L'idée de l’érnmnortalité de l'âme se trouve par
(1) Orig. Princ. mt, τ. n. 5. — Greg. Nyss. Or. cat. xxxr. Joan. Dam. Orth. fid. 1x1, 18.
(2) Aug. in Ps. cr. Serm. 1. n. 11.
(3) Zren. 1v, 37. n.4. — Tert. Marc. 11, 5.6. — Mac. hom. xv. — ΤᾺ. Bost, adv.Manich,. 11, δ. — Joan. Dam, Orth. fid. III, 14.
(4) Zren. 1v, 37. n. 6. 7.
(b) Tat. adv. Græc. var. — Clem. St, vir, 3. — Orig. Prince. 11, 9. ἢ. 2. — Zert. adv. Marc. τι, 6. — Greg. Naz. Or, xxxvIIr.
tout reconnue (1), et l’on s'efforce en même temps de la démontrer, surtout dans les temps plus récents, en s'appuyant principalement sur la nécessité des peines et des récompenses (2). Mais l’immortalité est présentée par plusieurs Pères comme un don surnaturel et gratuit de la part de Dieu (3), comme une propriété surajoutée à l'âme (4); doctrine qui a particulièrement pour but de combattre cette prétention des philosophes païens, que l’âme est immortelle par sa propre vertu. L’immortalité de l’âme, niée par les païens, l’a été aussi par Héracléon (5), et par plusieurs Samaritains (6). On sait, d’ailleurs, comment , au xv° et au xvi‘ siècles, l’immortalité de l’âme fut vivement discutée dans l’enseignement philosophique, et révoquée en doute, ou même niée, du point de vue philosophique, par quelques penseurs(7),
(1) (Pseudo-) Justin. Epl. ad Diognet. n. vi. — Justin. τ Apol, n. 1. 17.18.63. — Tuat. adv. Græc. 6. xvr. — ren. Li) ϑ fe De Qu ν ED 03507 >) ARE EIRE ES mort. ἢ. xv. — Clem. Str. v, 15. — Orig. Cels. 111, 22. — Arnob. τι, 27. — Tert. Res. carn. xxx1V. — Movat. Trin. xx. — Eus. Dem. Evang. 111, 3. Præp. Evang. r, ἡ etc.
(2) Lact, Inst. div. vrr, 8. — Aug. Imm. anim.
(3) Justin. Dial. c. Tryph. n. νι. — Tat. Or. adv. Græc. ΧΙ, — Zren. 11, 34. ἢ. ἡ. — Theoph. Aut. 11, 34. 36. — Arnob. Gent. 11, 18. 19. 32. 33.
(4) Cfr. 4rnob. adv. Gent. 11, 14. 32. 35. 53.
(5) Orig. in Joan. T. xvrrr.
(6) Eus. Hist. Eccl. νι, 37. — ÆEpiph. Hær.1x.
(τ) Cfr. en faveur de l’immortalité, d’après Platon, Marsil. Ficin. Theol. Platonic. sive de immort. animorum et æterna felicitate, 11. 18. Flor. 1482 ; — contre l’immortalité , d’après Aristote, Pet, Pomponatius Tract. de immort. anim. Bonon.
LA CRÉATION, — L'HOMME. 401 entre autres par Pomponace, dont l'erreur fut condamnée par Léon X au concile de Latran (sess. 111) tenu sous son pontificat. Plus tard la spiritualité et l’immortalité de l'âme ont été niées par Dodwell, qui a été réfuté par Massuet (in /rex. Diss. mr. art. 1x). Dans les temps modernes, beaucoup d'écrivains, partisans des doctrines matérialistes ou panthéistes , se sont aussi déclarés contre le dogme de limmortalité de l’âme.
14. Relativement à l’histoire de l'homme, les Pères s'en tiennent rigoureusement à l'Écriture, et Adam est toujours considéré par eux comme le principe et le père de la race humaine (1); on ne pourrait, sans cela, établir le dogme fondamental de la dépravation de tous les hommes et de la nécessité d’une rédemption pour tous, dogme qui se lie, de la manière la plus intime, à la croyance d’une origine commune pour tous les hommes. A cette doctrine de la communaute et de l'unité d’origine de tous les hommes, en Adam, Julien oppose la pluralité et la diversité des religions et des coutumes chez les différents peuples. Giordano Bruno prétend également que le genre humain ne date point d'Adam. Isaac Peyrere a soutenu aussi, dans un essai exégétique sur un passage de lépitre aux Romains (v, 12) (Præadamitæ, Amstel. 1655), l'étrange idée que les paiens furent eréés au même
1516 ; — pour l’immortalité, d’après Aristote, Franc. Piccolornini in 3 11. de anima lucidissima expositio 1602. — Les uns soutiennent qu'Aristote nie l'immortalité de l’âme. £us. Præp. Evang. xv, 9; — d'autres, qu'il ne la nie pas. Thom. (1) Clem. Ste. 1x, 9. — Aug. Civ. Dei xu, 21. — 4mbr. Parad. c, x. n. 48.
Ἣν Ψ ΨΚ. CE TS
jour que les animaux, et que c’est d'eux qu'il est question au premier chapitre de la Genèse; mais qu'Adam, tige des juifs, fut créé plusieurs siècles plus tard, et que c’est à lui que se rapporte le récit qu'on trouve au second chapitre du même livre. Il a depuis retracté son opinion. D’après Irwing (Essais sur l’origine de la connaissance des sciences et de la vérité, Berlin, 1781), Adam n’est point le premier homme, mais un homme sauvé de la ruine d’un monde antérieur.
15. La question de l’origine des âmes ἃ beaucoup occupé les anciens. A l’exemple de Platon ét des théologiens hebreux (1), plusieurs dés anciens docteurs chrétiens soutiennent l’opinion de la préexistence des âmes ; on peut citer entre autres saint Justin (Tryvph. 1v.), Origène (2), Pierius d'Alexandrie
(1) av Esr, τν, τή. — Et aussi les Esséniens (Jos, Bell. Jud, 11, 8. 11), ainsi que d’autres juifs, d’après une fausse interprétation de passages de l’Écriture , comme : Ps, exxx1x, 15. 16. — Sap, vit, 19. 20. — Job. 1, 21. XIT, 10. — 75, 1x1, 5, Lvir, 16.
(2) Adv. Cels. 1v, 18. v, 29. vi, 29. Prince, 1, 7. mn. 3. 45 8, αν το Comm. iu Matth. T. xv.n. 35. — ÆEpiph. Hær. xt. n. ἡ. — Hier. in Eph. 1, 5. Epl. zxxxiv. ad Avit. Epl, xxxviu. de Err. Joan. Jeros. n. 19. Docet Origenes per scalam Jacob paulatim rationabiles creaturas ad ultimum gradum, id est, ad carnem et sanguinem descendere : nec fieri posse}, ut de centenario numero subito quis ad unum numerum præcipitetur, nisi per singulos numeros, quasi per scalæ gradus, ad ultimum usque perveniat; et tot mutare corpora, quot de cœlo ad terram mutaverint mansiones... vos Jerosolymitæ etiam angelos deridetis. Pertrahuntur in medium vestra mysteria , et de Gentilium fabulis dogma contextum, Christianis auribus publicatur. Hoc quod vos mixamini, olim in Platone
(Phot. Cod. ex1x), saint Pamphile (Apol. Orig.), saint Méthode (Combefis. Auct. pp. noviss. p. 97.), Didyme (1), Marius Victorinus (in Ephes. 1, 4.7), Nemesius (nat. hom. c. 11), Synesius (2), Évagre (Æulog. et Phot. cit.), Jean de Jérusalem (Æter. Epl. 38). D’après eux, les âmes ont été exilées dans les corps en punition et en expiation de fautes commises précédemment. Ils s'accordent en cela avec Basilides (C/em. Str. 1V, 12) et Bardesanes (3). Cassien pensait que les âmes étaient d’elles-mêmes entrées librement dans les corps ( Clemn. str. 111, 13). On doit aussi ranger parmi les partisans de la préexistence, les Mauichéens (4), et plus tard les Priscillianistes (5), et les Cathares (6), qui regardaient l’âme comme une parcelle détachée de la substance divine.
Clément d'Alexandrie (str. virr. in Maë. vit. p. 88), Tertullien (de anim.), Lactance (Instit. 111, 18), saint Pierre d'Alexandrie (7), saint Grégoire de Na-
contemsimus. T. 11. p. 425. ed. Vallars, et Maff. — Cf. Huet. Origenian. |. 11. ©. 11. qu. 6.
(1) Eulog. Alex. de Trinit. et œcon, div. (fragm. in Mai VII, 1. p. 178.) — Phot. Epl. τ.
(2) Hymn. 1, 89 sq. 11, ὅ88. Epl. ad Euopt. de Provid.
(3) (Pseudo-) Orig. de rect. fid. Sect, ax, v.
(4) Hier. Epl. xxxviu. de Err. Joan. Jeros.
(>) Voy. contre eux, Aug. Hær. xx. — Leo Epl, ad Thuribium Asturicens. — C. Bracc.
.… (6) Moneta adv. Cath. 1, 6. — Rainer, adv. Cathar.— D'Argentré Coll. judic, de nov. err. 1. p. 88.
(7) Τὸ γὰρ μάθημα τοῦτο τῆς ἑλληνικῆς ἐστὶ φιλοσοφίας, ξένης χαὶ ἀλλοτρίας οὔσης τῶν ἐν Χριστῷ εὐσεδῶς θελόντων ζῆν. De anima |, 1. fragm, ap. Justinian, Epl. ad Mennam adv. Orig. Error.
Ziauze (Or. xxx vi1), saint Grégoire de Nysse (1), saint
Jérôme (2), etc., se prononcent contre la préexis-
tence. Saint Augustin (serm. GLxv. n. 6. 11), saint
Cyrille d'Alexandrie (in Joan. 1, 9), et Antipater de
Bostra ont même réfute longuement cette opinion.
Celui-ci s'appuie sur cette raison que Dieu a créé dès. le commencement l’homme et la femme, et non pas de
purs esprits à l’origine, puis des êtres humains après | le péché; que les hommes sont tous formés d’un. même sang (art. xvit), et n’ont point pour ancêtres
des esprits de diverses natures; que la multiplication de Ja race humaine est présentée dans l'Écriture comme une bénédiction, pendant qu’elle devrait l'être
comme une malédiction si la doctrine de la préexis-
tence était vraie. Il se demande ensuite pourquoi tous
les esprits tombés n’ont pas été, comme Adam et avec
Adam, emprisonnés dans un corps, ou bien, 5115 ne
sont tombés qu'après lui, comment cela s’est fait
puisqu'ils avaient sous les yeux l'exemple de son châtiment ? D'ailleurs, continue-t-il, la procréa- |
(1) Opific. hom. xxvrir. Anim. et res. Τ᾽ 111. p 239. ed. Mor.
(2) Si fuit anima antequam Adam in Paradiso formaretur ;. in quolibet statu et ordine, et vixit, et egit aliquid (neque… enim possumus incorporalem, et æternam in modum glirium immobilem torpentemque sentire), necesse est ut aliqu causa præcesserit, cur quæ prius sine corpore fuit, postea circumdata sit corpore. Et si animæ est naturale esse sine corpore , ergo contra naturam est esse in corpore. Si contrai naturam est esse in corpore , ergo resurrectio corporis contra naturam erit. Sed non fiet resurrectio.contra naturam ; ergo
juxta sententiam vestram corpus quod contra naturam est
resurgens, animam non habebit, Epl. xxxvinr, cont. Error
Joan. Jeros. n. 20. T. 11. p. 423.
tion des enfants, étant la condition de ce châtiment des esprits, il s'ensuivrait qu'il dépend uniquement de l’amour des parents ou des caprices du hasard, ete. (1). Saint Augustin range la doctrine de la préexistence parmi les hérésies ( Hær. Lxx }, et le second concile de Constantinople l’a rejetée solennellement avec les autres erreurs d’Origène. Claude de Turin s'élève aussi avec force contre cette doctrine, et contre l'interprétation qui prétendait l’appuyer sur l’épître aux Éphésiens (τ, 3. 4.).
L'opposition manifeste de cette opinion avec la doctrine de l'Église , et le jugement solennel qui l’a réprouvée , n'ont point empêché Scot Érigène (div. nat. 1V, 6.) et Bernard de Chartres (2) de la reproduire. On concoit plus aisément qu’elle ait été adoptée par le socinien Sand (3). On trouve dans Leibniz et dans ses disciples une forme spéciale de cette doctrine, plus habilement conçue; elle admet la préexistence de toutes les âmes dans Adam.
Le Créatianisme (doctrine qui suppose les âmes créées au moment de la formation du corps), que l’on trouve déjà dans Aristote (de generat. 11, 3), est adopté par Lactance (Inst. 11, 12. 111, 18. — Opif. Dei xx), par saint Hilaire (Trin. x, 20), par saint Ephrem (de inspirat.), par saint Jérôme (4), par
(1) Refutat. Apol. Euseb. pro Orig. fragm. (ap. Zeont. et Joan. Rer. sacr. 1. 11.) in Mai. vrr. p. 88.
(2) Dans son Microcosmus, dont on trouve un fragment dans Cousin, Abæl. Opp. inedita. Append.,et une analyse dans Hist. litt. de la France. Τὶ. x1r.
(3) Tract, de orig. anim. Cosmopol. 1671.
(4) Quotidie Deus fabricatur animas : cujus velle fecisse
Théodoret (Hær. Fab, v, 8, — Græc. affect, curat, disp. v.), par saint Cyrille d'Alexandrie (adv. Nest, 1, ἡ. in Joan. 1, 9).
Le Génératianisme (1) (doctrine qui admet la transmission de l’âme par la génération) a eu de nombreux partisans au temps d'Origène (in Joan. Τὶ vr. n. 7); c'était sur l'Ecriture qu'ils se fondaient; Tertullien se déclare expressément en faveur de cette doctrine (de Anim. passim ἀν Valent. xxv1), que soutiennent aussi saint Macaire (Hom. xxx. n. 1.) et saint Augustin (Orig. anim. 1, 13. 11); saint Jérôme dit que la plus grande partie des Occidentaux tient pour elle (Epist. zxxvi, ad Marcellinum et Anapsychiam), et les Pélagiens traitent positivement les catholiques de Traduciens (August. Op. imperf. c. Jul. 1, 6.). Le prêtre Anastase est aussi du même sentiment (c. Monophys. Or. 1v. in Maë vix. 1, 197). Quant aux hétérodoxes, on peut citer parmi eux, comme partisans de cette doctrine, les Apollina-
est, et conditor esse non cessat. Scio quæ contra hæc soleatis (les Origénistes) dicere, et adulteria nobis et incesta proponere... Quomodo in seminibus non peccat terra quæ fovet, non semen quod in sulcos jacitur , non humor et calor quibus temperata frumenta ingermen pullulant (sed verbi gratia, furet latro , qui fraude et vi eripit semina), sic in generatione hominum recipit terra, id est vulva, quod suum est; et receptum confovet, confotum corporat, corporatum in membra distinguit. Ft inter illas secretas ventris angustias, Dei manus semper operatur. Epl. xxxvrrr, ad Pamm. de error. Joan. Jeros. n. 22. Cf. adv. Rufin. |, 115,
(1) Traducianismus est un mot invente’ par les Pélagiens, chez lesquels il était un terme de raillerie; les Lucifériens disaient transfusto.
LA CRÉATION, — L'HOMME. 407 ristes (1) et les Lucifériens (2); mais il faut observer relativement à ces derniers, qu'ils regardaient l'âme comme purement matérielle, en sorte qu'ils forment une classe distincte parmi les autres partisans du géuératianisme., On trouve, au contraire, cette doctrine combattue par Origène (in Matth, T. xv. n. 35), par saint Jérôme (in Eccl. xn1, 7), par saint Prudence (3), par les Pélagiens, par Gennade (Dogm. Eccl. c. x1v), et par les Scholastiques qui s’appuient sur Gennade et sur Aristote.
Un grand nombre d'anciens docteurs regardent la question de l’origine de l’âme comme fort difficile et même comme insoluble (4). Saint Pamphile (Apol.
(1) Greg. Nyrss. de anim. T. τι. p. 103. ed. Mor, — Hier. Epl, zxxvur, ad Marcell. et Anapsych.
(2) Aug. Hær. Lxxx1, — Gennad, Dogm. ΕΟ], c. x1v.
(3) Non animas animæ pariunt, sed lege latenti
Fundit opus natura suum, quo parvula anhelent Vascula, vitalisque adsit scintilla coactis.
Apotheos, adv. Ebion, vers. 918 sq.
(4) Orig. Princ. Prol, n, 5. In Joan. T, νι. n. 7. In Cantic. 1. τι. — Pamphil. Apol. Orig. c. 1x. — Lact, Opif. Dei x1x. — Greg. Nyss. de eo: Quid sit Ad imag. et sim. Dei Τὶ τι. Ρ- 25. ed. Mor, — Hier. Epl, rxxvint. ad Marcell, et Anapsych. — Rufin. ap. Hier, |, 11. adv. Rufin. — Zsid, Ord. creat, c. xv. — Greg. M. Utrum ipsa (anima) ab Adam descenderit, an certe singulis detur, incertum remansit, eamque in hac vita insolubilem fassi sunt (PP.) esse quæstionem. Gravis enim est quæstio, nec valet ab homine comprehendi, quia si de Adam substantia cum carne nascitur, cur non etiam cum carne moritur? Si vero cum carne non nascitur, cur in ea carne, quæ de Adam prolata est, obligata peccatis tenetur. Epl. ad Secundin.
Orig. 6, 1x) apporte des raisons contre les deux hypothèses, et Abélard (Sic et non, c. cxv) réunit les autorités pour et contre. Les théologiens du moyen âge se sont décidés pour le créatianisme (1); mais la controverse ἃ reparu dans la théologie protestante, où Luther et ses adhérents les plus fidèles favorisent le génératianisme, qu'adopte aussi la formule de concorde , tandis que Mélanchthon, Calixt, Musæus et d’autres encore se déclarent pour le créatianisme.
Quant au moment de ja création des âmes, il faut encore remarquer que, parmi les Pères, les uns pensent que Dieu a créé toutes les âmes au premier jour de la création (2); les autres, qu'il crée tous les jours des âmes nouvelles (3).
10. Relativement à l'union de l'âme avec de corps, plusieurs enseignent qu’elle à lieu seulement au moment où le fœtus est convenablement organisé (4),
les autres, qu’elle s'accomplit au premier instant de
(1) Alcuin. Conf. fid. P. ται, ὁ, xxx. — Odo (Camerac.) Peccat, orig. 111, 12 56. — Wilhelm. de Campellis. Orig. anim. (in Martene Thes. v, 877 sq.) — Pet. Lomb. 1. 11. Dist. xvrr. xvir, — Moneta adv. Cathar. 1, 6. — Thom. P. τ. qu. exvurr. Art, τιν — Plusieurs docteurs des temps plus modernes n’hésitent pas à déclarer le Génératianisme une hérésie.
(2) πέρᾳ: Gen. lit. vir, 24. n. 55.
(3) C'était un sditiiaents assez commun du temps d’Origène. --- C'est celui de Mem. Nat. hom. c. 11, — Hier, adv. Rufin. li. — Æn. (Gaz.) de immortalit,
(4) Aug.in Exod, qu. zxxv.— Theod. in Exod. qu. xzvur. — Cyr. de ador. in sp. et verit. xv. Epl, 1. ad Monach. Æg., tous d’après l’Æxod, (xxr, 22, 23), selon la traduction des Septante.
la conception (1), opinion qui est celle de Gennade (2) et des Scholastiques (3).
On trouve une sorte de métempsychose admise par Basilides (ren. 11, 35. n. 1) et par Manès (4ug. Faust. xx, 21); Basilides s'appuie sur un passage de lépitre aux Romains (vit, 9). Clément d'Alexandrie avait aussi avancé celte opinion dans ses Hypotyposes (Phot. Cod. crx). Mais saint Irénée (11, 33), Origène (4) et d'autres encore ont vivement combattu cette erreur. Saint Irénée fait observer, pour la réfuter, que les âmes ne savent rien de leur état antérieur (πα, 33. n. r ), et que cet oubli ne saurait s'expliquer par leur union avec un corps (11, 33. n. 3 sq.).
17. La réalité historique d’un état primitif où l’homme était heureux a toujours été dans la croyance de l’Église un point fondamental. Quant à la question de savoir en quel lieu le paradis était situé, elle a recu diverses solutions, Les uns l'ont placé sur la terre (5), et saint Chrysostome soutient cette opinion (6) avec une insistance particulière, en s’ap-
(1) Æphr. de Inspir. — Greg. Nyss, in Cantic, hom, vu. vus. Opif. hom,. c. xx1X. xxx.
(2) Simul anima creatur cum corpore. Dogm. Eccl, c,
(3) Thom. P. 1. qu. cxvirr. Art. ΠῚ,
(4) Cels. τες 30. Matth. T. var. ΧΗΙ, n. 1. Joan. T. vi. Ἧς 7.
(5) Theoph. Autolyc. 11, 20. 24.— Hippolrt. Hexaem. fragm. (ap. Joan. Dam. sacr. parall.) — Æpiph. Ancor. vx.
(6) “Διὰ τοῦτο χαὶ τὸ ὄνομα τοῦ τόπου ἐντίθησιν ἐν τοῖς ypauμασιν ὃ μαχάριος Νιοῦσῆς, ἵνα μὴ ἐξῇ τοῖς φλυαρεῖν μάτην Bouλομένοις ἀπατᾶν τῶν ἀφελεστέρων τὰς ἀχοὰς, καὶ λέγειν, μὴ εἶναι
puyant sur le soin que met l'historien sacré à nous décrire la topographie du paradis; d’autres (1) ont placé le paradis au-dessus de la terre, dans les régions supérieures. Origène prend ce qui est dit du paradis dans un sens spirituel ; pour lui, le bannissement de l’homme hors du paradis n’est autre chose que l'expulsion des âmes coupables hors du ciel (2); l’hérétique égyptien Hiérax entendait aussi le paradis dans un sens purement spirituel (Æpiph. Hær, Lxv). A l'exemple de Philon (de mundi opificio), Scot Érigène, au moyen äge, et plus tard Jacques Boœhme placent le paradis dans le cœur même de l’homme. On le trouve entendu dans le sens historique, puis exposé dans un sens mystique, anagogique et tropologique, dans Eusèbe (3), saint Ambroise (Parad.), saint Augustin (4), saint Jean Damascène (Orthod. fid. τι, 6), et une foule d’autres docteurs, qui sont cités dans Anastase d’Antioche (Hexaem. vir).
18. Les anciens Pères attribuent à l’état primitif de l’homme une perfection non pas absolue (5), mais
ἐν τῇ γῇ τὸν παράδεισον, ἀλλ᾽ ἐν οὐρανῷ, καὶ μυθολογίας “τινὰς τοιαύτας ὀνειροπωλεῖν etc. In Gen. Hom, Χαπ, π. 3.
(1) £phr. de Parad. serm.— Bas. de Parad, — Joan. Dam. Orth. fid, 11, 11. — Mos. Barceph. de Parad. 1, 7. 8.
(2) In Gen. Hom. 1. Prince, 1v, 16. — Æpiph. Hær. zxiv. n. 47. Ancor. Liv. — Hier. ad Pamm. de err. Orig, — Phot. Cod. cexxx1v. -
(3) Præp. Evang. vu, 10. et Theophan. fragm, v. in Mai ΤΟ p.16:
(4) Civ. Dei xx, 21. Gen. ο, Manich, 11,9, n. 12; 10. n. 13 sq. Gen. lit. vtr, τ sq.
(5) Æus. Theoph. 1. 11. (Mai, 118.) Præp. Evang. vir, 10, — Greg, Nyss. Hom. opif. c. 1x.
simplement relative. Ta plupart (1) le considèrent comme le commencement d'un développement qui devait atteindre une perfection plus élevée. Saint Cyrille (in Joan. 1, 9) soutient que la sagesse d'Adam fut parfaite dès le commencement ; d’autres’, dont parle saint Augustin (Gen. litt. vr, 20. n. 31), disent que, dès l’origine, Adam fut un homme spirituel, comme nous le serons nous-mêmes à la fin du monde, d’après saint Paul (1 Cor. xv). Saint Chrysostome démontre la perfection de la connaissance dans Adam par ce que dit la Genèse, qu'il donna aux animaux le nom qui leur est propre (in Gen. Serm. vi. n. 1).
Son état d'innocence et de justice est également reconnu (2), comme aussi cette circonstance, que sa
(1) Zren. 1v, 38. n. 1 sq. 39. n. 1. — Theoph. Autol. 11, 25. — Clem. Coh. xr. Strom. 1v, 25. vi, 12. — Dion. Alex. ap. Nicet. Cat. in Job. (in Routh. Reliq. Sacr. 17. p. 396). — Greg. Naz. Or. xxxvnir. XLV. — Aug. Gen. lit. v1, 20. n. 3r. — Joan. Dam. Orth. fid. 11, 11.
(2) Zren. Quoniam indolem et puerilem amiserat sensum, et in cogitationem pejorum venerat, frænum continentiæ sibi et uxori suæ circumdedit , timens Deum, et adventum ejus exspectans, et velut tale quid significans : quoniam, inquit, eam quam habui ἃ spiritu, sanctitatis stolam amisi per inobedientiam, et nunc cognosco quod sum dignus tali tegumento, quod delectationem quidem nullam præstat, mordet autem et pungit corpus. n11, 23. n. ὅ. — Tert. Innocens erat, et Deo de proximo amicus , et paradisi colonus, At ubi semel succidit impatientiæ, desivit Deo sapere, desivit cœlestia sustinere posse. Pat. c. v, — Clem. Coh. ΧΙ. — (Pseudo-) Clem. Recogn. τὺ, 9. — Bas. Hom. quod Deus non est auctor ma- Ιου. n. 5. 7. — Greg. Naz. Serm. xxvir. — Chrys. in Gen. Hom. xv. τι. ἡ. — Amb, Isaac. et anim. c. v. Sacr. 1, 6. n. 17. — Aug, Civ. Dei x1v, 26. Pecc. orig. XXXV. n, 40 56. —
persévérance dans ses rapports avec Dieu avait la grâce divine pour condition (1). Nous trouvons aussi dans les anciens docteurs la croyance unanime qu'il se trouva établi dans cet état de justice immédiatement après sa création (2). Les Scholastiques, au contraire, se divisent sur la question de savoir sil fut créé dans cet état (conditus), ou s'il y fut établi aussitôt après qu'il fut créé (constitutus). Pierre Lombard pense qu’il fut créé ἦγε naturalibus (Gb. 17. Dist. xrv); et beaucoup dedocteurs le suiventen ce point(3); saint Thomas admet, au contraire, qu'il fut créé dans un état surnaturel (4). Le concile de Trente a laissé indécise cette question agitée jusqu'à son temps dans les écoles ; il s’est borné à déclarer que le premier homme , en transgressant le commandement de Dieu, perdit aussitôt la sainteté et la justice dans laquelle il avait été établi (Sess. v. c. 1. de pecc. orig. — Pallav. vi, 9).
Tous les Scholastiques, d’ailleurs, enseignent comme un point de doctrine incontestable, que cet état de justice était quelque chose de surnaturel, qui ne pouvait être l'effet des puissances naturelles de
Hier, adv. ον. 1.1. T.1v. P. ur. p. 171. (Mart.) — Greg. in Job. vrir, 19. ἢ. 35. — Joan. Dam. Orth. fid. 11, 12.
(1) Tat. Græc. xx11. — Athan. Incarn. ἢ. 4 sq. — Aug. Bene vivere sine adjutorio Dei, etiam in paradiso non erat in potestate. Civ. Dei x1v, 27. ’
(2) Chrys. in Gen. Serm. 1v. ἢ. 1.
(3) Alex. Hal, P. τι. qu. 96. — Hug. a S, Fict. Sacr. 1, 1. —
Duns Scot, Sent. 1. τι, Dist. xxx1X. — Bonavent. Dist, XXxIx. Art. 11. qu. 11.
(4) Summ. P. τ. qu. xcv. Art. 1. — Pellarmin suit la doc-
trine de saint Thomas; de grat. primi homin. €. vir.
l’homme (1), comme aussi que c'était en lui un simple accident (2), puisque autrement l’homme n'eût pu en être dépouillé,
La question de l'état primitif de l’homme fut de nouveau agitée au xvi sièle. Luther ne contesta point, il est vrai, que la justice d'Adam ne fût en lui quelque chose de réel et de positif; mais il prétendit qu'elle était en lui quelque chose de naturel et d’essentiel (3); ce qui rendait inexplicable comment elle pouvait se perdre, aucun être ne pouvant être privé de ce qui est essentiel à sa nature; ce qui aboutissait en même temps à cette conséquence inévitable, que l’homme, après sa chute, n’a plus été l’homme; ce qui faisait, enfin, déclarer impossible toute réhabilitation de l’homme par l’union de la nature divine avec la nature humaine, la nature humaine ayant cessé d’exister. Quant à Calvin, il ne prétendit point que l'état
(1) Thom. Ῥ. 1. qu. χαν. Art, 1.
(2) Thom. P. 1. qu. xcv. Art. 1.
(3) Quare statuamus, justitiam non esse quoddam donum, quod ab extra accederet, separatumque ἃ natura hominis, sed fuisse vere naturalem, ut naturæ esset Adæ diligere Deum, credere Deo, cognoscere Deum etc. In Gen. 1, 6. Itaque justitia originalis habitura erat æquale temperamentum qualitatum corporis, sed etiam hæc dona, notitiam Dei certiorem, timorem Dei, fiduciam Dei aut certe rectitudinem et vim ἰδία efficiendi, Xdque testatur Scriptura, cum inquit hominem ad imaginem et similitudinem Dei conditum esse. Quod quid est aliud , nisi in homine hanc sapientiam et justitiam efligiatam esse, quæ Deum apprehenderet et in qua reluceret Deus, hoc est, homini dona esse data, notitiam Dei, timorem Dei, fiduciam erga Deum, et similia. Apol. de pecc. orig. $ 7. ἢ. 56.
de justice primitive fût essentiel ; mais il soutint qu'il était zaturel à Yhomme.
Les anciens docteurs entendent déjà par l’immortalité d’Adam, non pas qu'il ne pouvait mourir, mais qu'il n’était point destiné à la mort (1), qu'il pouvait ne pas mourir, comme dit saint Augustin (2); c'est-à-dire qu'ils parlent d’une immortalité non pas actuelle, mais en puissance (Vernes. Nat. hom. e. 1), d’unesimple destination à l’immortalité réelle(3), laquelle ne devait lui être donnée que par une grâce spéciale de Dieu, en récompense de son obéissance (4).
A la doctrine de limmortalité se rattache naturellement la question de savoir si l’homme dans le paradis avait besoin de se nourrir, question résolue négativement par quelques-uns (5), affirmativement, au contraire, par quelques autres, nommément par saint Augustin (6), qui s'appuie sur cette raison, qu'Adam n’était pas encore établi dans la vie parfaite. Quant au moyen qui devait entretenir en lui
(1) Theoph. Autol. 11, 27.— Lact. Inst. div. 11, 13. — Ephr. in Gen. τι, T. 1. p. 28. ed. Syr. — Nem, Nat. hom. c. 1. — Oros. lib. arb. n. 26.
(2) Gen. lit. vr, 25, n. 36. Civ. Dei xu1r, 23. Pecc. merit. rem. C. III,
(3) Clem. Strom. τι. 19. — Orig. in Joan. Τὶ 1. n. 22.
(4) Tat. Græc. vir. — Jren. 1, 20. n. 1. v, 3. ἢ, 1. — Ath. Incarn. Verb. Dei. ἢ. 4-6. — Aug.Gen. lit. vr, 25. n. 36. — Cyr. Fest. pasch. Hom. xv.
(8) Greg. Nyss. Or. cat. c. v. Hom. opif. xx. — Greg. Naz. Carm. 11. — (Pseudo-) Clem. Recogn. 1v, 9.
(6) Gen. lit, var, 5: 1x, 3. ἣν Ὁ. xr, 32. n. 42. Civ. Dei ΧΙ, 20, XIV, 26. — Jul, Pom. Vit. cont. 11, 18. — Beda Hexaem, — Thom, Ῥ 1, qu. x@vir. Art, 111.
LA CRÉATION. — L'HOMME. 415 la vie corporelle, c’est au fruit de l'arbre de vie (1) que le même Pere, ainsi que d’autres docteurs, attribue cette vertu.
En même temps que l’immortalité, on attribue à Adam limpassibilité (2); par quoi il faut entendre aussi non pas qu'il ne pouvait souffrir, mais qu'il pouvait ne pas devenir sujet à la souffrance. Les Scholastiques définissent cette impassibilité du premier homme, en disant qu'il était exempt de toute passion contraire à son état naturel (3), mais non de toute passion absolument, puisque l’homme, étant un être relatif, n’a pas seulement une nature active, mais une nature sujette à devenir le terme de lactivité d'autrui; puisque, d’ailleurs, toute passion dans l'homme n’est pas une imperfection ; entendre, voir, sentir, etc., par exemple, étant des faits passifs qui servent dans l’homme au développement de l’intelligence.
19. Relativement à la chute, la doctrine de l’Église s’en tient fidèlement et simplement au fait, tel qu'il est rapporté dans l'Écriture. La plupart des docteurs entendent l’histoire de la chute selon la lettre du récit (4). Quelques-uns cependant, comme Clément d'Alexandrie (Coh. 1. Strom. 111, 14) et saint Ambroise (de Parad.), l’entendent d’un commerce charnel
(1) Zren. 11, 23. n. 8. — Aug. Count. adv. leg. et prophet. n. 24. 25. — Beda Hexaem.— Thom. P. 1. qu. xGvix. Art, 1v.
(2) Greg. Myss. Ἀπάθης δὲ τὴν φύσιν, τοῦ γὰρ ἀπάθους ui μημα ἦν. Or. Cat. νι. — Chrys. in Gen. Hom. xv. ἢ, 4.
(3) Thom. P. 1. qu. xcvir. Art, τι,
(4) ren. v, 16. 17. — Tert, c. Jud. τι. Marc. 11, 8. — Noναὶ. Trin. 1, Hier. Vita Malchi Monachi.
entre Adam et Ëve; non pas, il est vrai, dans le sens des Encratites (Clern. Strom. 11, 12. 13), des Manichéens (1 et des Cathares (2) du moyen âge, de la cohabitation en elle-même et comme telle, mais d’une cohabitation prématurée eu égard à l’âge de 110$ pr'emiers parents. Déjà Philon avait considéré la faute d'Adam comme un péché de la chair, et le serpent comme un symbole de la volupté (3). Origène alla plus loin encore : lhistoire de la chute est pour lui le récit de la catastrophe qui précipita du ciel la race humaine tout entière, et 1] entend par les habits de peaux dont furent revêtus nos premiers parents, leur changement d'êtres spirituels en natures corporelles (4). Les Ophites, au contraire, considérèrent la chute comme une élévation pour l’homme et comme son véritable affranchissement (5); il en fut de même des Pauliciens.
Dans la doctrine de l’Église, ce n’est pas Dieu qui est l’auteur de la chute (6); c’est le démon (7), qui se
(1) Archel. Act. c. x. — Aug. c. Epl. fundam, c. x1r, Mor. Manich. c. x1x.
(2) Bonacurs. Manifest. hær. Catharorum.
(3) Mundi opific. p. 34. 35. Alleg. τι. P. 1100.
(4) Cette doctrine d’Origène se rattache à celle de la préexistence des âmes , et à celle du but de la création matérielle, Cfr. p. 271 et 289.
(5) Zren. 1, 30. ἢ. 7. — Tert. Præscr. xLvnr. -— Orig. Cels. vr,24.— Epiph. Hær. xxxvn1. — Theod. Hæret, Fab. 1, 14.
(6) Aug. Neque enim deserta est (anima Adæ) ut desereret, sed ut desereretur, deseruit. Ad malum quippe ejus prior est voluntas ejus; ad bonum vero ejus prior est voluntas creatoris ejus , sive ut eam faceret, quæ nulla erat, sive ut reficiat, quæ lapsa perierat. Civ. Dei x, 15.
(7) Justin. Tryph. eur. cxxiv. — Zren, 4, 23. n, 1 54. —
LA CRÉATION, — L'HOMME. 417 servit, pour ses desseins, du serpent (1) dont les séductions triomphèrent des premiers humains, en s'adressant à la femme, plus faible que l’homme contre ses ruses (Æug. Civ. Dei x1v, 11, n. »). Les anciens ont rejeté l'idée que l'arbre de la science et son fruit eussent naturellement des propriétés vénéneuses (2); quelques modernes l'ont adoptée.
Pourquoi Dieu a-t1l permis la chute? — Cest, disent les Pères, pour faire comprendre plus distinetement à l’homme que limmortalité et la ressemblance avec Dieu sont en lui une pure grâce (3),
-pour l’amener à reconnaître la grandeur de Dieu et
Ὁ sa propre bassesse (4), pour exciter en lui, par le souvenir de la rédemption, un plus grand amour et
Orig. in Joan. T. xx. ἢ. 21.— Zert. Pat, v. — Lact, Inst. τὶ :
13. — Εις. Præp. Evang. vix, 10. — Bas, in Ps. xxix. ἢ. ὅ. — Greg. Nyss. in Ps, Tract. 11. ©. xv1, Or. de mortuis, — Chrys. im Gen. Hom. xvr. mn, 2. XVII. ἢ. 7. — Aug. Civ. Dei
XV, 11. ἢ. 2, — Joan. Dam. Orth. fid. 11, 30.
(x) Orig. in Gen. — ÆEphrem. in Gen. 11. de Parad. serm.
var. — Aug. Civ. Dei X1V, 11. ἢ. 2.
(2) Theoph. Autol, 11, 25. 34. — Aug. Civ. Dei xur, 20. NEVÿ x 2
(3) Zren. Ut cognoscat semetipsum , quoniam mortalis et infirmus est; intelligat autem et Deum, quoniam intantum immortalis et potens est, uti et mortali immortalitatem, et temporali æternitatem donet : intelligat autem et reliquas virtutes Dei omnes in semetipsum ostensas, per quas edoctus sentiat de Deo, quantus est Deus. Gloria enim hominis Deus ; operationes vero Dei, et omnis sapientia ejus, et virtutis receptaculum , homo. Quemadmodum medicus in his , qui ægrotant, probatur ; sic et Deus in hominibus manifestatur. 111, AOL, A ΟΕ: 1.
(4) Zren. 14, 20. n. 2. — Joan. Dam. Orth. fid. x, 30.
une éternelie reconnaissance (/ren. 111, 20,n.2). Mais les Gnostiques trouvaient dans la chute d’Adam une preuve que le Dieu de l'Ancien Testament n’est point un Dieu véritable (r).
Pour faire comprendre la gravité de la chute, les Pères rappellent les suites funestes qu’elle a entraînées, aucun péché, selon la remarque de saint Augustin, n’altérant aussi profondément la création, que l’a fait le premier péché (Civ. Dei xrv, 12); ils rappellent encore la nature du commandement (2), facile en lui-même, et rendu plus facile encore par la force que donnait la grâce de Dieu (Mar. Vict. Physic. x); limportance du commandement, qui était comme le résumé et l'expression générale de toutes les lois divines (3);
(1) Hier. Quærit hoc Marcion, et omnes hæreticorum canes, qui vetus laniant Testamentum , et hujuscemodi syllogismum texere consueverunt : aut scivit Deus hominem in paradiso positum prævaricaturum esse mandatis illius, aut nescivit, Si scivit, non est in culpa is qui præscientiam Dei vitare non potuit; sed ille, qui talem condidit, ut Dei non posset scientiam devitare. Si nescivit, cui præscientiam tollis, aufers et divinitatem... Neque enim ideo peccavit Adam, quia Deus hoc futurum noverat; sed præscivit Deus, quasi Deus, quod erat ille propria voluntate facturus. Adv. Pelag. Dial. 1. nr. Tux. p. 787 sq. ed. Vallars. et Maff.
{1) Justin. Coh. xxr. — Mar. Vict. de Physic. x. — Aug. Hoc itaque de uno cibi genere non edendo, ubi aliorum tanta copia subjacebat, tam leve præceptum ad observandum , tam breve ad memoria retinendum, ubi præsertim nondum volnntati concupiscentia resistebat, quod de pœna transgressionis postea subsecutum est, tanto majore injustitia violatum est, quanto faciliore posset observantia custodiri. Civ. Dei XIV, 12.
(2) Tert. Si Bominum Deum suum dilexissent, contra præ-
la multitude enfin de péchés différents compris dans cette seule faute: péché d'orgueil, péché d’avarice,
, ’ . ͵ ᾿ ᾿ ΓΙ, 4 ! / ’£ péché de larcin , péché d’homicide (1), péché d’ido- A , . ῃ * y A lâtrie (Justin. Coh. xxr. Cfr. T'ertul. Jud. 11). Les Scholastiques insistent particulièrement sur la cir-
Î constance de l'état de perfection dans lequel l’homme avait été établi (2); mais ils admettent cependant que son péché ne fut pas, absolument et en soi, le plus grand qui se puisse commettre (3).
D'après ce qui est rapporté dans l’Écriture, que la fémme ἃ été séduite par le démon (1 Tim. 11, 14), et aussi qu'elle ἃ été punie par Dieu plus sévèrement Gen. 1, 1), les docteurs du moyen âge enseignent
comme l'avaient déjà fait ceux de l’antiquité (4), que le péché d'Eve ἃ été plus grand que celui d'Adam;
ceptum ejus non fecissent; si proximum diligerent, id est semetipsos, persuasioni serpentis non credidissent; atque ita in se homicidium non commisissent, excidendo de immortalitate, faciendo contra Dei præceptum ; a furto quoque abstinuissent, si de fructu arboris clam non degustassent, .. Adv. Jud. c. 11.
(1) Aug. Enchirid, xiv.— Tert. Jud, c. τι.
(2) Thom. 11, 2. qu. czxur. Art. 111.
(3) Thom. 11, ἃ. qu. ezxur. Art. 111.
(4) Aug. Sicut enim Aaron erranti populo ad idolum fabricandum non consensit inductus, sed cessit obstrictus ; nec Salomonem credibile est errore putasse idolis esse serviendum, sed blanditiis femineis ad illa sacrilegia fuisse compulsum : ita credendum est, illum virum suæ feminæ, uni unum, homineim homini, conjugem conjugi, ad Deï legem transgrediendam , non tanquam verum loquenti credidisse seductum , sed sociali necessitudine paruisse. Civ. Dei x1v, 11. fi. ἃ:
ils font observer en effet qu'Eve n’a pas seulement commis elle-même le péché, mais qu’elle y a encore entraîné son mari, de sorte qu’elle a péché tout à la fois contre Dieu et contre le prochain, tandis qu'Adam n’a désobéi à Dieu que par un excès de complaissance pour sa femme; 115 ajoutent qu'Eve a voulu parvenir à la ressemblance avec Dieu par un moyen qu’elle savait positivement contraire à la volonté de Dieu, tandis qu'Adam a simplement pensé pouvoir y arriver par ses propres forces (1).
20. Conformément à l’Écriture, la doctrine de l'Église reconnaît comme suites du péché, la misère profonde de l’homme, qu’elle désigne sous le nom de mort (2), en empruntant à la Bible une de ses images les plus familières; puis l'ignorance (3), la con-
(1) Gravius peccavit mulier. .. Primo quidem, quia major clatio fuit mulieris quam viri. Mulier enim credidit verum esse quod serpens suasit; scilicet quod Deus prohibuerit ligni esum ne ad ejus similitudinem pervenirent, Et ita dum per esum ligni vetiti Dei similitudinem consequi voluit, superbia ejus ad hoc se erexit quod contra Dei voluntatem aliquid voluit obtinere. Sed vir non credidit hoc esse verum. Unde non voluit consequi divinam similitudinem contra Dei voluntatem : sed in hoc superbivit quod voluit eam consequi per seipsum. Secundo quia mulier non solum ipsa peccavit, sed etiam viro peccatum suggessit; unde peccavit et in Deum et in proximum, Thom. τι. 2. qu. ΟΥ̓Χ ται, Art. αν.
(2) ren. v, 23. n. 2. — Method. Con. decem virgg. Or. αν. — Athan, ce. Ari. Οὐ. αν ἢ. 5g.— Pacian. Bapt. n. 1. — Hilar. in Ps. cxxxvIL. ἢ. 12. — Bas. Sp. S. c. x1V. n. 31. — Greg.
Nyss. adv. Eun. Or. τι. — Cyr. c. Jul. Or. var. — Aug. Civ. Dei xur, 12.
(3) Æus. 'Fheoph. 1. 11, fragm, v. (In Mai T. 1. p. 118.) —
cupiscence (1), l’altération de l'image de Dieu dans l’âme (2), et, par suite de la privation de la grâce, les révoltes de la chair (3), la mort du corps (4), les souffrances et les passions (5). L'homme revenait ainsi à
Macar. lib. ment. ἢ. 26. — Fulg. Incarn. et grat. €. ΧΙΤ. — Cfr. Justin. Où γὰρ δίκαιον ἦν τοὺς τὴν πρώτην ἐντολὴν μὴ φυλάξαντας. ἣν φύλαξαι ῥάδιον ἦν, διδάσχειν ἔτι, ἀλλὰ τιμωρίαν αὐτοῖ
ς᾽ φ ao Le) l's Ψ ΠῚ \ ἔ ρ ς ἐπάγειν δίκαιαν. Coh. χχι.
(τ) Aug. Nam posteaquam præcepti facta transgressio est, confestim gratia deserente divina , de corporum suorum nuditate confusi sunt. Unde etiam foliis ficulneis, quæ forte ἃ perturbatis prima comperta sunt, pudenda texerunt : quæ prius eadem membra erant, sed pudenda non erant. Senserunt ergo novum motum inobedientis carnis suæ, tanquam reciprocam pœnam inobedientiæ suæ. Jam quippe anima libertate in perversum propria delectata, et Deo dedignata servire, pristino corporis servitio destituebatur. Civ. Dei XII, 13. — Cyr. ο. Jul. 1. zx.
(2) Basil. Ὃ ἄνθρωπος xar’ εἰχόνα Θεοῦ ἐγένετο καὶ ὁμοίωσιν"
au € ’ \ 4 - ΕΝ =) ’ 3 \ = ἣ δὲ ἁμαρτία τὸ χάλλος τῆς εἰκόνος ἠχρείωσεν, εἷς τὰς ἐμπαθεῖς ἐπιθυμίας τὴν ψυχὴν χαθέλχουσα. Serm. ascet. T. 17. p. 318. - Theod. in 11 Paral. qu. 1. — Mac. “Ὥςπερ ἐὰν ἡ νόμισμα τὴν εἰχόνα τοῦ βασιλέως ἔχον χαὶ τοῦτο rapayapæyn, ὃ χρύσος τε ἀπώλετο χαὶ ὃ εἰχὼν où χρησιμεύει, τοιοῦτο χαὶ ἔπαθεν ὁ Add. Hom. xxr.
(3) Aug. Civ. Dei xu1, 13. — Chrys. in Gen. Hom. xv. ü δὲ
(4) Theoph. Autol. 11, 25. — Method. Conv. dec. virgg. Or. ar. ἢ. 6.— Eus. Εὐθὺς μὲν γὰρ ἐν ἀρχῇ μετὰ τὴν πρώτην ἐν μα-
Ἢ # \ La 2 LA > ’ -ὉὉ - ΄ τὴν ἐπάρατον ταυτηνὶ γὴν τῆς πάλαι ἐνθέου τρυφῆς ἀντιχατηλλάξατο. Hist. Eccl. 1, 2. --- Conc. Milev. c. 1, — Τἠεοά. in Ps. 2%, ἢ:
(0) Zren. V, 23. — Tat, Græc. vu. — Theoph. Autol. τι, 25. — Tert, Marc. 11, 9. v, 25.
lui-même, dit saint Athanase (1); il retombait dans sa propre misère, dit saint Irénée (2); il: retournait à son origine, à la terre, dit saint Augustin (Frin, χα. n. 16). Du reste, les Pères remarquent combien il a été heureux pour l’homme de n'avoir pas été créé immédiatement et actuellement immortel, puisque alors sa rédemption n’eût pas été possible (3); quelques - uns même enseignent que l’homme a été livré à la puissance de la mort par un acte positif de Dieu , afin que la mort fût un moyen d’effacer le péché, et qu'elle détruisit dans sa racine la fausse prétention à une existence indépendante (4).
Parmi les suites du premier péché, saint Chrysostome compte aussi la perte de la domination de l’homme sur la nature et sur les animaux (5), et saint Grégoire de Nysse, la séparation de l’homme d'avec le monde spirituel (in Is. c. 1x. in Ps. inscr c. vi), comme aussi le fractionnement d'Adam, ainsi qu'il s'exprime, en cette multitude d'hommes qui sont
(1) Ἡ γὰρ παράδασις τῆς ἐντολῆς, εἰς τὸ χατὰ φύσιν αὐτοῦς ἐπέστρεψεν, ἵνα, ὥςπερ οὐχ ὄντες γεγόνασιν, οὕτως χαὶ τὴν εἷς τὸ εἶναι φθορὰν ὑπομείνωσι τῷ χρόνῳ εἰχότως. Inc. Verb. Dei n, 4.
(3) Zren. in, 23. n. 6. — Nem. Nat. hom. 6, 1. — Greg. Naz. Or. xiv. — Chrys. passim.— Joan. Dam. Orth, fid, τι,
(4) Method. de Resurr. 1v-vir, Conv. dec. virgg. DEULE. — Greg. Nyss. Or. Cat. c. vrr.
(5) Expos. in Ps. 11. ΟΧΥΨΊΠ, ἢ, 4. In Gen. Hom. 1x. ἢ. 4. 5. — Cfr. Theod. in Ps. xv, 5. — Aug. Civ. Dei xxI1, 22. Là Me À
sortis de lui, comme les grains de lépi sortent du germe confié à la terre(1), idée que renouvelle plus tard Scot Érigène (de div. nat.). Quelques Pères voient aussi dans le monde matériel des suites de la chute; saint Théophile d’Antioche considère comme telle la ferocité des animaux sauvages ( Autol, 11, 19); Tatien, le poison des plantes vénéneuses (Græc. x11); saint Augustin, les naissances monstrueuses (c. Jul. Op. Imp. v, 8); saint Isidore, l’affaiblissement de lumière du soleil et de la lune (Ord. creat. €. v). Saint Thomas enseigne, au contraire, que, même sans la chute, les animaux sauvages auraient été ce qu'ils sont, et qu'ils se seraient dévorés les uns les autres comme ils font à présent, mais qu'ils auraient obéi à Adam (P. 1. quæst. xcvr. art. 1). Saint Thomas ajoute que l’homme, sans la chute, se serait servi des éléments sans trouver en eux aucune résistance; et qu’ainsi il aurait commandé aux forces naturelles, non pas en leur donnant des ordres formels (émperando), mais en les pliant à son usage (utendo) (P. 1. q. xevi. art. τι).
Le rétablissement en grâce et le salut d'Adam sont affirmés positivement par les anciens sur l’autorité de l’Écriture (Sap. x, 12) et de la tradition, et aussi d’après la convenance des choses (2); laffirmation contraire est notée comme une erreur dans Tatien (3). Saint Irénée expose longuement sa doc-
(1) Anim. et resurr. vers. fin.
(2) Zren. 1,28.n. 1.111,23. n. 1 sq. — 7ert, Pœn, 11. xir. Marc. τι, 29. Præscr. 111. — Greg. Naz. Or. 11, XXIV. ΧΧΧΥΤΙ,
(3) Zren.x, 28. n. 1. — Tert. Præscr, 111, — Epiph. Hær. XLVI, — Aug, Hær, xxxv.
trine sur ce sujet ; il trouve souverainement convenable que, la race humaine dans son ensemble étant sauvée par la rédemption, celui qui en est le chef et le père soit délivré avec elle (in, 23. n. 2); il rappelle qu’Adam n’a point été maudit (#béd. n. 3); qu'il ne s'est point endurci comme Caïn, mais qu'il a été confus de sa faute (ibid. n. 4), et qu’il a pris un vêtement de pénitence en couvrant son corps de feuilles de figuier (ibid. n. 5).
Contrairement à l’enseignement général de l'Éolise, Théodore de Mopsueste prétendit qu'Adam était sujet à la mort par nature, et que Dieu ne avait menacé de la mort que pour lui inspirer la terreur en punition de sa faute (1). Les Pélagiens soutinrent après lui que l’homme était mortel dès l'origine (2);et aussi, qu'il avait été dès le commencement sujet à la concupiscence.
21. Que par suite du péché d'Adam tous ses descendants soient constitués en état de faute et privés de la grâce; comme aussi assujettis aux douleurs de l’âme et du corps et à la mort, c'est la doctrine clairement enseignée par les anciens. D’après saint Irénée, nous avons tous, en Adam, transgressé le commandement de Dieu (3) et perdu en lui notre
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(1) ον. les fragments de ses cinq livres πρὸς τοὺς λέγοντας φύσει χαὶ où γνώμη πταίειν τοὺς ἀνθρώπους, dans Por. Cod. ΟἸΧΧΨΙΙ.
(2) Cælest. Adam mortalem factum, qui sive peccaret, sive non peccaret, moriturus fuerat. ap. Marc. Merc. Commonit, 6. 1. Πν 1. — Aug. Hær. LXXX VII.
(3) ἂν μὲν γὰρ τῷ πρώτῳ Ada προςεχόψαμεν, μὴ ποιήσαντες αὐτοῦ τὴν ἐντολήν " ἐν δὲ τῷ δευτέρῳ Ad ἀποχατηλλάγημεν, ὑπή-
' Ἷ cs ΘΕΈ de ANNALES ATEN
LA CRÉATION. — L'HOMMF. 495
lumière (1) et notre vie (2), en perdant le Verbe divin (3). Selon Tertullien, la race humaine partage avec Adam, son premier auteur, la dégradation et la condammation, effets du péché (4); saint Cyprien enseigne la même chose (5). D’après Eusèbe, nous sommes tous morts en Adam et par Adam (6). C’est par Adam, dit
xoot μεχρὶ θανάτου γενόμενοι. Οὐδὲ γὰο ἄλλῳ τινι ἦμεν ὀφειλέται, ἀλλ᾽ à ἐχείνῳ, οὗ χαὶ τὴν ἐντολὴν παρέδημεν ἀπ᾽ ἀρχῆς. ν, 16. n. 3. Cujus et præceptum transgredientes, inimici facti sumus ejus. v, 17. n, 1. Bene igitur Verbum ejus ad hominem dicit : Remittuntur ἰδὲ peccata (Matth. 1x, 2); idem ille , in quem peccaveramus in initio, remissionem peccatorum in fine donans. 1bid. Dolor autem plagæ est, per quam percussus est homo initio in Adam inobediens, hoc est, mors, quam sanabit Dominus resuscitans nos ἃ mortuis. v, 34. ἢ. 2.
(x) Idem ipse qui ab initio plasmavit Adam..., in novissimis temporibus semetipsum manifestans hominibus, ei, qui ab Adam cæcus erat , formavit visionem, v, 15. ἢ, 4.
(2) Ταύτην (σάρχα) οὖν ὃ Κύριος ἦλθε ζωοποιῶν, ἵνα, ὡς ἐν τῷ Adûu πάντες ἀποθνήσχομεν, ὅτι Ψυχικοὶ, ἐν τῷ Χριστῷ ζήσωμεν, ὅτι πνευματιχοί. V, 12. n. 3. Cfr. ibid. 34. n. 2.
(4) Testim. anim. ur. ΧΥῚ. XL. X£1. Pœn, τι. adv. Marc. 1, 11. Cult. fœm. c. 1.
(5) Si etiam gravissimis delictoribus. . . remissa peccatorum datur, et ἃ baptismo atque a gratia nemo prohibetur, quanto magis prohiberi non debet infans, qui recens natus nihil peccavit, nisi quod secundum Adam carnaliter natus contagium mortis antiquæ prima nativitate contraxit, qui ad remissionem peccatorum accipiendam hoc ipso facilius accedit, quod illi remittuntur, non propria, sed aliena peccata. Epl. u1x. ad Fidum.ed. Baluz. p. 97. Migne Patrologie, T, τι. col. 1013. — Cfr. de Op. et Eleem. init.
(6) Zwomowiaus δὲ πάντας ὃ Χριστὸς ἐν ἑαυτῷ τοὺς τῷ Ἀδὰμ
aussi saint Athanase, que le péché et la mort ont passé à tous les hommes (c. Ari. Or. 1. n. 51. 61). Saint Hilaire dit que nous avons tous perdu en Adam notre dignité, que nous avons tous participé à sa faute, que nous avons tous en lui encouru la mort (1).Selon saint Basile, le péché du commencement pèse sur nous tous avec toutes ses suites (2); cette doctrine est aussi celle de saint Grégoire de Nysse (3), de saint Grégoire de Nazianze(4), desaint Éphrem (5),
ἀποθνήσχοντας βασιλεύει τῶν ζωοποιηθέντων. In Ps. 1v, 1. Maxgριον γὰρ ἦν τὸ μηδὲ τὴν πρώτην γυναῖχα παραθᾶσαν τῇ φθαρτῇ γενέσει διαχονήσασθαι, μένειν δὲ ἐν παραδείσῳ θείοις ὡμοιωθεῖσαν ἀγγέλοις" ἀλλὰ φθόνω διαόλου θάνατος εἰςῆλθεν εἰς τὸν χόσμον. Θανάτῳ δὲ ἣ δι’ αἱμάτων καὶ σαρχὸς ὑπηρετεῖτο γένεσις εἰς τοῦ θνητοῦ γένους διαμονήν. Διὸ χαὶ σύλληψις, ὡςανεὶ θανάτῳ ὑὕποχειμένη, τοῖς μαχαρίοις διεδάλλετο. In Ps. L, 7.
(1) In unius Adæ errore omne hominum genus aberravit. In Matth. c. Xvrrr. ἢ. 6. Ex uno in omnes sententia mortis et vitæ labor exiit, In Ps. 1x. n. 4. In Adæ offensa generositatem primæ et beatæ illius creationis amisimus. In Job, fragm. 1. Ergo cum missus est (Christus) in similitudine carnis peccati, non sicut carnem habuit, ita habuit et peccatum. Sed quia ex peccato omnis caro est, a peccato scilicet Adam parente deducta; in similitudine peccati carnis est missus, existente in eo, non peccato, sed peccati carnis similitudine. Oper. incerti fragm. ὙΠ.
(2) In Ps. xzvrrr, n, 3. xx1x. n. 5. Hom. de fam, et siccit. n, 7. De renunciat. sæcul, ἢ, 7.
(3) De beatitudd, Or, νι. De eo, quid sit, quod ad imag. et similitud, Dei etc. Τὶ 11. p. 29. ed. Mor. In Ps. Tract, 11.