C. Philosophie crudité et Nouveaux Sceptiques
SOMMAIRE
1. L'érudition s'introduit sensiblement dans le platonisme et le péripatétisme. 2. Caractère des Platoniciens de cette époque : Maxime de Tyr; pâles réminiscences des doctrines de IMatou : modération de sa pliilosopliie; Jldnoils; mélange du platonisme avec les opinions d'Aristote et de Zenon. 3. Cfilvisius Taurus; AUkus combat Aristote. 4. Favorinus; le scepticisme s'introduit chez les Platoniciens. 5. Peu daccueil au péripatétisme. — L'érudition occupe toute l'école. 6. Alexandre d'Aphrodise, cherche à concilier la doctrine d'Aristote avec les idées de son temps; combat les Stoïciens et admet les idées générales. 7. Claude Gallien, applique la philosophie à la mé-
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decine , et unil par là rexpérience avec la spéculation. 8. De rintelIigeHce imparfaite et de la lutte des systèmes philosophiques nait le scepticisme. —Enésidéme de Gnosse emploie le scepticisme comme fondement du pan théisme dHéracIite. 9. Il organise les dix raisons de doute. 10. Ces dix raisons de doute réduites à cinq par Agrippa et à deux par Ménodote . 11. Sextus Empiricus résume les traditions de son école. 12. L'ataraxie posée comme but de tous nos efiForts. 13. 11 attaque moins la sensation que la forme de la science. — Rejette la dialectique, mais conserve la physique; subordonne la morale aux instincts matériels. 14. Distinction entre les sensations particulières et lessen«ationsgénérales;derenserab]edeces dernières seforme l'expérience. 15. Il nie la cognoscibilité de tout ce qui n'est pas phénomène. 16. Nous ne connaissons de notre âme que ses affections : sens matérialiste de cette doctrine. 17. Chez les Sceptiques toute tendance intellectuelle subordonnée à la pratique; prépondérance de la sensation et delà vie purement physique. 18. Polémique du scepticisme contre le dogmatisme; il attaque chez les Dogmatiques la preuve, la définition , l'induction. 19. Les critériumde certilndeen général et en particulier. 20. La cause. 21. Il admet l'existence de Dieu, mais non pas la providence. 22. Le scepticisme embrasse et domine bien son sujet, mais ne l'approfondit pas.
1. Nous avons déjà dit précédemment comment la philosophie savante se développa, quels furent son importance et son rapport avec le caractère et la position des Romains. Elle se maintint à côté des autres efforts scientifiques, qui étaient plus dans le goût et les habitudes du siècle.
Nous savons comment se propagea l'école d'Épicure et celle des Sto'iciens nouveaux. Mais il ne nous reste presque aucun renseignement sur l'école savante des Stoïciens.
Nous en savons davantage sur les travaux des écoles platonique et péripatétique de cette époque. La matière et la forme de la philosophie de Platon et de celle d'Aristote occupaient alors tous les esprits. Les Académiciens et les Péripatéliciens s'étaient enveloppés ou défigurés sans dessein ou avec conscience , pour prendre position contre l'invasion d'une doctrine nouvelle et d'un genre de vie nouveau. On voulut restaurer les doctrines et les formes antiques de la pensée scientifique ; mais on finit par les transformer.
INous trouvons dans cette voie les Académiciens Areius- Didymns , Thrasyl/e , Dercyllidès , Àlbiniis , Alcinoûs et JlJa.rime de Tyi\ qui écrivirent tous sur les doctrines de Platon et distribuèrent ses dialogues en certaines classes.