‹ Manuel de l'histoire de la philosophiChapitre 7 sur 37 · DÉCADENCE DE LA SCHOLA8TIQUB · texte numérisé non relu

DÉCADENCE DE LA SCHOLA8TIQUB

k Mûmpelgard en j54j, mort en 1606^ adversaire de Cesalpin. Une seule fois depais la guen*e fut déclarée à la philosophie, vers 1621, par Dan. Hoff-^ mann, professeur de théologie à Helmstadt, et ses deux disciples, J. Ângelus Werdenhagen et Yenoeslas Schilling ( i ) •

Adversaires de la philosophie d'Aristote.

Cependant la doctrine aristotélique rencontrait de jour en jour de plus nombreux contradicteurs* Sans revenir sur les autres écoles en opposition plus ou moins directe avec celle d'Aristote, dont Tuniversalité contrariait leur propre développement, outre Nie. Taurellus, désigné ci-dessus, outre Franc. Patrizzi (§. 298), Bruno, Berigard j Magne-nus (§, 525), Telesio (§. 297), et Campanella (S' ^19)9 dont nous parlerons plus tard, nous citerons Pierre Ramus (2), proprement P. la Ramée,

Alpes cœsœ (contre Cesalpin). Fcf., 1697 , in-8. Dîscussiones de mando adv. Fr. Piccoloniinium. Amb., 1603 , iii-8. De renim aeternitate. Marb., 1604, io-8. Dîscussiones de cœlo. Amb., 1603, in-8. Voyez Jac. G. Feuerlin, Diss. apologetîca pro Nie. Taurello. Norimb., 1734, în-4; comprenant aussi la Synopsis Aristotelis melaphjsices.

(i) Dan. Hofmann y Qui sit verae ac sobri» pbilosophiae in tbeologia usus? Helmst., 1Ô81. Voyez Corn. Jlfar/iVu scriptum de statibus controversis , etc. Helmstadii agita tis inter Dan. Hofmanmim et quatuor philosophos. Lips., 1620, in-12.

(a) Job. Thora. Freigii Vita Pelri Rami , à la suite di» Audo-

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ni d'une faraiUe pauvre en Picardie Fan i5i5, tué à Paris dans les massacres de la Saint^-fiarthéleinj, en i5^2, l'un des plus habiles contradicteurs du pé^ ripalitisme 9 et mathématicien distingué. U s'enga-* gea dans cette lutte par dégoût poui* les subtilités de l'école^ et tenta de mettre en crédit une philosophie plus populaire ; mais il manquait du véritable esprit philosophique et d'une intelligence assez approfondie des principes d'Aristote, qu'il combattait avec trop de passion , n'y voyant que des instruments d'erreur. U s'en prit d'abord à la logique (i) , qu'il accusa d'être toute factice, sans ordre et sans clarté, et il en composa une nouvelle (2), plus pratique, par laquelle il s'efforça de faire tomber celle d'Aristote. U envisageait surtout la logique dans le sens de cette définition : ars bene disse^ rendi. Au milieu des attaques de ses nombreux adversaires, qui n'épargnaient pas les violences contre lui , il se fit pourtant quelques partisans y qu'on appela ramistesy surtout en Allemagne, en Angleterre et en Ecosse; entre autres ses deux disciples, Thom. Freigius de Fribourg, mort en i583, et Franc.

mari Talaei oratîoaeft. Marb., 1599.—- Outre les oavrages de Rattvft, indiqués aux §§. 143 et 146 9 yojez les notes suivantes 1 et 2.

(i) Animadversioites io Dialecticam Aristotelis , lib. xx. PUfîs, 1534, iD-4.

(2) Institntiones diakctics , lib. 11. Paris , 1543 , in-8 , 1546. Scholas dialecticarin libérales artee. Bas. , 1559^ in-fol. Orationet apologetie»; Paris, 1551, !i^ , et al.

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Fahrkms; WiUi. Ad. Scribomius ^ Gasp^ Pfaffrady mort en 162a; en France ^ Omer Talon y mort à Paris en i ïs&n ; en Angleterre , le poète Milton. De l'antre côté^ les principaux adversaires de Ramus sont Ant. Owea, Joacb. PeriomuSf et cehii qui fut um meortrier à la SainWBarthélemy^ l'aristotéiicien Charpentier (voyez indications bibUogr»* phiqnes aux §• 140, 141 ^^ i43)> ^^ Allemagne, Jac. Schegky Nie. Frischlin^ PkiL SiAerb, et Gom. Martini (§. sgS). Il finit par se former un parti éclectique qui chercha à unir la méthode de Ramusà la logique péripatéticienne de Mélanchthon. A ce pard appartient Rud. Gocleniusy né à Gor«bach en i547^ mort à Marbourg en 1628, qui a donné son nom au sorite régressif, estimable psj-<chologiate (i); Otto Casmann, son disciple, qui continua de perfectionner son anthropologie psj«* chûkgique (2).

Renoayellemeat du stoïcisme.

Le stoïcisme ne manqua pas absolument d'admirateurs et de partisans pendant cette période; mais

(i) i^9;^aAtfyiW h. e. àe hominîs perfectîone , anima et imprimis oriUy etc. Marb., 1590^1597, mS.-^Ejusd. Isagoge in Org. Aristotelis. Fcf., 1598 , in-8. Problemata log. et philos. Maib.f 1614^ iii»-&« Voyez en ootae ci-deMos ^ 129.

(a) Psjchologia antUrepolagica sime aniaus hnaans» doctriaa. Hanan, 1594, in-8.

son rétablissement ne fit pas à beaucoup près les mêmes progrès que celui de quelques autres systèmes , malgré tout ce qu'on eût pu attendre, pour favoriser cette doctrine , de la lecture de Cicéron et de Séneque, et de ses rapports en morale avec le christianisme. Les causes en sont dans l'esprit dominant de l'époque , dans les formes de l'enseignement établi , et dans les caractères particuliers des théories physiques et morales de l'école stoîque. Celui qui s'en occupa le plus au siècle dont nous parlons fut Juste Lipse (Jusius Lipsius, Joost Lipss), né en i547 à Isea, près Bruxelles^ mort en 1606 (i). 11 s'était d'abord consacré à la philosophie scholastique f mais il l'abandonna ensuite pour l'étude de la littérature classique , particulièrement de Cicéron et de Sénèque. Critique et philologue distingué^ il devint un excellent interprète de la philosophie stoïque, sans être, à proprement parler, philosophe ; et il lui manqua, pour être un vrai stoïcien pratique, la constance, ainsi qu'il l'a déclaré lui-même dans ses écrits. En général, son but était plutôt d'introduire les lecteurs à l'étude de la philosophie stoïque, et de les préparer en particulier à la connaissance de Sénèque, sans prétendre faire revivre cette doctrine, comme convenant à son époque et capable d'y régner. Gaspard Scioppus (Schoppe), né en 1 576,

(i) Jasti Lipsii lib. 11 de constantia. Francof., 1591, in-8. Voyez ci-dessus: Indic bibliogr., aux §§. 158 et 161.— £/W^. Opéra. Antuerp., 1637, 4 vol. in-fol.

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