XXI} NOTICE
Mayence en 1829, et qui fut accueilli avec la plus grande faveur. Déjà, au commencement de 1829, le gouvernement prussien lui avait fait demander, par l'entremise du conseiller Schmedding, s'il consentirait à accepter une chaire de théologie dans l'une des Universités du royaume. Une autre proposition lui fut adressée, le 26 avril de la même année, par la Faculté de théologie de Fribourg en Brisgau : il s'agissait du cours d’'exégèse de l'Ancien et du Nouveau Testament, le docteur Hug, par suite de son entrée au chapitre, ne voulant conserver que ses lecons d’Introduction générale et particulière à l'Écriture sainte. D'un autre côté, Mgr Sailer avait eu, dès ce temps-là, la pensée de l'appeler à Munich. Enfin, le gouvernement du Grand-Duché eut aussi le désir de retenir « le prophète dans son pays; »il le vit cependant lui échapper, parce que les assurances qui furent mises en avant de ce côté restèrent trop incertaines, et qué les propositions du gouvernement prussien, mieux arrêtées et conduites avec plus de suite, obtinrent dans l'intervalle une heureuse conclusion,
Klee hésita quelque temps avant de, prendré un parti définitif, Il éprouvait alors de fâcheux pressentiments ; il voyait dans le lointain se former et s’amonceler les nuages sombres qui depuis fondirent si tristement sur le diocèse de Mayence. Mgr Burg, l'évêque nouvellement promu, exigeait une confiance illimitée, qu'il était loin d'inspirer lui-même. Klee, d’un autre côté, avec son esprit d'abnégation et ses besoins si restreints, se trouvait pleinement satisfait du poste honorable où Dieu l'avait placé; il avait d’ailleurs un vif attachement pour sa patrie, et il éprouvait à la pensée de s'en séparer un violent déchirement de cœur. Il lui en coûta d'en venir à cette séparation qui lui semblait un exil, Néanmoins plusieurs considérations supérieures le