‹ Manuel de l'Immaculée Conception [microforme]Chapitre 7 sur 67 · IL · texte numérisé non relu

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Aussi, un jour vint où les fidèles ne purent retenir les sentiments qui étaient dans leurs cœurs et où il les manifestérent publiquement. Quél-

ues églises particulières, quelques communautés d moines se mirent à célébrer la fête de la Conception de Marie, et l’église ratifia les élans pieux

de ses enfants. ... Le cuite de Marie et sa gloire s’en accrurent d’autant, comme l’histoire nous le témoigne.

C’est toujours de la sorte que les choses se passent. L’Eglise communique sa vertu à tout ce qu’elle bénit et ratifie. De nos jours, n’avons-nous pas vu, en ce qui concerne le sujet qui nous occupe, la dévotion envers Marie s’accroître encore depuis que l’Eglise eut permis l’insertion des douces paroles : 4 te in conceptione immaculata,

Regina sine labe concepta, dans la Messe de l’im-

maculée Conception et dans les Litanies de la ires-sainte Vierge ? (1) Or, la sainte Eglise a

(1) Le savant P. Perrone énumère, dans sa Disser/ation théologique sur l'immaculée Conception, deux cent vingt-deux diocèses ou communautés religieuses, qui, depuis 1839, ont obtenu du souverain pontife la permission d'ajouter aux Litanies dela B. V. l'invocation : Regina sine labe concepla; et, d’après une autre énumération du même théologien, troiscents diocèses où communautés auraient reçu du Saint-Siége l'autorisation d'ajouter à la Préface de la messe du 8 décembre le mot immaculata. Ce nombre est déjà beau; mais que serait-ce si l’énumération de toutes les autorisations données nous étaient connues? Le P. Perrone n’a consulté que les régistres de la S. Congrégation des Rites ; mais ces mêmes permissions étant accordées aussi quelquefois par la S. ongré-

déclaré sa foi surce mystèré, et la gloire de Marie en sera augmentée sur toute la surface de la terre, car la magnifique prérogative de la mère de Dieu est celle lumière éclatante dont parle l’Ecriture (1), et qui va toujours en croissant jusqu’au jour parfait: Lux Splendens procedit, et crescit Usque ad perfectamdiem.

$ IIL.

Saint Anselme est le Premier qui institua la fête de l’immaculée Conception. De Cantorbéry, où ce saint était archevêque, elle se répandit dans toute Angleterre : ceci se Passait, comme on le voit, vers la fin du onzième siècle, puisque ce

ienheureux prélat mourut en 1109. On ne sau-

rait contester cette origine ; car un concile, tenu à Londres en 1328, nous apprend que cette fête fut Premièrement établie par saint Anselme, qui, toutefois, n’avait fait que suivre les traces de ceux qui l’avaient célébrée avant lui, mais que ce saint l’avait rendue plus solennelle qu’elle ne l’avait encore été.

Ainsi, il est certain que cette fête commença en Occident, et non en Orient, comme quelques auteurs, entre autres Baillet (2), voudraieut le tion du $, Concile, les énumérations du savant théologien sont nécessairement incomplètes, Ainsi, on n’y trouve pas la plupart dos diocèses de France qui ont obtenu cos

faveurs.

1) Pro», ch. IV, 18.

2) Les Vies des Sainte, t. virr, p. 434 de 19 voi, in-do de 1739.

e Marie faire croire. Ce ne fut que vers le milieu du dou-

ln es zième siècle qu’elle passa en Orient, comme en

de Dieu fait foiune Constitution de l’empereur Manuel

l’Ecri- Comnène, qui mourut en 1180, et qui ordonna

1squ’au l’observance de cette fêta dans tout son empire ;

crescit seulement, on ne sait pourquoi il ne la plaça que EE le 9 décembre.

En France, notre fête fut aussi célébrée en particulier dans les communautés longtemps avant de l’être ostensiblement. Nous la voyons commencer presqu’à la même époque qu’en Angle-

tua la terre, c’est-à-dire qu’on l’aurait déjà célébrée rbéry, dans l’abbaye du Bec, au diocèse de Rouen, lorsit dans que saint Anselme alla lui donner plus de solennité > on le et la répandre dans la Grande-Bretagne. Néanjue ce moins, nous n’avons de monument certain de l’ine sau- troduction de cette fête dans la France au mitenu à lieu du douzième siècle que le décret par lequel te fut les chanoines de l’église primatiale de Lyon en » Qui, confirmèrent et en reçurent la célébration en 1145. es de L'église de Lyon continua de célébrer svlennelleue ce u ment cette fête, et de cette ville, elle passa dans e l’a- la plupart des églises d’Italie, d’Espagne et d’Allemagne, et devint universelle par la bulle du lença pape Sixte IV en 1476.

ques ut le $ IV.

ogien Mais avant ge le Saint-Siége se fût définitiverouvo ment prononcé, notre sainte fête avait fait des A 008 progrès dans d’autres contrées et avait vivement : préoccupé les esprits : cette fête était établie en ns Arménie en 12%, que les autres chrétiens du Le-

vant ia célébraient aussi malgré la domination

des infidèles et des mMahométans qui pesait sur eux, et que le synode d’Excester, tenu en 1287, mit la Conception Immaculée de 1 fêtes du mois de décembre.

En 1963, les religieux de 1°0 Sois prirent la résolution de célébrer cette fête dans leur Monastère, En 131 trouvons une confrérie en l’honneur de PI culée Conception, érig verin à Paris,

mmaée dans la paroisse St. Sé-

En 1439, elle n’était toujours que d’observation libre, sans ‘qu’aucun décret en eût ordonné la Célébration publique, tant à Ro qu’en France, maïs aussi sans que le Saint-Siége s’y fût le moi

À cette époque, c’est-à-dire en 1439, le concile e Bâle, dont nous n’avons pas à examiner le plus ou le moins de légitimité, fit un décret (I)

174) Annal des Conc. par D. Richard, 5 vol. in-40,

2, 1x. p. 455. xxxvr sess. de ce concile tenu au mois de juillet 1439. Don Guéranger dit (Hëm. sur l’Immacudée Concept. ete., in-8o. 1850, Pag. 16) qu'il est à re. &retter que trop souvent on fasse fond sur cette décision du concile de Bâle, époque où il ren.

dit cette décision, ale et ne pers sentait plus: que lui-même, c'est-à ire une anssem

schismatique et scandaleuse. Cela est vrai. Mais il nous semble qu’on cite moins ln décision d

» que comme témoign

i pesait sur nu en 1287, 16 parmi les

saint Franbliquement 1311, nous le l’Immaisse St. Sé-

observation rdonné la t en Italie aint-Siége |'était plus nstitution, mme une

le concile aminer le lécret (I)

vol. in-4o, iu au mois r l'Imma-

> Où il renne repréassemblée ais il nous de Bâle ane do ia

par lequel il déclara que l’opinion de l’Immaculée Conception de la très-sainte Vierge était une opinion pieuse, conforme au culte de 1 Eglise, à la foi catholique et à la droite raison ; ce con cile ordonna de plus que la fête de la Conception serait célébrée le 8 décembre. En 145 » un concile d'Avignon, tenu le 7 septembre, eut pour but principal de confirmer et de renouveler ce qui s’était fait au concile de Bâle touchant notre dogme.

Enfin, l’autorité du Saint-Siége intervint : nous nous persuadons que ce fut à la grande satisfaction des fidèles, qui attendaient cet heureux moment avec une sainte et bien juste impatience,

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