CHAPITRE Y. - 6ËNËRÀL1TÉS SUR LES ÉLÉMENTS DES PONTS, ETC. S
Au milieu de sacs remplis de sable, figure 3, planche XXXYII, il introduit un tube en caoutchouc de 0",10 de diamètre et de 0°>,55 de longueur, qui est rempli il'eau, et que termine en dehors du sac un robinet en bois d*if; en ouvrant le robinet, on obtenait un écoulement lent et continu qui se traduisait par un aifaissement lent et continu des cintres. Pour que le tube en caoutchouc conserve sa forme cyhndrique et ne s'aplatisse pas, il doit être également pressé sur toutes ses faces, ce qui ne peut se réalise^ que s'il est plongé dans un fluide; avec ce système on est donc conduit à employer un sable pur parfaitement torréfié. C'est cet inconvénient et la légère complication de l'appareil qui ont sans doute empêché remploi de s'en répandre ; le simple sac à sable était aussi commode et presque aussi précis.
Boite à sable. — Hais le sac à sable lui-même s'est vu détrôné par la boîte ou cylindre à sable, dont l'emploi plus commode est aujourd'hui général sur tous les clianliers.
L'idée de la boite à sable est due à M. l'ingénieur de Sazilly.
Cette boite comprend deux parties : l'une fixe, Tautre mobile; la partie fixe est un cylindre creux en tôle, )a partie mobile est un cylindre plein en chêne qui forme piston pour pénétrer dans le cylindre creux. L'appareil est représenté par les figures A de la planche XXXYII.
On ne donne quelquefois que 0'",005i d'épaisseur au cylindre en tôle, mais il vaut mieux adopter 0",04 à 0",05 pour en prolonger la durée et pour éviter les accidents ; bien quç le sable n'exerce qu'une faible poussée latérale, il arrive quelquefois que des cylindres se crèvent, et cela peut entraîner des accidents.
Le fond du cylindre en tôle est garni d'une rondelle en bois de chêne; on remplit cette boite métallique de sable bien sec et on ia surmoute du piston en chêne.
Le meilleur sable est celui de dimension moyenne, pur et rude au toucher ; on le dessèche bien, soit au soleil, soit dans un fourneau.
Le jeu qui reste entre le piston et la tôle est bouché d'ordinaire avec un peu de plâtre qui se détachera lors du déciiitrement.
Le piston doit être engagé dans le cylindre assez pour qu'il n'y ait pas de dé^ versement à craindre.
L'appareil est terminé en haut et en bas par deux plaquettes carrées en bois de chêne qui touchent les semelles et qui répartissent les pressions sur une grande surface.
Le jeu de l'appareil est d'ordinaire de 0™,12 à O'^jâO; il occupe une hauteur totale de 0«»,50 à 0°,60.
Au bas du cylindre en tôle existe quatre trous ronds, placés à angle droit; on les bouche, non pas avec des bouchons en liège qui se brise facilement, mais avec des chevilles en bois.
Lorsqu'on enlève une cheville, si le sable intérieur est sec, 11 s'écoule et formé en avant de Torifice un petit cône reposant sur la planchette carrée ; ce cône s'élève peu à peu et lorsque son sommet a dépassé l'orifice l'écoulement s'arrête. Enlève- t-on ce cône avec la main ou avec une raclette en bois, l'écoulement recommence pour s'arrêter encore lorsque le cône est reformé.
Cet écoulement intermittent donne donc une mesure facile des volumes qui s'échappent.
Si le sable n'est pas assez sec, il ne s'écoule pas spontanément; quelquefois, il suffit de quelques coups légers frappés sur la tôle pour déterminer l'écoulé-
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incnt, mais soavofft àvmi il fa«it faure tonner le sdbk ci»e m «petit cpodiet <^n iorquc'l'on intFod«ift>ëarfis l'orifrce.
Les boites de décintrement étant en place, c'est une bonne pré'eatttîoii de tracer sin* le p'bton «n chêne à partir du rebord supérieur de la tôle di^s divisi<ms de centimètre en «cmtimètre ; on les iimncrote de la roéune manière, et chaque ottvrler piôposô à une boîte voit immédiatement s'il est d'accord avec son voîmr ponr rabaissement*
Maiiilenaiit, voici comment H>n pro<cèée au décintrement :
La première opération consiste à mettre les cylindres en place; sou^ierA bu les pose lors du m<Mïtage du cintre, ils servent alors de supports pendawi toute la construction; mais, sous l'influence de l'humidité ou des crues, le sa'ble se mouille et se tassent perd de sa fluidité; au décirftrtineiit, on est forcé de frapper sur la tôle pour le faire écouler et de le tirer aivec le crochet. Il n'y a pas à cela grand inconvénicnf, mais H est meilleur, pensons-nous, de ne poser les boîtes à sable qu'au moment du décinti'Ofnent ; pendant la construction, on L'S remplace par des billes provisoires en bois, et lorsqu'il s'agit de faire la substitution, on place de chaque côté de la bille, soit deux verrins, soit toUit simplement deux doubles coins que Ton presse contre les semelles, on détruit la bille provisoire et on insère la boite à sable, en laissant un jeu aussi faiMe que possible.
On répète l'opération pmir toutes les billes successivement; quand une b^lte ^st posée, on enlève les deux coins voisins «t le cintre vient poser sur elle* il est bon, avant d'itiséî^r 4a boîte, de donner quelques coups de masse sur le piston en chêne, afin d'être bien assuré de l'incompressibilité du sable.
11 est évident, que de la sorte on fait toujours descendre le cintre de deux ou trois millimètres, mais cela «est sans inconvénient, et cette quantité est bien inférieure à l'élasticité des bois qui se détendent.
Les verrins sont donc inutiles ; nous avons pratir^é la ««b^itution pure et simple des boites à sable aux bi^^iiés provisoires, sur cinq archets de 55 mètres d'ouveilure et l'opération s'est «ffectuôea^^ec «ne grande facilitèw
Voilà donc les boites en place, et >à cété de chacune est %in ouvner lanmé id'tin crochet et dune radeftle en bois^ on's'assui*e ^ue les bouchons jouont bien et s'enlèvent sans difficulté. Le conducteur des travaux commande ta manœuvre : il ordonne d'ouvrir d'abord un premier trou et délaisser \e côiw de sa4>le se former en aidant 'réoealtement Avec ile crochet si c'est nécessaire ; lorsque le premier cône est formé partout, on ouvre le trou opposé et on laisse former un nouveau cône; on agit de même sur tes deux <demi0rs trous^
Lorsque le tour complet est achevé, on revient au premier trou, on erMve d'tiN coup de raclette fm d'tm coaf de main le cène «de saële, et M s'en forme \\n second; on en fait autant siiccessiveinetit aux trois autres trous, puis ^n revieivt au premier, et ainsi de suite indéfiniment.
L'abaissement se pndduÂl âtmt d'uwe nianière ^ente, continue 'et untfaraie «ur Kmsies supports.
Dans 'la pratique, il y a des ouvriers malaiJroits qui exécutent mal les coiûfnandements ; 1*1 faut donc jeter un coup diB^ sur la division que portent les pistons en chêne, «t voir si l'enfoitceminit 'a été partout du même nombre lete centhnëires. Si Tun des pistou est^n retard, <ovi 'ràrvrène au «nveau des «utres en enlevant quelques cônes de sable.
Souvent le saMe s'écoule^ il se fomie à l'intérieur de la boîte en tôie de véritables cavernes, ^ le fnAm ne descend pa^; mm, «n serafit exposée le voir
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