C. Commencement delà philnsophie néoplatonicienne
Plotin.
1. Caractère général de Técole néoplatonicienne. 2.. /mmonms .yaccas et ses disciples. 3. Plotin. 4. Son séjour et son école à Rome. 5. Ses écrits et sa méthode. 6. Ses rapports avec les philosophes grecs antérieurs. 7. Sa théorie de la .sensation et de la science. 8. La science consiste à s'unir aux objets véritables. 9. La raison et l'unité. — L'intuition de Tunité. 10. Plotin prétend en avoir joui. 11. 11 tombe à ce sujet dans des contradictions. 12. 11 rabaisse cette intuition. 13. Rapport de la doctrine de Plotin sur la vue de l'Un avec celle sur les principes suprêmes de toutes choses. 14. Pourquoi il subordonne laraison à l'Un premier. — Conséquences de cette théorie. Jo. Sous ce rapport trois choses à remarquer dans l'idée qu'il se fait de Dieu. 16. Comment Plotin se sépare ici de Platon. 17. Laraison de son mysticisme se trouve en ce qu'il veut concevoir le premier principe en lui-même. 18. Importance historique de ces doctrines. 19. Formation des choses, au moyen de l'émanation. 20. Mode d'émanation des différents principes. — La raison. — La matière. 21. Laraison ne peut s"unir avec le Premier. 22. Rapports de la raison avec lame. 23. Caractère propre de l'âme. 24. L'œuvre de l'âme. 25. Elle est subordonnée à la contemplation. 26. La doctrine de Plotin est un pur idéalisme. 27. Il n'a pas su le développer. 28. Le monde est ^lein de vie , de beauté et d'harmonie. 29. La doctrine de Plotin nie la liberté. 30. Les choses sensibles sont entièrement passives. 31. Plotin remarque lui-même les conséquences qui découlent de ces doctrines. 32. Autres erreurs. 53. Dans la doctrine de Plotin, deux directions se croisent constamment. 34. Elle se recommande par un grand nombre dépensées vraies et profondes. 35. Elle est très-faible dans les recherches particulières. 56. Destinée de la philosophie socratique entre les mains de Plotin.
45G TROISli'IHE PÉRIODE.
1. Nous ne venons au commencement de l'histoire qui v;i nous occuper qu'une fondation plus ferme, qu'un développement plus étendu, plus réglé, de la façon de penser que nous avons déjà dépeinte à la fin de la section précédente. Si nous faisons attention .i la partie essentielle de la doctrine, sans avoir égard à quelques différences de forme et de pensée , ou sans les estimer trop haut , nous trouvons les doctrines de Numénius et celles de l'école néoplatonicienne très-ressemblantes. Si donc nous avons détaché la section précédente de celle qui va suivre , c'est uniquement parce que le cours de l'histoire est différent dans l'une et l'autre. Là se rencontrent, à côté les uns des autres, des éléments hétérogènes dans la manière de penser des Grecs et des Romains sur l'opinion exposée en dernier lieu; cette opinion doit d'abord se frayer un chemin et se répandre insensiblement; elle est encore solitaire parmi des efforts divers. Mais ici elle domine en souveraine tous les travaux philosophiques, qui restent fidèles à la civilisation grecque. Elle n'a dans ce domaine aucun ennemi de quelque poids à combattre. Elle ne nourrit donc plus qu'une seule inimitié; api es avoir sympathisé avec toutes les doctrines et tous les usages réputés barbares, elle les a vaincus; mais le Christianisme lui résiste et la menace. Le Christianisme ne se plie à aucun des procédés qu'elle avait employés envers les autres religions. Inflexible dans ses principes, et dominant la civilisation grecque, le Christianisme gagna toujours du terrain déplus en plus sur l'école néoplatonicienne. Cette école» poussée çà et là dans la nébulosité incertaine de ses pensées diverses, avait dans le Christianisme un adversaire qui tenait ferme, fort qu'il était de l'unité de sa pensée , de la simplicité et de l'uniformité de ses sentiments. Cette école devait enfin succomber en face d'un pareil adversaire. En vain elle employa toutesl»s ressources de ta civilisation antique et de l'imagination pour se soutenir vis-à-vis de la foi nouvelle; elle tomba peu à peu, dépouillée qu'elle fut de plus en plus par cette foi nouvelle, qui la subjugua, et qui ne put laisser subsister à côté d'elle la foi antique. Alors elle commença à combattre, et recourut aux armes contre son adversaire plus puissan'