Relativement au rapport du Saint-Esprit avec
les autres personnes de la Trinité, la doctrine positive
des Pères et des écrivains ecclésiastiques, c’est qu'il procède du Père {1} non par voie de génération (2), mais par un mode qui nous est inconnu (3), et que l'antiquité chrétienne désigne simplement par le mot
(1) Clem. (Rom.) Ἄχαχος δὲ 6 Πατὴρ, Πνεῦμα ἔδωχεν ἄχαχον, ἀνόργητον, ἀπίκραντον, τέλειον, ἀμίαντον, ἀπὸ σπλάγχνων ἰδίων προιέμενος, ἵνα ῥυθμιήση τοὺς αἰῶνας, καὶ τοῦ ἀοράτου δῷ τὴν ἐπί-νωσιν. Ἐστὶν οὖν τοῦτό Ἅγιον χαὶ εὐθὲς, τὸ ἀπ᾽ αὐτοῦ προελθὸν, χαὶ δύναμις αὐτοῦ, χαὶ θέλημα αὐτοῦ, εἰς πλήρωμα δόξης αὐτοῦ φανερωθέν. Fragm. in Gall. 1. p. 44. — Greg. Thaum. ᾿Ἐκ Θεοῦ τὴν ὕπαρξιν ἔχον (τὸ Πνεῦμα). Symb. ap. Galland. T. 11. Ρ. 385.
(2) Greg. Naz. Ἴϊδιον δὲ ὄνομα τοῦ μὲν ἀνάρχου, Πατήρ * τοῦ δὲ ἀνάρχως γεννηθέντος, Υἱός. τοῦ δὲ ἀγεννήτως προελθόντος, ἢ προϊόντος, τὸ Πνεῦμα τὸ Ἅγιον. Or. xxx, 19. Δέον ἕνα Θεὸν Πατέρα γινώσχειν, ἄναρχον, καὶ ἀγέννητον, καὶ Υἱὸν ἕνα γεγεννημένον ἐχ τοῦ Πατρὸς, χαὶ Πνεῦμα ἕν ἐκ Θεοῦ ὕπαρξιν ἔχον, παραχωροῦν Πατρὶ μὲν ἀγεννησίας, Ὑἱῷ δὲ γεννήσεως " τὰ δὲ ἄλλα συμφυὲς, καὶ σύνθρονον, καὶ δμόδοξον, καὶ ὁμότιμον. Or. χχχιτ, 6. T. 1. p. 583.. — Bas. Sp.S. 6. xvrir. n. 46.
(3) Greg. Naz. Or. xzxr. — Bas. adv. Sabell. et Ar. Anom. n. 7. — Epiph. Hær. 1xix. n. 18, — Cyr, Trinit, ©. 1x, — Joan. Dam, Orth. Πα, 1, 8.
« processio » (1). Quelques Pères assignent comme marque distinctive entre la génération et la procession, cette circonstance, que la première exige un principe seulement, et que la seconde en suppose deux (2).
20. Les Pères reconnaissent que le Saint-Esprit procède du Fils, puisqu'ils le nomment l'Esprit du Fils (3), l'image du Fils (4); et qu'ils le désignent comme dérivant du Fils (5), comme se reposant dans le Fils (6), comme porté par le Fils (7), comme en-
(τ) ᾿Εχπόρευσις Clem. Rom. Fragm. (Gall. 1, 44.) — Eulog. Alex. Fragm. (Mai, vit, 19.). --- Πρόοδος Greg. Naz. Or. xx. xLII, — Προελθεῖν Bas. Sp. 5. c. xvixr. n. 46. Epl. xxxvuux. ἢ. 4. zu. ἢ, 4. c. Sabel.. et Ar. Anom. ἢ. 7. — ᾿Εχπορεύεσθαι Cyr. adv. Jul. 1. τ. —- Προίεναι Cyr. in Joan. χν, 27. D'où 16 Saint-Esprit lui-même est appelé ἐχπόρευμα Athan. Expos. fid. n. 4. — Joan. Dam. Epl. de Trisag. c. xxvur. — Πρόδλημὰ Joan. Dam. ibid. —’Exropeuroy Greg. Naz. Or. Χχι. — Caes. Dial. τ. n. 111.
(2) Hil. Trin. vaux, 20. — Paschas. de Sp. S. 1, 12.
(3) Ath. c. Ar. Or. x. n. 49. bo. — Bas. Epl. xxxvuu. ἢ, ἡ, — Ephr. Par. ad Pœn. xx11. ‘xxx VII. — Greg. Nyss. in Or. dominic. (in antiqq. PP. doctrina de incarn. Verbi. c. 1. Mai. vit, 6.) — Aug. Gen. lit. vint, 19. ἢ. 38. — Cyr. adv. Jul. 1. 1, Joan. x1v, 16. 17.
(4) Greg. Nyss. Vit. S. Greg. Thaum. Τὶ, 117. p. 546. ed. Mor. Il désigne le Fils comme médiateur ( μεσιτὴς ) entre le Père et le Saint-Esprit. Tract. quod non tres sunt di.
(5) Ath. Καὶ où τὸ Πνεῦμα τὸν Λόγον συνάπτει τῷ Πατρὶ, ἀλλὰ μᾶλλον τὸ Πνεῦμα παρὰ τοῦ Λόγου λαμόάνει, Cont. Ar. 111, 24. — Greg. Nyss. de Sp.S. (Mai. ντιτ. τα. 15.) — Epiph. Hær.zxix. n, 18. 52. LXVII.N. 7. LXXIV. ἢ. 10. ANCOF. N. VI. LXXIII. LXXVII.
(6) (Pseudo-) Cyril. Trin. 1v. vi. 1x. — And., Cret, Or. in transfig. ἥ
(7) Dion. Alex. (ap. Athan. Sent. Dion. Alex. n. 17.) — Athan, Expos. fid. n, 4.
LA TRINITÉ. — LE SAINT-ESPRIT. 301 voyé par le Fils (1), comme se révélant (2) par le Fils. Zertullien dit que « le Saint-Esprit vient du Père par le Fils » (adv. Prax. 1v). Vovatien emploie la même formule (Trinit.). Origène désigne (Joan. Trinit. 11, n. 6) le Fils comme le principe par lequel l'Esprit existe. D’après saint 4thanase, le Fils est « la source de l'Esprit» (Inc. Verbi c. Ari. ἢ. 9); le Saint-Esprit est dans le Fils, et par lui dans le Père (ad Serap. epl. ux1, n. 6); le Saint-Esprit est consubstantiel au Fils, parce que tout ce que l'Esprit possède (3), il le tient du Fils; l'esprit rayonne du sein du Fils, par qui il est envoyé et communique (4). D'après saint Basile, l'Esprit tient tout du Père, par le Fils (à). On trouve constamment dans saint £piphane la formule « qui procède du Père et du Fils »,
(1) Didym. Sp. 5. — Hier. in Jes. vtr, 16.
(2) Greg. Thaumat. Ex Θεοῦ τὴν ὕπαρξιν ἔχον (τὸ Πνεῦμα) " καὶ διὰ Υἱοῦ πεφηνὸς, δηλαδὴ τοῖς ἀνθρώποις. Symb. Greg. Thaum. 3) Oùxodv εἰ 6 Υἱὸς διὰ τὴν πρὸς τὸν Πατέρα ἰδιότητα, χαὶ διὰ ΣΡ mire on «9 τ va / RES 0 3352 / τὸ εἶναι αὐτοῦ τῆς οὐσίας ἴδιον γέννημα, οὐχ ἐστὶ χτίσμια, ἀλλ᾽ δμοού- -- 4 [44 ς À % 3 ai \ τ \ g / gros τοῦ Πατρός. οὕτως οὐχ ἂν εἴη οὐδὲ τὸ Πνεῦμα τὸ Ἅγιον χτίσμα, ἀλλὰ καὶ ἀσεδὴς ὃ λέγων τοῦτο, διὰ τὴν πρὸς τὸν Υἱὸν ἰδιότητα αὖ-τοῦ, χαὶ ὅτι ἐξ αὐτοῦ δίδοται πᾶσι, καὶ ὃ ἔχει τοῦ Υἱοῦ ἐστίν. Ad. Serap. ἘΡ]. 111. n. 1.
(4) “Evès γὰρ ὄντος τοῦ Υἱοῦ, τοῦ ζῶντος Λόγου, μίαν εἰναι δεῖ ͵ J ae \ \ \ “ > τελείαν χαὶ πλήρη τὴν ἁγιαστικὴν χαὶ φωτιστιχὴν ζῶσαν ἐνέργειαν αὐτοῦ χαὶ δωρεὰν, ἥτις ἐκ Πατρὸς λέγεται ἐχπορεύεσθαι, ἐπειδὴ \ -Ῥ , -Ὁ "5" \ ͵7 μ᾿ , πα Lé παρὰ τοῦ Λόγου τοῦ ἐχ Πατρὸς ὁμολογουμένου ἐχλάμπει, καὶ ἀποστέλλεται, καὶ δίδοται, Serap. I. n. 20.
(5) Ἢ φυσικὴ ἀγαθότης, χαὶ ὃ χατὰ φύσιν ἁγιασμὸς, καὶ τὸ βασι-λικὸν ἀξίωμα, ἐκ Πατρὸς, διὰ τοῦ Μονογενοῦς, ἐπὶ τὸ Πνεῦμα διήχει, Sp. S. 6. ΧΥ͂ΠΙ. ἢ. 47. ΕΡ]. τι. n. 4.
ou de tous les deux (1). Dans saint Cyrille d'Alexandrie, on remarque alternativement ces deux formules : « qui procède du Père par le Fils (2)», et «qui procède du Père et du Fils», ou, « qui est par le Père et par le Fils (3)»; il dit aussi que l'Esprit procède de la substance du Fils, et il en conclut la consubstantialité du Saint-Esprit avec le Fils (In Joan. xvi, 13). Sévérien de Gabales emploie aussi l’expression « qui procède de l'essence du Père et du Fils (4). » Saint Æilaire dit « qui procède du Père et du Fils (Frin. 11, 29) », et aussi « qui vient du Père par le Fils (Trin. χα, 56.57)»; mais dans les écrivains latins plus récents, c’est la formule « qui procède du Père et du Fils » que nous trouvons définitivement dominante (5).
On trouve aussi chez les Arméniens la croyance que le Saint-Esprit « procède du Père et du Fils(6)»; on la trouve même çà et là chez les Grecs des temps postérieurs, comme Anastase le Sinaïte (or. 11, n. 24),
(1) Hær.1xxiv. n. 7. Ancor, n. VIII. XX. LXVII. LXX. LXXVEI.
(2) In Joan. xv, 27. adv. Nest. 1v, 3. Trin. Dial. 11. T. v. Ρ. 423. ed. Aub.
(3) De recta fide ad regin. Serm. 11, n. br. De ador. in spirit. et verit. 1. τ. T. 1. p. 9. ed Aub.
(4) Ingenito Deo Patri, et genito ab ipso Filio unigenito, et Spiritui Sancto procedenti ex illorum essentia.. omnis gloria. Hom. 1. ed Venet. p. 17.
(5) Aug. ce. Max. Arian. τι, 14. ἢ. 1. Trin. 1v, 6. xv, 26. 29. — Zacchæus. Consult. 11, 19.—Paschas. Sp. S. x, 12. — Fulg. de fide ad Petr. Diac. ce. xx. Trin. 1, 2. cont, Flavian. 1. vx. fragm. ναι. — Ferrand, (Carth.) adv. Ari. οἱ 11. — Venant. Fort. Expos. fid. cathol.
(6) Tschamtschean. Mist. Arm. T. ax. p. 234. — Galan.
et Taraise de Constantinople, qui admit cette doc-
trine dans sa confession de [οἱ lue au second concile de Nicée (Act. 111).
Pour prouver que le Saint-Esprit procède du Fils, les Pères et les docteurs rappellent qu'il est nommé l'esprit du Christ, l'esprit du Fils (1), qu’il est communiqué par le Christ (5), que Jésus-Christ déclare que c’est de lui que l'Esprit reçoit ce qu'il donne, ce qui ne peut s'entendre qu’en ce sens qu'il procède du Fils (3); enfin, que le Fils est consubstantiel au Père (4). Marius Victorinus établit une différence entre le mode dont le Saint- Esprit procède du Fils, et celui dont il procède du Père. Selon lui, l'Esprit procède du Fils immédiatement, et du Père, médiatement (c. Ari. 1, 3); les autres Pères, saint Augustin entre autres (5), ensei-
Conc. Eccl. Arm. c. Rom. T. rx. L'Église arménienne ἃ reconnu solennellement dans plusieurs conciles que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Conc. Shtragvan. (862) can. 1. C. Sis. αττ. (1251) et C. Sis. vr. (1342). —Cfr. Tschamtschean. Hist. Armen. ad hh. ann.— A4vedichian, Sopra la processione dello Spirito Santo. Venezia 1824.
(1) Greg. Nyss. in Orat. dominic. Cfr. Gal. 1v, 6. Rom. VIE, 9. at. Cor. xt, 17. Phil. 1, 20.
(2) Aug. Nimirum hoc intelligi voluit (Joan. xx), quod Spiritus Sanctus non tantum sit Patris, verum etiam Unigeniti ipsius Spiritus. Civ. Dei xux, 24. ἢ. 3. — Cyr. Alex. in Joan. x1V, 17.
(3) Hülar. Trin. vrxr, 20.
(4) Aug. 6. Maxim. Arian. 11, 14. n. 1. Trin, XV, 29. — Hier, in Gal. 1v, 6. — Cyr. in Joan. xx, 23. Defens. Anathem. 1x. — Paulin. (Aquill.) in Conc. Forojul. (796).
(5) Trin. v, 14. n, 15. xv. n, #8. c. Maxim. Arian. 11, τή, τς ς:
gnent que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils, tout à la fois et par un seul acte de procession; que le Père et le Fils sont relativement à lui un seul principe; et.si saint Augustin observe qu’il procède principalement (préncipaliter) du Père (civ. Dei xt, 24. Trin. 1V, 20; XV, 29), son intention est uniquement de faire entendre que le Père est la source de la vertu productive de l'Esprit qui lui est commune avec le Fils (Trin. xv, 29). Les écrivains plus récents enseignent aussi que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils en un seul acte et de la même manière, sul et æqualiter.
Tatien, cependant, au lieu de faire procéder le Saint-Esprit du Fils, semble croire que c’est au contraire le Fils qui procède de lEsprit (1). Mais on peut expliquer favorablement ses expressions, le mot πνεῦμα qu'il emploie pouvant désigner simplement l'essence divine, et le mode surnaturel selon lequel le Fils est engendré.
L'opinion que le Saint-Esprit procède seulement
du Père, se rencontre pour la première fois dans
l’école d’Antioche, et spécialement dans Théodore de Mopsueste (2), et Théodoret (3); puis dans saint
(1) Ὃ δὲ Λόγος où χατὰ χενοῦ χωρήσας, ἔργον πρωτότοχον τοῦ Πνεύματος (où quelques-uns veulent lire Πατρός). Græc. v.
(2) Theod. Expos. fid. in Conc. Eph. Act. — Cfr. Zorn. Opusc. Sacr. Τὶ r. p. 210. Cette profession de foi est aussi attribuée à Nestorius ; Marius Mercator Y'attribue à Théodore de Mopsueste.
(3) Epl. ad Joan. Antioch. (in Cot. Mon. Eccl. Gr. T. τ. p. 40.) Repreh. Cyr. Anath.@x,
LA TRINITÉ. — LE SAINT-ESPRIT. 305 Maxime (1), et dans saint Jean Damascène (2), par l'autorité duquel cette doctrine est devenue dominante dans la théologie grecque.
21. 1 s'éleva à ce sujet, au moyen âge, entre l'Église d'Orient et celle d'Occident, une vive controverse, dans laquelle les théologiens latins, et avec eux plusieurs théologiens grecs, soutinrent que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils (3). L’addition du mot Æ#/ioque, au symbole de Nicée, avait été acceptée en premier lieu par l’Église d'Espagne (4), dont PÉglise de France (5) avait suivi l’exemple, imité plus tard, on ne saurait dire précisément à quelle époque, par l'É-
(1) Voy. ses Opp. Theol. T. 11. p. 70.
(2) Orth. fid. τ, 8. 12. Hom. de Sabbat. sancto. Epl. de Trisag. c. XXVINT.
(3) Alcuin, 1. de process. Spirit. 5. lib. ad Carol. M. — Ratramn. ||. 1v. adv. Græc. opposit. — Æneas (Paris.) adv. Græc. — Humbert. adv. Græc. disput. (in Martene Thes. anecd. T. V.) — Anselm. (Cantuar.) de proc. Sp. 5. — Petrus Chrysolani Orat. de Sp. 5. (in Græcia orthod. T. 1, p. 379.) — Hugo Eterian. de process. Sp. S. adv. Græc. Il. xx. — Niceph. Blemm. 11. de process. Sp. S.— Feccus. Capp. xir. de process. de Sp. S. IL. x1r. de process. Spir. S. ad Constantin. — Barlaam. Epll. ad Græc. — Cfr. contre la doctrine que le Saint-Esprit procède du Fils : — Pot. 1. de process. Sp. S.— Theophil. Argum. adv. Latin. de proc.Sp.S.— Maxim. Planud. de proc. Sp. S. — Greg. Palam. M. ἀποδειχτικοὶ, quod non ex Filio, sed ex solo Patre procedat Sp. 8. etc.
(4) 6. Tolet. τιι. (589). νι. (653). — C. Emerit. (666). — C. Bracc. x. (675). — C. Tolet. χιι. (681). χαπι, (683). xv. (688). xvir. (694).
(5) €. Gentil. (567. Lequien). — C. Forojul. (796). — C. Aquisgr. (809). — C. Arel, (813) c. τ.
glise de Rome (1). Aux preuves déjà présentées par les anciens docteurs, on en ajouta de nouvelles; on rappela le fleuve mystérieux de l’Apocalypse, qui sort du trône de Dieu et de l’Agneau (C. Aquisgran. ann. 809); on insista particulièrement sur cette parole : « Le Fils a tout ce que possède le Père. » Les livres carolins (r1, 3) s'expriment avec beaucoup de force contre la formule employée par les Grecs, « qui procède du Père par le Fils»; le pape Adrien, au contraire, déclara irréprochable cette formule, employée par le second concile de Nicée (epl. ad Carol. M. de imagg.). Mais les Grecs virent dans le Fÿ/ioque et dans son addition au symbole, une altération expresse de la foi, une destruction de l'unité et de la dignité de la procession (2), et une sorte de dégradation du Saint-Esprit. Leur axiome était : μία ἀρχὴ, μία πηγή. Photius se déchaina plus que personne contre la doctrine de la procession du Père et du Fils (3), et le concile de Constantinople de 879, hui-
(1) Sous Nicolas 1. (Nat. Alex. Sæc. 1v. Diss. — Pithou. Diss. de process. Sp. 85.) — Sous Christophe (903). (Zeo Allat. Diss. 11. de Il. Ecel. Græc.). — Sous Sergius (7 055. Diss. 111. de trib. Symb.) — Voy. aussi sur cette question ZLequier Diss. in Joan. Damasc. c. xx1x. — Petav. Trin. vu, 2. $ 3. — Sandini VV. PP. p. 88.
(2) Ρλοί. ᾿Ἐχπεσοῦνται γὰρ μετὰ τῶν ἄλλων ἀγαθῶν, καὶ τοῦ τῆς εὐσεδείας φρονήματος, χαὶ αὐτοῦ τοῦ θείου Πνεῦματος, ὡς ταπειγοῦντες τὸ Πνεῦμα, οἷα δὴ ἐκ τοῦ Υἱοῦ δογματίζοντες ἐχπορεύεσθαι" χαὶ δευτέρα προύδῳ, αὐτὸ μὲν ἐνυδρίζοντες, χλευαζόντες δὲ χαὶ τὴν μίαν ἐχπόρευσιν. Epl. ad Epp. Aquilej. n. xxx. (in Combefis. Auctar, Noviss. Τὶ 1. p. 528). — Cfr. son Epl. encycl. adv. Nicol.
(3) Cfr. Plusieurs écrits de Photius énumérés dans Zeo Allatius. (Ecel. Occid. et Orient. Cons. xx, 6.)
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