Relativement à la science des anges, saint Augus
(1) Ps. vaux, 6. — ax Pet. τι, τι. — Cfr. Jud. 6.
(2) Βλέπε σοῦ τὸ ἀξίωμα, πῶς εἶ τίμιος, ὅτι ὑπὲρ ἀγγέλους ἐποίησέ σε 6 Θεὸς, ὅποτε χαὶ αὐτὸς δι᾿ ἑαυτοῦ εἰς τὴν σὴν πρεσύείαν χαὶ λύτρωσιν παρεγένετο ἐπὶ τῆς γῆς. Hom. xv. n. 43. Cfr. xxxvr. ap. Galland. T. vit. p. 65.
(3) Greg, Nyss. De eo quid sit, quod ad imaginem Dei et similit. ete. T. τι. p. 26. ed. Mor.
(4) Justin. Apol. 1. ἢ. 6, — Cyr. c. Authropom. €, αν,
tin distingue en eux deux manières de connaitre Jes choses créées; l’une, par laquelle ils voient ces choses en Dieu; l’autre, par laquelle ils voient les choses en elles-mêmes. La première sorte de connaissance est plus claire et plus précise que la seconde, les choses étant alors saisies dans leur principe; aussi le saint docteur appelle la première cognitio matutina, et la seconde, cognilio vespertina (x). Les Scholastiques ont connu et conservé cette disünction et les termes qui l’expriment (2). Quant à l'avenir, les Pères enseignent d’un commun accord que les anges ne le connaissent point par eux-mêmes (3). Saint Jean Damascène (Orth. Fid. x, 4) adopte ce sentiment, et les Scholastiques aussi (4); la raison en est que, d’après la croyance générale, connaitre l'avenir par soi-même, est un attribut qui n'appartient qu'à Dieu (5); autrement, les anges auraient été malheureux même avant leur chute. Les anges ne connaissent pas non plus les pensées des
(x) Civ. Dei xr, 7. 29. Gen. lit. v, 18. n. 36.
(2) Alex. Alens. P. τα. qu. 23. — Thom. Summ. P. 1. qu. LVIII, Art, VI.
(3) Zsid. Τὰ μήπω παρόντα ἀγνοοῦσιν. Epl. exev. — Theod. Καί μοι θαυμαζέτω μηδεὶς ἄγνοιαν ἀκούων τῶν ἀοράτων δυνάμεων " οὔτε γὰρ προΐσασιν, οὔτε ἴσασιν ἅπαντα " μόνη δὲ ἣ θεία φύσις ταύτην ἔχει τὴν γνῶσιν" ἄγγελοι δὲ xal ἀρχάγγελοι. . - τοσαῦτα ἴσασιν, ὅσα διδάσχονται. In Ps. xx, 7 sq. --- Cæs. Dial. τ. interrog. XLIV. ἈΑγνοοῦσιν δὲ ἅμα βροτοῖς χαὶ ἄγγελοι τὰ μέλλοντα" μόνης γὰρ τῆς θείας Τριάδος γινώσχειν τὰ ὄντα, χαὶ προγινώσχειν τὰ ἐσόμενα. ap. Galland. T. vi. p. 30.
(4) Thom. P. x. qu. ἀντι. Art. ΤΙ.
(5) Thom. P. 1. qu. ἀντι. Art. 111.
hommes (1); la raison en est encore, que la connaissance des pensées de l’homme est un attribut propre de la nature divine (2). Mais on leur attribue la connaissance de tous les détails du monde; parce que sans cela ils ne pourraient avoir avec les choses du monde aucun rapport de gouvernement et de protection (3). Cette connaissance leur vient de formes et d'images des choses innées en eux (4), et non pas adventices et extérieures.
8. Le libre arbitre des anges est aussi un point de doctrine chrétienne unanimement admis (5); on en donne pour raison ce caractère même de leur nature, que ce sont des esprits (6). Si d’un côté l’on regarde leur existence extérieure comme exempte de tout changement et de toute vicissitude, parce qu'il est impossible de supposer qu'ils perdent ou gagnent quelque chose (7), on admet, de l’autre, que leur
(1) Orig. in Gen. Hom. vin. n. 8. — Thom. P. 1. qu. Lvur. Àrt. 1v.
(2) Thom. P. 1. qu. Lvrr. Art. αν.
(3) Cfr. Thom. P. 1. qu. zvxr. Art. 1.
(4) Angeli, cum a corporibus sint abstracti, non intelligunt per species a rebus acceptas, sed per species sibi naturaliter congenitas. Thom. Summ. P. 1. qu. αν. Art. 11. qu. {ναι Art. 1.
(5) Justin. Tryph. eux. — Tat, Græc. n. vu. — Athen. leg. xXIV. — Tert. adv. Marc. 11, 10. — Joan. Dam. Orth. fid. 11, Dn,27
(6) Tert. adv. Marc. 11, 10. — Joan. Dam. Orth. fid. xx,
(7) Bas. Οὐ γὰρ ἄγγελοι ἐπιδέχονται τὴν ἀλλοίωσιν. Οὐδεὶς γὰρ παρ᾽ ἐχείνοις παῖς, οὐδὲ νεανισχὸς, οὐδὲ πρεσδύτης, ἀλλ᾽ ἐν ἧπερ ἐξ ἀρχῆς ἐχτίσθησαν καταστάσει, ἐν ταύτη διαμένουσιν, ἀχεραίας
volonté est sujette au changement, et cela, parce que, étant créés, ils participent à la condition des créatures (1).
C’est à Dieu (2), et plus spécialement au Saint-Esprit (3), qu'ils doivent, d’après la doctrine souvent exprimée par les Pères, leur état de béatitude. Avant d'être fixés dans cet état, ils n'étaient point parfaitement heureux, parce que, selon la remarque de saint Augustin (4), ils n'étaient point encore certains de la perpétuité de leur bonheur. Cette fixité de leur sort et la certitude qu'ils en ont, sont la récompense de leur fidélité à Dieu au temps de l'épreuve (5).
αὐτοῖς χαὶ ἀτρέπτου τῆς συστάσεως σωζομένης. In Ps. xziv. Cfr. SD: ἘΠ
(x) Bas. Sp. S. 1, 1. — Joan. Dam. (‘Ayyshos) ἐστὶ τοίνυν φύσις λογικὴ, νοερά τε, χαὶ αὐτεξούσιος, τρεπτὴ χατὰ γνώμην, ἤτοι ἐθελότρεπτος " πᾶν γὰρ χτιστὸν, χαὶ τρεπτόν. Orth. fid. 11, 3. Cfr. τὰ; 27.
(2) Aug. Civ. Dei χιι, 9. Gen. lit. vix, 25. ἢ. 47. — Joan. Dam. Δυςχίνητοι πρὸς τὸ χαχὸν, ἀλλ᾽ οὐχ dxivnrot” νῦν δὲ χαὶ ἀχίνητοι, οὗ φύσει, ἀλλὰ χάριτι, χαὶ τῇ τοῦ μόνου ἀγαθοῦ προςεδρείᾳ. Orth. fid. 11, 3.
(3) Eus. Τῷ οὖν Πατρὶ πᾶσα ἣ δύναμις À ὑπερουράνιος ἐστερεώθη " τούτεστι, τὸ εὔτονον χαὶ βέῤαιον χαὶ πάγιον ἐν ἁγιασμῷ, χαὶ πάσῃ πρεπούσῃ ταῖς ἱεραῖς δύναμεσιν ἀρετῇ, ἐχ τῆς τοῦ Πνεύματος ἐπιχουρίας ἔχουσι. In Ps. xxx11, 6. ᾿Αγγέλων γοῦν τὴν μὲν εἰς τὸ εἶναι πάροδον, ὃ δημιουργὸς Λόγος, ὃ ποιήτης τῶν ὅλων, παρείχετο" τὸν ἁγιασμὸν δὲ αὐτοῖς τὸ Πνεῦμα τὸ Ἅγιον συνεπέφερεν᾽ οὗ γὰρ νήπιοι χτισθέντες οἱ ἄγγελοι. Ibid. — Bas. In Ps. XXXII, D, — Greg. Naz. χχχτν. Or. xzinr. — Theod. div. Decret. c. virr. — Cyr. de Ador. sp. et verit. |. 1x. — Ambr. Sp. 8. 1,.7. n. 83:
(4) Aug. Civ. Dei xt, 11. ‘
(5) Aug. Placuit itaque universitatis creatori atque mode-
LA CRÉATION. — LES ANGES. 39 Elles datent, selon saint Hippolyte, de la naissance de Jésus-Christ (1); selon Nicétas (ad Greg. Naz. or. XLI1, ἢ. 2), de sa résurrection. Saint Ignace fait dépendre leur sort de leur foi en Jésus-Christ(Smyrn. n. 2). Plusieurs Pères ont pensé, après Origène (2), qu'il leur restait toujours la possibilité de pécher ; c'est le sentiment de saint Cyrille ( Cat. 11, 10), de saint Jérôme (Mich. vi, 1), de saint Grégoire de Nazianze (5), de Synesius (epl. Lvu), de Nemesius (Nat. hom. c. ΧΙ), du faux Athanase (Dial. de Trin. 1, 41), et même des mystiques, Denys et Maxime. Cette opinion n'a d'autre fondement que des passages mal compris de l'Apocalypse (ch. 11, 111); et l’exagération de ce principe, que Jésus-Christ (4) et la sainte Trinité (5) sont seuls impeccables. Les Scholastiques, au contraire, suivant en cela le sentiment de saint Augustin et de saint Jean Damascène (Orth. Fid. 17, 3), admettent unanimement que les anges ne peuvent plus pécher depuis que Dieu les a fixés dans la félicité du ciel; depuis ce moment, en effet, leur union avec Dieu est tellement intime, qu’ils ne voient plus
ratori Deo, ut, quoniam non tota multitudo angelorum Deum deserendo perierat, ea quæ perierat in perpetua perditione maneret; quæ autem cum Deo illa deserente perstiterat, de sua certissima cognita semper futura felicitate secura gauderet. Enchirid. ad Laurent. xxix. Corr. et Grat. x. n. 27. Civ. Dei xt, 13.— Greg. Mor. xxv, 6. n. τι.
(1) Cont. Beron. et Helicon. fragm. τι.
(2) In Luc. Hom. xxxv. in Num. Hom. xx. xx1v.
(3) Carm. Arc. vr. Or. ΧΧΝΙΙΣ. XXXVIIL,
(4) Clem. Pæd. x, 2. xxx. cap. ultim. — Cyr. Cat. 11, 10.— (Cfr. Touttée in Cyr. p. czxvir.)
(5) Aer. in Gal, νι, τ.
et ne veulent (1) plus d'autre bien que Dieu luimême, ce qui perfectionne leur liberté, sans qu’elle leur soit enlevée, précisément comme l'intelligence n’est point anéantie, pour n'être plus dans la possibilité de former aucun faux jugement. Les théologiens arminiens (2) ont enseigné, dans les temps modernes, que le sort des anges n’est point fixé définitivement.
On admet une différence de degré dans la félicité des anges, à raison de la perfection plus ou moins élevée qu’ils ont reçue de Dieu et gagnée par leurs mérites (3); mais saint Thomas nie (4) qu'ils puissent avoir un accroissement de bonheur, parce qu’ils ne peuvent plus mériter, et que d’ailleurs rien ne saurait dépasser son terme.
La doctrine de l'Église est que les anges sont immortels (5); mais plusieurs Pères font observer avec raison que cette immortalité ne leur est conférée (6) que par une faveur particulière de Dieu, qui, seul, est immortel de sa nature (7).
(1) Thom. P. 1. qu. zxxr. Art. virr.
(2) Voy. pour cette opinion, à la suite d’Arminius, Episcop. Inst. theol. 1. 1v. sect. xx. c. 11. — Grot. in Gal. 1, 8.; et contre elle Limborch. Theol. christ: 1. 11, 20. $ 12.
(3) Thom. P. 1. qu. zxxr. Art. vi.
(4) Mereri et proficere pertinent ad statum viæ : sed angeli non sunt viatores, sed comprehensores ; ergo angeli beati non possunt mereri, nec in beatitudine proficere,( Tom. Summ. P.1. qu. zxr: res IX). ;
(5). 4than. de Comm. essent. P. F. et Sp. S. n. Ra vo THEe. in Gen. qu. xLvxr. —= Aug. Civ. Dei x, 7.
(6) Athan. Res. mort. xvr. — Joan. Dam. Orth. fid. τ, 8. ax
(7) Zren. xx, 65. — Epiph. Hær. Lxxvr. — Cyr. Thes. xx.
9. 1] faut noter comme une idée singulière Popiuion que plusieurs Pères {1} ont émise sur le nombre des anges, d'après ces paroles de Jésus-Christ dans saint Luc, nolite timere, pusillus grex (x, 32). Ce nombre, disent-ils, est à celui des hommes, dans la proportion de quatre-vingt-dix-neuf à un; ou bien, d’après saint Cyrille (Cat. xv, 24), comme la distance qui sépare le ciel de la terre. Saint Thomas, qui admet que le nombre des anges est très-considérable, appuie son opinion sur cette raison, que la beauté de la création ἃ pour condition la quantité et l'étendue ; dans le monde des corps, cette condition est remplie par la dimension et la grandeur; elle doit l'être dans le monde des esprits, par le nombre (2), seule expression de grandeur qui puisse convenir aux substances spirituelles.
10. Quant à la distinction des anges en classes et en ordres divers, elle est reconnue (3) par les Pères d’après les indications clairement données dans l’'Écriture; et l’un des reproches adressés à Origène, c’est d'avoir soutenu l'égalité radicale de nature entre les anges (4). Saint Cyrille met au dernier rang les Anges et les Archanges ; au rang le plus élevé, les Chérubins et les Séraphins (Cat. xvi, n. 23; xx, ἢ. 6).
(x) 7. Bost. in Luc. χαι, 32. — Hil. in Matth. Comm. c.
ἀν D. 6. — Greg. Nyss. adv. Eun. Or. xur. T. 11. p. 711.
ed: Mor. (Cfr. Theophrt. in Luc. xn.)
(2) Summ. P. τ. qu. 1. Art. 111.
(3) Zren. τι, 30. — Clem. Stx. vi, 16. — Orig. Prince. 1, ὅ. Cels. νι, 30. — Greg. Naz. Or. xxvin. — Cyr. Cat. vi. n. 6. VIE. M. 11. XI. M. LI. XVI. D. 23.
(4) €. CP. (553) c. τι. χιν.
Saint Grégoire de Nysse regarde les Trônes comme identiques aux Chérubins (cont. Eun. 1. τ. in Col. c. 1}. Jantôt on distingue neuf ordres ou degrés (r), tantôt dix (2); mais saint Augustin regarde comme une témérité de chercher des nombres si précis dans une matière qui nous est si peu connue (3). En conséquence de l’idée qu'il y a autant de cieux que de chœurs angéliques, comme saint Iguace le donne à entendre (Trall. n. 5), et comme Origène et d’autres après lui (4) l'affirment positivement, plusieurs ont admis qu'il y a neuf ou dix cieux (5); mais saïnt Chrysostome n'en admet qu’un seul (Genes. hom. 1).
Beaucoup d'anciens Pères enseignent qu'il y ἃ entre les différents ordres un lien de société, et une sorte de communication de connaissance et de lumière des ordres les plus élevés à ceux qui le sont
(1) Const. apl. var, 12. — Dionys. Hier. cœl. c. v. sq. — Isid. (Hispal.) de Ordin. creatur. e. τι. — Greg. in Evv. I. τε. Hom. xxxiv. ἢ. 7. — Beda, Hom. in dom. 1x. Pentec, — Thom. P. τ. qu. cvut. Art. 1. 11,
(2) Const. apl. νιι, 35. — Beda, Hom. in dom. 1x. Pent. — C’est aussi le sentiment de plusieurs docteurs juifs (Rabbi Maimon. Fundam. leg. c. 11. — Xnorr. a Rosenroth. Kabbal. denud, T. ται. P. τι. p. 227); et des mahométans (νου. Hammer, Encyclopédie des sciences de l'Orient, p. 435).
(3) Enchirid, οὐ zvux. n. 15. ad Oros. c, xt.
(4) Orig. Princ. τι, 12. in Num. Hom. xvrr. — (Pseudo-) Clem. Hom. vu. n. 12. — Cyr. Cat.ix, 11. XVI, 23. — Hilar. in Ps. exxxv. n. 10. — Greg. Nyss. Hom. de ascension. Ps. XXIV, 7e
(5) C’est aussi l'opinion des théologiens juifs, et des mahométans après eux. Le Testam. Patr. (e. mu. n.3) parle de sept cieux habités par sept classes distinctes d’êtres spirituels.
τῷ TS hr;
LA CRÉATION. — LES ANGES. 309 moins (1). Quant au mode de communication et de société des anges entre eux, sujet sur lequel les anciens théologiens avaient déjà présenté des conjectures (2), les théologiens du moyen âge ont eu diverses opinions que Gerson a recueillies et exposées dans son Sermo de angelis.
11. Les Pères sont bien éloignés de se représenter le monde des esprits comme entièrement séparé du reste de la création; ils le regardent, au contraire, comme une partie intégrante de l'Église unique de Dieu (3), et comme procurant à l'Église de la terre toutes sortes de secours (4), particulièrement par la prière (5). Ce sont les anges qui présentent à Dieu les prières des fidèles (6), et qui aident les fidèles euxmêmes à prier (7). Rien de plus fréquent dans les Pères, que l’idée d’un ange gardien donné à chacun des fidèles pour veiller sur lui (8).
(3) Clem. Str. ναι, 2. — Ath. Comm. essent. P. F. et Sp. 8. n. 52. — Ephr. adv. Scrut. Serm. v. — Joan. Dam. Orth. fid. it, 5.
(2) Joan. Dam. Orth. fid. 11, 3. — Niceph. (CP) de inculp. christ, fid, 11, 3.— Thom. P. τ. qu. ἀντι. Art. τὶ
(3) Aug. Enchirid. zvr. Civ. Dei x, 7. Cum ipsis sumus una civitas Dei... cujus pars in nobis peregrinatur, pars in illis opitulatur.
(4) Aug. Enchir. zv1. Civ. Dei x, 7.
(5) Athan. de Comm. essent. P. F. et Sp. S. n. 52.
(6) Tert. Or. xxr. Cfr. Apoc. va, 3. 5. Tob. χει, 12. 15.
(7) Orig. Zvurodrroust τοῖς βουλομένοις τὸν ἐπὶ πᾶσι Θεὸν θεραπεύειν, καὶ ἐξευμενίζονται, καὶ συνεύχονται, καὶ συναξιοῦσιν. Cels. vaut, 64. Or. χχχι. ---- Hil. in Matth. Comm. c.xvrrx, ἢ. 3. Fidelium orationibus præesse angelos absoluta auctoritas est.
(8) Orig. in Num. Hom. v. n. 3. xx. n. 3. Cels. v, 57. vint,
300 SECONDE PARTIE. — CHAPITRE ΠΠν
Saint Justin parle déjà (Apol.r, ἢ. vr) de la coutume reçue dans l'Église de rendre aux anges un culte religieux; plus tard on trouve à cet égard de nombreux témoignages (1); mais dès l’origine, le culte rendu aux anges est distingué avec soin de celui qu'on rend à Dieu (2). La Phrygie, cette vieille
1 δ, Ἃ / | patrie des erreurs religieuses, nous présente cepen-
dant, au quatrième siècle, une secte qui rend aux anges un culte superstitieux ; un des canons du corcile de Laodicée a pour but d'arrêter les progrès de cette erreur (3).
De même que, selon la doctrine générale des Pè-