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SUR LA VIE ET LES OUVRAGFS D'HENRI KLFF. XXII] déterminèrent : il pensa quil devait accepter un poste qui lui offrait une sphère d'action plus étendue et plus périlleuse ; il se devait, d'ailleurs; à ses parents, auxquels, en effet, il donna jusqu'à sa mort l'appui le plus dévoué; il prévoyait enfin, et sa prévision ne le trompait guère, que sa position à Mayence allait lui créer d'insurmontables difficultés. Ces raisons l'engagèrent à accepter la proposition du gouvernement prussien. On lui laissait le choix entre Bonn et Breslau ; son attachement pour sa chère Allemagne du Rhin lui fit préférer Bonn. L'archeyèque de Cologne, à qui le gouvernement avait fait demander son agrément, n'ayant rien à alléguer soit contre la personne, soit contre l'orthodoxie du nouveau professeur, Klee se rendit à son poste peu de témps après avoir publié son « Commentaire sur l'Épitre aux Romains», qui parut à Mayence en 1830.
Essayons maintenant, avant de suivre Henri Klee sur ce nouveau théâtre, de rassembler en un seul tableau ce que nous avons dit de lui jusqu'à présent. Si nous le considérons au moment où il quitta Mayence, nous trouvons réunis dans sa personne tous les moyens qui pouvaient rendre sa position profitable pour l'Église, et lui faire trouver à lui-même dans son travail les fruits les plus heureux et les plus abondants.
Klee était alors dans l'âge où l'homme jouit de la plénitude de sa force. Les études opiniâtres auxquelles 1] s'était livré n'avaient ni altéré ni affaibli sa santé. Il s'était fait, au contraire, de l'habitude du travail comme une seconde nature ; et le seul délassement qu'il connût consistait à varier l’objet de ses études. Le haut enseignement était devenu le but de son activité; et, nous pouvons le dire, jamais vocation ne fut marquée à des signes plus évidents que la sienne. On en restera facilement convaincu, si l'on considère cet ensemble de