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CHAPITRE V, - GÉlNÉRaim Slift LES ÉLÉMENTS DES PO.NTS, ETC

i|ui petiÉ amener des nupUires et teud a« moins à diminuev beaucoup la régularité di la courbe définitive de la doucUe. »

Pdur des anch/'s de 31 mètres,, ce iiii»dc était donc loia d'offrir des garanties d<9 sécurité sufÉsantes.

4)i» awaiit pensé d'abord que l'obsèacle oppo6Ô> pair les coins au gflis^enidnt prorvenait uniquement de ce que ces coins, étant placés au moment du le\ago du cintre, leurs surfaces restaient trop longtemps en contact^ étaient soumises à ta^it d'alternatives de sécheresse et d'h^^midité qu'elles, devaient adJiérer < ti se péi>étper même de manière à rendre tout glissement impossible. Dès lors, on étaii' fondé à admettre que, pour que les coins pussent fonctionner convenablement, il suffisait de mettre d*abord enlire les semelles des billes en bois debout et d'une nature fat'ile à ruiner, de laisser le cintre supporté ain^i pendant tout le lenips de la construction, puis^ au momeiit du décintrement, de placer à côté de chaque bille une paire de coins bien savonnés, de détruire les bille> et de faire ensuite glisser les coins peu à peu, comme on le f^it pour les petites arcbes. Pour que le mou>ven)enl se fît: bien régulièrement,. M. Beaudemoulin avait, en outre, l'intention de relier ensemble, par un fort boulon, les deux coins de chaque point d'appui, et de faire tarauder tous les boulons d'une manière uniforme, de telle sorte- qu'en, desserrant d'un tour l'écrou de chaque bouJon, chaq,ue poUil d'appuidii cintre s'abaissât dune même quanttilé, ce qui pei mettait dacriver à une régularité tout à fait mathématique.

On a fait dans ce but de noiaabreuses expériences au moyen d'une presse hydraulique avec laquelle on exerçait, sur iia« système de coin», une pression égale à- celle que la voûte devait faire éprouver pendant le décintrement ; mais oa est arrivé à reconnaître que s il était facile de déterminer l'inclinaison de manière que les coins pussent glisser l'un sur l'autre dans des conditions données,, les faces horizontales qui s'appuyaient sur les semelles avaient toujours une adhépeticc telle que le glissei»ent des. coins ne s'opérait qu'en amenant un déplacement horizontal des semelles qui pouiiait enUrainer leur chute. On n'auraiJ pu pemédder à oet inconvénient tvôs-girave que par des expédients beaucoup trop coûteux ; il a fallu donc renoncer d'une manière définitive à tout système de coins.

CrémaHtogoa. -^ Le système des onémaillèret^ est identique à celui des coins, il revient à* accoler plusieurs jeux de tiriples coJns. Une application importante en a été fake, comme nous, l'avons vu, au pont sur le Stvand^ dontile cintre est feppésenté par la figure 5 de la planche XXXV.

Le système se compose de deuai senelles a, d^ entre lesquelles est la crémaillère b; la semelle supérieure (a) reçoit fes abouts. des arbalétriers, la semelleinférieure ci surnsonte les chandelles et forme le support fixe; sur leurs faces qui se regardent, les semelles sont entaillées en Redans et sur cliacune d'elles on veit trois pkfits inclinés séparés perdes, reaeauis ; entre Les deux semelles est la €Pén»aillèrefr, dont le»face6.8'e(îpttqueHt.s«w le&pjan&inctiaèedes. semelles^sans cependant toucher aux ressaiKta^deoÉ elle&SQn&.sé.paaées pan des cales vcctadigulaires qu'indiquent des hadMsres.

Si l'on enlève ces cales et que l'on feaçpe- sur la tète fr. de- manière à enfoncer la crémailléf e «oCr» les. deux semeUes,. il en résulte un inenvement relatif q^i fait descendre les pièces (a) et (b) sur leurs plans inclinés, tandis que la semelle (d) reste fixe ; en« seNHne, leu seeieMes. (a) et (d) se ii»ppro<^ent„ et,,, par suite, le» cinlire s'abaisse.

Ittver^eflieiit, si Von tieailr laoréinaièlère>i, elLe> éloigneuaU les deux semelfes l'une de l'autre et remonteraiiî le dalre^ de sorte que la cEémaUlôre peut éke

Digiti

très-utile pour placer le sommet du cintre juste à la hauteur voulue avant de commencer la construction.

Cette opération sera facilitée si, au lieu de prendre des cales rectangulaires, on les compose avec des doubles coins ; en frappant sur ces coins dans un sens ou dans l'autre on approchera ou on éloignera de l'intrados la crémaillère (b), | c'est-à-dire qu'on baissera ou qu'on élèvera le cintre.

Ce système, quoique ingénieux, n'a guère eu d'applications.

Saes à sable et boites à sable. — Rn préirence des inconvénients que nous avons signalés dans l'usage des coins, M. l'inuénieur en chef Beaudemoulin eut l'idée de teur substituer des sacs remplis de sable, d'oùDn laisserait le sable s'échapper peu à peu au moment du décintrement de manière à produire un abaissement lent et sans secousse.

Ces sacs, formés de forte toile, ouverts aux deux bouts et munis à leur partie centrale d'un petit ajutage aussi en toile, ont 0",35 de diamètre et 0™,40 de longueur; on les remplit de sable sec, et, pour les empêcher d'éclater, on les entoure en leur milieu d'une forte sangle ; les deux gueules ainsi que r.-ijutage sont liés solidement.

Ainsi préparés, on les place entre les semelles, près des billes provisoires qui supportent le cintre, et on les serre aussi énergiquement que possible entre les deux semelles, au moyen de coins en chêne, ainsi qu'on le voit sur les figures 2 de la planche XXXVIl.

A coups de hache, on attaque les billes provisoires, et on les taille d'abord en biseau, puis en pointe ; elles s'écrasent ou pénètrent dans la semelle inférieure; le cintre descend de 0'°,02 environ et finit par reposer complètement sur les sacs à sable dont il a complété la compression.

Alors on délie les ajutages, on les maintient ouverts avec une lame de bois dont on se sert à la rigueur pour aider à 1 écoulement du sable ; le surveillant s'arrange de manière à régulariser Técoulement en tous les points, le cintre s'abaisse peu à peu et la voûte finit par se détacher.

Alors l'opération est terminée et Ton peut ouvrir les gueules des sacs pour descendre complètement le cintre.

Le sable, torréfié dans une chaudière, prend une fluidité remarquable et on ne peut guère le maintenir entre les doigts ; aussi s'écoule-l-il des sacs avec une grande facilité, mais il a l'inconvénient de transmettre les pressions en tous les sens et quelquefois il fait crever les sacs; aussi ne recherche-t-on pas une absolue siccité, et on en est quitte, si l'écoulement est paresseux, pour l'aider avec une sorte de cuiller en bois ou en fer.

La rupture d'un sac pendant l'opération pourrait entraîner des accidents et amener des chocs redoutables ; aussi place-t-on à côté de chaque sac un double coin dont on maintient la face supérieure à quelques millimètres seulement de la semelle du haut ; ce coin se manœuvre à la main pendant la descente, et, si le cintre venait à descendre brusquement, il trouverait, dès les premiers moments de sa chute, un support préparé pour le recevoir.

Cette précaution doit toujours être prise, quel que soit le système de décintrement adopté, coins, sacs ou boîtes à sable; avec les coins eux-mêmes, il peut arriver que, sous un coup de masse trop violent, un coin saute et se dégage complètement, le support auxiliaire trouve alors son utilité.

Les sacs n sable ont servi au décintrement d'un grand nombre de ponts : M. l'ingénieur de Lagrené leur a apporté une modification qui ne s'est point propagée, mais qu'il est cependant intéressant de signaler :

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