‹ Manuel de l'histoire des dogmes chrétiensChapitre 9 sur 55 · XXIV NOTICE · texte numérisé non relu

XXIV NOTICE

qualités heureuses qu'il possédait à un si haut degré : l'étendue de la science , la pénétration, la promptitude de conception , la facilité à descendre au fond des choses et à les saisir par toutes leurs faces, et aussi, et plus encore, la puissance d'une parole pleine de charme et d'autorité. Ajoutons, pour achever son portrait, que, quand la société le réclamait, 1] savait porter dans les relations sociales la gaieté la plus simple et la plus franche. Son noble cœur ne comprenait ni la fausseté ni le mensonge, et il se livrait avec la candeur et la confiance d'une âme qui ne soupçonne pas qu'on puisse trahir la vérité. Mais ce ne sont là que les traits extérieurs de sa nature et de son caractère. Ce qui en formait l’essence intime, c'était qu'en lui l'homme et le savant avaient pour ainsi dire leur racine dans la vie même de l'Église. Aussi ne connut-il jamais d’autre doctrine que la doctrine de l'Église ; aussi repoussa-t-il constamment tout système qui n'était pas le système de l'Église, C’est de ce point de vue qu'il faut envisager son enseignement à l'Université de Bonn. C’est à cette cause qu'il faut rapporter les persécutions qui firent des dix dernieres années de sa vie une sorte de martyre rarement interrompu, auquel il eût infailliblement succombé, s'il n’eût été soutenu par la grace.

Les circonstances dans lesquelles Klee commenca ses lecons de Dogmatique et d'Exégèse étaient difficiles et délicates. Dès le début, il lui fallut avoir égard, tout à la fois, à sa position vis-à-vis du gouvernement, et à son attitude en face d’un parti puissant qui exercait autour de lui la plus fâcheuse influence, particulièrement sur l’archevèque de Cologne (1).

(1) I s’agit ici du comte Ferdinand Spiegel, qui se montrait favorable à la doctrine hermésienne, condamnée, depuis, par le saint-siége (26 septembre 1835), à cause, dit Alzog, de sa tendance rationaliste et péla-

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