalisée. Voici sa division de la philosophie spéculative : logique et métaphysique , celle-ci comprenant l'ontologie , la psycholi^ie rationnelle , distincte de l'empirique , la cosmologie et la théologie. Il divise la philosophie pratique en philosophie pratique universelle, mo* raie, droit naturel; politique. Ces divisions de la
philosophie^ en y ajoutant l'œsthétique^ sont encore aujourd'hui généralement adoptées. Quant à la matière même de sa philosophie ^ il la trouva toute préparée par d'autres. U admit les idées de Leibnitz, à l'exception de la doctrine des facultés perceptives des monades, qu'il rejeta entièrement, et de l'harmonie préétablie, qu'il qualifia formellement d'hypothèse; pour tout le reste, il reproduisit le système leibnitien sous la forme d'un dualisme dogmatique , et ne laissa point de remplir plus d'une lacune , soit par des vues neuves , soit par un habile développement des données de ce système. Son mérite principal consiste dans l'unité , la solidité et l'ehchainement systématique qu'il sut donner à tout Fensemble à l'aide de la méthode appelée mathématique, méthode qui, selon lui, n'était autre chose que l'application la plus parfaite des lois du raisonnement. La fixité des principes, l'ordre, la distinction précise des idées, et une terminologie mieux arrêtée furent les avantages obtenus par Wolf à l'aide de cette méthode. Les défauts de sa philosophie consistent en ce qu'il prit exclusivement son point de départ dans la pensée, méconnut les conditions formelles et matérielles de la connaissance, considéra la philosophie comme la science du possible en tant que possible , érigea le principe de contradiction en un principe suprême de toute connaissance , plaça en tête des sciences des notions de l'entendement et des définitiofis nommales, tandis qu'il écartait ou laissait inaperçue leur signification réelle, admit l'impos-
173 TROlSlàME PÉRIODE.
sibilitë de trouver une démarcation suffisante ^itre les notions rationnelles et expérimentales , réduisit l'activité de Tàme aux simples phénomènes de la perception , enfin négligea la distinction des caractères propices qui séparent la philosophie et les mathématiques dans leur forme et leur matière. Un inconvénient de cette philosophie, qui lui est commun avec celle de Leibnitz, c'est de favoriser le déterminisme.
C'est surtout dans la philosophie pratique que Wolf a fait époque par la force et la sévérité de sa méthode. II rechercha une notioq fondamentale d'après laquelle il lut fût possible de déduire d'un bout à l'autre l'ordre entier de la philosophie pratique , et qui pût lui servir de lien systématique pour en rattacher les diverses parties à une théorie générale y dont il a le premier donné un essai parmi les modernea. Il crut avoir rencontré cette notion fondamentale dans l'idée de la perfection, et l!expërience lui sembla Tenir à l'appui de sa découverte. Par la perfection morale il entendit la concordance des suites d'un acte libre, non avec les lois de la raison , mais ayec les manières d'être ou états antérieurs et postériews des êtres d'après une loi de la nature établie en vertfi de. la volonté divine. De ce double rapport nait une double obligation. La vertu est la disposition la plus propre à rendre notre état de plus ea^plus parfait. La règle suprême de toute mo*
raie est celle-<ri : Fais que ta personne et ton c^tat devienne de plus en plus parfait {perfice te ipsum) ; et, pour y parvenir, travaille aussi à rendre plus parfait l'état d'autmi. La conscience de notre perfection donne le contentement; un état de contentement durable fait le bonheur; la conscience d'un progrès soutenu et que rien n'arrête vers une perfection toujours plus grande , est la plus haute féli-^ cité et le bien suprême de l'homme ( i). De là Wolf déduit et développe avec une facilité apparente les principes de la morale, du droit naturel (dans lequel il fait entrer une théorie générale des droits et des devoirs) (3) et de la politique 9 passamt de ces principes aux r^les de détail avec la même confiance. Ce qui procura à ce système un immense avantage sur tous les autres, ce Ait d'abord son unité et sa conséquence, ensuite cette circonstance particulière, savoir, que la raison y était proposée comme l'autorité
(1) Ouvrages de Wolf sur la morale, voyez §. 362. J. Aug. Eberhard, Doctrine morale. Voyez §. 377 , noies.
(1) En cela il fut généralement suivi par les écrivains philosophiques qui ont traite du droit naturel ; Btutmgarten (§. 369) et Henri Kœkler ramenèrent seuk cette matière dans le cercle étroit où Gundling l'avait renfemiëe (§. 361). Les principaux auteurs qui ont envisagé le droit naturel d'après les principes de Wolf, sont : Netterblatt (§. 369) , Darjes^ et enfin le criminaliste J. Ghr. Fréd. Meister, Traité du droit naturel. Fran«f.-s.l'Oder, 1809, in-8 (ail.). Les éclectiques L. Jul. Fréd. Hoepfner, viort en 1797, et J. Aug. Henri Ulrich y mort en 1813, ne s'écartent de cette .école que sur quelques points particuliers.
sur laquelle repose la connaissance des règles morales; mais malheureusement le vague et l'indëter* mination de Tidëe fondamentale^ la difficulté d'en déduire tous les devoirs^ surtout les devoirs qui tiennent à la condition générale de l'homme et aux droits sociaux y enfin l'absence de ressorts moraux capables de donner l'impulsion à la conscience , sont autant de défauts essentiels dont les meilleurs esprits attachés à ce système n'ont pu réussir à le débarrasser. Dans le fait, il n'offrait que l'apparence d'un système rationnel , et faute de donner un développement complet de la conscience morale, il aboutissait à l'eudémonisme (§. 377). Toutefois, certaines matières de détail ont été quelquefois traitées dans cette école avec un véritable succès, en particulier par Thomas jibbt (i), né à Ulm en 1758, mort en
Âdvenairea de Wolf.
La jalousie, la haine et le fanatisme suscitèrent contre Wolf un ennemi dangereux dans la personne de Jean-Joachim Lange (2), né en 1670 à Gardelegen , professeur de théologie à Halle, de 1 709 à 1 744^
(i) Thom. jébti^ De la mort pour la patrie. Bresl., 1761, in-8.~Du mérite. Beri., 1765, în-8 (ail.).
(1) J. Joach. Lange, Causa Dei et religionis naturalis adversns atheismum, etc. Hal., 1723, in-8. Modesta dîsquisilio novi philosophie sjstematis de Deo , mundo et hopûoc , et pr»sertim
enthousiaste et piétiste , qui sonna le tocsin d'alarme au sujet de cette philosophie , comme d'un fléau ëga-> lement funeste à l'ordre public et religieux par les dogmes du déterminisme et de Tathéisme. Bientôt ce même Lange inspira les mêmes animosités à d'autres savants, tels que Dan. Stralher (i) , Jacques- Frédéric Mûller(2), etc., et parvint à faire interdire aux facultés de théologie, dans les universités , l'enseignement de la doctrine de Wolf. La plupart de ceux qui se déclaraient contre la philosophie leibnitienne-virolfienne étaient des esprits étroits, inspirés, soit par leurs préjugés et leurs vues exclusives, soit par un zèle louable en lui»même pour le maintien de la liberté de penser, et par la haine de l'esprit de
hannonia commercii inter animam et corpus prsestabilita. Hal.9 1723 , iii-4. L'auteur cherche à établir la couformité du spincHzisme avec les doctrines de Leibnitz sur cette matière.— Placidas vindicisB modestae disquisitionis. Ibid.-^^Jjti busse et dangereuse philosophie dévoilée par une démonstration polie et complète. Halle, 1724, in-4 (ail.).— Nova anatome seu idea anal^tica
sjstematis metaphysici "wolfiani. Francof. et Lips., 17S6,
in-4.
Collection complète des ouvrages publiés dans le débat entre
Wolf et Lange. Marbourg, 1737, in-8 (ail.).
(i) Examen des pensées raisonnables de M. Wolf sur
Dieu, etc., !'• partie. Halle, 1723, in-8; 2« partie, 1724.
Wolf répondit par un écrit intit : Moyen sûr contre les imputations fausses et calomnieuses. 1723 (alJ.).
(2) Doutes opposés aux pensées raisonnables de M. Chr.
Wolf sur les facultés de l'entendement humain , etc. Giessen,
1731, in-8 (aU.).
secte; leurs attaques portaient presque toujours sur des parties isolées ou sur des conséquences , sans remonter jusqu'aux principes. Un petit nombre de bons esprits surent pénétrer jusqu'au fond dé cette doctrine pour l'apprécier, et se firent connaître par ]à d'une manière honorable, satoir : J.-André Rùdi-g^^ (S- 566), J.-P. CrouzaZf surtout Ghr.-Ang. Crusius ( §. 567 ) , et J.-G. Darjes ( ibid. ). En général on s'occupa moins dans ces débats de l'ensemble du système que de théories partielles , comme la monadologie , l'harmonie préétablie, la liberté et le déterminisme. On y rencontre ça et là d'ingénieuses observations sur la méthode.
André Rûdiger, né en 1675 à Rochlitz, disciple de Thomasius (§. S61 ), mort en 1751 à Leipsick, se distingua comme penseur éclectique par la pénétration et le savoir; il reconnut sur divers points les imperfections de la philosophie jusqu'alors en usage , s'efforça d'y remédier, changea souvent de manière de voir, et ne put jamais arriver à un système fixe , pour lequel il aurait eu besoin de plus de profondeur dans les idées. Ses travaux les plus recommandables furent consacrés à la logique, dont il confondit cependant le domaine avec celui de la métaphysique, et spécialement à la distinction de la vérité et de la vraisemblance, distinction absolument n^ligée jusqu'alors. Ses idées sur la méthode de démonstration sensible (mathématiques) et intellectuelle (philoso-
raiLOSOPHIE MODERNE. PREMliRE ÉPOQUE. GH. IV. 177
phie ) présentent dans ie détail des Tues lumineuses et les premiers, germes d'une bonne distinction dès mathématiques et de la philosophie. Il place dans la sensibilité le fondement de la connaissance philosophique, attribue Fétendue à la substance de Fâme ainsi qu'à toutes les choses créées , et considère l'élasticité comme la propriété essentielle des corps. Il combat contre Wolf l'harmonie préétablie comme incompatible avec le libre arbitre de l'âme humaine. Son influence, comme professeur, fut considérable (i). J.-PieiTe Crouzaz (§. 353 ) (2) donna une
(1) Andr. Rudigeri Disp. de eo quod omnes ideae oriantur a «ensione. LifM.» 1704. De sensu yeri et falsi libri iv. Haï.,' 1709 , in-S \ edit. 11 , Lips., 1722, iii-4. Philosophîa sjnthelica. Hal.9 1707; 2« édît. iotit. : Institutiooes eraditionis. 1711, in-S ; 3* éd. corr., 1717. Phjsîca divîna, recta via eademque média inter superstitionem et atheismum, etc. Francof. ad M., 1716) in-4. Phîlosophia pragmatica. Lips., 1723, ia-8. Opinion de Wolf sur l'existence et la nature de l'âme , et d'un principe spirituel en général , et objections de Riidiger. Leîps., 1727, în-8 (aU.).
(<i) J. P. de Crouzaz y Observations critiques sur l'abrégé de la logique de M. Wolf. Genève , 1744, in-8. La logique, ou Système des réflexions qui peuvent contribuer à la netteté et k l'étendue de nos connaissances. Amsterd., 1712, in-8 ; 3* éd., Amsterd., 1725, 4 vol. in-8. Logicse sjstema. Genev.^ 1724, 2 vol. in-8. De mente humana substantia a corpore distincta et immortali , dtssert. philosopbîca tbeologîca. Groning., 1726, in-4. De Tesprit bumain. Bâle, 1741, in-4. Traité du beau. Amsterd., 1712; 2« éd., 1724, 2 vol. in-12. Traité de l'éducation des enfants. La Haye , T722, 2 vol. in-12. II. 12
178 TBOISIÈME PÉRIODE.
critique solide et approfondie de la méthode de Wotf ; il était édectiqae , ainsi que J.-Fr. Buddeus (§• 56i) , J.-G. Walch {}), né à Meiningen en 1696 , mort en 1775, Sam.-Cfarist. HoUmannipi), né en 1696 , mort en 1787^ et plusieurs autres saTants de son temps; ses ouTrages sont remplis d'excellentes remar^ ques et de jugements solides.
Christ.-Aug. Crusius mérite ^ par sa pénétration philosophique ^ le premier rang parmi tous les adversaires de Wolf. Né en i7i3àLeuneyprèsdeMersebourg , il étudia sous Rûdiger, et devint professeur de philosophie et de théologie à Leipsick, où il mourut en 1775. L'éloignement pour le système de Wolf, que lui avait transmis son maître, se fortifia en lui sous l'influence de son caractère moral
(1) Georg. fVaîch, Introduction à la philosophie. Leips., 1727, in^-S (ail.)* Id. en latin , 1730, in-8. Dictionnaire philosophîqne. Leîps., 1726 (aU.); 1733, in-8; 4« édit, 1775, 2 Tol. in-8 , publ. par Hennings.
(1) L'un des premiers adversaires de Wolf, qu'il attaqua dans sa Commentatio philosophica de harmonia inter animam et corpus praestabiliu. Yiteb., 1724, in-4. ( Cf. §. 369 , note 1.) Instîtutiones philosophicae , 2 vol. Viteb., 1727. Paulo uLerior in omnem philosophiam introductio , t. i. Yîteb., 1734 , 1. 11 et in. Gott., 1737-— 1740, in-8. Philosophia prima quae metaphjsîca yulgo dicitur. Gotting., 1747^ in-8. Diss. de yera philosophîae notione. Yiteb., 1728 , in-4.
PBILOSOPHIB MODBRNB. PIUBMIÈRE ÉPOQUE. CH. IV. 179
et de son attachement sincère au système théologiqne^ Il s'efibrça de fonder une docti*ine qui ftit d'accord avec la saine raison et la théologie , et qui pùi redresser les areurs des théories wolfiennes, auxquelles il reprochait surtout Fabus du principe de la raison suffisante ; mais pour découvrir le vice radical du dogmatisme de son temps , il lui aurait £dlu plus de profondeur et de liberté d'esprit, et moins de préoccupations exclusives dans ses réflexions sur la nature de l'esprit humain. Aussi ne put-il opérer une véritable réforme , quoique ses vues fussent beaucoup plus justes que celles de ses contemporains ; il donna un système soigneusement conçu et habilement construit , mais dans lequel il se perd souvent en hypothèses arbitraires et en spéculations mystiques (i). Selon lui , la philosophie est la somme des vérités rationnelles , dont les objets subsistent d'une manière positive et durable; elle se distingue des ma-
(i) Chr. Aug. Crusius, Ghemui pour arriver à la réritë et à la certitude des connaissances humaines. Leips., 1746, in-8 (ail.). Essai sur les yérités rationnelles nécessaires. Leips., 1745, in-8 (ail.). Dissertatio de usu et limitibus rationis sulBcientis. Lips., 1752. De summis rationis principîis. Lips., 1752 , in-8. Dissertation sur Tusage légitime et les limites du principe dit de la raison suffisante, ou mieux de la raison déterminante. Leips., 1766, in-8 (ail.). Introd. pour penser régulièrement et raisonnablement sur les choses naturelles. Leips., 1774, in-8
(ail.).
Justin Elle Wûstemann, Introduction au système du D' Cru-
sins. Wittemb., 1751, in-8.
180 TROISIÈME PKtIODE.
thématique par son objet et sa médiode; ses partie» sont la logique^ la métaphysique et Iftpkilosof^iedis* ciplinaire^ c'est-à^ire pratique. A la place du principe de contradiction^ il propose le principe de conoeptibilité (Gedenkbarkeit) comme supérieur, etcompre* nant à la fois le principe de contradiction, celui d'indivisibilité et celui d'incompatibilité* Il admet , comme garantie immédiate de la certitude des connaissances humaines 9 une certaine nécessité intérieure et le penchant naturel de notre eqprit ; ensuite, pour raison dernière , la véracité de Dieu. En logique , il part de certaines observations logiques, et il attri^ bue à l'âme plusieurs facultés fondamentales. En métaphysique, il limite le principe de la raison suffisante par sa distinction de la cause en tant qu'existante et de la cause en tant que causatrice ( existent liai y causalursache) j et en donnant à la liberté un principe fondamental d'activité, théorie qui leconduisit*à l'indiSërentisme. 11 défendit la légitimité de la notion d'existence; pour l'espace et le temps ^ il en fit des abstractions de l'existence , ce qui l'obligea d'en faire les attributs de Dieu et des substances simples. Quant à l'existence de Dieu, il n^en voulut admettre comme preuves ni l'idée d'un être souverainement parfait, attendu que ce serait confondre Fexistence idéale et l'existence réelle, ni les phénomènes contingents du monde, mais bien l'existence contingente des substances. Attribuant à Dieu une liberté arbitraire, indifférente et illimitée, il le considéra comme l'auteur purement volontaire du
PHILOSOPHIE MOIWRNB. PRBBUÀRE ÉPOQUE. CH. IV. iM
monde et comme un maitre absolu , dont les ordres deyiennent la loi sujunéme des êtres raisonnables, et dont h création a pour but de manifester la toàte» puissance. Par cette doctrioe p Grusius est aussi oon<dnit à rejeter l'optimiâSAe de Leibnits. -^^Uii édecttque, très |B[oftté de son temps pour la netteté de seis définitions jÀiiosophiqttes,J.4jr.Z>âiyW (i), néàGus- «row en 1 7 1 4f mort professeur de philosopbieà Francfort-sur-l'Oder en 1791 , se rap^procha de Grusius à régarddeplusieursdes propositions précède» tes. Dans la philosopkie priitîqwe » il se tînt plus près de W^.
En morale (a), Grusiwprit sonpôint ded^rt, non dans des notions de Tesprît, nuùs dans les difl|)osiiions de la Tolonié et lea mouyements de la conscience; il fit ^'essortir rautorité du devoir, l'èbligation mô* raie, et la liberté comme faculté fondaInaïUle de Tftme, enyisageant tobtéfidis celte liberté par son
.J-kM
(i) J. Ge. par/es, Vïa ad verîtatem. Jen., 1^55; cû allem., 1776, iii«*8. EleinenlB metaphjrntes. Jeu., 174S-*^44,2Yol.ia^. 09>setyattofis sur quelques jy#èpotîtiiMi6 de la méiaphjmfo» àe llfdif» Franef. et Le^s.i 1748^ i»-4 (ail.). Loiaûra pb3stopki<- ^ea. 3ea., 1749-— 17â2^ en 4 reoueils in-fl (ail.). Premiers principes de la Bi<»rale philosophique. Jen., 1755, in-8 (ail.). Institiitiones jurisprudenti» universalis. Jen., 1745 , in-8. —
Sur sa TÎe, voyez le Nécrologe de Schlichtegroll , année 1792, 2 vol.
(2) Crusius, Conseils pour vivre d'une manière conforme à ia raison , etc. Leips., 1744 ; S** éd., 1767, in-8.
18S TllOISlàlIB PBUODE.
côté négatif, c'est-à-dire comme indépendante de toute loi physique et de toute sigétion r^;ulière; il éclaircit la distinction des caractères formels de nos actes libres et de leurs motifs. Mais l'idée d'une loi morale le ramenant à celle d'un maître qui fàt l'auteur de cette loi, il tut de nouveau induit, comme dans sa métaphysique , à donner pour principe à h morale la volonté arbitraire de Dieu. Suivant sa règle , ce qui répond aux perfections de Dieu et à ses vues est biai , et constitue une loi obliga-toire pour toute créature raisonnable. Or Dieu, par sa volonté , exige immédiatement et avant toutes choses de ses créatures libres qu'elles soient ver» tueuses, ensuite U se propose encore, dans sa bonté, qu'dles soient heureuses. Ainsi, Crusius eut le tort de faire porter la philosophie morale sur un prin» cipe étranger à elle-même, dont la connaissance est problématique : par la il ranouvela un exemple donné avant lui par les scholastiques; et malgré les vérités précieuses que renferme son système, malgré ses distinctions sages, mais non encore approfondies, de la nécessité et du devoir (des SoUens und Mûssens), de la vertu et de la félicité, comme ce système manque d'un principe intérieur qui constitue la loi , et d'une notion positive de la vertu , il est resté encore bien en arrière du but de la science.
PHlLOSOPiUB MODBRNE. PREMIÈRE ÉPOQUE. CU. IV. 183
Paitiniks de Wolf .
Malgré ses nombreux adversaires , malgré des résistances et même des persécutions opiniâtres, surtout pendant le premier quart du xvm^ siècle , Wolf réunit un grand nombre de partisans , et forma une école qui fut assez long-temps dominante ( pendant le second quart du xviu* siècle), et qui exerça une grande influence sur les destinées de la philosophie par le grand nombre de bons- esprits dont elle put se glorifier. Le système leibnitien-wolfien fut d'abord traité dans une forme rigoureusement appropriée aux écoles^ par ceux de ses partisans qui s'occupèrent de le défendre , de le perfectionner et de l'appliquer ; ensuite on y introduisit des formes moins sévères et de meilleur goût dont les ouvrages composés en Frsmce et en Angleterre offiraient le modèle. Les plus célèbres partisans de Wolf sont G. Bem. Bilfinger oa^lus exactement jSiî(^/i^er(i)^ professeur à Tubingue, né en i6g3, mort en 1 760, L. Phil.
(i) Ge. Bem. Bilfinger, Dilucidationes philosophicae de Deo , anima humana , mundo et generalibns renim affectionibus. Tnbîng.y 1725^ in-4, I74(X-"1768. Praecepta logîca curante Chph. Frid. yellnageL Jen., 1729, in-8. G£ le» ouvrages indiqués au §« 366. Epistolx amœbeae Bulfingeri et Hollmanni de liarmoma pnestafailita. 1728. De triplici rerum cognitione , historica, philosophica et mathematica* Tubing., 1722, in-4. Commentationes philosophicae de origine et pcnnissionc mali ,
184 TROISaiMB PERIODE.
Tfuanmig(t), né à Culmbach en 1697^ professeur à Cassel, mort en 17^8; les théol(^iens J. Gust. Rein^ beck {o)f né à Zelle en 1682^ mort en 1741 » Isr* Gott^ lieb Canz (5)^ né à Tubingue en 1 690, mort en 1 7 55 1. J. F. Reusch (4)^ né à Almersbach en 1691 , mort à Jéna en 1754^ et G. Henri Riebov ou Ribbov (5)^ néàLachaWyprèsGoettingue^en i7o3ymorten 1774^
pneclpue moralîs. Francf. et Leips., 1724 9 in-8; en faveur de la doctrine de Leibnitz sur Porigioe da mal. De viribas corpori inakîs et illaram mensura, In Gomm. Acad. Petrop. 1731.
(i) Lud. Pbil. Thûmmig, Inatitutionea pbilosophicie wol* fianae. Francof. et Lips., 1725 et 26, in-S| 2 voL (c'est an court abrégé de la philosophie de Wolf ). De iminortalitate animae ex intima ejusnatura demonstrata. Hal.^ 1721. Deprln^ GÎpio jur. nat. wolfiano. Cassellis, 1724. Meletemata varii et rariorîs argumenti in unum volumen collecta. Sur ses autres écrits y vojez l'Introduction à lliist. de la philosophie de Leibn. et de W., par Hartmann (indiquée ci-dessus §. 362), p. 1106.
(») Vojez sa Préfiice sur l'usage de la philosophie en théologie y en avant des Considérations sur les vérités divines contenues dans la Confession d'Aij^sbourg et sur celles qui s'y rap* portent , etc. Berl. et Leips., 1731 , in-4 (ail.).
(3) Isr. Crottl. Canz, Philosophîae leibnitzîanae et volfianae usus in theologia. Francof. et Lips., 1728—1734 , in-8. Disciplinae morales omnes , etc. LipSb, 1739, in-8. Ontologia. Tubing., 1741, in-8. Plusieurs autres ouvrages théologîque^
(4) JohJ Pet. Reusch, Via ad perfectîoaes iDlettectns c«mpèndiaria. Isenaci, 1728, in-8. Sjste«a logicum. Jen., 1734, in-8. Systema metaphysicum aatiipiiorum adque rçoevtÎMmm. Jen., 1735 , in-8. Plusieurs ouvrages ihéologiques.
(5) RMoi^iHs , Dévdoppement des idées de M. Wolf sur
MlLOSOPUiË MODERNtS. PUBMIÊRË épOQUË. CH. IV. 185
les jurisooQsoltes J. G. Héineccius, né à Êisenberg en 1 680^ mort p(rofessetir de droit et conseiller intime prussien à Halle en 1741 > J- Adam baron dlckstadî{i)y né en 27021, mort en 1776, J. Ulrich de Cramer (2), né \ Ulm en 1706, mort en 1773, et Dan. îfettelbladt (3)^ né à Rostoclc en 17 19, mort en 1791 , mais surtout J. Henri Winckler (4), né à Leipsick en 1703 , inort en 1772 y J. Christophe Gottsched (5), néprèsdeKoenigsberg en 1700, mort en 1766, J. J. Schierschmidt y mort professeur de droit à Erlangen en J778, J. Aiig. Emesûy né à Tennstaedt en 1707, mort à Gœriitz en 1781; Fred. Christ. Bàumeister (6), né en 1708, mort en 1785,
Dieu, etc. IVaucf. H LeipÉ., 17i6 (ail.). Dîssert. de animA Inntftorftm , joittfe à Iftoâ édtt. de Hoitirhis. Helm^., 1729, in— 8.
<i) De Ickstadî, Elt^enta jtrrrs |;etitîtfm. Wirceb., 19^40, iii-4. OpoMsola juridica. Tngolst. et Aug. Yîiidel., 1747, 2 vol. in-4.
(2) Jo. Vit, Ctùmer, tJsus phÀosopUs wolfiatiae in jure. Màrb. Specimiiia xiii, 1740, in-4. Optiscifla. Marb., 1742, 4 vol. iii-4.
(3) Dan. Ntthdblàity Sy^ema elemenftate univers» joriirpru* denti» uatoralis nsui junspmdentiae poeitivâe acccnittùodataAi. HA, 174Ô ; éd. V , 1785 , ni-8.
(4) J. H. PP'inckler, InstHntioties pbâos. woffianae, etc., usibns academîcis accommodatae. Lips., 1735 , in-8.
{S) J. Gph. GotUched, Premiers principes de tonte la philosophie , etc. Leips., 1734, t v^l. in-*8 ; 2« éd^., 1735—36 (ail), et Iwancoitp d'autres ouvnges.
(fi) Fr. (%r. Baumêisfer, I^hilos. definitiva , hoc est definitio-
186 TROISIÈME PBRIODB.
Bfartin KmUzen (i)^ mort en lySi : ces troU der-' niers, auteurs d'ouvrages élémentaires estimés; Alex. Gotdieb Baumgarten (a)^ né à Berlin en 1 7 14^ mort à Francfort-sur-l'Oder en 176:19 qui acquit une grande réputation par le talent de l'analyse; par plu* sieurs vues neuves y et par le premier essai d'aestkétique ; il définit la philosophie : la science des choses et des rapports qui peuvent être connus sans avoir recours à la foi ; enfin G. F. Meier (3), mort à Halle en 1777 , disciple du précédent, qui commenta les
nés philosophie» ex sjstemate libri baronis a Wolf in unom collecte. Viteb.y 17^5, in-89 1762.
(i) Mari. KmUxen , Eléments philosophi» rationalis siye L^ gica. Regiomont., 1771,— De la nature immatérielle de l'Sme. Francf.9 1744, in-8 (ail.)*— -Systema causaram efficientiiun. Lips.9 1745, in-8.
(2) Alex. Gottl. Baumgarten, Philosophia generalis , edidit cum disseit. proœmiali de dobitatione et certitudine J. Chr. Foerster. Hal.y 1770^ in-8. MeUphjsica. Hal.» 1739» in-8. Ethîca philosophica. Hal., 1740 y in-8. Jus naturae. Hal., 1765, in-8. De nonnullis ad poëma pertinentibus. Hal., 1735, in-4. JEsthetica. Francof. ad Yiadrim , 1750—^8, 2 vol. in-8 ; éd. u , Francf., 1759. Acroasis logica , aucta et in sjstema redacta a Toelnero , 2* éd. Hal., 1773.
Ge. Fred. Meyer^ Vie de Baumgarten. Halle , 1763 , in-8.
(3) Voyez Sam. Gotthilf Zoa^^, Vie de G^ F. Heîer. Halle , 1778, in-8 (aU.).
G. F. Meier, Essai d'une méthode d'explication universeUe. HaUe, 1756, in-8 (aU.). MéUphysique. HaUe, 1756, 4 toL m-8 (aU.). Preuve de l'immortalité de l'âme humaine, 2* édit. Halle, 1754, in-8. Défense de l'ouvrage précédent. Halle,
PHIL080PHIB MODEMS. PHBmÉRE ÉPOQUE. CH. lY. 187
ouvrages de wn maître , et traita aéparément de quelques matières spéciales.
Cependant , vers le milieu du même siècle , Fin-* térét qu'on avait attaché à cette philosophie déchut progressivement , et Ton tourna en ridicule le formalisme pédantesque des wolfiens (i); la métaphysique perdit de plus en plus dans l'opinion; dès lors les esprits se portèrent moins vers Fnnité du principe que vers la diversité et la multiplicité des applications , moins vers la liaison et Tenchalnement
1755 (all.)« Preuve de riinpott3>ilîté qoe la malière pense. Preuve de lliannoiue pféétablie. Halle , 1743, in-S (alL). Théorie des mouyements de Tâme. HaUe, 1744, in-8 (ail.). Essai d'une théorie nouvelle sur l'âme des bétes. Halle, 1756 , în-8 (ail.). Pensées ^ur l'état des âmes après la mort ; jugement sur le nouveau système de théodicée; pensées sur la religion ; principes élémentaires des belles-lettres. Halle^ 1748 ; 2* édit. , 1754 , 8 vol. in-8 (ail.). Morale philosophique. Halle, 1753 — 1761 9 5 vol. inr-8 (ail.). Gmsidérations sur le penchant naturel à la vertu et au vice. Halle , 1776 , in-8 (ail.). Droit de la nature. Halle , 1767, in-8 (ail;). Essai sur la néeessité d'une révélation spéciale. Halle , 1747, in-8(aD.). Examen de diverses matières relatives k la philosophie. Halle, 1768«*71, 4 vol. in-S (ail.).
(i) Le persiflage français contribua beauooiip k cette décadence. Cf. Fohaire, Candide , on l'Optimisme , 1** éd(t., 1757. Collection complète des écrits polémiques poUiés dans la querelle de Maupertuis et de Samuel Kœnig* Leips., 1758 , in-8 (ail.).
188 TEOUtiMS 1>BKIOINL
interne des connaissances que vers les travaux pro* près à en élai^ir le cercle. L'empirisme de Locke gagna de jour en jour plus de faveur; et Tinfluence de cette école, celle du goût dominant à cette époque j œUe enfin de l'histoire de la philosopLie , dottt l'étude fnt reprise avec {dus de soin , donnèrent naissance à une sorte d'esprit général éclecti* que f syncrétiste et pc^laire , pins attaché à des motifs d'intérêt y d'agrément, d'utilité publique qu'à la recherche rigonrense de la vérité dans ses principes.
A la même école appartiennent encore le physicien et théologien Hermann-SamudiR^imârMf (i), né à Hambourg en 1694 , mort professeur au Gymnase de cette ville en 1 765 , qui sut réunir la profondeur et la clarté dans ses ouvrages sur la lo* gîque, la théologie et l'instinct des bétes; Godefroi PloiicquMi {s)j né €n 1716, professeur à Tubingue ,
(i) Hann.SftHi.l2aûnanf#>T1iéorie de la raison >fiii Méthode pour (aire un bon unge de la raifon dans l'étade de la yérité. Hambowg et Kid, 1756; S* éd., 1790 , in-8 (aU.)- 1^> P"»* cipales vérîèéi de la religion naturdle. flnnl)., 1754. La 5* éd. contient oussi la dlitertation de Jean Albert Reimonu mu l'ezisteDce de Dieu et de l'âme humaine y 1781, in-S; 6* édit., 1791 (ail.). OoMkIérations sur l'inatinot des animaux. 1762, in«S(all.); 4*^dît., arec notM de J. Alb. ReùnanUy 1796. S^agments d'«n aaonjme > tirés de la bibliothèque de WMtm^ bUttel. Gmz. Ktt. de Leips., ISSô, n» 231*-d32i 1827, n<»S$.
(2) Godefr. Ploucquet, Cf. §. 357. En outre : Methodns
PHILOSOPHIE MODBRNB. PUBflàHS ÉPOQUE. CH. IV. IgO
mort en 1 790 , îssprit snbtil y qui s^eflbrça d'amener la logique à la plua haute simplicité possible, et qui donna des éclaÎTcissements sur les principales difficultés de la monadologie; J.-Henri LamhéH (i)^ né àMulhausen sur rill, mort en 1777, matkëmaticien,
tractandi infinila ia melaphjaicis, Tubiqg., 1748, in-4. Me^tkodus Uim demoDstraiidi directe oianes sjUogisiiioniiii specics quam yitia forinae delegendi ope unios regolae. TubÎDg., 1763 , in-^. PrÎDcîpia de substantîis et phaenomenîs : accedit methodtts calcnlandi in logicis ab ipso inventa, cui praemîttitur comment, de arte charactepistiea nniversali. Francof. et Lips., 1753 , in-8 ; éd. 11, 1764 , in-8. Fundamenta philosopbiae q>e<colativae. Tubing., 1759, in-8. Ibid., 1782, in-8. Institutiones philosophiae theorelicae. Ibid,, 1772. Dernière édit., intit. : Expoftitiones philos, tbeor. Stuttg., 1782 , in-8. Elementa phi* I08. contemplative s. de scientla ratiocinandi , notionibus disciplinaram fondamental ibus , etc. Stuttg., 1778, in-8. Collection des écrits concernant le calcul logique de M. le prof. Ploucquet , avec de nouvelles additions, publ. par Aug. Fred. Boeck. Francf. et Leips^, 1766 , nouv. édit. (ail.) Solntio proUeraatis Ingdunensis qna ex una hac propositione concessa s existit aliqnid , ezlttentia entis realissimi cnm suis attribulis eruitur. Tubiog. , 1758 , in-4. Commentatioues philos, selectiores , etc., xecQgpil^ Ultraj. ad Ahenum, 1781, in*4. Varise quaestiones metaphjsicae Gum subjunctis responsionibus. Tubing., 1782, in-4.
(i) 3. Henri Lambert^ Noavel orgàndn, ou Pensées sur la Humière de rechercher et de déterminer les caractères de la vérité , en les distinguant de Perreur et des apparences. Leîps. , 17S4y 2 vol. hi-8 (ail.). Traités de logicpe et de philosophie (éditeur J. Bemomlli)^ t. i. Dessau., 1782, in-8 (ail.). Préparation à l'architectoniqoe , ou Théorie des éléments simples et primitifs de nos connaissances philosophiques et mathématiques. Kiga, 1771, 2 vol. in-8 (aH.). Lettres eosmologiques sur
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physicien et philosophe distingué, ami de Kant, qui s'appliqua à donner aux principes de la logique et de la métaphysique la rigueur et Fenchainement des mathématiques. Cette méthode lui fit rechercher quelles sont les idées les plus simples pour en faire la base de la connaissance philosophique , et il imagina des signes mathématiques pour ces idées. Au reste , il en était venu à reconnaître que la méthode de Wolfy en métaphysique, avait essentiellement besoin d'être perfectionnée et refondue.