‹ Manuel de l'histoire naturelle des mollusques et de leurs coquillesChapitre 63 sur 77 · C. tibialis , etc · texte numérisé non relu

C. tibialis , etc

Il est probable que les autres espèces décrites par M. Deshayes se rapportent au second groupe.

On a découvert récemment dans les mers de Sicile une coquille assez voisine des Clavagelles, mais que, selon nous, on ne doit pas rapporter à ce genre. Cette coquille, logée dans une cavité particulière creusée dans les pierres, a ses valves libres, taudis que l'ouverture de cette cavité est munie supérieurement d’un tube faisant l'effet d'une cheminée, bordé à son orifice d’une manchette analogue a celle de certains Arrosoirs. Cette coquille ne peut point appartenir aux Clavagelles qui ont une valve soudée ; nous pensons plutôt qu’elle devra former un genre dans le voisinage des Gastrochènes, car probablement le tube ne s’élève pas seulement à l'orifice de sa demeure. Il y a lieu de croire que, comme dans les Gastrochènes, il se prolonge inférieurement dans cette cavité qu’il tapisse, et par ce moyen enveloppe la coquille; ce serait donc avant les Gastrochènes, et dans la division c), qu’il faudrait la placer.

c ) Quelquefois un tube enveloppant toute la coquille et non soudé.

G. CCCIT. GasrROUHÈNE, gastrochæna, Spengler.

Anim. ovale, ayant le manteau fermé avec une très petite ouverture 2 antérieure, arrondie, pour le passage d’un petit pied conique ou linguiforme ; les. Mobe alloncés et réunis dans toute leur longueur. Coq. mince, oblique, ovale, cunéiforme, équivalve k très inéquilatérale , extrêmement bâillante à sa partie antéro-inférieure ; sommets assez marqués ; charnière sans dents, rose, linéaire ; une apophyse se montrant souvent cn dessous de la charnière, dans l’intérieur de chaque valve; ligament ne. impressions musculaires d'étint , liées par une impression palléale peu sensible et excavée postér ieurement.

Quelquefois un tube calcaire, ampulliforme , court,

MÉTHODIQUE, etc. 343

à ouverture arrondie, enveloppant la coquille, et tapissant la cavité de la pierre.

Toutes les Gastrochènes n’ont point un tube calcaire, mais toutes s’enfoncent dans les pierres à la manière des Pholades; deux espèces qui appartiennent au genre Fistulane de M. de Lamarck, viennent maintenant se ranger dans celui-ci, et c'est à M. de Blainville que l'on doit ce rapprochement; ce sont les F. massue et ampullaire.

Les deux groupes suivans découlent naturellement de ce rapprochement.

1€* g7oupe.

Coq. lisse sans tube distinct.

G. cunciformis , etc.

2€ groupe.

Co. striée du sommet à la base, contenue dans un tube distinct.

G. clava , etc.

M. Charles Des Moulins qui, depuis très long-temps, et avant tout ce qui a été dit à ce sujet, avait découvert l'existence d’un tube dans les Gastrochènes , nous a montré

ce tube non seulement dans les espèces vivantes de nos côtes, mais encore dan: celle fossile à Mérignac.

ff Un cuilleron ou une pièce sétiforme à l’intérieur ; nulle vestige de charnière, les impressions musculaires de moins en moins visibles. :

a) Des pièces accessoires.

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